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Nouvelles du Ballet du Capitole de Toulouse
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haydn
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MessagePosté le: Lun Mai 20, 2019 6:24 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Dernier programme de la saison 2018 - 2019 au Capitole de Toulouse :





NIJINSKI, CLOWN DE DIEU

VASLAW
Création par Patrick Dupond pour le Gala Nijinski, le 21 juillet 1979 à l’Opéra de Hambourg
John Neumeier chorégraphie, costumes, lumières
Johann Sebastian Bach musique
ENTRÉE AU RÉPERTOIRE

KIKI LA ROSE
Création par le Ballet du Grand Théâtre de Genève, en février 1998
Michel Kelemenis chorégraphie et lumières
Hector Berlioz musique
Fabienne Duc costumes
ENTRÉE AU RÉPERTOIRE

FAUN(E)
Création par l’English National Ballet, le 16 juin 2009 au Sadler’s Wells de Londres
David Dawson chorégraphie, scénographie Claude Debussy musique
Yumiko Takeshima costumes Bert Dalhuysen lumières
ENTRÉE AU RÉPERTOIRE

PETROUCHKA
Stijn Celis chorégraphie
Igor Stravinski musique
Catherine Voeffray costumes
Fred Pommerehn lumières
CRÉATION

Victoire Bunel mezzo-soprano Nino Pavlenichvili et Jonas Vitaud pianos


HALLE AUX GRAINS
19, 20, 21, 22 JUIN À 20H
23 JUIN À 15H
Répétition générale : mardi 18 juin à 20h
Tarifs : de 7 € à 45 € - Durée : 1h40




    Trois entrées au répertoire et une création composent le programme de cette soirée hommage qui,outre les danseurs du Ballet du Capitole, conviera sur la scène de la Halle aux grains les pianistes NinoPavlenichvili et Jonas Vitaud, ainsi que la mezzo-soprano Victoire Bunel. Avec Vaslaw, le grand chorégraphe américain John Neumeier évoquera tout d’abord la personnalitéénigmatique et la légende de Nijinski, sur des extraits du Clavier bien tempéré et des Suites françaises deJohann Sebastian Bach. Plus que du fabuleux danseur des Ballets Russes, le portrait d’un homme secret etvulnérable et d’un chorégraphe, visionnaire et incompris.Pour évoquer l’évanescence et le parfum d’une rose, Michel Kelemenis a choisi deux mélodies des Nuitsd’été de Hector Berlioz :Villanelle et Le Spectre de la rose.Sa pièce Kiki la Rosenous offrira une variationautour d’un célèbre port de bras de Nijinski, interprète du Spectre de la rose de Michel Fokine (1911). Le chorégraphe britannique et artiste associé au Ballet national de Hollande depuis 2015, David Dawsonproposera avec Faun(e)une lecture intime et abstraite de la célèbre et scandaleuse pièce du chorégraphe russe, L’Après-midi d’un faune (1912), sur une version pour deux pianos du Prélude à l’après-midi d’un faune de Claude Debussy. Le chorégraphe flamand Stijn Celis, quant à lui, nous proposera en création sa version de Petrouchka,l’un des grands succès de Nijinski ou, pantin, il émut autant qu’il fascina.




    ENTRETIEN AVEC KADER BELARBI


    Que représente Vaslav Nijinski pour vous ?

    Le 8 avril 1950, à Londres, à l’âge de soixante ans, s’éteignait le danseur et chorégraphe de génie, Vaslav Nijinski,
    celui que le monde avait surnommé le « Dieu de la danse ». Cent ans plus tard, l’ombre du legs de cet artiste
    plane encore et, malgré l’absence d’archives, il reste étonnamment présent dans l’imaginaire de chacun. Du
    danseur qu’il fut, seules quelques remarquables photos existent, notamment celles du baron de Meyer.
    Nijinski, le génial danseur, était très apprécié du public parisien pour sa grâce, sa virtuosité et la qualité de ses
    sauts. Il aurait affirmé : « Lorsque l’on s’est élevé dans les airs, on n’a qu’une envie : y rester. » Un danseur aux
    dons exceptionnels et à la personnalité indiscutable qui fit la gloire et la renommée des Ballets russes de Diaghilev.
    En revanche, Nijinski le chorégraphe déroute parce qu’il va encore plus loin dans le bouleversement des codes,
    des mouvements, du rythme, et il révolutionne l’art du ballet.

    Mais il est aussi un homme en proie à des hallucinations mystiques. L’écriture de ses Cahiers crie un besoin
    d’amour désespéré (« J’aime tout le monde mais on ne m’aime pas ») que Nijinski ne semble trouver qu’en Dieu :
    « Je sais que Dieu m’aime, c’est pourquoi je ne suis pas seul ». Ses Cahiers dévoilent un homme souffrant, fragile,
    éperdu d’amour et le rendent extraordinairement vivant, bouleversant de vérité. Nijinski est un être fascinant
    devenu un mythe. J’ai eu la chance en tant que danseur d’effleurer un peu Nijinski en abordant plusieurs de ses
    ballets comme L’Après-midi d’un faune, Petrouchka ou même Vaslaw de John Neumeier. Il a changé la vision de la
    danse avec les Ballets russes. La légende du danseur et du génie créateur reste une référence absolue dans le
    monde de la danse.


    Pourquoi avoir voulu lui consacrer un programme chorégraphique ?

    Nijinski s’est envolé et nous laisse avec nos fantasmes. Il reste toujours immortel et inoubliable et l’on s’empare
    toujours de la danse autour de sa figure. Avec cette programmation, je souhaite proposer un autre regard de
    quatre chorégraphes à la recherche de l’intensité, de la vérité et de l’émotion. En tout cas, je ne souhaitais pas
    faire un travail d’historien en programmant des ballets interprétés ou chorégraphiés par Nijinski. J’ai trouvé plus
    effervescent de confronter diverses propositions qui sont comme des déclinaisons des ballets de Nijinski, ancrés
    dans le vocabulaire chorégraphique d’aujourd’hui.


    Pouvez-vous nous dire comment vous avez conçu cette soirée ? Et pourquoi votre choix s’est porté
    sur John Neumeier, Michel Kelemenis, David Dawson et Stijn Celis ?


    Consacrer une soirée autour de Nijinski me semblait une évidence d’une programmation à venir et c’est
    aujourd’hui la réalité pour le Ballet du Capitole. En premier lieu, cette programmation a été envisagée avec des
    artistes musiciens et chanteurs en live, en raison de la force des quatre grandes oeuvres musicales en présence.
    Sans vouloir rechercher une forme d’originalité, il m’est apparu essentiel d’inscrire au répertoire du Ballet du
    Capitole, un ballet existant d’un célèbre chorégraphe, en l’occurrence, John Neumeier. Il est l’un des plus grands
    chorégraphes actuels, et qui plus est, il voue une véritable dévotion à Nijinski. Il possède d’ailleurs une collection
    impressionnante sur cette figure tutélaire. La présence de John me semblait incontournable et c’est une amitié de
    longue date. Son ballet Vaslaw décrit les états d’âme d’un être sensible et propose une autre approche de la
    personnalité de Nijinski. Il est chorégraphié sur quelques pièces du Clavier bien tempéré et des Suites françaises
    de Jean-Sébastien Bach.

    Il me paraissait légitime de poursuivre la soirée avec la résonance du piano. Mais cette fois avec deux pianos.
    David Dawson est un chorégraphe fidèle au Ballet du Capitole depuis A Million Kisses to My Skin. Sachant le succès
    de son Faun(e), je lui ai fait la demande de jouer la réversibilité et d’alterner donc version masculine et version
    féminine. J’ai également sollicité Michel Kelemenis dans sa relecture du Spectre de la rose, à savoir Kiki la rose, en
    lui proposant la même réversibilité dans une alternance entre un homme et une femme. Ce ballet sera
    accompagné au piano avec la voix de la mezzo Victoire Bunel, qui chantera deux Nuits d’été de Berlioz.

    Pour clore cette soirée, Stijn Celis créera une nouvelle version de Petrouchka. J’apprécie énormément le travail de
    ce chorégraphe flamand. Dès mon arrivée à la direction du Ballet du Capitole, nous avions engagé une première
    collaboration avec Noces de Stravinski. J’avais conçu une soirée Stravinski et la danse en proposant de réunir les
    trois forces vives de la maison Capitole avec l’orchestre, le choeur, le ballet et Tugan Sokhiev à la baguette. L’une
    des soirées les plus mémorables du Théâtre du Capitole. Depuis trois ans, j’étais en pourparlers avec Stijn Celis
    pour trouver un espace de création, c’est ainsi fait et j’en suis ravi. Dans cette relecture de Petrouchka, la
    marionnette devient imaginaire dans l’univers de catcheurs mexicains. L’œuvre sera jouée dans la version pour
    deux pianos.

    Ce programme rend hommage à la mémoire du génie russe Nijinski. Les quatre chorégraphes, chacun avec sa
    propre vision et sensibilité contemporaines, nous présentent des univers différents et impriment leur regard
    d’aujourd’hui. Nijinski, le clown de Dieu, continue de nous fasciner et de nous faire rêver.
    Propos recueillis par Carole Teulet.




AUTOUR DE NIJINSKI, CLOWN DE DIEU


JOURNÉE D’ÉTUDES
En partenariat avec l'institut IRPALL. L'université et le Théâtre joignent leurs forces vives et leurs savoir-faire
respectifs pour proposer une série de conférences ouvertes à toutes et à tous, néophytes ou amateurs
éclairés. Une manière d'entrer dans l'univers d'une œuvre et de son compositeur à travers mille et une
facettes inattendues, mêlant approches littéraires, historiques - et musicales !
« L’Antiquité au début du XXe siècle, un imaginaire artistique »
* JEUDI 6 JUIN DE 9H À 17H
THÉÂTRE DU CAPITOLE
Entrée libre

DANSE À LA CINÉMATHÈQUE
Projections de films en écho à la saison du Ballet, en partenariat avec la Cinémathèque de Toulouse.
Ces soirées sont suivies d’un échange avec le public.
Vaslav Nijinski, une âme en exil d’Elisabeth Kapnist (2000)
* MARDI 11 JUIN À 20H30
CINÉMATHÈQUE DE TOULOUSE
Tarifs : de 3,50 € à 7 €
www.lacinemathequedetoulouse.com - 05 62 30 30 10

COURS DE DANSE OUVERT AU PUBLIC
à partir de 7 ans
Avant une répétition, les danseurs suivent durant toute leur carrière un cours de danse quotidien. Ce temps
personnel d’échauffement corporel mais aussi de recherche technique est guidé par un Maître de ballet et
accompagné au piano.
* SAMEDI 15 JUIN À 12H15
HALLE AUX GRAINS
Entrée libre

GRAND CARNET DE DANSE
à partir de 8 ans p
Analyse historique, technique et stylistique, en présence de chorégraphes, d'historiens et des danseurs du
Ballet du Capitole.
* SAMEDI 15 JUIN À 19H
HALLE AUX GRAINS
Entrée libre

BARRE ET MILIEU
à partir de 12 ans
Que vous soyez danseur amateur ou professionnel, en chaussons ou pieds nus, le Ballet du Capitole vous
convie à participer à une partie de son cours quotidien : la barre.
* SAMEDI 22 JUIN À 12H15
HALLE AUX GRAINS
Inscription sur : www.theatreducapitole.fr



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haydn
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MessagePosté le: Mar Juin 18, 2019 9:00 am    Sujet du message: Répondre en citant

Petit rappel, la série commence demain (générale ce soir).



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haydn
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MessagePosté le: Ven Juin 28, 2019 9:51 am    Sujet du message: Répondre en citant

Et le compte-rendu de Jean-Marc Jacquin, qui a vu les deux distributions, le 19 et le 20 juin :




    19 & 20 juin 2019 : «Nijinsky, clown de Dieu» - Neumeier / Kelemenis / Dawson / Celis

      Le Ballet du Capitole rend hommage à Nijinski. Ce danseur à la trajectoire fulgurante a laissé une trace indélébile dans l'histoire de la danse et son destin tragique n'en finit pas de fasciner. A défaut de témoignage filmé, la beauté extraordinaire des photographies posées de ses grands rôles ne peuvent pas mentir. Les quelques chorégraphies qu'il a eu le temps de nous laisser pendant sa trop brève carrière apparaissent toujours aussi stupéfiantes plus d'un siècle après. Ses rôles les plus marquants (Pétrouchka, Le Spectre de la rose) nous font imaginer en creux l'impact qu'il produisait sur son public. Ses cahiers, écrits au seuil de la folie qui va l'emmurer pour trente ans, sont de mieux en mieux connus depuis leur publication non expurgée. Ils ouvrent sur les insondables mystères de l'âme humaine, de même que les centaines de dessin exécutés à la même époque, qui sont pour la plupart dans des collections privées.

      Cette double fascination rétrospective, sur le danseur et sur le personnage, est bien présente dans le programme toulousain à travers trois mises au répertoire et une création. Quatre regards très différents sur le mythe se répondent. Quatre réponses aux multiples interrogations qu'il suscite en nous se complètent.

      --> Lire la suite



    Album-photo de la production (cliquer sur la mosaïque) :





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JMJ



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MessagePosté le: Lun Juil 01, 2019 8:16 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Actuellement sur mezzo "Casse-noisette" puis "Valser".


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blaesm



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Messages: 159

MessagePosté le: Ven Juil 05, 2019 6:56 pm    Sujet du message: Répondre en citant

La Dépêche consacre aujourd'hui un article au Toulouse-Lautrec de K. Belarbi, qui sera créé en mai 2020 au Capitole.


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haydn
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Messages: 24390

MessagePosté le: Lun Juil 08, 2019 2:30 pm    Sujet du message: Répondre en citant

AX31 a écrit:
Bonjour, je n’ai pas de connaissance technique en danse mais souhaitais partager simplement mon émotion devant les derniers spectacles du Ballet du Capitole.

Magnifique compte-rendu de la soirée « Nijinsky, clown de Dieu » par Jean-Marc Jacquin ci-dessus, encore un programme merveilleux concocté par Kader Belarbi, cette fois dans l’écrin parfait de la Halle aux Grains, configurée pour un public au plus près des danseurs. Dans Vaslaw et Faun(e), on constate une nouvelle fois que voir Ramiro Gómez Samón danser est un privilège : voilà une étoile qui brille de mille feux ! On connaissait ses sauts impressionnants et son charisme. Ici, précision et intensité font merveille avec la pureté de la musique de Bach (Vaslaw) et un naturel désarmant sublime son duo avec un Philippe Solano complètement dans son élément (version masculine de Faun(e)). Quelle idée géniale de nous avoir offert en miroir les versions féminines et masculines enchaînées directement le même soir, et non en alternance comme prévu au départ, deux atmosphères aussi différentes que complémentaires pour nous spectateurs : comme si l’une ne pouvait pas tout à fait se passer de l’autre. Et impossible de se lasser du Prélude à l’après-midi d’un faune ! Mon coup de cœur de la soirée ira à Kiki la Rose avec Simon Catonnet qui s’empare de ce solo avec classe et autorité, sur le piano-voix charmant des Nuits d’été de Berlioz. Sa marche silencieuse et nonchalante du tout début ainsi que les trois ports de bras successifs du final, où il termine allongé sur le dos avec la main gauche qui tombe délicatement jusqu’au dernier doigt, sont un grand moment de poésie. Ce n’est pas la dernière image du livret de la soirée pour rien ! J’avais déjà été bluffé par sa façon plus que convaincante de s’emparer du rôle pantomime de Don Quichotte, un vrai artiste en progression. Quant à Petrouchka, on retrouve le collectif qu’on aime tant dans ce Ballet du Capitole : une énergie naturelle de dingue au service d’une vraie cohésion de groupe. Mention spéciale aux deux solos d’Amaury Barreras Lapinet dont on reconnaît les qualités athlétiques et l’engagement à fond dans sa danse, malgré son masque de catcheur mexicain ! On se souvient notamment de son bandit de Carmen déjanté, de son énorme Sancho Panza et de son énergie communicative dans Cantata de Bigonzetti. Un vrai Toulousain Smile

Cantata… parlons-en ! Ce vendredi 5 juillet 2019 à 21h45, le Ballet du Capitole ouvrait, en plein air sur un parvis du Théâtre plein à craquer, le 18ème Festival Extravadanses de Castres. Quelle soirée ! A million kisses to my skin de David Dawson, sur la musique enivrante de Bach, montre avec éclat à quel niveau d’excellence se trouve aujourd’hui le Ballet : c’est très beau, c’est très propre et c’est très joyeux. Puis quel bonheur de retrouver Cantata, déjà vu à la Halle aux Grains, pour un nouveau triomphe devant un public retourné. Une chorégraphie très expressive et acrobatique met en scène les rapports hommes-femmes sous le soleil du sud de l’Italie, menée par des chants traditionnels qui vous emportent. Il est très clair qu’il s’agit d’un ballet signature pour le Capitole qui ne cache pas sa joie de le danser, la fête continuant jusqu’aux saluts en musique où Amaury Barreras Lapinet puis Ramiro Gómez Samón nous gratifient d’un grand écart sauté, en mode « entrée de Basilio », avec les pieds beaucoup plus hauts que l’horizontale s’il-vous-plaît, spectaculaire !! Et ne les cherchez pas en train de buller en vacances sur un transat, je vois qu’ils repartent en Andalousie donner Giselle à l’Alhambra le 11 juillet pour le Festival International de Musique et de Danse de Grenade…

Ce genre de soirée est aussi une révélation : le triomphe de la force tranquille Belarbi qui a réussi à faire de ses 35 danseurs aux 11 nationalités une véritable troupe « simul et singulis » et l’avoir porté au même niveau d’excellence que l’Orchestre National du Capitole de Tugan Sokhiev avec ses Tableaux d’une Exposition ou sa Shéhérazade, et que le Théâtre du Capitole de Christophe Ghristi avec ses opéras français ou le retour très attendu de Wagner la saison prochaine… Une sacrée Trinité qui veille sur Toulouse.

Mais c’est que Kader Belarbi aime les défis… Et c’en est un de taille, c’est le cas de le dire, que sa nouvelle création « Toulouse-Lautrec » attendue pour le 28 mai 2020. Pour des raisons personnelles, je suis très curieux et impatient de voir comment il va traiter à travers la danse la question du handicap, du « comment vivre sa différence » et quelle sera, au final, sa vision de ce personnage attachant, petit par la taille mais très haut en couleurs. Merci à « blaesm » d’avoir attiré notre attention sur le très intéressant article de la Dépêche, dans lequel il confie « avoir très peur »… c’est le signe du talent !

Axel



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JMJ



Inscrit le: 16 Mai 2009
Messages: 613

MessagePosté le: Lun Juil 15, 2019 1:40 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Kateryna Shalkina, soliste, a annoncé sur les comptes sociaux qu'elle quittait le Ballet du Capitole,
Apparemment pour faire une longue pause dans sa carrière.

Dommage elle n'a pas eu le temps de nous faire partager sa connaissance du répertoire béjartien.


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sophia



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Messages: 18849

MessagePosté le: Mer Oct 09, 2019 2:53 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Un article sur Serge Lifar, dont le ballet du Capitole va donner Les Mirages et Suite en blanc.
https://blog.culture31.com/2019/10/09/serge-lifar-le-renovateur-du-ballet-francais-a-laffiche-du-theatre-du-capitole/


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haydn
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Messages: 24390

MessagePosté le: Mer Oct 09, 2019 6:22 pm    Sujet du message: Répondre en citant




JOYAUX FRANÇAIS
SERGE LIFAR


SUITE EN BLANC

Création par le Ballet de l’Opéra de Paris, le 19 juin 1943 au Grand Théâtre de Zurich [sic]

Serge Lifar, chorégraphie et livret
Édouard Lalo, musique
Maurice Moulène décors et costumes
Yves Bernard lumières
ENTRÉE AU RÉPERTOIRE


LES MIRAGES

Féerie chorégraphique en un acte et deux tableaux
Création par le Ballet de l’Opéra de Paris, le 15 décembre 1947 au Palais Garnier.
Entrée au répertoire du Ballet du Capitole le 22 octobre 2014.
Serge Lifar, chorégraphie
Henri Sauguet, musique
Cassandre et Serge Lifar, livret
Cassandre, décors et costumes
Claude Bessy, conseillère artistique


Ballet du Capitole
Kader Belardi, directeur de la danse
Orchestre national du Capitole
Philippe Béran, direction



THÉÂTRE DU CAPITOLE23, 24, 25 ET 26 OCTOBRE À 20H 27 OCTOBRE À 15H
Répétition générale : mardi 22 octobre à 20h
Tarifs : de 8,5 € à 60 € - Durée : 1h50
Réservations :
www.theatreducapitole.fr / +33 (0)5 61 63 13 13
www.fnac.com





AUTOUR DE JOYAUX FRANÇAIS

MON MÉTIER À L’OPÉRA : DANSEUR
Rendez-vous destiné à la découverte de l’un des nombreux métiers des maisons d’opéra.
En compagnie d’un couple de danseurs Étoiles du Ballet du Capitole.
►SAMEDI 12 OCTOBRE À 18H
THÉÂTRE DU CAPITOLE
Inscriptions sur www.theatreducapitole.fr

DANSE À LA CINÉMATHÈQUE
Projection de films en écho à la saison du Ballet en partenariat avec la Cinémathèque de Toulouse.
Ces soirées seront suivies d’un échange avec le public.
La Mort du cygne de Jean Benoît-Lévy (1937)
► MARDI 15 OCTOBRE À 21H
CINÉMATHÈQUE DE TOULOUSE
Tarifs : de 4 € à 7,50 €
www.lacinemathequedetoulouse.com - 05 62 30 30 10

COURS DE DANSE OUVERT AU PUBLIC
à partir de 7 ans
Avant une répétition, les danseurs suivent durant toute leur carrière un cours de danse. Ce temps personnel d’échauffement corporel mais aussi de recherche technique est guidé par un maître de ballet et accompagné au piano.
► SAMEDI 19 OCTOBRE À 12H15
THÉÂTRE DU CAPITOLE
Durée : 1h15 - Entrée libre

GRAND CARNET DE DANSE
à partir de 8 ans
Analyse historique, technique et stylistique, en présence de personnalités de la danse, d’historiens et de danseurs du Ballet du Capitole.
Avec Monique Loudières, Florence Poudru, Stéphanie Roublot et Charles Jude.
► SAMEDI 19 OCTOBRE À 19H30
THÉÂTRE DU CAPITOLE
Durée : 1h30 - Entrée libre

MASTERCLASS
à partir de 14 ans
Proposée par Monique Loudières, Danseuse Étoile du Ballet de l’Opéra national de Paris, cette
masterclass sera consacrée à l’enseignement de la technique et du style académique. Ouverte au public, elle est destinée aux élèves de bon niveau des Conservatoires et des Écoles de danse.
► DIMANCHE 20 OCTOBRE À 12H15
THÉÂTRE DU CAPITOLE
Durée : 1h30
Inscription sur www.theatreducapitole.fr





    ENTRETIEN AVEC MONIQUE LOUDIÈRES ET CHARLES JUDE


    Vous avez travaillé tous deux avec Serge Lifar à l’Opéra de Paris. Qu’avez-vous retenu de son enseignement et que vous a t’il apporté ?

    Charles Jude J’ai rencontré Serge Lifar par le biais du danseur étoile Alexandre Kalioujni. Lorsque j’ai abordé le rôle d’Albrecht dans Giselle à l’Opéra de Paris, monsieur Kalioujni voulait absolument que Serge Lifar me « coache » sur le rôle d’Albrecht, surtout à l’acte II. On peut rappeler ici que Serge Lifar a énormément modifié l’apparence et la gestuelle d’Albrecht dans Giselle. Il a changé son costume à l’acte II en ajoutant un chapeau à plumes, une cape, un énorme bouquet de lys blancs… Il a complètement théâtralisé son entrée.

    Serge Lifar était un personnage volubile, au fort accent slave, très soucieux de sa personne, de son image et, n’hésitons pas à le dire, plutôt narcissique. Ses deux maîtres-mots étaient musicalité et esthétisme.
    Il avait une connaissance parfaite du cadre de scène. Sur la scène de l’Opéra, on aurait dit qu’il était chez lui ; il la connaissait comme sa maison. Il savait exactement où chaque projecteur était placé et cela, afin d’en jouer dans sa chorégraphie et sa présence en scène.

    Monique Loudières En ce qui me concerne, je n’ai pas travaillé avec Lifar !… Je ne me souviens même pas de l’avoir rencontré. Dommage, car il avait un charisme certain ! Par contre, j’ai eu la chance de travailler avec certains danseurs, créateurs des rôles de ses ballets, comme Nina
    Vyroubova, Attilio Labis, Michel Renault, Cyril Atanassoff, Claude Bessy et Yvette Chauviré.


    Dans le monde de la danse, d’aucuns considèrent ses oeuvres comme désuètes et datées. Quel est votre avis sur le sujet ?

    Charles Jude À mon avis, beaucoup de gens parlent sans connaître l’oeuvre de Lifar et c’est cette méconnaissance qui fait dire que son oeuvre est datée. Je suis membre du jury de la compétition Valentina Kozlova aux États-Unis et j’ai demandé à ce que parmi les variations imposées, on intègre la variation de la Cigarette pour les filles et la Mazurka pour les garçons. Aucun membre du jury ne connaissait ces danses tirées de Suite en blanc ; ils les ont adorées. Peu à peu, l’on me demande de remonter Suite en blanc au Ballet royal de Suède, au Ballet national de Finlande, au Ballet national Sodre de Montevideo (Uruguay), au Ballet de Hong-Kong, au Ballet de Boston… Il aura fallu du temps mais Serge Lifar commence à être connu. En tout cas, en tant que membre du Conseil de la Fondation Lifar, j’y travaille.

    Je suis sûr que si l’on montrait son Icare et son Phèdre, sans mentionner l’année de création ni le chorégraphe, beaucoup de personnes croiraient que ce sont des oeuvres contemporaines. Leur dépouillement est d’une grande contemporanéité.

    Monique Loudières Lorsqu’un chorégraphe comme Lifar crée une nouvelle façon de se mouvoir, nourrie d’un esthétisme assez appuyé dans le geste et dans la posture, inspiré de l’art grec antique, je crois qu’il est effectivement délicat que ces œuvres traversent les années sans prendre une ride. Cependant, il est important de continuer à faire vivre notre patrimoine en remontant des pièces qui font partie de l’histoire du ballet, de l’histoire de l’art, et qui ont marqué une époque ; ne serait-ce que pour la mémoire, pour mieux comprendre comment la danse classique a pu évoluer en donnant naissance à de nouvelles formes de mouvement.
    Serge Lifar a réussi à imprimer un style en déhanchant, en décalant et en exagérant les positions classiques. Nous lui devons donc d’avoir créé, comme l’ont fait Balanchine, Robbins, Petit et Béjart, une nouvelle danse « néo-classique », sorte de transition entre la danse classique et la danse moderne. Au-delà de l’aspect esthétique, ce que j’apprécie plus particulièrement chez Lifar, ce sont ses ballets à thème, narratifs ou poétiques, souvent portés par une symbolique qui les rend intemporels et donc, toujours accessibles et convaincants aujourd’hui.


    Est-ce difficile aujourd’hui de transmettre à la jeune génération les chorégraphies de Serge Lifar ?

    Charles Jude Absolument pas. Les danseurs d’aujourd’hui avalent ça de bon appétit et ne cessent d’en redemander. Dans toutes les compagnies du monde où j’ai été, ils sont très disponibles et avides d’apprendre ce style spécifique.

    Monique Loudières Au niveau de la transmission, il me paraît essentiel de replonger les jeunes danseurs dans le contexte de l’époque et dans le thème choisi. Ensuite, il est évidemment plus facile d’échanger en trouvant un langage commun et une envie de chercher ensemble une nouvelle interprétation, de donner un éclairage nouveau et une profonde musicalité dans le geste… surtout lorsqu’il s’agit des Mirages, car c’est une création simultanée musique/chorégraphie. Quel beau cadeau !
    Ensuite, il est important pour moi de servir de guide en transmettant ma propre analyse, ma propreexpérience, mais aussi en donnant la possibilité aux artistes de créer leur propre interprétation en se servant de leur vécu, de leur instinct, de leur qualité de mouvement, tout en respectant les « contraintes » du créateur (difficultés stylistiques, techniques, mise en scène…).

    Ce qui me touche le plus, c’est d’être le témoin de leur évolution, de les voir se dépasser, se re-découvrir, se transcender, pour donner naissance à une interprétation riche de sens et d’émotion, contemporaine et authentique. En fait, globalement, c’est la qualité avec laquelle l’oeuvre va être présentée (mise en scène, décors, costumes, interprétation) qui va permettre une meilleure compréhension, une meilleure appréciation des danseurs de la compagnie mais aussi du public qui la reçoit.

    Monsieur Jude, vous serez assisté de Stéphanie Roublot pour remonter Suite en blanc, que vous avez souvent dansé. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur ce ballet « abstrait », quintessence technique et stylistique de l’École française ?

    Suite en blanc est une démonstration de la technique virtuose de l’École française avec ses sauts, ses entrechats 6, ses 32 fouettés… Mais attention ! ce n’est pas parce que ce ballet est un déploiement de technicité et de virtuosité qu’il doit être absent d’expressivité. Serge Lifar voulait que chaque danseur exprime sa personnalité, montre ce qu’il éprouve à l’intérieur de lui-même. Lorsque Lifar chorégraphiait, que ce soit pour lui-même ou pour les autres, son souci était de mettre en valeur les interprètes afin de dégager les personnalités dansantes. Suite en blanc est un ballet redoutable, en raison des difficultés techniques certes mais aussi, car chaque danseur n’a qu’un seul passage en scène. Aucun droit à l’erreur n’est donc permis.

    Suite en blanc, c’est la technique, la musicalité mais surtout le style, le style néoclassique inventé par Lifar, assorti d’une touche lifarienne dans le regard, l’accent, l’intention à donner… Il faut de l’élégance, de la classe et une désinvolture, difficile à acquérir. Personnellement, j’ai eu beaucoup de mal à entrer dans l’œuvre, la première fois que je l’ai abordée.

    Mlle Loudières, vous avez appris le rôle de l’Ombre des Mirages d’Yvette Chauviré. Comment se passe une telle transmission ?
    Oui, j’ai eu l’immense privilège de recevoir les enseignements de Madame Chauviré qui était la créatrice du rôle de l’Ombre. Quelle magnifique source d’inspiration (je dirais même rivière) faite d’exigence et d’amour du détail, tant elle était imprégnée et admirative du style et de la parole de Lifar. Je dois avouer que c’est toujours impressionnant de faire une prise de rôle à la suite d’une artiste qu’on admire particulièrement… Au début des séances, j’étais tellement émerveillée par son charisme et par la justesse de sa démonstration que je me demandais vraiment si j’allais réussir à être à la hauteur de ce beau défi. L’envie et le désir de me dépasser m’ont permis de surmonter mes doutes, et j’ai continué à l’observer très intensément au fur et à mesure des répétitions, car elle se laissait souvent emporter par son imaginaire, ces petits grains de folie créative qui caractérisent les artistes d’exception. Il faut dire que le rôle de l’Ombre est tellement riche ! Cette entité immatérielle représente l’âme, la conscience, la solitude de l’Homme, sa partie féminine aussi. Elle est son guide, son « emmerdeuse » comme disait souvent Cyril Atanassoff.

    Beaucoup d’idées, d’intentions différentes pour le même mouvement, de contrastes, d’accents et de respirations inspirés par la musique ! Un peu déstabilisée au début par tant d’informations diverses, j’ai ensuite réalisé que cette richesse me donnait une certaine forme de liberté et me permettait de faire mes propres choix pour trouver moi-même mon fil conducteur, ma propre histoire tout au long du ballet. Quel plaisir finalement de se fondre dans le corps et l’esprit de son partenaire !



    Propos recueillis par Carole Teulet (Dramaturgie, Ballet du Capitole de Toulouse)



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MessagePosté le: Ven Nov 01, 2019 8:16 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Notre correspondant toulousain Jean-Marc Jacquin a chroniqué pour vous deux distribution du spectacle "Joyaux français" (Suite en blanc et Les Mirages, de Serge Lifar), le 23 et le 24 octobre 2019 :




    23 & 24 octobre 2019 : «Joyaux francais» - Serge Lifar

      Les quatre nominations au titre prestigieux d'Etoile ont la saison dernière attiré les regards vers le Ballet du Capitole. On remerciait jusque là la compagnie toulousaine de rester une des rares à perpétuer la tradition de la danse classique à un haut niveau, et on louait son répertoire riche et varié. Ces nominations de quatre personnalités au charisme certain à un titre naguère réservé à l’Opéra de Paris ont permis de mettre en lumière les qualités des solistes. Plus largement et sans s’attacher aux titres et aux grades, on pourrait parfaitement mettre au défi quelque historien passionné de rechercher dans la longue histoire du Ballet du Capitole une autre période où la compagnie a pu présenter comme actuellement un tel rassemblement de solistes de première valeur, formés aux meilleures écoles de Russie, d'Ukraine, du Kazakhstan, de Cuba, et du Japon, sans oublier la France. Un tel capital ne demande qu'à être exploité et le temps était donc venu de se confronter à une œuvre aussi exigeante que la Suite en blanc, ballet souvent présenté comme une parade d’étoiles, sa succession de variations ayant été pensée pour Lifar lui-même et pour un trio de danseuses de légende, Solange Schwartz, Lycette Darsonval et Yvette Chauviré, qui ont fait la gloire de l’Opéra de Paris.

      --> Lire la suite



    Album-photo de la production (cliquer sur la mosaïque) :





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