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Nouvelles du Ballet Biarritz
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Bernard45



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MessagePosté le: Dim Sep 15, 2019 12:18 pm    Sujet du message: Répondre en citant

No Land Demain ? de Faizal Zeghoudi

Lors du dernier Festival d’Avignon, le thème des migrations avaient été au centre de nombreuses pièces du IN, les migrations d’aujourd’hui comme celles d’hier. A Biarritz, certains ballets ont abordé la question des migrants (je pense à Serge-Aimé Coulibaly, à Sylvie Pabiot), Faizal Zeghoudi met carrément les pieds dans le plat, considérant que tout artiste ne peut se taire devant les drames en Méditerranée. Il convient de saluer la programmation du Directeur artistique qui ne place pas le Festival hors du temps.

Ils sont huit sur le plateau, un par un vont entrer dans le mouvement, sur une musique traversée par des bruits insolites, des voix venues d’on ne sait où. Les uns tombent, se relèvent, d’autres tombent. Le mouvement est perpétuel, comme celui des vagues. Puis vient au final, la transe. Combien de temps dure-t-elle ? 15 ou 20 minutes peut-être ? Le groupe se resserre en fond de plateau, va-t-il sortir ? Il revient sur le devant de la scène, puis repart, revient… Un homme tombe, il ne se relèvera pas. Puis un second, un troisième. L’un d’eux reste à genoux devant le public, le dernier se frappe pendant que les lumières s’éteignent.

« Est-ce qu’on salue à la fin ? » se sont demandés les artistes. Zeghoudi a répondu par l’affirmative, ne voulant pas « rajouter du drame au drame ». Le public pourrait aussi s’interroger sur les applaudissements, sont-ils pure convenance ? Tout comme moi avec le mot « sublime » glissé à la fin de mon tweet. Un spectacle fort qui interpelle celles et ceux qui ont bien voulu affronter le drame des migrants au casino de Biarritz. On pourra toujours épiloguer sur la rencontre entre un casino et un drame humain, mais il fallait bien trouver un lieu !

Avec le dépliant distribué à l’entrée de la salle était inséré un appel aux dons pour « SOS Méditerranée ». Bonne initiative.


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Bernard45



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MessagePosté le: Dim Sep 15, 2019 12:57 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Biarritz danse...

En ce deuxième dimanche et dernier jour du Festival "Le Temps d'aimer... la Danse", Biarritz danse.

Sur le promenoir, derrière la grande plage, des dizaines de jeunes et moins jeunes prennent la barre sous la conduite de Pino Alosa, Maître de Ballet à la Compagnie Nationale de Danse d'Espagne, laquelle présente ce soir, Carmen, dans une chorégraphie du suédois Johan Inger. C'est la seconde Gigabarre traditionnelle les deux dimanches du Festival.





Pino Alosa, Maître de Ballet à la CND d'Espagne

Au même moment, tout près, sur le parvis du casino, l'Ecole de Ballet Lipszyc de Biarritz présentait une démonstration de ses jeunes danseurs, formés à la danse classique et contemporaine.







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Bernard45



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MessagePosté le: Dim Sep 15, 2019 6:16 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Carmen par la Compania Nacional de Danza (Espagne)
Chorégraphe : Johan Inger

Le Festival de Biarritz, « le Temps d’Aimer… la Danse » s’est terminé par un véritable triomphe pour la Compania Nacional de Danza, longtemps dirigée par José Martinez, jusqu’en juillet dernier, aujourd’hui remplacé par Joaquim de Luz, en présentant devant une Gare du Midi archi comble, le ballet « Carmen », chorégraphié à la demande de la Compagnie espagnole, par le suédois Johan Inger.

Inger a dansé et chorégraphié au NDT de la Haye, à deux reprises, d’abord de 1990 à 2003, puis en tant que chorégraphe associé, de 2009 à 2015. Ses relations avec Jiri Kylian ont toujours été excellentes, empreintes d’estime mutuelle. Il reçoit le Prix Benois de la Danse pour la chorégraphie de Carmen en 2016.

Le ballet « Carmen » dans la version Johan Inger, est une pièce particulièrement sombre, la mort rôde notamment dans la seconde partie. Certes, l’opéra de Bizet ne se termine pas joyeusement, mais le suédois a noirci considérablement l’affaire. Au diable les cigaretières, nous voici en un temps actuel avec des jeunes femmes présentant un défilé de mode, une patronne sans doute autoritaire, ce que ne peut accepter notre jolie Carmen. Le duel se terminera par un coup de couteau porté à la joue de la patronne. Ajoutons aussi un Escamillo plutôt acteur vedette de cinéma, des décors faits de panneaux que l’on déplace au gré des situations, il ne reste guère que la robe rouge sang de Carmen pour nous rappeler l’Espagne.

Et puis, il y a cette enfant vêtue de blanc au premier acte et qui joue avec un ballon, vêtue de noir au second, et semblant s’interroger sur les violences du genre humain. Qui est-elle ? Le destin ?

En fait, si Carmen est le personnage central du ballet lors de la première partie, on assiste à un renversement des rôles après l’entracte quand, du moins c’est mon sentiment, Don José devient celui qui affronte la mort, et in fine, qui la donne. D’ailleurs, le rôle de Don José, interprété par un sublime Daan Vervoort, soliste à la CND, a été écrit me semble-t-il, pour faire de lui le pivot du second acte. Quant à Carmen, rôle dansé par Sara Fernandez ce soir à Biarritz, membre du corps de ballet à la CND, elle m’est apparue très coquine, maîtrisant à la perfection toutes les difficultés de la chorégraphie, même si elle ne s’est pas hissée au niveau de son soupirant, il faut dire que la tâche n’était pas aisée tant Vervoort était éblouissant.

Quelques mots sur la musique : n’allez pas voir le ballet de Johan Inger pour entendre celle de Bizet. Oh certes, on a gardé l’ouverture de l’opéra, quelques airs évidemment, mais le plus souvent, on a affaire à des arrangements signés Rodion Shchedrin, quand il ne s’agit pas de musique additionnelle de Marc Alvarez.

En conclusion, chacun est à même de constater que José Martinez a laissé une Compagnie en très grande forme. Souhaitons qu’elle garde ce niveau pour longtemps.

Voilà, encore un "Temps d'aimer" terminé. J'espère avoir répondu aux attentes de toutes et tous en ayant fait vivre ces 10 jours de danse.

Transmis à bord du TGV qui me ramène dans la Capitale, en ce lundi matin.


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