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Tournées du Bolchoï et du Mariinsky
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AX31



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MessagePosté le: Lun Aoû 12, 2019 6:54 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Ca y est, je me pose enfin après de nombreux allers-retours et des congés « sportifs » en famille Smile J’étais à la première de Spartacus le 29/7 (Rodkin/Belyakov/Zakharova/Denisova) puis à la première du Lac le 2/8 (Smirnova/Chudin/Lobukhin), avant les Don Quichotte des 16/8 (Krysanova/Motta Soares) et du 17/8 14h (Sevenard/Belyakov), can’t wait !

Tout d’abord Spartacus, au premier rang de l’Amphithéâtre légèrement de côté, et l’éblouissante Svetlana Zakharova que je n’avais jamais vue en vrai. C’était tout simplement prodigieux. Le genre de perfection qu’on ne peut même pas imaginer avant d’être mis devant le miracle accompli : je n’avais jamais vu des proportions aussi parfaites, une telle grâce des mouvements jusqu’au bout des doigts au service d’une musicalité jamais prise en défaut, un tel charisme de tous les instants même lorsqu’elle pose, sans même encore bouger. Bref, je n’avais jamais vu en live de « prima ballerina assoluta »… Je ne sais pas combien il en existe dans le monde mais en voir une sur scène m’a vraiment fait beaucoup d’effet. Déjà, j’avais été très impressionné au cinéma de l’autorité avec laquelle elle s’était emparée du personnage de Carmen et j’ai trouvé que le personnage vénéneux d’Aegina lui allait comme un gant. Son solo puis le pas de deux du 2ème acte étaient incroyables, avec un Artemy Belyakov flamboyant en Crassus, celui qu’il vaut mieux ne pas trop énerver. Voilà un sacré danseur/acteur qui incarne à merveille les rôles de méchant et que j’avais trouvé déjà génial au cinéma avec ses mains crochues en « Evil Genius » du Lac. Si j’ai été séduit par les duos feu/glace Spartacus-Phrygia (le porté à un bras hallucinant fait son petit effet), je n’ai pas été touché dans ce rôle par le charisme pourtant incontestable de Denis Rodkin, très propre mais qui n’incarne pas vraiment le personnage. Comme d’habitude pour le Bolchoi, j’ai été impressionné, et encore plus en vrai, par l’énergie du corps de ballet. Tout le début du 2ème acte était spectaculaire et a été très applaudi à juste titre en direct. Côté musique, j’ai été emballé par l’Orchestre du Bolchoi qui fait scintiller cette musique russe si expressive qui donne à rêver. J’aurais juste peut-être fini sur l’image spectaculaire de Spartacus transpercé par les lances, en se passant du court épilogue avec Phrygia éplorée qui n’apporte pas grand chose, prétexte pour aboutir à la seule image finale, somme toute saisissante.

Ensuite le Lac, au 4ème rang de l’Amphithéâtre quasiment de face, et là j’ai compris à la seconde où il est entré sur scène : charisme, légèreté et agilité pour le Prince parfait qu’est Semyon Chudin ! Il m’a ébloui avec ses bonds de chat et, là encore, avec la grâce de ses mouvements jusqu’au bout des doigts, au service d’une musicalité jamais prise en défaut Smile Encore plus que pour Spartacus, j’ai été ébahi par le corps de ballet et la qualité inouïe des ensembles, ils l’ont vraiment dans la peau et les chorégraphies sont magnifiques. J’ai retrouvé avec bonheur le rôle inattendu du Fou (Georgy Gusev) qui apporte joie et gaieté dans ce tableau très codifié et je rejoins Paco : Igor Tsvirko vu au cinéma dans ce rôle reste là aussi indépassable ! C’est d’ailleurs mon regret majeur pour cette tournée, je n’aurai vu ce danseur unique dans aucune des 4 distributions auxquelles j’aurai assisté (j’aurais adoré voir son Spartacus)… Sa fougue me rappelle celle de nos danseurs du Ballet du Capitole où je le verrais très bien, on peut toujours rêver Smile Sinon j’ai été vraiment déçu par la prestation de Mikhail Lobukhin en Evil Genius, dont j’attendais beaucoup car il m’avait complètement bluffé au cinéma dans l’Age d’Or, terrifié dans la descente puis la remontée des marches d'Ivan le Terrible (https://www.youtube.com/watch?v=IN9UbxVyTQs) et il incarne magnifiquement Spartacus… au point de penser qu’il s’était fait remplacer et que ce n’était pas lui qui avait dansé ! J’ai pourtant eu la confirmation que c’était bien lui et je n’en reviens toujours pas. Aucun charisme, aucune incarnation, très peu d’énergie, à des années lumières du parfait Belyakov vu au cinéma dans ce rôle (et qui danse aujourd’hui Siegfried), je pense qu’il devait être fatigué après ses Spartacus mais quand même… J’ai trouvé Olga Smirnova idéale pour le rôle, peut-être plus convaincante en Odette qu’en Odile, mais j’avais encore la tête dans l’étoile assoluta Zakharova ! Niveau orchestre, parfait pour toutes les danses et le boulevard des hits qui s’enchaînent mais j’ai cette fois été gêné par des tempi souvent trop lents, notamment pour les pas de deux. J’imagine que c’est fait exprès pour les danseurs pour éviter les blessures ? J’avais dans la tête la grandiose Suite orchestrale du Lac des Cygnes donnée par Tugan Sokhiev à la Halle aux Grains la saison passée et qui rendait à la partition tout son souffle épique, jusqu’à la magie de la harpe finale qui semblait venir d’ailleurs, c’était quelque chose de vraiment énorme que je n’ai pas retrouvé avec la même émotion.

Pour les deux soirées, j’ai trouvé la chorégraphie, les décors, les jeux de lumière (!) et les costumes somptueux et merveilleusement cohérents : il y a une forme « d’œuvre d’art totale » chère à Wagner dans ces ballets du Bolchoi où TOUT est au service de l’œuvre, pour la mettre en valeur comme jamais... Sans jamais la desservir ! Je préfère ce que j’ai vu aux décors sinistres du Lac de l’Opéra de Paris et aux mains baladeuses de Rothbart (fût-il incarné par le charismatique François Alu) sur Siegfried. J’ai même souvenir dans la version retransmise au cinéma (Viva l’Opera), sauf erreur, d’un grand moment de solitude avec le couple d’étoiles continuant à saluer alors que les applaudissements timides s’étaient déjà arrêtés… Mais ces spectacles du Bolchoï sont également un baume à la Kundry, celui pour les maux les plus douloureux et impossibles à soigner : notamment lorsqu’on doit subir les délires récurrents des mises en scène d’opéra à Bastille (ex. les Troyens de Tcherniakov à l’EHPAD ou l'atroce et ennuyeuse Carmen de Calixto Bieito, plutôt « violente et militante » pour d’autres critiques tout à fait respectables : attention plus de 15 heures de Tétralogie à venir en 2020, sans moi !).

Enfin, je ne peux que confirmer, et pour les deux soirées, l’hallucination totale sur les très courts applaudissements à la fin (sauf pour Svetlana Zakharova). Je m’intéresse vraiment à la danse depuis peu et reste stupéfait, à chaque représentation, face à la fougue d’une jeunesse qui ne peut pas tricher en direct et qui se donne à fond après tellement de travail acharné et les sacrifices qui vont avec la vie d’un danseur. Et je passe sur la classe absolue du couple d’étoiles qui se salue mutuellement tout sourire après avoir dansé ensemble ! Il y a une énergie et une sincérité profondément touchantes que je ne retrouve pas toujours de façon aussi palpable à l’Opéra ou lors de concerts symphoniques, qui pourtant se terminent le plus souvent dans le monde entier par des applaudissements qui confinent à l’hystérie (Guiness des Records pour 1h20 non stop (!!!!!!) d’applaudissements pour l’Otello de Placido Domingo à Vienne en 1991). Si cela n’a apparemment rien à voir avec le flegme britannique, serait-ce lié aux codes du ballet « classique » qui pourraient paraître surannés au public d'aujourd’hui (j’ai entendu un anglais déclarer bien fort qu’il ne s’était jamais autant ennuyé !) car j’ai souvenir du triomphe fantastique et assourdissant des ballets contemporains de référence Signes à Bastille et Seasons’ Canon à Garnier ? Ou alors simplement et sûrement comme déjà évoqué, le prix des places… Par comparaison, j’avais assisté l’année dernière à la tournée Bolchoi à la Scala pour une parfaite Bayadère et l'incroyable Mégère Apprivoisée qui, bien que loin d’afficher complet, avait suscité des applaudissements autrement plus longs et plus nourris. Ou alors cela dépend de la soirée car j’ai vu les deux « premières » de ces ballets et, comme à l’Opéra, le public n’est pas forcément le même ces soirs là ? En tout cas quelque chose m’échappe et je me dis que justice n’a pas tout à fait été rendue au génie du Bolchoï lors de ces deux soirées.

Axel

PS : il me tarde trop Don Quichotte !


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Ambrine



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Messages: 289

MessagePosté le: Lun Aoû 12, 2019 8:23 pm    Sujet du message: Répondre en citant

C’était la dernière de Spartacus samedi soir et vous avez trouvé le mot juste, Mickaël Lobukhin semblait vraiment fatigué, surtout dans les sauts et les tours en l’air très décevants.
En revanche le public était en forme, n’a pas été avare de cris en tous genres et a applaudi vigoureusement, debout, en fin de spectacle.


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haydn
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MessagePosté le: Lun Aoû 12, 2019 8:36 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Merci AX31 pour votre long compte-rendu. Pour les applaudissements, en général le public londonien était très chaleureux, et j'ai vu Ekaterina Krysanova et Andreï Merkuriev ensevelis sous des tombereaux de fleurs... Cette froideur nouvelle, que Paco a aussi relevée, ne peut provenir que de l'évolution de la sociologie des spectateurs, consécutive à la hausse vertigineuse des prix, qui a écarté la plupart des habitués.

Le problème, c'est que ces tournées, organisées par les enfin il n'en reste plus qu'une, Victor étant décédé) Hochhauser, ne bénéficient d'aucune aide publique et doivent être financées entièrement avec de l'argent privé. Les sponsors ne semblent plus trop se bousculer au portillon, et les frais sont énormes : le déplacement et l'hébergement d'une centaine de danseurs, l'orchestre (bizarrement, aucune communication à ce sujet, sauf pour Spartacus), la location de la salle, le défraiement des équipes techniques, sans compter la bureaucratie (depuis deux ou trois ans, les organisateurs de spectacles ne peuvent plus, en raison des mesures de rétorsions anti-russes, demander un visa global pour la compagnie, mais sont obligés d'obtenir des visas individuels pour chaque artiste, ce qui multiplie la paperasse et les frais). On peut comprendre qu'il soit nécessaire de pratiquer des tarifs élevés pour compenser les coûts, mais, en même temps, arrivé à un certain niveau, le public ne peut plus suivre et renonce à se rendre aux représentations...



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sophia



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MessagePosté le: Lun Aoû 12, 2019 8:47 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Les applaudissements à la fin des spectacles sont plutôt brefs à Londres, ce n'est pas une nouveauté, mais c'est aussi, je pense, fortement lié aux distances dans la ville, qui ne sont pas du tout les mêmes qu'à Paris (où il arrive parfois qu'on force les rappels, notons).


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Alexis29



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Messages: 754

MessagePosté le: Lun Aoû 12, 2019 11:18 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Ce soir pour Martha Argerich et Daniel Barenboim au Royal Albert Hall les applaudissements furent très très longs Wink


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keriluamox



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Messages: 21

MessagePosté le: Lun Aoû 12, 2019 11:49 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Applaudimètre plutôt honorable pour le Lac des cygnes qui vient de finir. Siegfried et Odette applaudis à leur entrée en scène, les bouffonneries du Bouffon saluées sans faute… Rien de délirant, mais on n’en voit pas toujours autant à Paris. C’est en effet à la fin que les choses ne se sont pas éternisées : baisse de régime alors que le rideau s’était entrouvert pour les solistes, et seulement deux rappels, avec de chaleureuses acclamations depuis l’amphithéâtre, mais enfin les tickets de vestiaire étaient sortis.


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paco



Inscrit le: 28 Oct 2005
Messages: 2829

MessagePosté le: Mar Aoû 13, 2019 12:19 am    Sujet du message: Répondre en citant

haydn a écrit:
Le problème, c'est que ces tournées, organisées par les enfin il n'en reste plus qu'une, Victor étant décédé) Hochhauser, ne bénéficient d'aucune aide publique et doivent être financées entièrement avec de l'argent privé. Les sponsors ne semblent plus trop se bousculer au portillon, et les frais sont énormes : le déplacement et l'hébergement d'une centaine de danseurs, l'orchestre (bizarrement, aucune communication à ce sujet, sauf pour Spartacus), la location de la salle, le défraiement des équipes techniques, sans compter la bureaucratie (depuis deux ou trois ans, les organisateurs de spectacles ne peuvent plus, en raison des mesures de rétorsions anti-russes, demander un visa global pour la compagnie, mais sont obligés d'obtenir des visas individuels pour chaque artiste, ce qui multiplie la paperasse et les frais). On peut comprendre qu'il soit nécessaire de pratiquer des tarifs élevés pour compenser les coûts, mais, en même temps, arrivé à un certain niveau, le public ne peut plus suivre et renonce à se rendre aux représentations...

Tout à fait, vous faites bien de le rappeler. Après, c'est un problème sans en être un : il vaut mieux qu'une fondation Hochhauser prenne le risque de ces tournées, au moins elles ont lieu, alors que la dernière venue du Mariinsky ou du Bolchoi à l'ONP (qui, j'imagine, répugnerait à confier les clés de la maison à un producteur privé deux ou trois semaines pour une résidence de compagnie invitée) date de ... euh ... bien longtemps !!

Ensuite, quand on y regarde de près, nous sommes ahuris de l'augmentation des prix par rapport à la dernière tournée, toutefois, ceux-ci se sont juste alignés, pour ce qui concerne les meilleures places d'orchestre... sur la catégorie Optima de Garnier pour un ballet classique de l'ONP, pas plus cher que ça ! Un ONP subventionné à près de 60% pourtant ....




Dernière édition par paco le Mar Aoû 13, 2019 12:34 am; édité 1 fois
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paco



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Messages: 2829

MessagePosté le: Mar Aoû 13, 2019 12:31 am    Sujet du message: Répondre en citant

haydn a écrit:
Pour les applaudissements, en général le public londonien était très chaleureux,

Oui tout à fait, c'est notamment l'une des seules salles hors Russie où l'on applaudit encore les rôles principaux à leur entrée en scène et où les fleurs pleuvent au salut final. Certains soirs au RB les ovations sont aussi enthousiastes et stridentes que pour un concert de pop, surtout quand le teen fan club de telle ou telle Principal est dans la salle... (et quand le beau Roberto Bolle danse, je ne vous raconte pas le déchaînement Laughing ).

Cette série est la première fois que j'ai vu un accueil aussi mou, cordial mais sans l'expansion habituelle. Notamment, sans que je sache pourquoi, il n'y a pas eu de saluts individuels devant rideau, contrairement à la tradition du RB et aux tournées précédentes, tant du Bolchoi que du Mariinsky. C'est souvent à cette occasion que le public se lâche pendant la saison.


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keriluamox



Inscrit le: 24 Aoû 2017
Messages: 21

MessagePosté le: Ven Aoû 16, 2019 12:56 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Des nouvelles de l’applaudimètre londonien, en bonne forme hier soir pour la première de Don Quichotte. Rien de bien long, car le chef, qui menait la représentation tambour battant, reprenait immédiatement, mais crépitements réguliers et acclamations nourries, plus particulièrement au I. D’ailleurs, dans les deux portés à une main à la fin de l’acte, après un premier un peu hasardeux et vite redescendu, Igor Tsvirko a tenu le deuxième un instant sur un roulement de timbale… et, de dos, a cabotiné un geste impérieux de l’autre main pour lancer l’ovation qui devait tarder à son goût. On ne s’est pas fait prier.

Généreuses acclamations à la fin, après le grand pas de deux auquel est quasiment réduit le III (18 minutes) dans cette version. En revanche, pire encore que lundi, il n’a tenu qu’à quelques dizaines de furieux de maintenir les applaudissements pour les rappels au rideau le temps que les solistes apparaissent. Je ne sais pas ce qu’il faut en conclure sur le profil du public. Mes voisines de standing gallery, qui étaient russes, ont bien tenté de battre la mesure sur les fouettés…


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