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Tatiana Legat and Sarah Lamb at Covent Garden
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lemoyne



Inscrit le: 30 Oct 2004
Messages: 28

MessagePosté le: Dim Déc 18, 2005 4:28 pm    Sujet du message: Répondre en citant

José Martin est un premier soliste du Royal Ballet. Formé par Victor Ullate il a dansé dans plusieurs compagnies avant de rejoindre Londres il y a quelques années.

Merci Mme Kanter pour cette passionnante interview !


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haydn
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Messages: 24298

MessagePosté le: Dim Déc 18, 2005 6:23 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Dès que j'aurai un peu de temps, je vais remettre en forme cette interview pour la placer sur le site, car elle mérite d'être mise plus en évidence. Katharine Kanter s'est rendue spécialement en Angleterre pour rencontrer cette danseuse ; je crois qu'elle espérait la voir dans la Sylphide, mais un changement de distribution de dernière minute est venu contrarier ce projet.

S'il y avait un ou une volontaire pour réaliser une traduction française, cela pourrait être bien utile!


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sophia



Inscrit le: 03 Jan 2004
Messages: 18665

MessagePosté le: Dim Déc 18, 2005 6:54 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Lemoyne, je suis vraiment dans la situation de l'"arroseur arrosé"... Embarassed Embarassed Embarassed
Merci de m'avoir appris l'existence de ce danseur du Royal Ballet, qui est quand même premier soliste! Et pardon pour lui!
Morale de l'histoire, une fois de plus: "Qui veut faire l'ange fait la bête!"


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Jonquille



Inscrit le: 22 Avr 2005
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MessagePosté le: Dim Déc 18, 2005 8:36 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Merci à Katharine Kanter (et à Sarah Lamb !) pour cet entretien très intéressant.


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sophia



Inscrit le: 03 Jan 2004
Messages: 18665

MessagePosté le: Lun Déc 19, 2005 10:59 am    Sujet du message: Répondre en citant

C'est vrai, cette interview est passionnante et montre une nouvelle fois qu'il y a des danseurs qui ont des choses à dire et qui réfléchissent sur leur art, ce qui est rassurant tout de même. Donc, merci à Katharine de l'avoir réalisée.


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haydn
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Inscrit le: 28 Déc 2003
Messages: 24298

MessagePosté le: Ven Jan 06, 2006 2:34 pm    Sujet du message: Répondre en citant

L'interview de Sarah lamb réalisée par Katharine Kanter sera bientôt mise en ligne sur la partie magazine de Dansomanie, avec les autres entretiens. En attendant, à l'attention des lecteurs non-anglophones, je poste ici la traduction qu'en a aimablement réalisé notre amie Jonquille, mettant utilement à profit ses congés de Noël. Qu'elle en soit remerciée. La version française devrait aussi être mise en ligne sur le site de Katharine Kanter, avec le texte original qui y figure déjà :

http://auguste.vestris.free.fr/Interviews/SarahLamb.html






UNE CONVERSATION AVEC SARAH LAMB

Londres, le 28 octobre 2005

(Entretien signé et autorisé, le 15 décembre 2005)






Q. Pourquoi avez-vous quitté l'Amérique où vous étiez déjà Etoile [Principal] ?



R. Je ne me voyais pas capable de devenir l'artiste que je voulais être si je restais aux Etats-Unis. Aucune autre compagnie américaine ne m'attirait. Il y a une telle carence de financement aux Etats-Unis pour l'art et pour la danse qu'aucun directeur artistique ne semble pouvoir réaliser ses souhaits. Il n'y a tout simplement pas d'argent et, malheureusement, ce sont les danseurs qui, au bout du compte, font le frais des compromis. Il m'est apparu que si je voulais poursuivre ma carrière de danseuse il fallait que je me rende en Europe. On m'a proposé un contrat d'Etoile [Principal] au HET National Ballet. J'en étais très honorée, c'était une décision difficile à prendre. Mais j'ai choisi d'intégrer le Royal Ballet en tant que Première Soliste [First Soloist]. Je crois que j'ai pris la bonne décision, l'on ma ouvert beaucoup de portes, et je trouve que la somme de travail, bien qu'exténuante, me convient bien.

Bien évidemment, je parle de manière générale, il y a de nombreuses exceptions, mais, dans l'ensemble, le public américain ne sait pas apprécier la subtilité. Ils veulent voir de la quantité et souvent ils ne courent pas après la qualité qu'ils ne savent pas reconnaître. Je crois que la subtilité fait partie intégrante de l'art et, surtout dans la danse, la beauté réside dans les détails. Quand une compagnie de ballet manque de temps et d'argent on perd les détails.



Q. Pourriez-vous nous en dire un peu plus sur ce que vous appelez « holding the forms » ou « plastique » ?



R. Le bel art ou grand art peut se faire comprendre sans discours. Même si l'on n'a jamais entendu de musique occidentale en écoutant la musique de Mozart on comprend toujours quelque chose.

Je crois que le développement de « plastique » se fait en parallèle à celui de la pantomime qui fait partie intégrante du ballet classique. Ce qui à son tour va aider pour les pas qui se chargent de faire démarrer l'intrigue.

Comprendre la notion de plastique n'est pas inné. Avec Madame Tatiana Legat j'ai étudié la pantomime depuis mon jeune âge, c'est devenu naturel pour moi, et finalement je m'y suis trouvée à l'aise. Quand la pantomime est bien faite ce n'est plus du « mime », cela reste de la danse. L'articulation des doigts, l'angle de la tête, l'inclinaison du corps, tout cela est essentiel pour le danseur et pour la danse. Si on le fait sincèrement, avec tout son être, alors le public saura reconnaître une émotion humaine dans chaque geste qui parlera à tous les spectateurs. Mme Legat m'a appris que même le bout des doigts, l'épaulement et la manière d'engager les bras, sont la voix, la ponctuation et les nuances qui doivent toutes émaner du centre si nous cherchons réellement à pouvoir nous exprimer.



Q. Que pensez-vous de la mode des hyper-extensions?



R. Une fois que le public a vu quelque chose de nouveau il s'attend à le revoir. Dès qu’une chose est présentée pour la première fois on s’attend à un certain niveau. Le sport a tellement changé en cinquante ans ! Bien sûr la danse n'est pas un sport mais c'est très exigeant physiquement, beaucoup plus que bien des sports, j'en suis sûre ! Ce n'est pas étonnant que l'on continue à en demander plus à son corps et à attendre plus de nous-mêmes. On ne voit pas les hommes se mettre à sauter moins haut ou à tourner moins, la même chose vaut pour les femmes. Dès qu'une nouveauté se présente, comme l'hyper-flexibilité, il y aura des gens pour ne pas le comprendre. Ce qu'il faut c'est de la nuance et, si c'est fait correctement, une jambe levée haut peut se justifier. Ce n'est vulgaire que si quelqu'un lève la jambe constamment, comme une soprano qui pousserait un contre-ut interminable. Pour qu'il y ait des « hauts », il faut des « bas » ! L'hyper-extension ne me dérange pas si c'est fait intelligemment et avec discernement. Je vois des gens qui compromettent leur alignement et leur placement pour lever la jambe, moi aussi j'en ai été coupable. Pour moi le placement et l'alignement sont primordiaux. J'essaie de toujours travailler en ayant conscience de mes limites physiques. Je ne peux qu'espérer que les autres pensent de même. Les professeurs devraient mettre l'accent sur le placement et non pas sur la hauteur de la jambe, afin que les jeunes danseurs sauvegardent le bel alignement propre à la danse et qui la différencie de la gymnastique.



Q. Que pensez-vous de l'enseignement de la danse à notre époque ?



R. Je vois quelques jeunes danseurs vraiment prometteurs et talentueux mais, malheureusement j'en vois aussi dont la formation est très insuffisante. En général, les meilleures écoles ne souhaitent accepter que les élèves qui ont un physique idéal, mais ceux-ci manquent de force, de coordination et de musicalité ou une combinaison de ces choses. Dans mon école nous n'étions pas choisis en fonction de notre physique car elle n'est pas considérée comme une école de premier ordre, mais Mme Legat était un professeur extraordinaire. Un professeur extraordinaire est capable de faire ressortir la musicalité, la coordination et l'amour du mouvement et aussi d'inculquer le maintien du centre et la discipline qui sont si essentiels pour un danseur.



Bien sûr c'est pénible d'inculper les professeurs et les écoles. Pourquoi n'avons-nous pas plus de lauréats du Prix Nobel qui sortent de l'Ecole X ou plus de Rhodes Scholars (boursiers) qui sortent de l'Ecole Y ? L'équation a deux termes : d'un côté le professeur, de l'autre, le patrimoine génétique. Il faut accepter que l'apparition d'un grand danseur ne soit pas un phénomène courant. C'est précisément que cela soit un évènement aussi rare qui le rend si unique, et qui fait que nous éprouvions une telle émotion lorsque finalement, l'on est donné à voir un grand artiste. L'élève doit posséder la soi-disant « perfection » physique que requiert la danse, l'intelligence d'un grand acteur, la détermination et l'ambition du travailleur le plus acharné et aussi le sens de l'autocritique au-delà des critiques les plus dures. Il y a là une collection unique de qualités et, par conséquent, fort peu d'élèves prometteurs sont destinés à devenir de grands danseurs. On ne peut pas dire qu'« dans le temps, untel était bien meilleur», car nécessairement, nous faisons une comparaison fondée sur nos goûts actuels.

Je ne peux pas dire que les écoles ou les professeurs soient moins bons qu'autrefois. Il est toutefois étonnant de constater que les cours que Johansson ou Petipa donnaient au Mariinski duraient des heures. La masse de travail qu'ils fournissaient est pour moi inconcevable. Et aujourd'hui dans notre société où le simple fait de toucher un élève est mal vu! L'on en arrive à accuser des professeurs « d'abus sexuel » s'ils corrigent un élève ! C'est absolument ridicule. La technologie a peut être rendu maints aspects de la vie plus facile mais la danse, elle, a fort peu changé. La danse sera toujours un défi mental et physique. Si les gens veulent que leurs enfants s'amusent gentiment qu’ils n’aillent pas les inscrire à des cours de danse.



Q. Comment Tatiana Legat enseigne-t-elle ?



R. Mme Legat est l'héritière d'une tradition extraordinaire. Son grand-père, Nicholas Legat, et son grand-oncle Serguei Legat, étaient chorégraphes, danseurs et artistes. Leur influence sur la méthodologie connue aujourd'hui sous le nom de « Vaganova » fut grande. Mme Legat donne des cours dans la plus pure tradition Vaganova, ce qui veut dire qu'elle ne mélange ni n'omet jamais de combinaisons à la barre : rond de jambe en l'air ne se fait pas en même temps que fondu développé etc... Lors de mes tout premiers cours avec elle nous passions une heure et demie à la barre. Nous devions nous arrêter à chaque fois que quelqu'un faisait une erreur, répéter encore et encore jusqu'à ce que tout le monde comprenne les ports de bras, la musicalité ou l'exécution d'un pas. C'était très fatigant, bien sûr, mais il faut ce qu'il faut. Quand quelqu'un est bien entraîné il n'oublie jamais. Elle nous a appris les « quatre petits cygnes » du Lac des cygnes et nous avons passé une heure à apprendre à marcher sur scène à l'unisson et à nous préparer.

Elle met l'accent sur le maintien du centre, or tout le monde sait à quel point c'est important. Bien avant que la méthode Pilates ne devienne à la mode elle avait compris quels sont les muscles que doit travailler le danseur. Souvent elle nous donnait des enchaînements qui semblaient presque imposssibles à exécuter. C'est pourquoi le cours est si important, surtout un cours exigeant. Ce n'est pas sur scène qu'il faut se préoccuper de sa technique ! Par conséquent plus l'on se pousse en cours et aux répétitions plus le spectacle lui-même sera facile. Un cours facile et léger ne fera rien pour améliorer notre technique !



Q. Pourriez-vous nous parler de votre prise de rôle dans La Sylphide ?



R. C'est en apprenant et exécutant la chorégraphie que j'ai compris le rapport entre Bournonville, Johansson et Vaganova. Il faut de bonnes bases pour danser Bournonville, car maintenir le ballon est très dur, et cela exige un travail du pied et de la jambe bien construit. Vaganova utilisait des ports de bras plus expansifs, un épaulement plus prononcé mais chez Bournonville le buste doit flotter au-dessus des jambes, qui elles, travaillent sans relâche. Mon côté « Vaganova » me donnait plutôt envie de faire « plus grand » en imaginant que cela le rendrait « meilleur » ou plus intéressant. Bournonville ne veut pas que l'on soit très « allongé ». L'un n'est pas meilleur que l'autre, mais c'est différent.

J'adore danser La Sylphide, travailler avec Sorella Englund fut exaltant et passionnant. Je sens auprès d'elle un contact qui me rappelle celui que j'ai eu avec Tatiana Nicolevna. J'ai tendance à me préoccuper de quoi cela va avoir l'air, alors qu'elle veut que je me concentre sur le personnage et que je le vive réellement, que je le « respire ». Je me suis mise à réfléchir beaucoup au rôle de la Sylphide, à me raconter l'histoire dans ma tête et à l'exprimer avec les yeux. Bien sûr l'on devrait toujours le faire, mais c'est beaucoup plus facile avec un personnage à autant de facettes. Elle n'est pas que douceur et lumière, l'idéal recherché par l'homme. Tous les rêves ont leur part de mystère et d'inconnu et chez elle cela se perçoit dans son regard. James la voit et il ne comprend pas. Comment peut-elle exister ? Est-ce réel? Elle l'invite avec des yeux tout de tendresse et de douceur, attirante dans son innocence enfantine. Mais il se cache une tentatrice en elle, elle veut le séduire et sait qu'elle peut se rendre irrésistible. La sylphide est l'opposé du personnage de femme terrestre incarnée par Effie. La vie que James va partager avec Effie est prévisible alors que la sylphide représente l'inconnu, le mystère et l'attrait du risque et de l'aventure. Elle ne sera jamais prévisible comme Effie ! Il est intéressant de comparer les deux femmes. Je pense que Bournonville en dit long, et de belle manière, sur l'amour romantique qu'il compare à l'amour « logique ». Nous savons tous ce que James devrait faire, il devrait épouser Effie. Mais personne ne veut qu'il le fasse, tout le monde partirait avec la sylphide. J'ai eu beaucoup de joie à danser ce rôle.



Q. Que pensez-vous de Balanchine ?



R. J'ai adoré les quelques ballets ou pas de deux que j'ai dansés. J'ai dansé Tchaikovski Pas de Deux lors de la compétition internationale de danse de New York en 2000, Stars and Stripes avec Ethan Stiefel et Ballo della Regina avec Yury Yanowsky en 2003.

J'ai travaillé avec Vicky Simon et Merrill Ashley, pour qui j'ai beaucoup de respect et d'affection. J'aime sa chorégraphie pour sa musicalité et le défi technique que cela représente. C'est difficile et je ne pourrais pas suivre un cours de style Balanchine tous les jours mais je pense que c'est essentiel de l'avoir au répertoire. Merrill était une belle balanchinienne, intelligente et capable d'adapter à elle-même ce que disait le chorégraphe, du coup cela marchait. Je pense que certains ont déformé ses dires. Je ne suis pas sûre qu'il voulait que les poignets et les bras soient si relâchés. Je pense qu'il voulait une légèreté et une liberté que des danseurs tels que Merrill possédaient et non les ports de bras vulgaires que j'ai remarqués chez certains danseurs. Merrill ne m'a jamais dit de « ne pas poser le talon » mais je me suis rendue compte que pour respecter sa musicalité, poser le talon était presque impossible.

Les étudiants de la SAB [School of American Ballet] me semblent avoir des lacunes dans leur apprentissage et sont souvent incapables de danser des ballets autres que ceux de Balanchine ou de son style. C'est bien dommage parce que j'ai l'impression que mes études m'ont permis de danser divers styles et je suis très à l'aise avec ce que me demandent les divers chorégraphes. Si j'avais fait mes classes à la SAB je serais peu sûre de moi, face aux classiques.



Q. La danse classique a-t-elle un avenir ?



R. Je l'espère bien. Je ne sais pas si elle va survivre. Le problème de l'apprentissage m'inquiète - beaucoup de danseurs deviennent professeurs parce qu'ils ne peuvent plus danser et non parce qu'ils sont doués pour l'enseignement. Or les deux choses sont très différentes. J'observe aussi le public, les gens qui aiment vraiment la danse et qui viennent aux représentations plusieurs fois pour voir différents danseurs dans les rôles principaux : ils ont presque tous plus de 40, voire 50 ans. Il y a aussi un problème financier, comment peut-on attendre d'un jeune de 18 ans qu'il aille voir un ballet ne serait-ce qu'une fois ? Les fauteuils de parterre sont d'un prix astronomique et il faut être passionné pour se démener à obtenir des places debout.

Néanmoins je suis rassurée quand je vois certains de mes collègues au Royal Ballet qui sont entièrement voués à cet art et j'ose espérer que la danse classique sera, à l'avenir, en de bonnes mains grâce à eux.

S'il y a une chose qui me touche particulièrement, c'est de voir les danseurs s'entraider et j'aime le faire aussi. L'art veut dire partager et donner, c'est la chose la plus généreuse qui soit, nous efforcer de partager la beauté, l'expérience ou l'émotion. Je pense que cela va survivre, c'est indispensable à l'espèce humaine.



Q. Et la musique ? Qu'en pensez-vous ?



R. Je regrette maintenant d'avoir arrêté le violon et le piano, de ne plus savoir lire la musique. Quand j'ai commencé à jouer de ces instruments j'avais « la bougeotte » et j'ai toujours préféré danser plutôt que rester debout ou assise. Je réagis à la musique, j'y réagis physiquement et j'ai des frissons quand j'écoute quelque chose que j'aime. Je sais que beaucoup de danseurs pensent que la musique est secondaire et moi-même il m'arrive de me plaindre de tempi sont « trop » rapides ou « trop » lents. Mais les danseurs doivent épouser la musique. La danse ne doit faire qu'un avec la musique et vice-versa.

Il y de multiples manières de danser avec la musique, on peut « manger l'accent » , c'est ce que Kathy Bennets me dit de faire quand elle m'a appris le rôle principal de In the Middle... et cette image me parle. On peut répondre à la musique, ou bien elle nous aide en nous transportant vers la prochaine phrase, soit nous respirons avec elle en même temps. Il y a certains ballets où je pourrais écouter sans même ouvrir les yeux et tout imaginer : la musique est si belle et si pleine de sens à mes yeux. Je ne pleure pas facilement mais je me rappelle que la première fois que j'ai vu Eugène Onéguine j'avais 13 ans et j'ai pleuré, je n'ai pu me retenir. Le pas de deux final était si parfaitement, si pleinement exprimée par la musique, et la chorégraphié si belle. Cela fut l'un des instants où j'ai compris qu'il fallait que je devienne danseuse.


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