lausanne 2009 menu sous dossiers



dossier le prix de lausanne 2009
de la classe aux repetitions


L’une des spécificités du Prix de Lausanne, si on le compare à d’autres compétitions de danse d’envergure internationale, est de proposer aux candidats un "coaching" individualisé de leurs variations, "coaching" assuré par des répétiteurs fidèles et pointilleux, Monique Loudières et Sergiu Stefanschi pour les variations classiques, Laura Cazzaniga et Kevin Haigen pour les variations Neumeier, faisant office de variations contemporaines pour la deuxième année consécutive. Le programme de l’édition 2009 contribuait tout particulièrement à mettre en avant cet aspect "coaching". La réduction du nombre de variations présentées par les candidats à deux - l’une classique, l’autre contemporaine – apparue l’an dernier dans le règlement du concours (auparavant étaient imposées deux variations classiques et une contemporaine) permet du reste de développer et d'approfondir davantage ce travail en amont effectué auprès des répétiteurs et – nouveauté significative de cette année - observé par le jury. N’oublions que ce que voit le public le samedi lors des sélections et le dimanche lors de la finale ne constitue en réalité que la moitié de la note attribuée à chaque candidat et que d’autres qualités que celles proprement scéniques sont prises en compte par le jury durant la semaine. On invoquera ici la réactivité aux corrections et aux conseils fournis par les répétiteurs, la concentration qu’elle implique de manière sous-jacente, et plus largement la capacité de progression des candidats… On l’a dit et sûrement répété, mais le Prix de Lausanne se donne d’abord comme mission de déceler le potentiel artistique des jeunes danseurs, plutôt que de couronner de petits phénomènes…


prix de lausanne journee du 29 01 2009 prix de lausanne journee du 29 01 2009 prix de lausanne journee du 29 01 2009 prix de lausanne journee du 29 01 2009
prix de lausanne journee du 29 01 2009 prix de lausanne journee du 29 01 2009 prix de lausanne journee du 29 01 2009 prix de lausanne journee du 29 01 2009
prix de lausanne journee du 29 01 2009 prix de lausanne journee du 29 01 2009 prix de lausanne journee du 29 01 2009 prix de lausanne journee du 29 01 2009


Après deux journées dévolues aux classes, place au travail des variations…

On l’a suggéré, on le confirme à présent, les variations donnent souvent une tout autre image des candidats que celle perçue lors de la classe. C’est là que se révèlent vraiment la personnalité artistique, la musicalité, le style, mais aussi la faculté à occuper l’espace et les directions (et pour l’instant, on ne parle que du studio) et peut-être aussi, tout simplement, à danser… Lors du "coaching" individuel des variations classiques, qui se déroule sur deux jours complets en alternance avec celui des variations contemporaines, les candidats, filles et garçons, sont regroupés à la fois par classe d’âge et en fonction de leur choix de variation. Deux séances de répétition sont en fait organisées pour chaque groupe de candidats, l’une en présence du jury et l’autre sans, auxquelles s’ajoute la possibilité pour chacun de filer sa variation à deux reprises sur la scène du théâtre. Cette année, très gros succès de Coppélia et des Ombres de La Bayadère - un peu au détriment des autres variations - auprès des filles les plus jeunes (15-16 ans), tandis que les garçons de la même tranche d’âge, il est vrai beaucoup moins nombreux, se partageaient équitablement les variations extraites du Lac des cygnes (solo du pas de trois), de Giselle (solo du Pas de deux des Paysans) et de La Fille mal gardée. Il y a quand même eu un courageux pour choisir l’Oiseau bleu, introduit cette année dans le programme des variations classiques… Chez les aînés (17-18 ans), un peu plus de variété était perceptible : Raymonda (variation du Rêve), Kitri ou Gamzatti pour les filles, Corsaire ou Albrecht pour les garçons… De ce qu’on a pu voir au fil de ces deux journées de préparation, voici donc quelques impressions, à confirmer ou à infirmer une fois sur la scène, lors de l'épreuve des sélections...



Répétitions des variations classiques (filles) – Monique Loudières


Filles A (15-16 ans) :

Avouons que cette année on en aura vu défiler, chez les plus jeunes, des Swanilda au corsage fleuri ou au petit tablier pastel... Pour les répétitions toutefois, l’académique est de rigueur et tout ornement superfétatoire en est banni pour ne pas gêner ni perturber l’évaluation équitable des danseurs et tout simplement les corrections. Au rayon des variations donc, seules les Ombres de La Bayadère auront vraiment réussi à faire concurrence à Coppélia… Une Fête des fleurs à Genzano oubliée une nouvelle fois, et des Vendangeuses de Giselle presque autant…

Plus jeune candidate de la compétition et première en tout, on le pressent, la Japonaise Miki Mizutani (1) s’impose dès la première répétition par sa fraîcheur, sa légèreté, son charme juvénile et piquant, particulièrement appropriés ici, ainsi que par une technique d’une aisance confondante, même au regard d’autres candidates manifestement tout aussi douées. Autre Japonaise et autre Swanilda, Futaba Ishizaki (3) impressionne peut-être plus encore. Elle a choisi d’interpréter la variation dans l'arrangement chorégraphique de Fernando Bujones qui comporte une redoutable série finale de fouettés à l’italienne. Très déliée au niveau des bras et du dos, elle montre déjà une expressivité remarquable dans sa danse et son jeu, généreux et ouvert. Ce qui frappe ici, c’est la maturité et l’autorité scéniques – au fond, l’aplomb incroyable - de ces deux très jeunes candidates japonaises qui semblent nées pour briller dans des variations de concours. Les qualités d’expression, alliées à une vivacité et à une joie de danser communicatives, on les retrouve aussi chez la Brésilienne Carolina Coelho Pais (6), qui manque toutefois de relâchement et de fluidité dans le haut du corps et doit encore apprendre à contrôler son énergie débordante.

Parmi les très nombreuses Ombres (assez équitablement choisies par les candidates, mais avec une petite préférence pour la 3ème, semble-t-il), on aura surtout retenu la prestation de la Japonaise Mizuki Noshiro (8 ), aux bras et aux développés magnifiques, qui parvient à manifester un véritable lyrisme dans la 3ème variation, ou encore celle de la Néo-Zélandaise Hannah O’Neill (14), félicitée à juste titre par Monique Loudières pour sa musicalité dans la 2ème variation, qualité qui, à coup sûr, la distingue du tout venant des candidates. Certains maniérismes – sourires et bras en excès dans un contexte peu approprié - pourraient cependant être aisément corrigés. La Coréenne Ko Sewon (11) se fait elle aussi favorablement remarquer pour son style et sa précision dans la 3ème variation. La Japonaise Nanako Hayafuji (27) montre quant à elle une fluidité appréciable dans la 1ère variation, tandis que la Hongroise Ágnes Kelemen (24) offre une 2ème variation bien enlevée. L’autre candidate hongroise, Vanessza Csonka (18 ), issue elle aussi de l’Académie de Danse de Budapest, qui avait au passage obtenu une lauréate l’an dernier en la personne de Lili Felméry, semble en revanche plus limitée techniquement, en dépit d’un physique très avantageux, et surtout peu à l’aise dans un rôle de soubrette tel que celui de Swanilda, exigeant vélocité et dynamisme.

De manière générale, au-delà des problèmes techniques, plus ou moins importants, mais excusables s’agissant d’une répétition, beaucoup de candidates se voient reprocher, sinon un défaut massif de musicalité, du moins des erreurs éparses dans ce domaine. On pourrait ajouter que ce qui fait que l’on est séduit par l’une plutôt que par l’autre, dans ce cadre impitoyable où le danseur est en quelque sorte nu et ne peut tricher, vient de la capacité objective des interprètes à marquer les accents dans la variation, à créer des nuances, évitant ainsi d’en donner une lecture plate, scolaire ou trop linéaire, comme c’est parfois le cas. Ce défaut est d’ailleurs certainement plus manifeste chez les candidates ayant choisi l’une des variations des Ombres, qui se présentent d’emblée comme désincarnées et semblent ne laisser place qu’à la virtuosité technique, au contraire de la variation de Swanilda, où certaines lacunes superficielles sont parfois compensées par l’implication dramatique des interprètes, ou tout au moins par des effets habilement étudiés.


repetition avec monique loudieres repetition avec monique loudieres repetition avec monique loudieres repetition avec monique loudieres
repetition avec monique loudieres




Filles B (17-18 ans) :

Si les plus jeunes avaient frappé par leur enthousiasme et sans doute davantage marqué les esprits lors de la classe du premier jour, les plus âgés se révèlent en revanche plus convaincants, plus professionnels disons-le, dès lors qu’on en arrive au travail des variations. Sans avoir vu la totalité des candidates du groupe des 17-18 ans, ce que l’on en a perçu – et encore une fois, il s’agissait d’une répétition, non d’une prestation en scène - paraissait sans doute d’un rendu plus homogène que ce que pouvait offrir parallèlement le groupe des 15-16 ans dans le même contexte. Toutefois, certaines se distinguent incontestablement par "autre chose" - cette qualité que l’on attend et que l'on cherche toujours et partout -, qui peut être, au choix et sans exclusive : la sûreté technique, le brio, l’engagement, la personnalité ou bien le style…

Parmi les candidates de ce groupe, on pouvait notamment remarquer deux Japonaises (oui, encore, mais cette année, les candidats japonais étaient souvent excellents, alors pourquoi se taire ?…) : Machi Moritaka (43), dont l’autorité et l’élégance s’imposent avec une indéniable maestria dans la variation de Gamzatti, et Haruka Soutome (59), qui montre d’excellentes qualités dans sa variation de Kitri : légèreté, musicalité, occupation large et généreuse de l’espace. La Coréenne Yang Chae-Eun (53), déjà brillante finaliste en 2008, se révèle pour sa part une Kitri à la personnalité flamboyante, après avoir incarné, dans un registre opposé, l’une des trois Ombres l’an dernier. On mentionnera encore la grâce raffinée et la personnalité radieuse de la Brésilienne (exilée à Mannheim) Rafaelle Queiroz Rodrigues (68 ) en Gamzatti, ainsi que l’autorité et la présence démontrées par l’Australienne Jemima Dean (66), élève de la Tanz Akademie de Zürich, solide et efficace à défaut d’être vraiment lyrique dans cette même variation. Les Raymonda, nombreuses, défilent dans la variation du Rêve, qui permet d’apprécier les très belles qualités lyriques et musicales de certaines candidates. Il faut le reconnaître, les Européennes participant au concours ont bien du mal à faire le poids face à l’assurance, la précision musicale et le brio technique de toutes ces jeunes filles citées précédemment. Cette année, la candidate anglaise – il y a toujours un petit contingent de bons éléments issus des écoles anglaises à Lausanne -, Lauretta Summerscales (61), de l’English National Ballet School, était, sans démériter, bien en-deçà du niveau de Delia Mathews et Nancy Osbaldeston, respectivement lauréate et finaliste en 2007 et 2008. Quant à la candidate de la Royal Ballet School, c’était… Machi Moritaka, déjà mentionnée plus haut…



Répétitions des variations classiques (garçons) – Sergiu Stefanschi


Garçons A (15-16 ans) :


L’avantage paradoxal avec ces messieurs, c’est qu’ils sont tout de même beaucoup moins nombreux et qu’il est ainsi plus aisé de mémoriser chacune de leurs prestations… Trêve d’ironie, au-delà du niveau technique, sans doute moins homogène chez les garçons que chez les filles – les différences entre eux sont immédiatement manifestes -, les personnalités y apparaissent souvent moins contenues, plus saillantes, réservant davantage de surprises et rendant de fait la compétition masculine – qui en soi n’existe pas, la palmarès étant mixte - particulièrement enthousiasmante.

Au regard des répétitions, et des exigences a priori d’une compétition, deux garçons paraissent objectivement dominer le premier groupe, seulement composé de huit danseurs : le Belge Edo Wijnen (38 ) et le Japonais Takeshi Ikeda (33). Le premier, élève de Jan Nuyts à l’Ecole Royale de Ballet d’Anvers, frappe d’emblée par sa rigueur et une présence qui s’impose comme une évidence. A la différence d’autres jeunes candidats, qui, comme pris de paralysie, semblent éprouver certaines difficultés à "danser" seuls, on perçoit chez lui une continuité naturelle entre la classe et le travail de répétition. Dans la variation du Pas de trois du Lac des cygnes, il montre à la fois une assurance sans failles et une technique précise, brillante même, des qualités qui ne laissent guère de doute quant à la suite des événements. Sergiu Stefanschi ne le reprend du reste que sur des détails d’exécution et le félicite pour son intelligence musicale. Le Japonais, dans un style un peu plus vert, manifeste dans la variation du Pas de deux des Paysans une personnalité déjà très scénique, forgée pour les concours, et un brio qui pourrait se révéler spectaculaire. Plus subtil à nos yeux néanmoins, le Chinois Qi Chen (34), venu de Shanghaï, danseur à la fois fin et vigoureux doté d’un beau ballon, se distingue enfin par une justesse de mouvement et une danse élégante, aux épaulements soignés, et pour tout dire chargée d’empathie (ce qui ne fait pas de mal !), qu’on a pu apprécier tant lors du cours que dans la variation choisie, celle de La Fille mal gardée (il s’agit d’une version chorégraphique dérivée de Petipa, sur la musique de Hertel), qui se prête idéalement à son petit gabarit. Mentionnons tout de même l’étrange choix fait par Simon Yoshida (36), un candidat franco-japonais élève du CNSM de Paris, qui a certes eu l’ambition louable d’aborder la variation de l’Oiseau bleu, mais possède trop peu d’élévation naturelle et une batterie encore trop imprécise pour pouvoir y briller véritablement…


repetition avec sergiu stefanschi repetition avec sergiu stefanschi repetition avec sergiu stefanschi repetition avec sergiu stefanschi
repetition avec sergiu stefanschi repetition avec sergiu stefanschi repetition avec sergiu stefanschi repetition avec sergiu stefanschi
repetition avec sergiu stefanschi repetition avec sergiu stefanschi repetition avec sergiu stefanschi repetition avec sergiu stefanschi
repetition avec sergiu stefanschi


Garçons B (17-18 ans) :


Du ballon, de la légèreté, de la vélocité et une petite batterie affûtée, ce sont là des qualités que détient sans conteste et haut la main le Français Kevin Poeung (73), de l’Ecole du Ballet de Marseille, qui a fort judicieusement choisi la variation de James pour montrer ses talents. Si un candidat français a quelque chance de se distinguer cette année à Lausanne, c’est sans doute lui. On signalera au passage que les écoles de danse de Marseille étaient bien présentes à Lausanne cette année encore, après avoir connu un beau succès l’an dernier avec Aleix Martinez, à l’époque élève du Studio Ballet Colette Armand… Reste à savoir – mais c’est le cas de tous les autres candidats - l’impression ce que ce petit jeune homme timide laissera une fois confronté à la scène. Le groupe des aînés possède par ailleurs, et en nombre, des individualités fortes, et sans doute aussi plus extraverties et scéniques dans le cadre si particulier qu’est celui d’une compétition : on citera au premier chef l’Arménien Tigran Mkrtchyan (76), élève d’Oliver Matz à Zürich, qui parvient à allier puissance et élégance dans la variation du Corsaire, l’Américain Skylar Campbell (77), venu à Lausanne par le biais du YAGP, très expressif dans une variation d’Albrecht où il est toujours un peu difficile de se distinguer, ou encore le Japonais Tatsuki Takada (78 ), plein de panache dans la variation de Basilio. On n’oubliera certes pas le talent sans doute le plus prometteur – mais le terme est-il adéquat deux ans après avoir obtenu une bourse et remporté entre-temps de nombreux prix dans divers concours internationaux ? -, le Portugais Telmo Moreira (79), à qui deux années passées à l’Académie Vaganova de Saint-Pétersbourg ont permis d’acquérir des qualités de présentation identifiables au premier coup d'oeil. Elégance du geste, autorité, contrôle du mouvement et sens du détail sont ainsi perceptibles tant lors de la classe que dans cette variation du Corsaire, qui peut, comme chacun sait, se transformer rapidement en démonstration de cirque plaisante mais souvent triviale. Plus que chez les autres, on sent qu’il est loin de donner tout ce qu’il possède, préférant sans doute se réserver pour la suite…



Filage des variations classiques sur la scène du théâtre de Beaulieu

Cette dernière rubrique, avant d’évoquer l’ultime tournant de la compétition, n’aurait que peu d’intérêt si elle ne venait révéler au lecteur une personnalité que jusque-là – qu’on nous pardonne ! - on n’avait pas véritablement remarquée, et qui mérite pourtant – et ô combien ! - de l’être… Chaque année, on se fait fort de découvrir le candidat – fille ou garçon - "différent" – en réalité, il s’impose à nous sans qu’on l’ait cherché -, celui dont on sait inconsciemment qu’il ne remportera jamais le premier prix, qu’il n’aura jamais les honneurs suprêmes, mais qu’il touchera notre coeur autant que notre raison (car pourquoi réduire la danse à une simple émotion sentimentale ou esthétique ?) comme aucun autre, tellement plus parfait… Et en cette fin de journée, à l’heure où les répétitions s’éternisent au-delà du raisonnable et où l’on se décide enfin à quitter le théâtre, le voilà qui se présente à nous, au détour d’un filage un peu laborieux…

A vrai dire, et pour ce qu’on a pu en voir, la première confrontation des candidats avec la scène du théâtre de Beaulieu, qui se trouve être en légère pente, se révèle plutôt délicate… et l’on comprend d'emblée que cette "entrée en scène", au sens littéral, constitue pour beaucoup une découverte. Certains connaissent ainsi toutes les incertitudes d'un début, marquent les pas timidement, hésitent à se lancer dans les pirouettes ou à monter sur pointes, éprouvent autrement dit quelques difficultés à trouver leurs marques sur cette grande scène dont il faut maîtriser l'espace et l'inclinaison et où il s'agira très vite de se montrer pleinement artiste... Au milieu de ces essais plus ou moins fructeux surgit alors l’Américaine Karen Johnson (22).

Un instant miraculeux, inattendu, et presque insolite, un souffle d’air frais, avouons-le, après des théories de jolies danseuses à la mécanique parfaitement huilée… Au Maple Conservatory of Dance de Irvine, Californie, où elle étudie, on se doute un peu que Karen Johnson doit être la star de tous les Nutcracker de Noël du comté d’Orange... Et au fond, qu’elle danse à Lausanne la variation de Swanilda importe peu, ce soir, demain, elle pourrait bien danser n’importe quoi, ce serait elle, et pour l’éternité, l’étoile de ce Prix 2009… Deux fois elle essuie joliment son petit tablier, et deux fois elle nous donne sa variation, et deux fois sans la moindre hésitation, sans le moindre faux pas, sans afféteries serviles, sans vaines mignardises, dans un sentiment de joie pure, bondissante, avec une générosité conquérante, comme si pour elle, et pour nous, c’était maintenant ou jamais, le Grand Soir !

Karen Johnson, soliste de 16 ans au physique ordinaire, n’est peut-être pas destinée à devenir la plus éblouissante danseuse du monde, mais elle possède, ici et maintenant, une qualité de mouvement à nulle autre pareille. Karen Johnson n’a d’évidence ni le style russe ni le style français, mais elle a du style, et du chien, et surtout, tout simplement, elle danse, de tout son cœur et de tout son corps, avec une propreté, un naturel et une évidence musicale qui valent toutes les prouesses du monde… Oui, c’est la fin de la journée à Lausanne, et demain, c’est le grand jour pour tous les candidats… A ce moment-là, il nous prend juste l’envie de murmurer, en soupirant : More power to you, Karen Johnson !...


filage des variations sur scene 29 01 2009 filage des variations sur scene 29 01 2009 filage des variations sur scene 29 01 2009 filage des variations sur scene 29 01 2009
filage des variations sur scene 29 01 2009 filage des variations sur scene 29 01 2009 filage des variations sur scene 29 01 2009 filage des variations sur scene 29 01 2009
filage des variations sur scene 29 01 2009 filage des variations sur scene 29 01 2009 filage des variations sur scene 29 01 2009 filage des variations sur scene 29 01 2009
filage des variations sur scene 29 01 2009 filage des variations sur scene 29 01 2009 filage des variations sur scene 29 01 2009 filage des variations sur scene 29 01 2009
filage des variations sur scene 29 01 2009 filage des variations sur scene 29 01 2009 filage des variations sur scene 29 01 2009 filage des variations sur scene 29 01 2009
filage des variations sur scene 29 01 2009 filage des variations sur scene 29 01 2009 filage des variations sur scene 29 01 2009 filage des variations sur scene 29 01 2009
filage des variations sur scene 29 01 2009 filage des variations sur scene 29 01 2009 filage des variations sur scene 29 01 2009 filage des variations sur scene 29 01 2009
filage des variations sur scene 29 01 2009 filage des variations sur scene 29 01 2009 filage des variations sur scene 29 01 2009 filage des variations sur scene 29 01 2009
filage des variations sur scene 29 01 2009


http://www.forum-dansomanie.net
haut de page