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Dansomanie vous en dit plus sur
la face cachée du concours, grâce à la
gentillesse de Catherine Kopitopoulos et Jean-Paul Dinh,
attachés de presse du Prix de Lausanne.
Pouvez-vous
expliquer en quoi consiste votre travail au sein du Prix de Lausanne?
Catherine
Kopitopoulos :
Le poste d’attaché de presse du Prix de Lausanne
est un poste complet à l’année, que je
partage avec Jean-Paul Dinh. Cela fait cinq ans que je travaille pour
le Prix, et c’est la deuxième année que
je suis responsable du service de presse. Jean-Paul est quant
à lui arrivé l’an dernier.
Il faut néanmoins préciser que notre travail est
avant tout saisonnier. Pour moi, les choses sérieuses
commencent vraiment à la fin du mois
d’août. Il faut d’abord
s’occuper des visuels du Prix et trier les photos
qu’on utilisera pour les affiches, les pochettes de presse ou
les programmes. Ensuite, il y a les inscriptions des candidats qui
démarrent début septembre. Le Prix organise en
effet une présélection des candidats sur
vidéo. Ceux-ci ont jusqu’à fin octobre
pour nous faire parvenir les vidéos qui seront ensuite
visionnées par le jury. Un week-end de
sélections, réunissant les membres de la
commission artistique ainsi que des danseurs de la région,
est organisé dans ce but. Mais cet aspect ne me concerne
pas.
L’essentiel du travail de fin d’année
est un travail sur les imprimés. Nous préparons
les programmes, nous annonçons la prochaine
édition du Prix sur les sites Internet et les divers
supports de presse, nous mettons en place la campagne
d’affichage sur la région. En décembre
sont notamment organisées les rencontres de presse qui se
déroulent en général à la
mi-janvier. C’est aussi à ce moment-là
que nous lançons les premières invitations.
Jean-Paul Dinh :
Mon rôle est plus précisément
d’accroître la visibilité du Prix sur
Internet. Cela concerne notamment le développement du site
du Prix de Lausanne. Il s’agit aussi de mettre en place des
blogs écrits ou vidéo en liaison avec le Prix et
d’être présent sur les
réseaux sociaux, Facebook, Myspace et Youtube. Nous voulons
vraiment être à la pointe dans ce domaine.
L’an dernier, avec le videoblog, nous avons eu 45 000
visiteurs différents sur la semaine du concours. Cette
année, sur une seule journée, ils
étaient 12 000! Toujours à propos de ce blog, il
faut savoir que les gens qui le réalisent sont
eux-mêmes des danseurs ou d’anciens danseurs de
chez Béjart. Ils sont donc capables de retranscrire des
émotions liées à la danse. Leur
sélection se veut simplement représentative de la
diversité des candidats qui participent chaque
année au Prix de Lausanne.
Une fois le
Prix de Lausanne terminé, que se passe-t-il pour vous?
Catherine Kopitopoulos
: Pendant le Prix, le travail est intense et nous avons
peu d’occasions de profiter des épreuves. Une fois
le concours achevé, nous devons envoyer les
résultats, préparer les revues de presse, nous
occuper des photos… Nous avons aussi tout un travail de
statistiques à établir et nous disposons
d’outils pour cela. Il faut notamment répertorier
les écoles ou les compagnies choisies par les
lauréats. Le Prix de Lausanne se préoccupe
beaucoup de ce que deviennent les candidats et nous suivons
attentivement leur parcours. Un lien est donc maintenu entre eux et
nous.
Il faut savoir que les lauréats reçoivent chacun
une bourse de valeur équivalente et choisissent vraiment
leur école. Le premier a néanmoins la
priorité sur le second, le second sur la
troisième, etc… Naturellement, beaucoup
voudraient rejoindre la Royal Ballet School (certains
lauréats en sont déjà issus et un prix
leur permet éventuellement de dégager des bourses
pour d’autres élèves), mais par
exemple, le lauréat de l’an dernier, Aleix
Martinez, a choisi de rejoindre l’école du Ballet
de Hambourg : il a tout simplement eu le coup de foudre pour les
chorégraphies de Neumeier.



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