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La Sylphide [ONP Garnier - 1er-16 juillet 2017]
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haydn
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Inscrit le: 28 Déc 2003
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MessagePosté le: Jeu Juil 13, 2017 12:16 am    Sujet du message: Répondre en citant

Quelques souvenirs de la Sylphide de ce soir, avec une grosse ovation pour Mélanie Hurel - Effie absolument remarquable - et Emmanuel Thibault, qui tous deux quittaient définitivement la scène :












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Gimi



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MessagePosté le: Jeu Juil 13, 2017 1:12 am    Sujet du message: Répondre en citant

haydn a écrit:
Anémone Arnaud, entrée au corps de Ballet en 2002 (elle avait, à l'occasion d'un congé sabbatique, dansé une ou deux années - Gimi, à l'aide!) à la Scala de Milan.
    Dans ma fiche consacrée à Anémone ARNAUD, pas de trace perceptible d'un congé sabbatique Embarassed. Mais, de septembre 2004 à mars 2006, je ne la trouve pas en scène à l'ONP, et elle ne s'est pas présentée aux Concours de Promotion des 23 décembre 2004 et 22 décembre 2005.
    Peut-être convient-il d'interroger CatherineS Question

    P.S. : merci pour les photos de la soirée électrique d'hier soir (j'en ai fait aussi quelques unes) en vous priant d'excuser mon retard pour répondre, il fallait bien souper après ce spectacle.


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sophia



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Messages: 18715

MessagePosté le: Jeu Juil 13, 2017 8:05 am    Sujet du message: Répondre en citant

Ça valait bien des adieux d'étoile! Quelle jolie soirée! Very Happy


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chien en peluche



Inscrit le: 29 Oct 2011
Messages: 1228

MessagePosté le: Jeu Juil 13, 2017 1:01 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Dommage, vraiment, que je n'aie pas été à Paris hier soir! Que je vous envie! Mais merci beaucoup pour les photos, haydn Very Happy


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CatherineS



Inscrit le: 09 Mai 2015
Messages: 839

MessagePosté le: Jeu Juil 13, 2017 1:16 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Je ne me souviens pas qu'Anémone Arnaud soit partie à la Scala, mais ça ne veut pas dire qu'elle n'ait pas pris un congé sabbatique dans cette compagnie Embarassed
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Delly



Inscrit le: 14 Juin 2016
Messages: 603

MessagePosté le: Jeu Juil 13, 2017 10:37 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Merci pour les photos, qui seront nombreuses sur les réseaux sociaux, pour la joie de ceux qui ne pouvaient pas être là, hélas. France Musique s'est même fendue d'un article sur ce double départ.
Ca fait plaisir de voir des danseurs salués et mis en valeur comme des étoiles, qu'ils ne sont pas, mais qui en ont l'amour du public et la reconnaissance !!


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Delly



Inscrit le: 14 Juin 2016
Messages: 603

MessagePosté le: Jeu Juil 13, 2017 11:08 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Emmanuel Thibault a lui-même partagé un certain nombre de photos de la soirée, en et hors scène : on y découvre la venue de Manuel Legris et.... Céline Dion.

https://www.facebook.com/emmanuel.thibault.7


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colette



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Messages: 36

MessagePosté le: Ven Juil 14, 2017 12:18 am    Sujet du message: Répondre en citant

Merci pour toutes les photos et commentaires!

Si certains veulent se laisser tenter par l'une des trois dernières représentations, l'Opéra a mis en vente quelques places.
https://www.operadeparis.fr/billetterie/143-la-sylphide


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Eva



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Messages: 272
Localisation: Suresnes

MessagePosté le: Ven Juil 14, 2017 12:34 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Pour Céline Dion, c'était une visite surprise lundi après-midi Wink
Merci pour ces photos, cela fait plaisir Very Happy


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haydn
Site Admin


Inscrit le: 28 Déc 2003
Messages: 24324

MessagePosté le: Dim Juil 16, 2017 12:49 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Avant la dernière de La Syphide, cet après-midi, quelques mots sur la représentation du 12, où les prestations individuelles étaient un peu éclipsées par le double adieu à la scène de Mélanie Hurel et Emmanuel Thibault.

Le couple principal était constitué de Myriam Ould-Braham et de Mathias Heymann. En la personne de Myriam Ould-Braham, M. Heymann semble avoir trouvé la partenaire presque idéale, et il est heureux que la Direction de la danse ait pris depuis quelque temps l'habitude de les distribuer ensemble plutôt que de l'apparier de force avec quelqu'un qui ne lui convient pas.

Ironie du sort, Myriam Ould-Braham a été également l'une des partenaires privilégiées d'Emmanuel Thibault, dans les trop rares occasions où celui-ci s'est vu accorder un premier rôle (Don Quichotte notamment).

Myriam Ould-Braham trouve, en Sylphide, un emploi naturel et probablement son meilleur rôle. Par ailleurs, c'est sans doute elle qui évoque - Evguenia Obraztsova étant hors concours - le mieux le souvenir de Ghislaine Thesmar, et l'on imagine fort bien que Pierre Lacotte y soit sensible.

Même si les équilibres n'ont pas toujours la même fermeté que ceux de son illustre devancière, Mlle Ould-Braham possède la légèreté aérienne, la grâce mutine, l'espièglerie qui conviennent au rôle. Elle joue, elle vole à la perfection. Le James un peu timide de Mathias Heymann en est le complément rêvé : le hobereau écossais n'est pas un Casanova des Highlands, mais un jeune homme un peu faible de caractère, qui aime sincèrement Effie, tout en étant incapable de résister à l'attraction irrationnelle que lui procure l’évanescente Sylphide. Ni les mises en garde de Gurn (Yvon Demol, toujours impeccable), ni les larmes d'Effie ne l'empêcheront de s'enticher d'un spectre, pour le malheur de tous.

Mélanie Hurel, pour sa dernière représentation, était aussi dans son élément de prédilection, le ballet romantique français, où la finesse du travail des pieds et des jambes prime sur la laxité et la force physique que requiert par exemple un Lac des cygnes. Au vu de ce qu'elle a montré, pour son ultime apparition sur scène, on se dit que pour elle le couperet de la retraite tombe bien trop tôt, même s'il faut toujours garder en mémoire les sages paroles de Brigitte Fassbaender, la célèbre mezzo berlinoise, qui déclarait, alors que la critique déplorait son départ prématuré : "Je préfère qu'on dise de moi "Quel dommage qu'elle s'en aille déjà" que "Quoi, elle est encore là, celle-là?"".

Toujours est-il qu'après avoir connu, au cours des dernières saisons, une véritable nouvelle jeunesse, avec de remarquables prestations dans Casse-Noisette (Clara), La Bayadère (2ème Ombre) ou encore Brahms-Schönberg Quartet, Mélanie Hurel tire sa révérence en toute beauté, et son Effie peut servir de modèle aux nouvelles générations de ballerines appelées à lui succéder.

Je ne reviendrai pas sur le "cas" Emmanuel Thibault : l'heure n'est plus aux regrets, mais aux souvenirs.

Un petit mot pour Aurélien Houette, tout à son affaire en Sorcière. Ce rôle de composition lui donne la possibilité de déployer ses talents de comédien, et incarne un personnage plus perfide, pervers qu'Alexis Renaud, qui l'a précédé, et qui est plus ouvertement une "méchante". Je ne sais pas si le public de Garnier lit Dansomanie, mais en tout cas, Aurélien Houette, lui, n'a pas eu droit aux huées et aux sifflets que les anglo-saxons réservent traditionnellement aux titulaires de ce genre de rôles.

Le corps de ballet masculin a paru, au premier acte, plus discipliné et ordonné que les dames, et l'orchestre a eu tendance à se relâcher un peu. A ce sujet, petit coup de chapeau encore à Mathias Heymann, qui, dans sa variation du second acte, s'est trouvé subitement privé d'accompagnement musical. Le danseur ne s'est pas laissé démonter, et a conservé la cadence de telle sorte que quand la fosse a retrouvé ses esprits, il était toujours en mesure. Il a aussi sauvé la mise - si l'on ose dire - à sa partenaire, dont les élytres refusaient obstinément de tomber. Myriam Ould-Braham ne put ainsi échapper à son funeste destin. Il y eut quelques autres incidents techniques, qui font le charme du spectacle vivant, avec une Sylphide dont le vol fut interrompu à mi-course et qui dut être rapatriée dare-dare dans les dégagements.



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Oriane



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Messages: 83

MessagePosté le: Dim Juil 16, 2017 3:10 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Lors des représentations auxquelles j'ai assisté, la sorcière n'a pas été sifflée non plus, mais chaudement applaudie. Il faut émettre l'hypothèse que des touristes ont semé la zizanie durant les premières, en suscitant un effet d'imitation chez leurs voisins.

Sans vouloir rouvrir le dossier (je vais quand même le rouvrir) : puisque Thibault était en forme, et qu'il composait un beau couple avec Myriam Ould Braham, c'est incompréhensible qu'on ne l'ait pas laissé danser James le soir de ses adieux ...

Moi aussi, j'ai trouvé l'Effie de Mélanie Hurel très solide techniquement (sans parler de ses talents d'actrice). Aucune trace du passage du temps sur sa danse.

Étoiles ou non, ils auront en tous cas eu l'amour et la fidélité du public.


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sophia



Inscrit le: 03 Jan 2004
Messages: 18715

MessagePosté le: Dim Juil 16, 2017 3:44 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Ce n'est certes pas dans l'air du temps parisien, mais cette Effie de Mélanie Hurel est bien la preuve qu'une carrière, ce ne sont pas seulement des rôles que l'on accumule et que l'on entasse sans souci de cohérence et d'approfondissement, mais aussi des rôles que l'on reprend encore et encore, que l'on consolide - et il n'y a rien de dégradant là-dedans. Et Mélanie, l'anti-star, incroyable de fraîcheur, de vivacité et de beau style à l'heure de quitter définitivement la scène, donne là une leçon à toute la compagnie. Je n'ai vu qu'une autre Effie dans cette série - Hannah O'Neill pour ne pas la nommer, lors de la première -, mais même si cette dernière n'a nullement démérité, faire une comparaison entre les deux n'aurait vraiment pas de sens.
Elle a contribué, au même titre que nos deux étoiles si attachantes, Myriam Ould-Braham et Mathias Heymann, à la beauté de cette représentation, qui m'a fait oublier la première, très en demi-teinte à mes yeux. Plus elfe que femme, MOB est peut-être un tout petit peu moins dans l'esprit de Lacotte que d'autres interprètes dans le premier acte (à ce moment-là, on l'imaginerait davantage dans la version Bournonville), mais dans le second, elle nous emporte sans nulle réserve. Elle ne fait certes pas oublier Obraztsova, mais elle n'en est pas moins irrésistible : charme, esprit, vivacité, délicatesse, tout y est. Et puis surtout, il y a un vrai duo, chose résolument absente de la première. Mathias Heymann est quant à lui exactement ce que j'attends dans le rôle de James : pas un prince ni un aristocrate, plutôt un jeune hobereau très humain. Son James, rêveur et soumis à son destin, est l'image du héros romantique en quête d'idéal, partagé entre la terre et le ciel. Une danse magnifique bien sûr, au bondissement sylphidique, et surtout sans chichis, empreinte d'un très grand naturel.
Très heureuse que ces deux premiers danseurs, tellement emblématiques de l'Opéra dans ce qu'il peut produire de meilleur, aient eu des adieux aussi chaleureux et sonores, improvisés mais d'autant plus émouvants. Du coup, même si je pense au fond la même chose qu'Oriane, je ne ressens pas d'amertume.


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Constance



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Messages: 65
Localisation: Paris

MessagePosté le: Dim Juil 16, 2017 7:13 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Retour (encore) sur les soirées du 7 et 14 juillet!

le 7 juillet: A. Albisson, H. Marchand, H. O'Neill, E. Thibault et M. Barbeau.

Il est bien (trop) souvent de bon ton parmi les "Connoisseurs" de dédaigner Amandine Albisson, voire de pratiquer une forme d'Albisson-bashing. Osons donc souligner, à contre-courant de certaines interventions précédentes, combien sa Sylphide, bien que différente de celles de ses consœurs plus aériennes, plus rapides (M.Ould Braham, L. Pagliero), est convaincante et intrigante au bon sens du terme. Dans ce rôle, A. Albisson compense sa relative lenteur par une autorité mystérieuse, une élégance sensuelle et moelleuse aussi caractéristique de la ballerine romantique, qui n'est pas qu'évanescente. Les arrêts sur image sont saisissants en ce qui concerne les ports de bras par exemple. Elle fait aussi la preuve d'une très grande sûreté technique, nous nous plaignons assez ici et là des carences constatées chez les uns et les autres pour nous en réjouir. Le duo formé -très récemment- avec Hugo Marchand fonctionne bien, lui très expressif et humain, elle pleine de mystère. Marchand semble d'ailleurs devenir un excellent partenaire, malgré sa taille. Son James peut encore s'affiner mais quel présence solaire, quelle intensité en tout, quel brio!; même dans un rôle plutôt tragique, dans lequel il fait passer une certaine mélancolie pourtant, il irradie d'énergie et transmet du bonheur. Hannah O'Neill danse très bien, elle est fine et, pour une fois, expressive, plus dramatique en Effie qu'en Odette! Le trio du premier acte est, avec ces interprètes, un sommet du ballet; dans le pas de deux des Ecossais, Emmanuel Thibault, proche de ses adieux, montre encore l'intelligence de sa danse, son style, mais ce n'est plus tout à fait ça. Le distribuer dans James pour ses adieux eût été, à mon avis, un mauvais coup car cela n'aurait pas reflété ce qu'il a été à son apogée. Les Ecossais plus en place que les Ecossaises. Excellente sorcière d'Alexis Renaud, qui ne sera pas hué par le public. Orchestre assez problématique, cor en dessous de tout, bonne direction d'Ermanno Florio. Une pensée pour Méanie Hurel, porteuse parfaite d'un style qui ne doit pas disparaitre.

Le 14 juillet: L. Pagliero, J. Hoffalt, V. Colasante, P. Marque, J. Visocchi.

Une fois encore, une fois de plus, Ludmilla Pagliero est admirable! Elle fait honneur à son rang, totalement, chaque fois. Elle trouve en Sylphide un très grand rôle. Le style -les bras! les pointes!-, la technique -rapidité, légèreté, équilibre, finesse-, l'incarnation, tout est magnifique. Pierre Lacotte le sait, visiblement, car lorsqu'il vient saluer, il montre une admiration et une vraie tendresse pour son interprète, qui le lui rend bien. James convient très bien à Josua Hoffalt; sa ligne et sa technique -pas aussi époustouflante que celle de M.Heymann ou même de H. Marchand cependant- y font merveille; ici aussi, le duo fonctionne. Valentine Colasante, terrienne, précise, offre une Effie qui contraste parfaitement avec la Sylphide de Pagliero. Le Pas de deux des Ecossais n'est décidément pas le meilleur moment du ballet; c'est alambiqué et assez ennuyeux malgré les prouesses techniques; Paul Marque, privé de sa partenaire prévue, a un peu de mal en duo et Jennifer Visocchi est à la peine dans la variation, quant Marion Barbeau, le 7, s'en jouait assez facilement. Marque a beaucoup de talent, il l'a montré dans Obéron ce printemps; il devra cependant gagner en maturité et faire attention à ne pas danser tout seul, en oubliant sa partenaire. Alexis Renaud est toujours impeccable, ainsi que ses sorcières. Le corps de ballet ne brille pas toujours par l'homogénéité, surtout au 2. Peut-être galvanisé par la Marseillaise, jouée salle debout comme il se doit lors de la Fête Nationale, l'orchestre a retrouvé ses esprits, y compris le cor, et on s'aperçoit que la partition de Schneitzhoeffler comporte des bons moments, voire des beautés...Ciel!


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Emilie1



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Messages: 272

MessagePosté le: Dim Juil 16, 2017 11:15 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Guillaume Charlot, Sujet, a fait ses adieux à la scène cette après-midi. A l'issue du premier acte, Hannah O'Neil est allée le chercher pour le faire saluer seul.


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haydn
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Messages: 24324

MessagePosté le: Dim Juil 16, 2017 11:34 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Il n'y a de "bashing" de personne, Constance, et si c'était le cas, je ne laisserai pas faire. Mais il est vrai qu'elle m'avait davantage impressionnée lors de sa prise de rôle en 2013 que cette année. Mais cela peut aussi être une simple question d'état d'esprit.

En tous cas, je vous remercie de vos comptes rendus, et vous avez bien évidemment le droit de dire tout le bien que vous voulez d'Amandine Albisson. J'en suis même tout à fait content, car je ne voudrais pas que l'on pense qu'il y ait une sorte de "ligne éditoriale" non dite qui voudrait qu'on encense tel ou tel artiste au détriment d'autres.

En ce qui me concerne, j'ai assisté cet après midi à la dernière représentation, qui réunissait Hannah O'Neill, Vincent Chaillet et Valentine Colasante dans les rôles principaux.

Autant dire qu'on a assisté à un "one woman show", avec une Hannah O'Neill souveraine, presque trop même. Technique au sommet, contrôle parfait de chaque geste. La prochaine étoile, tout le monde s'en doute. Le revers de la médaille, c'est l'absence de cette poésie, de cette fragilité émouvante qu'on trouvait chez Myriam Ould-Braham, aux équilibres certes moins stables, mais plus sensible, plus touchante. Et surtout, Hannah O'Neill fait peu de cas - c'est un euphémisme - de son partenaire. La star, c'est elle, et elle n'a pour James guère plus de considération que pour un figurant. Là aussi, on regrettait la complicité délicate qui régnait entre Mlle Ould-Braham et Mathias Heymann, qui traine pourtant une réputation de partenaire "difficile". A tort, comme on a pu le constater.

Appelé à la rescousse pour danser James, suite à la défaillance d'Arthus Raveau, Vincent Chaillet a fait de son mieux, avec notamment un joli travail d'acteur, dans une direction très différente de ce qu'on avait vu précédemment : ici, James n'est pas un faible qui succombe aux tentations, mais un personnage tragique, qui semble connaître dès le début l'issue du drame. Il a très correctement servi sa partenaire, qui ne le payait pas forcément en retour. En revanche, dans les variations du second acte, le labeur et la sueur étaient un peu trop perceptibles. Mais la comparaison avec Mathias Heymann ou Hugo Marchand ne serait pas très fair-play.

Valentine Colasante est une Effie solide, rustique - on est chez les Highlanders - qui se serait sans doute mieux accommodée d'un James de la même veine (on pense à François Alu, mais aussi justement à Arthus Raveau, qui aurait dû assurer la représentation, comme dit plus haut).

Le pas de deux des Ecossais fut lui aussi un "one woman show", signée par Jennifer Visocchi. A ses cotés, Mathieu Contat, au demeurant touchant, semblait saisi par le trac et a dansé en-dessous de sa valeur réelle. Pourtant, Mlle Visocchi a été presque maternelle envers lui, et a fait de son mieux pour le remettre en confiance.

Florent Mélac a campé un Gurn diamétralement opposé à celui d'Yvon Demol. Si ce dernier incarnait en quelque sorte la "mauvaise conscience" de James, et son "ange gardien", M. Melac - excellent aussi - jouait plutôt sur le registre de la camaraderie, de la fraternité estudiantine, puis de la rivalité.

J'ai par ailleurs déjà dit le bien que je pensais de la Sorcière d'Aurélien Houette, qui affectionne ces rôles de composition (dans lesquels il alternait souvent avec l'inénarrable Stéphane Phavorin).

Du côté de l'orchestre, on sentait la fin de saison, et les cors étaient à nouveau dans un jour "sans". Dommage, car Ermanno Florio, à la baguette, a su mettre en relief les passages les plus intéressants de la musique de Schneitzhoeffer, loin d'être aussi mauvaise qu'on le prétend.

Le public de la dernière était très chaleureux, et tous les danseurs - ainsi que Pierre Lacotte, venu saluer, et qui a manifestement assisté la la quasi-totalité des représentations - ont été largement ovationnés. Si le régisseur n'avait pas rallumé l'éclairage de salle un peu prématurément, les rappels auraient certainement été encore nombreux, et sans forcer.

A noter une discrète cérémonie d'adieux à la fin du premier acte : Guillaume Charlot, Sujet, quittait la compagnie après 24 ans de service. Hannah O'Neill est venue l'extirper de la masse des Ecossais en kilt bleu, l'a embrassé et l'a mené au proscenium pour le faire applaudir une ultime fois.



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