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Giselle [ONP Garnier 27/05 - 14/06/2016]
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fandorine



Inscrit le: 29 Avr 2012
Messages: 269

MessagePosté le: Ven Juin 03, 2016 1:28 pm    Sujet du message: Répondre en citant

3ème rang, et comme les chaises sont surélevées, la visibilité est bonne (elle était même excellente lorsque les fauteuils du 2ème rang n'étaient pas encore surélevés). Depuis il y a eu un petit coup de chaud sur les tarifs.


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chloe.c



Inscrit le: 27 Fév 2012
Messages: 124
Localisation: France

MessagePosté le: Ven Juin 03, 2016 2:00 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour,

je sais que ça n'est pas le but de ce fil donc désolé par avance !

Je cherche désespérément 2 places côté à côté pour les représentations du 13 ou 14 juin. Si possible sans devoir casser mon PEL Very Happy
A bon entendeur...merci par avance !!!!

Chloé


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Gimi



Inscrit le: 09 Mar 2014
Messages: 781

MessagePosté le: Ven Juin 03, 2016 2:02 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Le 30 mai dernier (page 8 ) Haydn a écrit:
Normalement c'est Vincent Chaillet qui reprend les Hilarion de François Alu. mais bon, tout est possible, maintenant!
...........Dans les nouvelles distributions de ce 3 juin, l'ONP annonce effectivement Vincent CHAILLET en Hilarion le 10 juin mais maintient François ALU dans deux rôles le 13 juin 2016 (on se demande pourquoi la Régie de la Danse ne consulte pas notre cher Administrateur Laughing pour connaître sa propre programmation). À noter dans ces nouvelles distributions le remplacement de Sabrina MALLEM dans Bathilde par Marie-Solène BOULET le 10/6/2016 et par Stéphanie ROMBERG les 11 et 14/6/2016. Myriam OULD-BRAHAM est maintenue pour ses trois dates originelles (en partenariat avec Mathias HEYMANN) wait and see.




Dernière édition par Gimi le Ven Juin 03, 2016 2:17 pm; édité 1 fois
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Jonquille



Inscrit le: 22 Avr 2005
Messages: 1431

MessagePosté le: Ven Juin 03, 2016 2:16 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Chloé, je ne vous conseille pas de prendre des places pour le 14 juin : c'est un jour de grève nationale, il y a donc de fortes chances pour que la représentation soit annulée...


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Ballerina



Inscrit le: 01 Juin 2016
Messages: 756

MessagePosté le: Ven Juin 03, 2016 2:29 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour.
Effectivement, le 14, il y a peu de chances de voir le rideau se lever. Je devrai me contenter du 5 et du 11 du coup.
Par contre, hier, je suis passée aux guichets dans l'espoir de reprendre une place pour une amie et il n'y avait plus rien. On m'a dit que le seul espoir, c'était qu'il y ait des retours, mais lorsque je vois le site de l'opéra, le choix me paraît bien grand pour que ce ne soit dû qu'aux retours.


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Sarra



Inscrit le: 29 Sep 2009
Messages: 213

MessagePosté le: Ven Juin 03, 2016 3:09 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Comme tout labeur son argent
Toute question attend réponse
Dans le sujet mieux qu'au tangent
Si possible point trop absconse

Grace a écrit:
J'ai quelques questions si l'un d'entre vous veut bien m'éclairer :
- dans l'argument, est-ce que Myrtha finit par céder aux suppliques de Giselle et d'Albrecht ou est-ce simplement le lever du soleil qui permet à ce dernier de survivre ?

Ce Rambran pour pas cher* ? Oui mais le sujet d'étude du Dr Tulp toujours en face de soi, merci bien ! Le crâne de Mozart enfant, alors -trois francs six sous- ? Il l'avait déjà, d'abord -en double, même... La Bible à 42 lignes pour une bouchée de pain bénit ? Pourquoi pas... Il l'offrirait à Doudou. D'accord, mais certainement d'autres avaient eu la même idée avant lui...
Et finalement aux puces de Saint-Ouen Haydn s'est décidé à échanger l'argent prévu pour une part d'apfelstrudel (ce jour-là il se passerait de goûter) contre Les Beautés de l'Opéra. Si bien que vous trouverez la réponse à votre question page 6 de ce fil... (ici ; et là encore) Smile

*Expression venue de Zazie dans le métro. Connue me semble-t-il, elle ne me paraissait pas devoir appeler dans ces deux lignes (fantaisistes d'écriture -mais non d'intention) guillemets ou attribution. Rendons toutefois à la mouflette...




Dernière édition par Sarra le Sam Juin 04, 2016 1:38 pm; édité 1 fois
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haydn
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Inscrit le: 28 Déc 2003
Messages: 24644

MessagePosté le: Ven Juin 03, 2016 6:36 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Dimanche en scène pour Giselle au Palais Garnier, et dès aujourd'hui sur Dansomanie : Eléonore Guérineau, interviewée pour nous par Gabrielle Tallon!





    27 mai 2016 : Eléonore Guérineau (Opéra National de Paris), Giselle


      C’était au retour des vacances d’hiver, fin janvier. J’ai reçu un SMS de Benjamin Millepied : “Tu danses Giselle”. Point. Alors là… [rires] Était-ce vraiment à moi que ça s’adressait ?... J’étais stupéfaite, j’avais envie de le crier sur tous les toits, mais dans un coin de ma tête, je me disais que ce n’était pas possible, impensable, incroyable! Je l’ai remercié et il m’a bien reconfirmé que le rêve devenait réalité, qu’il y tenait beaucoup. Le genre de nouvelles qu’on ne s’attend pas à recevoir en rentrant chez soi dans le RER! Deux semaines après, il annonçait sa démission. Comme pour tout le monde, l’incertitude sur l’avenir planait, y compris pour ce rôle. Quelque temps plus tard, au détour d’un spectacle des Variations Goldberg, Benjamin Millepied m’a reconfirmé que j’allais danser Giselle, ainsi qu’un autre rôle principal sur l’incroyable pas de deux d’Of any if and de Forsythe. Une fin de saison dense et intense.

      --> lire la suite



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sophia



Inscrit le: 03 Jan 2004
Messages: 19335

MessagePosté le: Sam Juin 04, 2016 3:12 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Dans une interview récente donnée sur Radio Classique, Dorothée Gilbert expliquait, peut-être à rebours de certains lieux communs répandus à longueur de témoignages d'interprètes, que pour elle, dans un ballet, c'était l'histoire qui primait, et sur la musique et sur la chorégraphie. Mais sans doute peut-on se permettre de tenir de tels propos quand la technique, tellement maîtrisée et accomplie, n'est plus qu'un instrument magnifique au service de l'interprétation, et quand, par ailleurs, on a compris qu'on ne pouvait infliger au public des tempi d'une lenteur insensée, double crime commis contre la musique et la chorégraphie.

Dorothée Gilbert avait dansé Giselle en 2009 (avec Mathias Heymann, nous rappelle Mémopéra), mais j'avoue n'en avoir gardé aucun souvenir. Par la suite, sa Giselle donnée lors de la tournée américaine de 2012 avait reçu un accueil dithyrambique (cf. critique de Marina Harss, qui ne semble malheureusement plus accessible en ligne) et ce, dans un contexte et de la part de gens que que l'on peut difficilement soupçonner d'être autrement complaisants, ou même simplement indulgents, envers l'Opéra de Paris et ses étoiles. Depuis quelque temps - une ou deux saisons peut-être -, Dorothée Gilbert ne cesse de surprendre pour le meilleur : ses apparitions sont parcimonieuses - et la rareté a toujours du bon - et ses incarnations successives - en Manon, en Nikiya, en Juliette - ont révélé chez elle un lyrisme proche de l'incandescence, en même temps qu'une subtilité dramatique insoupçonnée. Sa Giselle de 2016 témoigne, il faut le reconnaître sans réserve, de cette superbe évolution. Dans ce ballet construit, conformément aux préceptes esthétiques du romantisme, sur la dualité entre le monde terrestre et le monde spirituel, elle s'affirme, avec le même naturel et la même force - chose rare et que n'avaient atteinte à mon sens ni Aurélie Dupont ni Laetitia Pujol (la première pêchant par manque de naturel dans l'acte I, la seconde par monolithisme mortuaire dans le II) -, en paysanne innocente et en pâle fantôme blanc, instrument de la rédemption d'un séducteur. Dès le moment où elle pousse la porte de la maisonnette familiale, tout est dit, naturellement et sans forcer : la joie, l'innocence, le désir de vivre et d'aimer, résumés dans la danse (et dans cette incroyable photo de Michel Lidvac). Pour autant, elle n'a rien d'une paysanne ordinaire - bergère mal gardée amoureuse d'un prince - et se distingue d'emblée de ses congénères. La variation dite de Spessivtseva, ample et généreuse, n'est pas appréhendée comme un simple morceau de bravoure - et nous n'avons rien contre les morceaux de bravoure -, mais bien comme l'expression conjuguée de sa gaieté et de sa passion immodérée pour la danse, qui, incidemment, la conduira au drame. Cette Giselle sait par ailleurs contenir et préserver la touchante naïveté d'une pastorale revisitée sans la faire sombrer dans la niaiserie et l'anachronisme post-moderne. De même, sa folie se déploie comme le prolongement paroxystique de son être : point de récitation mécanique ou d'histrionisme forcément source de malaise, chacun de ses gestes est chargé d'intention, fait sens, et la chute finale, soudaine, brutale, est bouleversante de vérité. Giselle, d'un coup, a cessé de vivre.

L'acte II, à vrai dire, est encore meilleur. Avec les moyens qui sont les siens, Dorothée Gilbert aurait pu se contenter de nous servir une belle démonstration d'école, dont on ne doute pas qu'elle aurait pleinement satisfait un certain public traditionnel de l'Opéra, qui ne demande parfois à la danse que d'être propre et esthétique. A vrai dire, tous les ingrédients nécessaires sont là : des arabesques subtiles, des développés retenus comme il le faut, des équilibres suspendus et qui semblent ne jamais devoir s'interrompre, des piétinés d'une incroyable vélocité, une petite batterie vive et soignée, une rondeur protectrice dans le port de bras (quel abîme, de ce point de vue, avec la parodie de Giselle de la première!)... Pour autant, l'acte II de Giselle n'est pas un ballet mallarméen, où le culte de la forme se suffirait à lui-même, pas plus que l'évanescence n'est une abstraction. Giselle, littéralement métamorphosée, devient ce sublime fantôme flottant dans les éthers que tentèrent de suggérer les gravures romantiques, une chair encore frémissante sous les tulles aériens, une silhouette ophélienne, à la fois mélancolique et insaisissable.

On ne soulignera jamais assez combien tout est (presque déjà) dit dans une entrée. Celle de Mathieu Ganio, tout comme celle de sa partenaire, est d'une merveilleuse éloquence, digne en cela d'un argument de légende, qui cherche à dessiner des archétypes. On est, là encore, frappé de la différence entre cet Albrecht à l'autorité aristocratique, sûr de son fait et de ses intentions, et celui - beckettien? - de Stéphane Bullion, qui, le soir de la première, ne semblait savoir ni où il était ni ce qu'il faisait là. L'Albrecht de Mathieu Ganio est, à l'acte I, un aristocrate qui s'ennuie et ne s'encombre guère de sentimentalisme : il cherche à se divertir des charmes simples d'une jolie paysanne vertueuse, avant de tomber dans le piège de l'amour. Dans l'acte II, il fait revivre, derrière son bouquet de lys blanc et sous sa longue cape de velours noir, tout un imaginaire hamletien, porté par une double tradition dramatique et balletique (Lifar), qui entre en parfaite correspondance esthétique avec la Giselle livide et immatérielle de Dorothée Gilbert, réminiscence d'Ophélie. Pas de déploiement virtuose inouï (on a vu plus beaux entrechats...), mais de la belle danse, celle que l'on attend simplement d'une étoile de l'Opéra. Pour le reste, peut-on imaginer une alchimie plus probante que celle qui lie ces deux partenaires? Rien n'est jamais définitif ni exclusif il est vrai, mais l'ironie est que ce partenariat ne tient qu'aux aléas des blessures des uns ou des autres, non d'une volonté délibérée de l'Opéra, qui aura réussi l'exploit, en deux représentations d'un ballet qu'il ne cesse de nous vanter comme son emblème incontournable (il y aurait beaucoup à dire sur cet argument de vente), de nous faire éprouver le pire et le meilleur de lui-même. Le ballet n'est certes pas - du moins pas pour moi - une forme viscérale (à rebours, Kafka disait qu'un livre devait être "la hache qui brise la mer gelée en nous"), mais dans des classiques vus et revus comme Giselle, certains interprètes ont ce pouvoir inouï de sidérer encore, en nous révélant, sans évoquer la mémoire d'autres, quelque chose comme une forme de vérité oubliée de l'oeuvre. A ce niveau, les questions d'école et de technique (russe vs française, entrechats-six vs brisés, etc...) perdent à peu près tout intérêt.

Un tel couple à la tête du ballet semble tantôt éclipser le reste de la distribution tantôt le galvaniser. A vrai dire, on prête bien moins d'attention au corps de ballet - et à ses éventuels défauts - quand les solistes sont enthousiasmants et vous racontent une histoire. Celui-ci est cependant apparu - réalité ou fantasme? - plus souriant, confiant et dynamique que lors de la première (les "étoiles" ne sont-elles pas celles qui guident le "corps"?). Vincent Chaillet manque certes un peu de rudesse vilanesque en Hilarion, mais son jeu s'avère, face à Gilbert et Ganio, plus convaincant, plus lisible, que lors de la première, où les gestes des uns et des autres paraissaient trop souvent purement mécaniques. Valentine Colasante s'acquitte quant à elle honorablement de sa mission en Myrtha - pas de faux pas grossier, une volonté de bien faire et notamment de danser grand, malgré une saltation bien trop modeste pour le rôle - mais sans pour autant impressionner comme on aimerait. Le Pas de deux des Paysans, enfin, est interprété, comme à la première, par Charline Giezendanner et François Alu, et je continue de penser qu'il n'est pas tout à fait le petit moment de bonheur gratuit qu'il peut être parfois. D'une part, ce couple n'est pas formidablement assorti sur le plan technique et/ou esthétique, d'autre part, François Alu, malgré son charisme et les qualités qu'on lui connaît, n'est pas non plus formidablement à l'aise dans ce type de chorégraphie, qui exige plus de finesse et de grâce que de robustesse et de sens de l'exploit.

Ce sont là pures réserves balleto-maniaquesques, car l'essentiel est ailleurs - dans ce miracle d'un soir, pas vécu depuis bien bien longtemps avec l'Opéra de Paris.




Dernière édition par sophia le Sam Juin 04, 2016 4:56 pm; édité 1 fois
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Jonquille



Inscrit le: 22 Avr 2005
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MessagePosté le: Sam Juin 04, 2016 3:54 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Pour Skywie : il y a une place disponible sur le site Bourse Opéra (ce n'est pas la mienne !) pour le 8 juin.


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Emilie1



Inscrit le: 29 Juin 2010
Messages: 272

MessagePosté le: Sam Juin 04, 2016 6:10 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Il est un peu difficile de passer après Sophia, toujours des plus passionnantes - mais je me lance et vous livre mes impressions sur la soirée (mémorable) du 31 mai.

A l’Opéra de Paris, les représentations se suivent et ne se ressemblent, heureusement – pas !
Après une première catastrophique, largement commentée sur le Forum et pour laquelle je rejoins notamment l’avis d’Haydn, la représentation du 31 mai permettait à Dorothée Gilbert de débuter sa série de Giselle prématurément, aux côtés de Mathieu Ganio avec lequel elle avait déjà dansé le rôle lors de la tournée du Ballet de l’Opéra aux Etats-Unis (qu’on me corrige si je me trompe).
Quelques mots donc sur cette (superbe) représentation.

Après avoir dansé Giselle lors de deux séries (en 2009 à Garnier et en 2013 aux Etats-Unis), Dorothée Gilbert semble aujourd’hui, à mes yeux, être LA Giselle de l’Opéra (je n’ai pas encore vu Myriam Ould-Braham dans le rôle, gageons qu’elle soit sur pieds le week-end prochain…).
Son premier est très plaisant à regarder : en plus d’être toujours délicieuse et éperdument amoureuse de son Albrecht, elle ajoute tout un tas d’espiègleries qui rendent sa danse encore plus belle et, globalement, le premier acte, bien handicapé par un orchestre des plus indignes dans la fosse de l’Opéra, est une réussite sur tous les plans.
La gaité de ce premier acte se rompt brutalement avec la scène de la folie, scène là encore magnifiée par Dorothée Gilbert qui confirme qu’elle est une interprète aussi accomplie qu’une fine technicienne. Son regard, jusqu’alors vif et plein de vie, se brouille pour devenir larmoyant jusqu’à l’issue tragique (mais ô combien magnifique) du premier acte. Le deuxième acte, encore plus beau que le premier, est également une très belle réussite avec, notamment, des équilibres tenus (équilibres avortés lors de la première) et un travail de bras admirable.
Mais, si Dorothée Gilbert est incontestablement une belle Giselle, il faut avouer que son Albrecht du soir a du répondant. D’abord venu près de la chaumière de Giselle pour s’amuser, il tombe littéralement amoureux de sa Giselle avant de comprendre que son jeu le conduira à sa perte.
En plus d’avoir évidemment le physique qui sied à merveille à ce rôle de prince grimé, mais prince quand même, Mathieu Ganio fait preuve d’une technique très propre. Il rend au public la série d’entrechats six dont il semblait privé depuis la première (au profit, pour Stéphane Bullion, d’une diagonale même pas jolie et même pas parfaitement maitrisée…).

Côté seconds rôles, Valentine Colassante fait honorablement son boulot en reine des Wilis, sans pour autant marquer les esprits. Il manque à son interprétation de l’autorité et à sa technique une certaine amplitude dans les sauts (ballon qu’avait Hannah O’Neill, merveilleuse Myrtha, le 3 juin).
Le couple de paysans formé par Charline Giezendanner et François Alu est très charmant. Dans ses variations (surtout la seconde) François Alu déploie une technique propre et est des plus enthousiasmants. A ses côtés, Charline Giezendanner ne démérite pas. Sa variation, aussi propre que pétillante, est très agréable à regarder.

Enfin, le corps de ballet, tant décrié lors de la Première (soirée lors de laquelle il m’avait semblait plutôt bien de l’endroit où j’étais assise…), m’a semblé bien en place et était un bel écrin au spectacle grandiose qui nous était offert par le couple principal notamment et dont je me souviendrai longtemps…


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Emilie1



Inscrit le: 29 Juin 2010
Messages: 272

MessagePosté le: Sam Juin 04, 2016 6:14 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Pour l'anecdote, la croix de Giselle est tombée hier au second acte, après un grand "boum" entendu en coulisses, sous le regard des Wilis, imperturbables.
Un technicien est venu la remettre rapidement en place pendant qu'Albrecht faisait son entrée mais a, il semblerait, replacé la croix sur la trappe qui permettait à l'apparition et la disparition de Giselle, laquelle est arrivée et repartie par la coulisse.

Vive le spectacle vivant !


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Eva



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MessagePosté le: Sam Juin 04, 2016 8:06 pm    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai une place pour le 14 juin, la représentation risque vraiment d'être annulee ? Sad


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haydn
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Inscrit le: 28 Déc 2003
Messages: 24644

MessagePosté le: Sam Juin 04, 2016 9:45 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Il y a en tout cas un préavis de grève générale, que ce soit dans le secteur public, dans les transports (RATP, SNCF, aéroports), et dans les EPIC relevant du Ministère de la Culture. Il est impossible de dire dès maintenant si la représentation va être annulée, mais clairement, c'est la date la plus risquée...



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haydn
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Inscrit le: 28 Déc 2003
Messages: 24644

MessagePosté le: Sam Juin 04, 2016 10:11 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Petit bijou trouvé sur Youtube, cet enregistrement de 1958 (domaine public) de la musique de Giselle, avec l'Orchestre de Covent Garden dirigé par Youri Faier, en chef invité. Youri Faier, ami de Prokofiev (il dirigea les créations de Cendrillon et de La Fleur de pierre, ainsi que celle des Flammes de Paris, d'Assafiev) fut, de 1923 à 1963 - soit un règne de 40 ans! - le directeur de la musique de Ballet au Bolchoï. Il forma par ailleurs un élève devenu célèbre, Guennadi Rojdestvenski.



Giselle, orch. du Royal Opera House (Covent Garden), dir. Youri Faier

L'enregistrement n'est pas d'une qualité technique optimale (repiquage "artisanal" d'un 33 tours, prise de son exagérément réverbérée), mais l'interprétation est absolument saisissante, très loin de la soupe tiède qu'on nous sert aujourd'hui un peu partout. Les tempi, très contrastés, très dramatiques, les articulations, sont d'une remarquable pertinence, et on a vraiment l'impression de redécouvrir le ballet. On recommandera particulièrement la scène de la mort d'Hilarion (-> aller à 1.15'48'), vraiment terrifiante, quasi-faustienne.

J'aimerais connaitre l'opinion de nos musiciens / musicologues émérites, Paco et Serge1 Paris... Wink





(Caricature de Faier parue dans le journal satirique russe Krokodil / Крокодил)




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Joelle



Inscrit le: 06 Avr 2013
Messages: 844

MessagePosté le: Sam Juin 04, 2016 10:50 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Allez... très belle soirée à Garnier... et j'ai eu droit à des entrechats (24 il paraît !). Dorothée G. et Mathieu G. dansent très bien ensemble, c'est clair...


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