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XVIe Festival du Mariinski [31 mars - 10 avril 2016]
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sophia



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MessagePosté le: Ven Avr 22, 2016 8:54 am    Sujet du message: Répondre en citant

La Bayadère (Skorik / Kim / O'Neill)
9 avril 2016


La Bayadère est, au même titre que Le Lac des cygnes, la colonne vertébrale du Mariinsky, son « ticket gagnant » pour parler vulgairement, à tout le moins le ballet que l'amateur se doit de voir, au moins une fois dans sa vie, avec ces danseurs, dans ce théâtre. Créé par Marius Petipa en 1877, pour ce qui s'appelait alors le Théâtre impérial Bolchoï Kamenny (autrement dit le Grand Théâtre de pierre, situé en face de l'actuel Théâtre Mariinski, où se trouve à présent le Conservatoire Rimski-Korsakov, emballé pour travaux en ce moment), on comprend, en assistant à une représentation dans cette salle, presque historique donc, à quel point le ballet fait corps avec les artistes, et, d'une certaine manière aussi, avec la ville – agrégat de couleurs et de brumes encerclées par les eaux. Il y a là quelque chose d'organique – un effet de miroir – pour le moins troublant, qui atteint son apogée lors du tableau irréel des Ombres. Du coup, on ne saurait vraiment qualifier cette production. Monumentale ? Kitsch ? Muséal ? Rien de tout cela. Le décor étrenne ses toiles peintes exotiques, dans le goût et l'esprit du XIXe siècle, qui forment comme un joli livre d'images, empreint de nostalgie. L'éléphant, le tigre et les perroquets sont naturellement présents à l'appel, tandis que les tutus aux jupons mousseux légèrement tombants (vraisemblablement piqués à la reconstruction de Vikharev) qu'arborent les danseuses du corps de ballet – Bayadères ou Ombres – offrent à l'ensemble un cachet impérial unique. Pour le reste, il ne faut pas chercher là le faste spectaculaire de la version de Noureev (qui, en revanche, est resté très fidèle au texte de la version révisée en 1941 par Ponomarev et Tchaboukiani). Pas certain du reste que le ballet, tel qu'il est dansé ici, dans cet écrin, en ait vraiment besoin. Il est, avec son élégance et sa grandeur propres, et fait sens ainsi.

A l'échelle du festival et des ouvrages du répertoire classique à l'affiche, cette représentation de La Bayadère est celle qui s'est avérée globalement la plus enthousiasmante. Si l'on peut préférer – c'est mon cas – le classicisme épuré de Tereshkina, sans parler de la spiritualité magnétique de Lopatkina, il faut bien reconnaître qu'Oksana Skorik, probablement la plus controversée de toutes les danseuses russes depuis l'invention du web 2.0, s'est muée en une ballerine d'une superbe autorité, dont le titre paraît aujourd'hui difficilement contestable, à en juger au moins par sa prestation en Nikiya. Elle a en tout cas réussi à se débarrasser en partie de cette image pénible de danseuse « à poses », au physique certes exceptionnel, mais au visage froid, au cœur vide, et à la technique incertaine. Dans les deux premiers actes, elle campe une héroïne fière et passionnée, aux antipodes des conceptions fragiles et giselliennes, auxquelles donne parfois lieu l'interprétation du rôle à Paris. Les répétitions ont paraît-il été brèves, mais le duo avec la Gamzatti d'Hannah O'Neill est d'une intensité à couper le souffle – comme quoi, l'efficacité dramatique n'est pas qu'une affaire de gifles ou de roulades. Le lyrisme intense des bras, accentué par l'incroyable souplesse du dos (dans le grand solo de Nikiya à l'acte II, d'une grande richesse expressive, elle arrive même à donner du sens à ce qui pourrait passer pour contorsion), met par ailleurs bien en valeur toute l'ambivalence tragique du personnage : d'un côté, une danseuse sacrée, noble par nature, de l'autre, une figure de la marge, rejetée du fait de son appartenance à une caste inférieure. Le troisième acte, à la fois plus technique et plus intériorisé, reste un défi que la danseuse surmonte bien, malgré certains choix esthétiques discutables, qui amènent une tension inutile dans cette scène de rêve (des développés à la Zakharova en moins jolis, un excès de vigueur dans le manège d'entrelacés... et c'est d'un coup un visage qui se durcit et les vieux démons qui ressurgissent...).

Même si La Bayadère est une histoire à trois, Kimin Kim demeure, on ne peut le nier, l'attraction principale de la représentation. Excellent partenaire, formant un couple solide et efficace, à défaut d'être enivrant, avec Oksana Skorik, il se montre curieusement un peu en retrait de cette dernière dans le premier acte. Il faut attendre le second acte – son adage et sa variation – pour voir véritablement le grand Kim à l’œuvre. Il régale le public de sa virtuosité époustouflante et sans bavures, mais si Solor est en passe de devenir son grand rôle, c'est aussi parce qu'il confère au personnage une allure et une autorité mystérieuses qui font de sa prestation autre chose qu'une démonstration de brio exceptionnelle, dont on ne saurait dire du reste ce qui, des pirouettes, des manèges de sauts, des double assemblés – ou de leur enchaînement fulgurant – est le plus enthousiasmant. Du couple avec Hannah O'Neill, au fort parfum d'Orient extrême, on dira d'ailleurs qu'il fait plus que simplement fonctionner : par-delà leurs traits asiatiques, qui se fondent bien dans le cadre exotique du ballet, on sent entre les deux danseurs une saine connivence – une volonté de briller et de se surpasser ensemble, héritée peut-être de leur jeunesse dorée passée dans les grandes compétitions internationales. Pour Hannah O'Neill, deuxième invitée de l'Opéra de Paris de ce festival, le défi n'était évidemment pas le même que pour Héloïse Bourdon, distribuée dans le rôle mythique d'Odette-Odile. Gamzatti reste un rôle, sinon secondaire, du moins second dans la version en trois actes du ballet. De plus, les différences entre les versions parisienne et pétersbourgeoise sont anecdotiques (la variation de l'acte II, axée sur le saut là où celle de Noureev l'est sur la pirouette, est, au passage, bien plus agréable à l’œil) et le personnage n'y change pas de nature. Le risque d'incongruité stylistique, que courent tous les danseurs invités en venant ici, est par ailleurs nettement limité. Tout cela n'enlève rien à l'excellence de sa prestation, tant sur le plan dramatique que technique. Hannah O'Neill est de ces tempéraments aptes à briller sur n'importe quel scène et l'on peut même dire que le lieu et le cadre nouveau ont semblé la galvaniser. Elle m'est apparue à cet égard bien meilleure actrice qu'elle ne le fut lors de ses débuts parisiens – le trio formé à Saint-Pétersbourg a aussi davantage de cohérence et de connivence que celui dans lequel elle apparaissait à Paris. Sur le plan de la danse pure, on voit qu'elle sait parfaitement jouer de ses qualités : si son saut n'est pas en soi exceptionnel, elle réussit à le rendre aérien et dynamique, ce qui est l'essentiel ; dans la coda, elle substitue aux fouettés à l'italienne de la version du Mariinski, où les danseuses russes placent souvent de beaux développés, les fouettés attitude bien carrés de celle de Noureev, qu'elle maîtrise parfaitement.

Autour de ce trio, les demi-solistes et le corps de ballet ne suscitent guère de réserves. Le Mariinski, théâtre de répertoire, continuant parallèlement de pratiquer une politique d'emplois, les danseurs ont souvent, dans ce type d'ouvrage, une telle familiarité avec leurs rôles – Vladimir Ponomarev dans celui du Brahmane en est l'exemple le plus extrême (entré au Mariinsky en 1964, il donne l'impression d'être un mythe vivant) – que les prestations apparaissent naturelles, rarement scolaires. Parmi les solistes du divertissement, Vassili Tkachenko se montre particulièrement remarquable dans la variation de l'Idole dorée, dont l'allure – un simple maquillage doré et quelques colifichets d'un orientalisme stylisé – est beaucoup plus sobre qu'à Paris. Il possède une belle élévation, son saut est puissant, dynamique, dans la logique bravouresque de la chorégraphie, et sa musicalité impeccable. Mai Nagahisa, jeune élève de l'Académie Princesse Grace invitée de Youri Fateev, fait également forte impression dans la Manou avec une danse vive et nerveuse, qui n'a rien de scolaire, et une assurance qui vient contredire son apparence frêle. On peut certes discuter des raisons d'une telle invitation (quitte à donner sa chance à une toute jeune fille dans un rôle « mignon », pourquoi n'avoir pas convié une élève de l'Académie Vaganova ?), mais il n'y a aucun doute sur le potentiel de l'invitée. De manière générale, le divertissement est soutenu par un orchestre aux sonorités vives et chatoyantes, qui en fait un moment particulièrement exaltant. Dans l'acte III, le Mariinski a la curieuse manie de nous servir des Ombres par ordre de taille, ce qui, il est vrai, correspond à la logique de chacune des variations. La troisième, avec sa série de développés, censée être la plus noble, est ainsi confiée à la plus grande, Ekaterina Chebykina, hélas approximative et d'une raideur déplaisante (en-dehors de son physique, je n'ai jamais compris ce que cette danseuse venue de Kiev pouvait apporter au Mariinski – sa technique est bien moins affûtée). La première variation, la plus rapide, convient idéalement aux qualités de la bondissante Renata Shakirova, mais c'est la seconde, interprétée par Ekaterina Ivannikova, aux cabrioles pleines d'énergie, qui s'avère toutefois la plus percutante. Plus que ce pas de trois, l'on retient l'harmonie fascinante du corps de ballet, digne de sa réputation. La Descente proprement dite, dont la magie est accentuée par la présence d'un rideau translucide qui se lève une fois les Ombres réunies sur le plateau, n'est à vrai dire pas exempte d'approximations, avec quelques arabesques à la hauteur mal contrôlée. Les ensembles au sol, impeccables, offrent en revanche une alliance impressionnante d'autorité et d'irréalité.





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sophia



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MessagePosté le: Ven Avr 22, 2016 7:35 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Quelques petits extraits du gala :
Ekaterina Osmolkina et Kimin Kim dans le pd2 du Talisman : adage, variation du Dieu du Vent
Vladimir Shklyarov dans Ne me quitte pas (mon dieu, ça fait mal de le voir dans ce navet plutôt que dans La Belle)




Dernière édition par sophia le Sam Avr 23, 2016 8:20 am; édité 1 fois
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sophia



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MessagePosté le: Sam Avr 23, 2016 8:14 am    Sujet du message: Répondre en citant

A propos d'Hannah O'Neill, l'ancien danseur Arnaud Dreyfus était à Saint-Pétersbourg pour la filmer dans La Bayadère : un film sur elle est en préparation, prévu pour la fin de l'année.


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haydn
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MessagePosté le: Lun Avr 25, 2016 9:25 am    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai mis à profit le week-end pour commencer à résorber mes retards colossaux en matière de publication de critiques. Pour le Mariinsky, tous les textes de Sophia sont maintenant en ligne dans leurs versions illustrées :




    XVIe Festival International de Ballet du Mariinsky - 04 avril 2016 : Giselle

      Chaque année, au retour du printemps, le festival du Mariinsky vient réveiller les ardeurs balletomaniaques assoupies. On a beau dire que ce festival n'est plus ce qu'il était, il sait perdurer toutefois dans des traditions à même de susciter l'intérêt : une première en ouverture (et cette année, elle fut rien moins que colossale - cela faisait longtemps...), un gala généreux en clôture, et une alternance, chaque soir durant une semaine, de soirées spéciales et de grands classiques emblématiques du répertoire de la maison, auxquelles vient s'adjoindre désormais une représentation offerte aux jeunes chorégraphes en herbe du théâtre. L'une des spécificités – et l'un des piments – de cette fête annuelle est aussi – et surtout peut-être – de convier des solistes ou étoiles de compagnies étrangères –, ce que le Mariinsky pratique rarement le reste de la saison. Aussi incongrus puissent être parfois ces mariages mixtes, tant le style de la compagnie apparaît distinct de tout ce qui se fait ailleurs, il n'en est pas moins une occasion unique pour le public local de découvrir d'autres artistes et, pour les artistes invités, de se frotter à la scène grandiose et aux traditions uniques de ce théâtre légendaire – une épreuve du feu en quelque sorte.

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    XVIe Festival International de Ballet du Mariinsky - 05 avril 2016 : Le Lac des cygnes

      Le Lac des cygnes, c'est le ballet sans doute le plus emblématique du Mariinsky, la carte de visite obligée de la compagnie lors de ses tournées à l'étranger. On le connaît bien sûr, on l'a vu de nombreuses fois entre Paris, Londres ou Baden-Baden, mais le découvrir sur sa scène natale est tout autre chose – un choc visuel et auditif, à l'instar du tableau des Ombres de La Bayadère, donnée, quelques jours plus tard, lors de ce même festival. On ne se pose plus, comme à Paris, la question byzantine de la pertinence de telle ou telle «version», de ses qualités et/ou de ses défauts, le ballet s'impose, aussi naturellement qu'harmonieusement, dans le cadre grandiose de la salle bleu et or, théâtre dans ce théâtre qu'est la ville de Pierre, au confluent de la terre, de la mer et d'un ciel aux lueurs constamment changeantes. Sur la vaste scène, qui frappe avant tout par sa profondeur, les Cygnes, libérés de la pesanteur, prennent un envol des plus majestueux, tandis que les scènes de palais, notamment celle de l'acte II, gagnent une grandeur et un éclat insoupçonnés. Faisant corps avec le ballet, la musique de Tchaïkovski s'élève de la fosse comme de la lave en feu d'un cratère, résonnant dans l'auditorium immense de manière nerveuse, épique, excitante. Nul ne peut rester indifférent face à cette sensation d'unité, que la poésie aérienne du corps de ballet vient encore redoubler.

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    XVIe Festival International de Ballet du Mariinsky - 08 avril 2016 : La Belle au bois dormant

      Hee Seo, principale à l'ABT, n'en est pas à sa première invitation au Mariinsky. Elle y avait déjà dansé Giselle il y a deux ans, dans le cadre du festival, aux côtés de Konstantin Zverev. Avait-elle à ce point convaincu le personnel du théâtre et/ou le public local pour qu'on la convie à nouveau? Ou s'agissait-il avant tout de maintenir les relations diplomatiques avec l'ABT, où ont notamment pu être invités ces derniers temps Viktoria Tereshkina et Vladimir Shklyarov? Au regard de sa prestation, bien en-deçà de ce qu'on peut attendre d'un festival qui convia jadis Alina Cojocaru ou David Hallberg à danser ce même ballet, on peut légitimement s'interroger... Hee Seo possède un visage doux, de jolies lignes et une grâce qui se prêtent naturellement au rôle d'Aurore. L'entrée de l'héroïne, qui concentre dans un temps très court une multitude de variations, dont le fameux adage à la Rose, est malheureusement émaillée de petites erreurs et de défaillances – équilibres à peine tenus, chute de pointes, manque de netteté – qui échouent à en faire l'explosion de virtuosité – signifiante – que l'on en attend, à tort ou à raison. Le seul passage un tant soit peu vibrant, et qui nous laisse espérer pour la suite, c'est lors de la diagonale de jetés en tournant de la coda, qui donne à admirer un joli saut, joyeux et conquérant.

      -->Lire la suite


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    XVIe Festival International de Ballet du Mariinsky - 09 avril 2016 : La Bayadère

      La Bayadère est, au même titre que Le Lac des cygnes, la colonne vertébrale du Mariinsky, son «ticket gagnant» pour parler vulgairement, à tout le moins le ballet que l'amateur se doit de voir, au moins une fois dans sa vie, avec ces danseurs, dans ce théâtre. Créé par Marius Petipa en 1877, pour ce qui s'appelait alors le Théâtre impérial Bolchoï Kamenny (autrement dit le Grand Théâtre de pierre, situé en face de l'actuel Théâtre Mariinsky, où se trouve à présent le Conservatoire Rimsky-Korsakov, emballé pour travaux en ce moment), on comprend, en assistant à une représentation dans cette salle, presque historique donc, à quel point le ballet fait corps avec les artistes, et, d'une certaine manière aussi, avec la ville – agrégat de couleurs et de brumes encerclées par les eaux. Il y a là quelque chose d'organique – un effet de miroir – pour le moins troublant, qui atteint son apogée lors du tableau irréel des Ombres. Du coup, on ne saurait vraiment qualifier cette production. Monumentale? Kitsch? Muséal? Rien de tout cela. Le décor étrenne ses toiles peintes exotiques, dans le goût et l'esprit du XIXe siècle, qui forment comme un joli livre d'images, empreint de nostalgie. L'éléphant, le tigre et les perroquets sont naturellement présents à l'appel, tandis que les tutus aux jupons mousseux légèrement tombants (vraisemblablement piqués à la reconstruction de Vikharev) qu'arborent les danseuses du corps de ballet – Bayadères ou Ombres – offrent à l'ensemble un cachet impérial unique. Pour le reste, il ne faut pas chercher là le faste spectaculaire de la version de Noureev (qui, en revanche, est resté très fidèle au texte de la version révisée en 1941 par Vladimir Ponomarev et Vakhtang Tchaboukiani). Pas certain du reste que le ballet, tel qu'il est dansé ici, dans cet écrin, en ait vraiment besoin. Il est, avec son élégance et sa grandeur propres, et fait sens ainsi. .

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Delph'



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MessagePosté le: Mer Avr 27, 2016 10:45 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Un grand merci pour ces superbes comptes rendus. Un vrai régal!!
Je ne peux m'empêcher de noter une petite remarque quant à la médiatisation de la participation de ses danseuses au festival par le futur ex directeur du Ballet de l'ONP.
Il ne fait pas mention de leur participation avant le festival.
Ok, il n'était probablement pas là lors de la représentation de Melle Bourdon. Cependant il poste sur FB une photo de Melle O'Neill, qualifiant ses début de "terrifiants". Pas un mot, encore moins une photo, de Melle Bourdon. Il aurait pu s'en procurer ou au moins y faire référence...
Que faut-il en penser?? C'est cher payé pour cette magnifique danseuse! Sans rien enlever au talent et critiques mérités de Melle O'Neill.
Je suis contente que le magazine Danser lui consacre sa couverture. Une belle revanche, bien méritée!


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sophia



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MessagePosté le: Ven Avr 29, 2016 9:32 am    Sujet du message: Répondre en citant

Je pense que Millepied était surtout là pour la première de son ballet, donné à l'occasion du gala de clôture. Il se trouve que La Bayadère était programmée la veille et l'occasion a fait que... On aurait d'ailleurs bien aimé avoir une explication quant au changement de distribution de dernière minute sur La Nuit s'achève (je ne parle pas de Mlle Shapran qui, comme tous les balletomanes doivent le savoir à présent, est en congé maternité, mais du remplacement de "nos" étoiles). Remarque purement rhétorique bien sûr!
Pour le reste, je suis d'accord, un partage de photo par exemple n'aurait pas été de trop, d'autant que, sans minimiser la prestation d'Hannah O'Neill, il y a loin d'Odette-Odile à Gamzatti (ou l'inverse).
Au passage, après les fouettés (signalés plus haut), la variation.


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sophia



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MessagePosté le: Ven Avr 29, 2016 3:42 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Une interview de Diana Vichneva sur Russia Beyond the Headlines, apparemment réalisée peu après le fameux gala en hommage à Ludmila Kovaleva évoqué plus haut.
Traduction pour le moins maladroite, parfois même comique, à commencer par le titre, "J'ai mené une double vie", qui résonne un peu différemment en français de ce qu'il est supposé signifier dans le texte original! Laughing


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MessagePosté le: Sam Mai 14, 2016 7:13 pm    Sujet du message: Répondre en citant

sophia a écrit:
Eh bien, commençons par le commencement – ou presque (je reviendrai ultérieurement sur la création de ce festival, Le Cavalier de Bronze)...

Giselle (Osmolkina / McKie)
4 avril 2016


Ekaterina Osmolkina est, avec Olessia Novikova, l'une de ces premières solistes aussi dévouées qu'admirables, au répertoire long comme le bras, qui mériterait largement et depuis fort longtemps le titre d'étoile.


Sophia, je suis complètement d’accord avec votre admiration pour ces deux, mais il y a seulement un nombre précisé pour les étoiles au Mariinsky, je crois, et ces places sont prises. En tout cas, aux Festivals j’ai vu le Romeo et Juliette d’Olessia Novikova il y a quelques ans et sa Belle de bois dormante l’année passée et la Giselle d’Ekaterina Osmolkina cette année et je les ai trouvé être d’un niveau exceptionnel.


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sophia



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MessagePosté le: Sam Mai 14, 2016 7:43 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Je ne sais pas d'où vient cette légende d'un nombre de postes d'étoiles au Mariinsky. Le fait est qu'il y a un peu plus d'étoiles féminines (même si l'une d'entre elles ne danse plus du tout) que d'étoiles masculines, que des choix ont été faits ces dernières années et que ni Osmolkina ni Novikova ne faisaient partie de ce plan (nul mystère là-dessous, ni l'une ni l'autre ne sont des interprètes consacrées du rôle d'Odette-Odile).
M'enfin, je disais cela un peu en passant (l'étoilomanie est suffisamment exaspérante ailleurs...), d'autant que le grade n'est pas un critère toujours très pertinent en ce qui concerne les distributions au Mariinsky. Novikova comme Osmolkina me semblent en tout cas avoir plus de premiers rôles à leur effectif que certaines étoiles.


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sophia



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MessagePosté le: Jeu Mai 26, 2016 9:46 am    Sujet du message: Répondre en citant

Rétrospective du XVIe festival du Mariinsky à voir demain à 16h15 dans l'émission La Loge du Tsar sur TV Kultura (45').
http://tvkultura.ru/anons/show/brand_id/20874/episode_id/1299499/


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sophia



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MessagePosté le: Ven Mai 27, 2016 5:29 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Le replay : http://telepoisk.com/peredacha-tv-archiv/803144516/27-5-2016
- la première du Cavalier de Bronze de Youri Smekalov
- La Bayadère, avec Mai Nagasahi, de l'Académie Princesse Grace, Kimin Kim, Oksana Skorik et Hannah O'Neill
- Le Lac des cygnes avec Héloïse Bourdon et Timour Askerov
- la venue du Ballet de Perm (interview d'Alexei Miroshnichenko)
- la création de Benjamin Millepied
- la soirée de Diana Vichneva en hommage à son professeur Ludmila Kovaleva, avec notamment Olga Smirnova et Olga Esina
- la soirée des Jeunes Chorégraphes, avec Maxim Petrov, Andrei Merkuriev, Ksenia Zvereva, Ilia Jivoi


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MessagePosté le: Sam Mai 28, 2016 11:08 am    Sujet du message: Répondre en citant

Merci beaucoup, Sophia.


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