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Nouvelles du Théâtre des Champs-Élysées
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CatherineS



Inscrit le: 09 Mai 2015
Messages: 810

MessagePosté le: Dim Oct 08, 2017 10:10 am    Sujet du message: Répondre en citant

sophia a écrit:
Pour la sortie en DVD, c'est une très bonne nouvelle.

Il me semble qu'il existe une version filmée plus ancienne, avec Jiří Bubeníček en Nijinsky et Anna Polikarpova en Romola, jadis diffusée sur Arte.


Ce n'était que des extraits qui avaient été diffusés sur Arte, le ballet n'a jamais été diffusé en intégralité.
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sophia



Inscrit le: 03 Jan 2004
Messages: 18153

MessagePosté le: Dim Oct 08, 2017 10:25 am    Sujet du message: Répondre en citant

Voilà : https://www.youtube.com/watch?v=aTQtCwM6KDk


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paco



Inscrit le: 28 Oct 2005
Messages: 2738

MessagePosté le: Dim Oct 08, 2017 8:22 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Je plussoie avec Sophia, Florestiano et tous ceux qui ont tressé les louanges de ce spectacle marquant, que j'aurais eu plaisir à revoir plusieurs fois si le calendrier me l'avait permis.
Je suis d'accord avec Sophia concernant un 2e acte un peu longuet qui gagnerait à plus de concision, en revanche tout le reste était vraiment époustouflant de tension dramatique, de variété des climats, de capacité de Neumeier à construire une véritable trame où les détails ne sont jamais des anecdotes mais contribuent tous à la tension théâtrale.
Le Ballet National du Canada est d'un niveau remarquable, Guillaume Coté époustouflant dans le rôle écrasant de Nijinski et... l'orchestre !! d'un excellent niveau, la divine surprise de la soirée !

Pour l'anecdote : Public 1 - Régie 0 : on les a eus aux saluts, ils ont relevé le rideau une fois rallumée la salle, sous la pression de rappels d'une salle debout qui refusait de cesser d'applaudir malgré le dépassement de l'heure syndicale...

Autre anecdote : j'y étais avec mon amie russe et son petit bonhomme de 9 ans : passé un "c'est flippant" de conclusion à la fin de la représentation, celui-ci n'a ensuite cessé de s'enflammer pour le spectacle, pris d'une véritable passion pour toutes les scènes qu'ils a vues. Comme quoi on n'est pas obligé d'associer systématiquement "spectateur enfant" à Casse-Noisette ou autre bonbon de Noël... Un excellent Nijinski de Neumeier, superbement interprété, peut tout aussi bien initier au ballet.


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Oriane



Inscrit le: 07 Fév 2016
Messages: 83

MessagePosté le: Dim Oct 08, 2017 9:05 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Oui, d'autant que Casse-Noisette, en fonction des versions, peut être véritablement "flippant"! J'en faisais des cauchemars quand j'étais enfant. Laughing
(Pardon pour le HS)


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haydn
Site Admin


Inscrit le: 28 Déc 2003
Messages: 23862

MessagePosté le: Dim Oct 08, 2017 9:08 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Je reviendrai aussi sur ce spectacle de manière détaillée. Je plussoie également, mais avec Paco, en ce qui concerne l'excellente qualité de l'orchestre. D'habitude, on a bien pire dans ce genre de spectacle, et les Prométhée, qui officient souvent à l'Opéra-Comique, ont vraiment fait du bon travail. L’homogénéité de la formation est d'autant plus remarquable qu'il s'agit d'un orchestre dont les membres sont pour la plupart très jeunes, et qu'il sert en quelque sorte de lieu de "transit" entre le Prix où la médaille du conservatoire et un engagement dans un ensemble plus prestigieux. On aimerait que ce soit aussi bon tous les soirs dans la fosse de l'Opéra de Paris.



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Delly



Inscrit le: 14 Juin 2016
Messages: 593

MessagePosté le: Dim Oct 08, 2017 9:29 pm    Sujet du message: Répondre en citant

paco a écrit:
Pour l'anecdote : Public 1 - Régie 0 : on les a eus aux saluts, ils ont relevé le rideau une fois rallumée la salle, sous la pression de rappels d'une salle debout qui refusait de cesser d'applaudir malgré le dépassement de l'heure syndicale...


Bravo au public !!!Est-ce que le remplissage de la salle était (enfin) à la hauteur du spectacle ?


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sophia



Inscrit le: 03 Jan 2004
Messages: 18153

MessagePosté le: Dim Oct 08, 2017 9:45 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Hélas non! Confused


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paco



Inscrit le: 28 Oct 2005
Messages: 2738

MessagePosté le: Mar Oct 10, 2017 12:01 am    Sujet du message: Répondre en citant

L'émotion encore intacte après la représentation de samedi, j'ai eu le plaisir de retrouver la compagnie au grand complet... dans l'Eurostar ! En effet, le Ballet National du Canada se produit cette semaine conjointement avec le Royal Ballet dans un spectacle commun, donné sur une ancienne friche industrielle dans l'est de Londres.
https://national.ballet.ca/Productions/2017-18-Season/London-Tour
Je n'ai pas manqué de leur dire toute l'admiration que le public parisien avait eue pour leurs prestations.
C'est en tous cas une équipe joyeuse, fraîche, rayonnante, qui emplissait la rame puis le hall de St Pancras. On aimerait qu'ils reviennent vite !!


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sophia



Inscrit le: 03 Jan 2004
Messages: 18153

MessagePosté le: Lun Oct 16, 2017 10:59 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Nijinsky
Ballet national du Canada
Théâtre des Champs-Élysées
7 octobre 2017


Les occasions de voir de grandes compagnies classiques se font – hélas ! – de plus en plus rares en France. Petit événement, en ce début de saison, dans le landerneau balletomaniaque parisien, le Théâtre des Champs-Élysées accueille le Ballet national du Canada, pas vu dans la capitale depuis quarante-cinq ans – autant dire une éternité. Le ballet programmé à l'occasion de cette tournée, le Nijinsky de John Neumeier, s'avère de surcroît taillé sur mesure pour ce lieu emblématique, qui a vu, en 1913, la création-au-parfum-de-scandale du Sacre du printemps. Quoique chère à son créateur et souvent donnée, l’œuvre n'a pas le goût de « déjà-vu » d'une Dame aux camélias, passablement sur-programmée ces dernières années : la dernière fois qu'on a donné ce Nijinsky à Paris, c'était en 2003, à l'Opéra, avec le ballet de Hambourg.

On connaît l'intérêt, la passion même, de John Neumeier pour Vaslav Nijinsky et pour les Ballets russes, qui ont d'ailleurs fait de lui un collectionneur renommé de par le monde. Il n'empêche, le principe de la biographie d'artiste ou de célébrité – le biopic pour parler la langue d'aujourd'hui – fait souvent craindre le pire en danse. L'avantage, si l'on peut dire, avec Nijinsky, est que sa vie, obscurcie par trente années d'enfermement dans la folie, tout comme sa danse, essentiellement connue au travers de témoignages – subjectifs – de spectateurs et d'une poignée de photographies en noir et blanc, autorisent à laisser place, jusqu'à un certain point, à la spéculation, celle là même qui fonde une légende ou un mythe. Dès lors, le personnage peut donner libre court à l'interprétation, au fantasme, au travail de reconstruction enfin, des créateurs.

Le ballet témoigne néanmoins, on s'en doute, d'une connaissance profonde, et sans doute détaillée, du personnage et de sa vie, notamment dans la première partie, plus « narrative » que la seconde. La scène inaugurale a pour décor, très chic, le grand salon de l'Hôtel Suvretta House, à Saint-Moritz, en Suisse. Devant une poignée de spectateurs du grand monde, soudain paniqués, Nijinsky interprète sa dernière danse – une danse étrange, entre mystique ésotérique et emphase expressionniste, celle du « Clown de Dieu », qui préfigure la folie. Ce tableau, mis en scène sur un prélude de Chopin, interprété par un pianiste présent en scène, rappelle au passage le prologue de La Dame aux camélias. La comparaison s'arrête toutefois au style de la mise en scène, qui donne au spectateur l'illusion de s'immiscer dans la vie des comédiens. A partir de là, Neumeier construit son ballet à la manière d'un long flash-back, comme une suite de souvenirs, décousus, du passé. Les lieux, les êtres, les rôles surtout, qui ont fait Nijinsky, défilent tour à tour, revisités à la manière d'un fantasme, émanant du chorégraphe et de son personnage. Ainsi voit-on apparaître, dans les décors stylisés inspirés de ceux de Bakst ou de Benois, l'Harlequin du Carnaval, le Poète des Sylphides, l'Esprit de la Rose du Spectre de la rose, l'Esclave Doré de Shéhérazade, le Faune de L'Après-midi d'un Faune..., autant de métamorphoses de Nijinsky, que le chorégraphe mêle à d'autres visions, comme celles des élèves de l'école du ballet impérial ou de figures familières ayant côtoyé le danseur à un titre ou à un autre : Karsavina, la ballerine, Bronislava, la sœur, Massine, le danseur er chorégraphe... Dans cette rêverie rétrospective, deux rencontres sont particulièrement mises en avant, formant comme le pivot du récit : celle avec Romola de Pulsky, l'épouse, et celle avec Serge Diaghilev, l'amant et mentor. On est, quoi qu'il en soit, bien loin de la simple érudition d'historien. Neumeier ne raconte pas à proprement parler une vie, il donne à voir des images, fragments de vie, qui forgent un Nijinsky "romanticisé", poète christique et martyr de l'art chorégraphique. Dans la deuxième partie, mise en scène sur la symphonie n° 11 de Chostakovitch, Neumeier quitte les rivages de l'histoire revisitée et tente une plongée en eau profonde, dans la psyché tourmentée de l'artiste, sur fond de Grande Guerre et d'asile psychiatrique.

Par-delà la rencontre avec une œuvre qu'on peut sans doute dire marquante, on déplorera le fait qu'elle n'est pas exempte de longueurs, plus particulièrement dans sa deuxième partie. En dépit d'un tableau de la guerre saisissant, fracassant même, qui convoque le souvenir de celui, sur le même thème, de la Troisième Symphonie de Mahler, et une apparition, bouleversante, de la figure tragique de Petrouchka, le propos du chorégraphe tend à s'alourdir et à s'éterniser quelque peu dans les duos - et dans ce final qui fait retour, avec une emphase un brin démonstrative, sur la scène d'ouverture. La masse de personnages mis en scène, que l'on n'identifie pas toujours, malgré la connaissance que l'on peut avoir du sujet, en fait cependant un ballet à creuser et "à revoir", éventuellement avec d'autres interprètes, aux antipodes de ces œuvres "efficaces", procurant un plaisir éphémère, dont se satisfait notre temps - œuvres aussitôt vues, aussitôt oubliées.

La découverte du Ballet national du Canada, peu connu de ce côté-ci de l'Atlantique, en-dehors de quelques noms, comme ceux d'Evan McKie ou Svetlana Lunkina, a en tout cas constitué une fort heureuse surprise. Sous l'impulsion de Karen Kain, le ballet de Neumeier est entré au répertoire de la compagnie en 2013 et la collaboration avec le chorégraphe devrait se poursuivre sous peu avec Anna Karénine, projet commun au Ballet de Hambourg et au Bolchoï. Il ne serait pas forcément très pertinent de comparer les danseurs canadiens, qui dansent tout au long de la saison un répertoire mixte, avec les artistes du Ballet de Hambourg, plus rugueux, qui vivent toute l'année dans l'intimité du travail du chorégraphe, mais l’œuvre est apparue fort bien défendue par l'ensemble des solistes et du corps de ballet, très percutant notamment dans le fameux tableau de la Guerre. Guillaume Côté pouvait sembler a priori un peu lisse et princier pour un rôle aussi lourd, mais le rôle s'accommode fort bien, in fine, de son côté "jeune homme", du reste en très belle forme physique et technique. Son engagement dans ce « rôle d'une vie », omniprésent sur scène, est total. Dans le rôle de Diaghilev, Evan McKie est une silhouette impressionnante, jouant pleinement la carte du démiurge, qui donne à Côté, plus compact et nerveux, une réplique pleine d'éloquence. Heather Ogden, dans le rôle de Romola, impose quant à elle son élégance racée, mais sa partition reste toutefois plus conventionnelle que celle des deux hommes. Notons aussi la qualité de l'orchestre Prométhée, dynamique, à l'unisson de la compagnie.

On ne pourra que regretter le remplissage modeste de la salle, de même que les tarifs prohibitifs pratiqués – ceci expliquant peut-être cela.


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sophia



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Messages: 18153

MessagePosté le: Mer Mar 21, 2018 8:43 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Saison danse 2018-2019 :

- Ballet de Lyon : Cendrillon de Maguy Marin (17-29 septembre 2018)
- Ballet de Kiev : Casse-noisette (23 décembre 2018-6 janvier 2019)
- L.A. Dance Project, avec une nouvelle création de Benjamin Millepied (fin janvier 2019)
- Ballets de Monte-Carlo : Daphnis et Chloé (8-10 février 2019)
- Boston Ballet : programme Forsythe / Kylian (avril 2019)
- Sankai Juku (29 avril-4 mai 2019)
- LAAC (9 mai 2019)


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tuano



Inscrit le: 27 Mar 2008
Messages: 607
Localisation: Paris

MessagePosté le: Mer Mar 21, 2018 8:56 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Que vaut le Ballet de Kiev ?


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sophia



Inscrit le: 03 Jan 2004
Messages: 18153

MessagePosté le: Mer Mar 21, 2018 9:05 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Je n'ai pas vu le détail du programme, mais je pense que le TCE a invité le ballet de l'Opéra de Kiev - dont l'appellation officielle est aujourd'hui ballet national d'Ukraine -, qui est une compagnie très respectable, dotée d'une école fameuse, où ont été formés quelques très grands danseurs.
A ne pas confondre avec le "faux" ballet de Kiev qui se produisait fut un temps dans les Zénith de France et de Navarre...


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Zoe18



Inscrit le: 10 Déc 2015
Messages: 98

MessagePosté le: Mer Mar 21, 2018 9:35 pm    Sujet du message: Répondre en citant

J’ai vu ce même ballet de Kiev dans le Lac des Cygnes avec Maria Alexandrova en Odette/Odile. Les solistes et le corps de ballet étaient tout à fait convaincants.


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sophia



Inscrit le: 03 Jan 2004
Messages: 18153

MessagePosté le: Jeu Mar 22, 2018 10:19 am    Sujet du message: Répondre en citant

La nouvelle saison est à présent en ligne : https://2019.theatrechampselysees.fr/


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sophia



Inscrit le: 03 Jan 2004
Messages: 18153

MessagePosté le: Jeu Mar 22, 2018 3:38 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Casse-noisette avec musique enregistrée! Rolling Eyes


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