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Etés de la Danse 2011 : Miami City Ballet / M. Barychnikov
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haydn
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MessagePosté le: Ven Juil 08, 2011 11:12 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Je viens de rectifier ce défi au temps, paco. Plus c'est gros, moins ça se voit... Rolling Eyes



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sophia



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MessagePosté le: Ven Juil 08, 2011 11:40 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Assez d'accord avec Paco, j'ai vu les deux premiers programmes, et c'est vrai, il n'y a pas vraiment de "big stars" dans la compagnie (mais attention, on a aussi été récemment gavés de Russes avec des personnalités "hénaurmes" sur scène...), même si Jeanette Delgado, avec sa joie de danser et son sourire ultra-bright, est une virtuose comme on n'en fait plus, qui avale littéralement la scène de ses pointes en acier.
Pour autant, je ne crois pas du tout, comme l'écrit Ariane Bavelier aujourd'hui dans Le Figaro qu'il eût "fallu inviter des étoiles de grandes compagnies pour convaincre tout à fait l'exigeant public parisien." Cette compagnie a quelque chose de très rare, un style, et une façon unique de danser "collectif". Les lignes des danseurs ne sont certes pas celles des Russes ou des Parisiens, mais une véritable unité s'en dégage (tailles moyennes, physiques plutôt compacts, musicalité impressionnante), cela m'a notamment frappée hier dans ce bijou qu'est Square Dance (oui, je le redis, mais ce ballet est à ne pas manquer). Après, dans les ballets à gros effectifs, style Ballet impérial ou Symphonie en trois mouvements, c'est un peu plus tangent, il manque peut-être le souffle d'une grande compagnie, mais à mon sens, ça ne tient pas qu'à la présence d'une étoile venue d'ailleurs, qui ne serait là que pour briller seule.




Dernière édition par sophia le Ven Juil 08, 2011 11:41 pm; édité 1 fois
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Buddy



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MessagePosté le: Ven Juil 08, 2011 11:41 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Je vous en prie, Jonquille. Merci beaucoup, paco, pour votre revue et sophia pour ce que vous avez ecrit en haut. Paco, je n'ai pas eu la chance vous dire que j'ai aimé beaucoup les choses que vous avez écrit des "Etoiles pour le Japon" à Paris.

Un peu de divertissement entre les choses plus sérieuses. On apprend parler en français. Jann Trividic (Principal Dancer (Etoile), Miami City Ballet), le professeur, vient de la France.

http://www.youtube.com/watch?v=JC-wsU5mlwI




Dernière édition par Buddy le Sam Juil 09, 2011 12:12 am; édité 1 fois
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paco



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MessagePosté le: Ven Juil 08, 2011 11:58 pm    Sujet du message: Répondre en citant

tout à fait d'accord sur le fait qu'il ne faut pas inviter de stars extérieures pour cette série, car d'une part les solistes sont excellents, impeccables, et d'autre part comme le dit Sophia il y a un esprit très spécifique qui se dégage de cette compagnie, une sorte d'esprit de troupe, d'osmose entre les danseurs, qui pourrait être en décalage avec la présence d'une guest star mise en avant. Sans compter le style très homogène d'un danseur à un autre.

Une remarque anecdotique qui m'a interpellé : la plupart des solistes masculins (notamment Trividic et Cerdeiro) ont des jambes d'une finesse extrême, comme des pattes d'oiseaux. En dehors de Federico Bonelli au Royal Ballet je n'avais pas vu cela ailleurs. Comment ces jambes si fragiles d'apparence réussissent-elles sans dommage à supporter le poids du corps quand il retombe après un saut ?


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sophia



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MessagePosté le: Sam Juil 09, 2011 12:08 am    Sujet du message: Répondre en citant

Je n'ai pas encore vu Trividic (le Français de la troupe!), mais Renan Cerdeiro, qui semble très mis en avant, a un physique vraiment à part. Je viens de vérifier, il avait 15 ans et 8 mois lorsqu'il avait été finaliste à Lausanne en 2008. Faites le calcul... Je crois qu'il s'est un peu étoffé depuis, mais il a surtout mûri de façon incroyable... et le partenariat est irréprochable.


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haydn
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MessagePosté le: Sam Juil 09, 2011 7:54 am    Sujet du message: Répondre en citant

Nicole Duault, tout sucre tout miel quand il s'agit de l'Opéra de Paris (on se rappellera l'inénarrable Rain : pluie de bonheur sur l’Opéra de Paris ), se lâche en revanche sans complexe sur le Miami City Ballet :

Citation:
Une vraie pagaille, les interprètes dansant sans aucun ensemble, de même que dans le Ballet impérial, toujours de Balanchine, créé sur le deuxième concerto pour piano de Tchaïkovski. Pendant tout le spectacle on rêve au mythe balanchinien de la danseuse : petite tête, silhouette de liane, fluidité des mouvements et pensée perdue dans l’univers des songes. L’irréel est l’atmosphère de la danse classique, moderne et post-moderne. Les beaux jeunes gens du Ballet Miami auraient davantage de chance d’accomplir leur destin sur des planches de surf!



On imagine la tête de Brigitte Lefèvre si un critique de la place de Paris se permettait de suggérer aux danseurs de notre compagnie nationale d'aller "accomplir leur destin" en sirotant un Ricard à la buvette du camping municipal de Palavas-les-flots...

Les Etés de la danse : Miami et ses beach boys, par Nicole Duault (Le Journal du Dimanche)





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sophia



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MessagePosté le: Sam Juil 09, 2011 11:25 am    Sujet du message: Répondre en citant

Les ensembles n'étaient pas irréprochables, c'est certain, mais je la trouve surtout très injuste et d'un parisianisme plus qu'exacerbé sur Afternoon of a Faun. D'ailleurs, je comprends mal la référence à la version de Nijinsky (que, non, personne ici-bas n'a vue, je pense) alors qu'il s'agit de la chorégraphie, complètement différente, de Jerome Robbins. Bref, ce ballet n'est aucunement spectaculaire, mais question interprétation (et oui, ses interprètes, appréciés ou non, méritent tout à fait qu'on les nomme : Carlos Guerra et Jennifer Kronenberg), j'ai presque trouvé que c'était le sommet de la soirée.


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Buddy



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MessagePosté le: Sam Juil 09, 2011 11:41 am    Sujet du message: Répondre en citant

Merci pour ça, sophia.


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JMJ



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MessagePosté le: Sam Juil 09, 2011 12:27 pm    Sujet du message: Répondre en citant

sophia a écrit:
Cette compagnie a quelque chose de très rare, un style, et une façon unique de danser "collectif". Les lignes des danseurs ne sont certes pas celles des Russes ou des Parisiens, mais une véritable unité s'en dégage (tailles moyennes, physiques plutôt compacts, musicalité impressionnante), cela m'a notamment frappée hier dans ce bijou qu'est Square Dance (oui, je le redis, mais ce ballet est à ne pas manquer). Après, dans les ballets à gros effectifs, style Ballet impérial ou Symphonie en trois mouvements, c'est un peu plus tangent, il manque peut-être le souffle d'une grande compagnie, mais à mon sens, ça ne tient pas qu'à la présence d'une étoile venue d'ailleurs, qui ne serait là que pour briller seule.

Sophia, s'agit-il de la version originale de 1957 de Square Dance (où l'orchestre est sur scène)? Ou bien de la version de 1976 (où l'orchestre est dans la fosse)?
Personnellement j'avais trouvé que la version de 76, hormis le sublime solo masculin additionnel, manquait de densité et la référence au quadrille traditionnel américain devenait trop abstraite.
...Mais je reverrais bien ce ballet avec plaisir.

Et je regrette de ne pouvoir être à Paris pour voir cette troupe.

Et je suis heureux de vous voir convenir qu'on peut faire autre chose avec Balanchine que ne font les Russes ou les Parisiens...


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sophia



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MessagePosté le: Sam Juil 09, 2011 1:09 pm    Sujet du message: Répondre en citant

JMJ a écrit:
Sophia, s'agit-il de la version originale de 1957 de Square Dance (où l'orchestre est sur scène)? Ou bien de la version de 1976 (où l'orchestre est dans la fosse)?


C'est la version de 1976, avec orchestre dans la fosse, et sans aboyeur (mais un couple de solistes). Il est certain que la référence au quadrille et aux danses anciennes n'est plus très apparente, en-dehors de quelques éléments dans la gestuelle et les déplacements du corps de ballet. Donne-t-on encore quelque part (à Toulouse?) la version originelle? Les costumes étaient-ils les mêmes dans la première version?


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paco



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MessagePosté le: Sam Juil 09, 2011 2:34 pm    Sujet du message: Répondre en citant

JMJ a écrit:
Personnellement j'avais trouvé que la version de 76, hormis le sublime solo masculin additionnel, manquait de densité et la référence au quadrille traditionnel américain devenait trop abstraite.


Ignorant pour ma part qu'il y avait deux versions, j'ai spontanément adhéré à celle présentée ici (donc celle de 1976) : on dirait une éclosion de libellules frétillant à l'arrivée du printemps, c'est frais, vif, joyeux, et le solo masculin apparait comme un contraste saisissant par sa mélancolie opposée au gazouillis général (excellent Renan Cerdeiro, qui réussit par la simple expression sombre du visage à imposer un silence de plomb avant même la première note de son solo)

Accessoirement, l'Orchestre Prométhée se débrouille très bien tout au long de la soirée


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Buddy



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MessagePosté le: Sam Juil 09, 2011 2:52 pm    Sujet du message: Répondre en citant

On peut voir une version originale avec l'aboyeur dans le dvd, "George Balanchine - Master of the Dance" (Public Broadcasting Corporation - Etats Unis).


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sophia



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MessagePosté le: Sam Juil 09, 2011 4:00 pm    Sujet du message: Répondre en citant

J'en déduis que Paco n'a pas acheté le programme Wink, certes succinct, mais qui donne l'essentiel sur chaque ballet en n'oubliant pas de dire deux mots du découpage musical, ce qu'on cherche souvent en vain dans les programmes de l'Opéra de Paris. En sus, quelques citations éclairantes de George B.

Sinon, voilà un compte-rendu un peu plus étoffé de la soirée du 7 :

Square Dance / La Valse / In The Upper Room
7 juillet 2011


Les programmes du Miami City Ballet se suivent et ne se ressemblent pas – du moins pour l'instant... Pour cette seconde représentation, découverte - ou redécouverte - de Square Dance et de La Valse, deux ballets de Balanchine qu'on a finalement peu l'occasion de voir à Paris, et du hit international de Twyla Tharp, In the Upper Room, jadis donné en ce même lieu par l'ABT. Une soirée qui laisse davantage admirer l'ensemble de la troupe, sa jeunesse et sa générosité collectives, que des solistes en particulier.

Square Dance appartient à la période « bleu ciel » (si l'on peut dire) de Balanchine. Dans ce ballet, seuls les deux solistes principaux, meneurs d'une danse dans laquelle les accompagnent six couples secondaires, se détachent, vêtus de blanc. Les filles portent tunique et jupette, les garçons collant et tee-shirt, tous strictement assortis. Square Dance est une nouvelle plongée du chorégraphe, au son de Vivaldi et de Corelli, dans les plaisirs – inépuisables - de l'académisme. Le ballet trouve en fait son inspiration structurelle dans les danses populaires anciennes, et notamment dans le fameux quadrille (traduction française de « square dance »), dont le principe est de mettre face à face des couples formant un carré. La source est évidemment détournée de manière ludique, car Square Dance n'a rien d'un ballet ethnographique, mais tout d'un ballet de Balanchine, réglé sur le mode de l'abstraction joyeuse. On retrouve certes, ça et là dans la chorégraphie, comme un air folklorique ou d'autrefois - les motifs géométriques que dessinent les évolutions du corps de ballet, les petits saluts que s'adressent les partenaires, les mouvements resserrés dans l'espace... -, mais la technique qu'il sollicite, défi au souffle et à la précision musicale, ressemble plutôt à un exposé du style du chorégraphe : bas de jambe extrêmement véloce qui tricote des pas en permanence, petits sauts, petite batterie, positions très croisées et épaulées... Les danseurs du Miami City Ballet se montrent vraiment là à leur meilleur et effacent les petites réserves qu'on pouvait émettre à leur sujet dans les ballets à plus gros effectifs comme Symphonie en trois mouvements ou Ballet impérial, aux lignes parfois défaillantes. Tout est impeccablement réglé, incroyablement musical, sans la moindre bavure, indépendamment même de la présence lumineuse de Jeanette Delgado, infatigable virtuose, bien accompagnée dans l'exercice par Renan Cerdeiro - tout juste 19 ans – complètement transformé depuis qu'on l'avait découvert à Lausanne en 2008. Un peu vert dans l'incarnation, son solo (on dit toujours, Balanchine, c'est la femme, preuve en est là que tel n'est pas toujours le cas), en l'occurrence un adage, apporte un contrepoint mélancolique à la tonalité guillerette de l'ensemble. On décèle en tout cas dans ce ballet toute la cohérence stylistique et musicale de la troupe - des danseurs aux physiques « moyens » et à la technique d'acier, qui savent danser « collectif » - dans une chorégraphie où la beauté des ensembles l'emporte finalement sur la personnalité des solistes.

La Valse offre une tout autre ambiance visuelle, chorégraphique et musicale. Ici, c'est plutôt le glamour hollywoodien, veine régulière d'inspiration du chorégraphe, qui est mis à l'honneur. Les hommes sont en frac noir, les femmes, couvertes de bijoux, portent de longs gants blancs et d'amples jupons de tulle rose et gris, qui créent un effet fabuleux quand elles dansent. Ces créatures de rêve évoluent dans un écrin à leur image : lustres dégoulinants, rideaux de velours... L'intérêt du ballet, chorégraphié sur deux partitions distinctes de Ravel, (les Valses nobles et sentimentales, suivies de La Valse proprement dite), c'est qu'il utilise ce kitsch de cinéma pour en faire le décor d'une variation, somme toute assez noire, sur le thème romantique de la valse fantastique. La première partie, plus impressionniste que véritablement narrative, voit évoluer un étrange trio de danseuses et une succession de couples, flirtant et s'enivrant dans les plaisirs de la valse. Un semblant d'intrigue se fait jour dans le second volet lorsqu'un homme en noir (non, nous ne sommes pas chez Patrice Bart!) fait irruption dans la salle de bal, tend un miroir à une femme vêtue de blanc avant de l'entraîner dans le tourbillon d'une danse macabre. On avait découvert ce ballet au Châtelet il y a quelques années dansé par le Mariinsky (avec Lopatkina en femme en blanc), dans la cadre d'un programme Balanchine. Souvenir lointain qui laisse apprécier pleinement l'interprétation qu'en donne le Miami City Ballet. La Valse est joliment et finement dansé, bien que le lyrisme des bras ne soit guère au rendez-vous, et les évolutions des danseurs, apparaissant puis disparaissant dans le tumulte d'un bal imaginaire, parfaitement synchronisées. Les nombreux solistes de la première partie peinent pourtant à se distinguer véritablement les uns des autres, si l'on en excepte Jennifer Kronenberg, romantique héroïne qui séduit une nouvelle fois par son élégance, et la figure de la Mort, interprétée de manière très convaincante par Isanusi Garcia-Rodriguez, danseur fin et longiligne, à la silhouette très plastique.

Peut-on encore parler de In The Upper Room sans tomber dans les borborygmes et les onomatopées? La salle finit debout, les danseurs, hilares et exsangues (mais ça ne se voit pas), ovationnés comme des rock-stars... Bref, tout est fait pour sidérer le spectateur. Et à vrai dire, ce qui importe ici, ce n'est pas tant la chorégraphie, d'une répétitivité assez confondante dans sa manière d'égrener tous les poncifs du jazz, que la performance que les danseurs offrent durant quarante minutes, au rythme de la musique rebattue, mais diablement efficace, de Phil Glass. In The Upper Room est un véritable marathon de danse, un crescendo hypnotique jusqu'à l'explosion finale, qui s'amuse en filigrane d'un certain culte effréné du corps sain et sportif. La scène, résolument vide, est plongée dans l'obscurité. Dans un simple habillage de fumigènes, façon clip-vidéo ou boîte de nuit, les danseurs évoluent dans des tenues de sport, qui conjuguent l'esthétique rouge flashy des années 80 à – peut-être? - quelques souvenirs hallucinés des Dalton, pour les pyjamas rayés dont ils se débarrassent progressivement - comme un acte de libération. L'interprétation est ultra-dynamique, menée tambour battant par Jeanette Delgado et quelques autres solistes, mais en même temps, on n'a jamais cette impression en les voyant d'une dépense excessive, d'une danse exécutée en force – ou qui tue. Tout cela est rendu plus cool et détendu que véritablement ironique et nerveux - plus Miami Beach au fond que New York City.


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JMJ



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MessagePosté le: Sam Juil 09, 2011 4:56 pm    Sujet du message: Répondre en citant

sophia a écrit:
Donne-t-on encore quelque part (à Toulouse?) la version originelle? Les costumes étaient-ils les mêmes dans la première version?


C'est bien la version de 76 que remonte Nanette Glushak à Toulouse.
En revanche, pour Apollon, elle préfère la version avec prologue (la naissance du dieu), qui possède entre autres l'avantage de présenter une apothéose sur le praticable plus spectaculaire.


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sophia



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MessagePosté le: Sam Juil 09, 2011 11:05 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Représentation impromptue ce soir pour moi au Châtelet, avec un programme sensiblement identique à celui du 7, évoqué plus haut, la seule nouveauté étant Les Quatre Tempéraments.

Square Dance, en tant que ballet, reste un immense plaisir pour moi, même s'il m'a semblé un peu plus fatigué qu'il y a deux jours (on va dire qu'il y avait une matinée dans les pattes).

In The Upper Room, toujours le même délire dans la salle, exacerbé par une ambiance de samedi soir, plusieurs rappels et une ovation bruyante pour des danseurs ravis et qui n'ont tout simplement pas l'air d'en revenir.

Four Temperaments n'est pas mon Balanchine préféré, mais c'est une oeuvre, comme on dit, importante. Courez-y en tout cas pour voir le style Balanchine partagé par toute une troupe, avec des déhanchés à l'unisson et qui en ont l'air, pour voir et peut-être pour découvrir aussi, car on ne peut pas dire que ce nous avait offert l'Opéra de Paris à l'occasion de la dernière reprise ait été un modèle de ce point de vue. En gros - comparaison n'étant pas raison -, c'est un peu comme voir Le Lac des cygnes dansé par le Mariinsky, il y a une intimité, une évidence, un naturel... qui font qu'on ne peut plus revenir en arrière ensuite... Et puisque Four Temperaments est aussi un ballet de solistes et que le MCB n'est pas a priori une compagnie de stars, lâchons un nom, celui de Kleber Rebello (l'homme de Tarantella), extraordinaire Mélancolique, tant du point de vue de la maîtrise du style que de l'incarnation (> stagiaire en 2010, soliste en 2011, dit le programme).


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