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XVIII FESTIVAL INTERNATIONAL DE BALLET "MARIINSKI"
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ElenaK



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MessagePosté le: Ven Mar 22, 2019 3:35 am    Sujet du message: XVIII FESTIVAL INTERNATIONAL DE BALLET "MARIINSKI" Répondre en citant

XVIII FESTIVAL INTERNATIONAL DE BALLET "MARIINSKI"


21 mars - Soirée de chorégraphie américaine

Serenade

Maria Kowrosky (New York City Ballet), Evgueni Ivantchenko, Anastassia Nouïkina (début), Ekaterina Tchebykina (début), Alexandre Romantchikov (début)

In the Night

Maria Chirinkina et Vladimir Chkliarov
Alina Somova et Konstantine Zverev
Viktoria Terechkina et Danila Korsountsev

Push Comes to Shove
(première au Théâtre Mariinski)

Kim Kimin, Nadejda Batoeva, Tatiana Tkatchenko, Konstantine Zverev, Maria Chirinkina


22 mars - Soirée de chorégraphie américaine

Serenade

Alina Somova, Alexandre Sergueev, Ekaterina Ivannikova, Maria Iluchkina, Alexandre Beloborodov

In the Night

Nadejda Batoeva et Xander Parish
Maria Kowrosky (New York City Ballet) et Evgueni Ivantchenko
Ekaterina Kondaourova et Andrei Ermakov

Push Comes to Shove

Philipp Stepine, Elena Evseeva, Maria Boulanova, Victor Caixeta, Kristina Chapran


23 mars - La Légende d’amour

Chirine - Ekaterina Osmolkina
Ferkhad - Andrei Ermakov
Mekhmené Banou - Ekaterina Kondaourova
le Vizir - Alexandre Romantchikov
Amis de Ferkhad - Evgueni Konovalov, Ramanbek Beïchenaliev, Iaroslav Baïbordine, Vassili Tkatchenko
Danse de l’or - Anastassia Assaben
Bouffon - David Zaleev


24 mars - Giselle

Giselle - Polina Semionova
le Comte Albert - Kim Kimin
Hans - Youri Smekalov
Myrtha - Maria Boulanova
le Duo classique - Valeria Martynuk et Alexeï Timofeev


26 mars - Atelier créatif de jeunes chorégraphes


27 mars - Joyaux

Emeraudes

Daria Ionova
Maxim Zuzine
Maria Iliuhhkina
Roman Beliakov
Laura Fernandes
Valeria Martynuk
David Zaleev

Rubis

Nadejda Batoeva
Philipp Stepine
Ekaterina Tchebykina

Diamants

Maria Khoreva
Timour Askerov


28 mars - Don Quichotte

Kitri - Natalia Ossipova
Basil - Vladimir Chkliarov
Gamache - Dmitri Pykhatchov
Espada - Alexandre Sergueev
la Danseuse de rue - Kristina Chapran
Mercedes - Alina Krassovskaïa
Fleuristes - Vlada Borodoulina, Chamala Gousseinova
la Reine des dryades - Anastassia Nouïkina
Amour - Tamara Guimadieva
Variation - Valeria Martynuk


29 mars - La Belle au bois dormant

la Princesse Aurore - Lauren Cuthbertson (Royal Ballet)
le Prince Désiré - Xander Parish
le Fée des Lilas - Ekaterina Kondaourova
la Fée-Diamant - Chamala Gousseinova
Carabosse - Islom Baïmouradov
la Princesse Florine - May Nagahisa
l’Oiseau bleu - Alexeï Timofeev


30 mars - Le Lac des cygnes

Odette-Odile - Viktoria Terechkina
le Prince Siegfried - Daniel Camargo (Dutch National Ballet)
Rothbart - Andreï Ermakov
les Amis de Siegfried - Maria Chirinkina, Elena Evseeva, Evgueni Konovalov
Bouffon - Iaroslav Baïbordine


31 mars - Gala de clôture

Carmen suite

Carmen - Ekaterina Kondaourova
José - Andrei Ermakov
Toréro - Konstantine Zverev
Corregidor - Alexandre Romantchikov
le Sort - Ekaterina Tchebykina

Divertissement

Hannah O’Neill (Opéra de Paris)
Hugo Marchand (Opéra de Paris)
Ekaterina Kondaourova
Viktoria Terechkina
Oksana Skorik
Alina Somova
Ekaterina Osmolkina
Kristina Chapran
Timour Askerov
Kim Kimin
Alexandre Sergueev
Philipp Stepine
Roman Beliakov
Maxim Zuzine
Andreï Arseniev
Iaroslav Baïbordine

Marguerite et Armand

Lauren Cuthbertson et Xander Parish

———————————————————

Malheureusement, Maria Alexandrova s’est blessée et ne pourra pas danser dans La Légende d’amour. Elle sera remplacée par Ekaterina Kondaourova. Vladislav Lantratov sera également remplacé par Andrei Ermakov (après un petit moment d’hésitation pendant lequel on a pensé qu’il pourrait se produire aux côtés de Ekaterina Tchebykina).


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ElenaK



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MessagePosté le: Ven Mar 22, 2019 4:01 am    Sujet du message: Répondre en citant

Atelier créatif de jeunes chorégraphes


CONCERTO BIANCO de Dmitri Pimonov
musique - Georgs Pelēcis
scénographie - Tatiana Parfenova
lumières - Konstantine Binkine

Alina Somova, Maria Khoreva, Ekaterina Osmolkina, Elena Evseeva, Andreï Ermakov, Victor Caixeta, Maxim Zuzine, Evgueni Konovalov


INTEMPESTIVEMENT d’Alexandre Sergueev
musique - Heitor Villa-Lobos
costumes - Daria Pavlenko
lumières - Konstantine Binkine

Kristina Chapran, Anastassia Nouikina, Maria Chirinkina, Konstantine Zverev, Xander Parish, Alexeï Timofeev


BRUIT DES PENSÉES de Vladimir Chkliarov et Alexandre Tchelidze
musique - Bhima Younoussov
lumière - Konstantine Binkine

Vladimir Chkliarov


CONCERTO POUR CONTREBASSE de Youri Smekalov
musique - Giovanni Bottesini
costumes - Nina Shterenberg
lumières - Konstantine Binkine

Viktoria Terechkina, May Nagahisa, Timour Askerov


I’M NOT SCARED d’Ilia Jivoï
(créé le 5 août 2018 en Suisse au théâtre Juliet Tower dans le cadre d’Origen Festival Cultural)
musique - Ezio Bosso
costumes - Sofia Vartanian
lumières - Konstantine Binkine

Ekaterina Tchebykina, Anastassia Assaben, Svetlana Tytchina, Xander Parish, Roman Beliakov, Vassili Tkatchenko et danseurs du Théâtre Mariinski


PORTE ROUGE de Melanie Hamrick
musique - The Rolling Stones en rédaction de Mick Jagger
costumes - Jane Hayward
lumières - Patrick Woodroffe
assistante du chorégraphe - Joanna Defelice

Joaquin de Luz, Daniel Ulbricht (NYCB), Erica Pereira (NYCB), Igor Kolb, Tatiana Tkatchenko, Roman Malychev


KEEP de Maxim Petrov
musique - Niks Frahm
costumes - Alexandre Karamychev et Marina Karamycheva
lumières - Konstantine Binkine

Vassili Tkatchenko


L’orchestre symphonique du théâtre Mariinski sous la direction d’Alexeï Repnikov


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ElenaK



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MessagePosté le: Ven Mar 22, 2019 4:16 am    Sujet du message: Répondre en citant

Le XVIII festival a bien commencé par la soirée "américaine" avec trois débutants dans Serendade et Kim Kimin, une belle révélation, dans Push Comes to Shove.

Et déjà le premier reportage télé :
https://topspb.tv/news/2019/03/21/v-peterburge-startoval-xviii-mezhdunarodnyj-festival-baleta-mariinskij/


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ElenaK



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MessagePosté le: Ven Mar 22, 2019 10:09 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Encore deux reportages télé de l’ouverture du festival :

http://www.rtr.spb.ru/vesti_spb/news_detail_v.asp?id=33054

https://tvkultura.ru/article/show/article_id/342828/


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ElenaK



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MessagePosté le: Sam Mar 23, 2019 11:49 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Un autre reportage consacré à l’ouverture du festival :
https://topspb.tv/programs/stories/473552/


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ElenaK



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MessagePosté le: Lun Mar 25, 2019 3:35 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Elena Evseeva remplacera Natalia Ossipova dans Don Quichotte le 28 mars.
Comme l’a expliqué Natalia Ossipova aux lecteurs de balletfriends.ru, à cause de la situation difficile liée aux blessures au sein de la compagnie britannique, la direction du ROH a rappelé son autorisation par crainte que la ballerine ne pourrait pas éventuellement remplacer quelqu’un de blessé. Shocked

Que dire ? En vérité, seul le Mariinski semble avoir des possibilités sans limites.


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haydn
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MessagePosté le: Lun Mar 25, 2019 3:52 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Les étoiles internationales assurent des remplacements, maintenant? L'explication semble un peu légère tout de même...



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paco



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MessagePosté le: Lun Mar 25, 2019 4:01 pm    Sujet du message: Répondre en citant

haydn a écrit:
Les étoiles internationales assurent des remplacements, maintenant? L'explication semble un peu légère tout de même...

Au strict niveau du RB, Natalia Osipova n'est pas qu'une "étoile internationale", mais une Principal tout ce qui a de plus titulaire, de même rang que Cuthbertson ou Nunez, et à ce titre elle est censée donner la priorité à la compagnie.
Son DQ à SP s'intercalait entre deux représentations de DQ au RB, j'étais d'ailleurs étonné que Kevin O'Hare la laisse faire cet aller-retour entre deux levers de rideau, pour danser avec deux partenaires différents entre Londres et SP. La version officielle est qu'il faut qu'elle reste à Londres au cas où une collègue se blesserait, mais je me demande si KOH ne se disait pas plutôt qu'avec cet aller-retour éclair, c'est surtout Natalia qui risquait de se blesser... Or elle a encore pas mal de rôles à assurer d'ici la fin de la saison...


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ElenaK



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MessagePosté le: Lun Mar 25, 2019 6:53 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Le laboratoire créatif de jeunes chorégraphes sera retransmis en direct.
Rendez-vous à 17h30 (heure de Paris) sur mariinsky.tv.


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haydn
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Messages: 24090

MessagePosté le: Lun Mar 25, 2019 7:37 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Merci ElenaK, si je ne me trompe pas ce sera demain soir (26 mars), même s'il semble y avoir un problème de date sur la version anglaise du site du Mariinsky.



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ElenaK



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MessagePosté le: Lun Mar 25, 2019 7:46 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Oui, pardon, j’ai omis de mettre la date. C’est bien demain, mardi le 26 mars.


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ElenaK



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MessagePosté le: Mar Mar 26, 2019 1:30 am    Sujet du message: Répondre en citant

Igone de Jongh, étoile de Dutch National Ballet, a rejoint la liste des participants du divertissement du gala de clôture du festival.


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ElenaK



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MessagePosté le: Mer Mar 27, 2019 11:38 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Quelques remplacements chez les participants de la seconde partie du gala de clôture : à la place d’Oksana Skorik, Timour Askerov et Andrei Arseniev, sont apparus respectivement Maria Khoreva, Andrei Ermakov et Xander Parish. Jacopo Tissi du Théâtre Bolchoï a également rejoint la liste des participants.


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Buddy



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Messages: 334
Localisation: Etats Unis et La Suisse

MessagePosté le: Jeu Mar 28, 2019 10:47 am    Sujet du message: Répondre en citant

Le pas de deux de la jeune Maria Khoreva dans "Diamonds" de George Balanchine, hier soir, était l'un des plus beaux de tous les plus beaux pas de deux que j'ai vu dans ma vie entière.


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ElenaK



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MessagePosté le: Ven Mar 29, 2019 12:38 am    Sujet du message: Répondre en citant

Jusqu’ici, malgré tous les remplacements de la dernière minutes et les mini scandales qui les accompagnent, c’est un sans faute pour ce festival "Mariinski". Ceci étant dit, j’ai boudé Joyaux hier soir en signe de protestation contre la situation dans laquelle cette représentation a été intégrée au programme du festival (le Mariinski va s’en remettre, je crois Very Happy ). Mais Buddy l’a apparemment bien appréciée et c’est tant mieux. Je commence par ce qui m’a le plus impressionnée pour le moment.

GISELLE
24 mars 2019

la scène historique du Théâtre Mariinski

Giselle - Polina Semionova
le Comte Albert - Kim Kimin
Berthe, la mère de Giselle - Valeria Karpina
Bathilde, la fiancée du comte - Ksenia Doubrovina
Hans, un garde-chasse - Iouri Smekalov
L’Ecuyer - Aleksei Nedviga
Le Duc - Vladimir Ponomarev
Myrtha, la reine de wilis - Maria Boulanova
Wilis :
Monna - Iana Selina
Zulma - Ksenia Ostreikovskaïa
le Duo classique - Valeria Martynuk et Aleksei Timofeev


Chaque printemps, le festival de ballet "Mariinski" offre une possibilité de voir des danseurs vedettes venus d’ailleurs se produire dans les spectacles du répertoire classique de la légendaire compagnie pétersbourgeoise. Ces invitations suscitent traditionnellement un grand intérêt de la part des amateurs de la danse classique, même si le résultat n’est pas garanti d’avance.

Cette année, pour interpréter le rôle-titre dans Giselle aux côtés de Kim Kimin, le Théâtre Mariinski avait invité Olga Smirnova, la jeune étoile du Théâtre Bolchoï de Russie. Mais ce dernier ayant sollicité la ballerine pour le ballet The Winter’s Tale de Christopher Wheeldon, dont l’entrée au répertoire du Bolchoï doit se faire en début avril, le Mariinski a finalement fait appel à Polina Semionova, étoile internationale déjà bien connue au public pétersbourgeois. Un choix de remplacement plus que digne.

Polina Semionova a déjà eu l’occasion de danser ce spectacle à Saint-Pétersbourg : au Mariinski en 2008 avec Vladimir Chkliarov et, puis, au Théâtre Mikhaïlovski. En 2012, ce dernier a ouvert sa saison par Giselle avec Polina Semionova et Marcelo Gomes. Le partenariat de ces danseurs, tous les deux étoles d’ABT à cette époque-là, a apporté comme un souffle de fraîcheur dans ce ballet romantique ancien que l’on croyait archi connu, et le délicieux arrière-goût de ce merveilleux spectacle ne s’est toujours pas effacé de la mémoire des balletomanes. Nombreux sont ceux qui rêveraient encore de revoir ce duo pour revivre la magie qu’il a su créée il y a déjà presque sept ans. Depuis, Polina Semionova, étant étoile invitée permanente du Mikhaïlovski, s’y est produite plusieurs fois, toujours avec succès, y compris dans Giselle, mais on n’a plus jamais revu de duos aussi harmonieux avec une telle alchimie entre les partenaires comme c’était en septembre 2012.

Soit dit en passant, on a également revu Marcelo Gomes, danser Giselle à Saint-Pétersbourg. C’était la saison dernière sur la scène historique du Théâtre Mariinski. Aux côtés de Ekaterina Osmolkina, une des merveilleuses Giselle de la compagnie, il a littéralement "plaidé coupable" des harcèlements sexuels devant quelques 1600 spectateurs. Son comte Albert, mettant de côté les bonnes manières d’aristocrate et rejetant toutes les conventions, obsédait la pauvre Giselle par tous les moyens, même ceux que la scène historique du Mariinski n’a jamais dû connaître auparavant. Ça donnait un drôle de contraste avec sa partenaire, une des meilleures ballerines romantiques pétersbourgeoises, qui peint ses personnages à l’aquarelle. Dieu sait comment, face à ces attaques à brûle-pourpoint, cette Giselle a pu tenir jusqu’à la fin du premier acte.

L’annonce de la distribution définitive pour Giselle de cette XVIII édition du festival a laissé de la place à quelques doutes. Allait on revoir quelque chose du même genre mais à l’envers ? Certes, Giselle est un des meilleurs, sinon le meilleur rôle de Polina Semionova, mais comment fonctionnerait le duo avec Kim Kimin, un danseur, dont les personnages se distinguent par le romantisme du plus haut degrés, alors que Giselle de Polina Semionova est une fille un peu terrienne qui veut croquer la vie à pleines dents en dépit de sa maladie qu’elle préfère ignorer ? Pouvait-on espérer voir un spectacle d’exception ou fallait-il s’attendre juste à satisfaire sa curiosité avec un spectacle qui tomberait rapidement dans les oubliettes comme tant d’autres ? Mais comme ça arrive souvent dans la vie, les extrêmes se rejoignent pour se compléter et les grands artistes savent surprendre. Et ces deux-là jouent dans la cours des grands. Tous les doutes se sont dissipés ce 24 mars. Ce soir-là, les spectateurs du Mariinski ont vu un spectacle magique avec une histoire claire et originale.

Polina Semionova, avec sa technique au superlatif et son jeu dramatique qui nous gagne par son naturel, a tout de suite (re)conquis les cœurs des spectateurs. Dès son entrée sur scène, qu’elle survole avec la légèreté d’un papillon, les bavards dans la salle se sont tus enfin. Son interprétation du rôle est riche en nuances inhabituelles qui donnent un léger goût d’ailleurs. Danser c’est ce que cette Giselle aime le plus au monde. C’est grâce à la danse que cette fille, initialement confuse face à un inconnu, oublie sa timidité (pour montrer la confusion de son personnage, mlle Semionova a trouvé ce charmant geste quand elle baisse la tête en cherchant à la rentrer entre les épaules) et se lance sans réserve dans l’histoire. Au début, le comte Albert de Kim Kimin montre son intérêt pour Giselle avec insistance, mais lorsque la jeune fille l’invite à danser, les rôles semblent s’inverser. Ce n’est plus lui qui est le séducteur actif, mais c’est déjà Giselle elle-même qui l’entraîne dans l’histoire. Et tous les deux s’adonnent à leur premier amour, en oubliant tout le reste. Dans l’enchantement de la jeunesse et l’enivrement de l’amour, se mêlaient l’innocence et la sensualité. Giselle fondait dans les bras de son amoureux lorsqu’il l’embrassait. Ici, le comte Albert n’est pas un trivial séducteur, mais un romantique qui fuit la réalité. Son sentiment pour Giselle est sincère. Les parents l’ont probablement financé à Bathilde dès son plus jeune âge et ce futur mariage arrangé ne devait nullement l’inspirer. Lorsqu’il se fait surprendre par sa fiancé dans un état inconvenant, il se justifie à peine, même pas pour sauver les apparences, mais parce qu’il se trouve en état de choque, en train de se rendre compte de l’abîme qu’il y a entre sa vie rêvée et la réalité. Par rapport à Giselle, Albert n’est pas un traître. Les événements se sont déroulés indépendamment de sa volonté et on ne peut pas s’empêcher de penser que l’histoire aurait pu se terminer autrement si seulement le garde-chasse n’avait pas sonné du cor.

Iouri Smekalov campe un personnage pas très sympathique, pétri d’amour propre et limite grotesque dans son langage plastique et sa gestuelle. Sa réaction, lorsqu’il trouve l’épée de son rival fait sourire : il le tire et puis l’approche de son visage soit pour le renifler, soit pour l’embrasser. Démasquant Albert, il se comporte comme un personnage du Cirque, la célèbre comédie des années 30 du réalisateur Grigori Alexandrov, qui venant de l’Amerique de la ségrégation raciale à Moscou soviétique, croyait faire un gros scoop, en criant : "Cette femme [blanche] a un enfant noir !" Malheureusement, dans le monde où vivaient Giselle et Albert, avec sa division en classes, la divulgation a fait son effet (bien qu’un balletomane obsédé par le travail des pieds, pourrait mettre en doute l’appartenance sociale de nos deux personnages principaux). Et à l’égard de Giselle, ce Hans agit comme Karandychev, qui, ne pouvant pas supporter l’humiliation d’être rejeté, préfère de sacrifier l’objet de sa passion. Seules le wilis du second acte arrivent à rabattre son orgueil. Mais on n’a pas vraiment envie de le plaindre.

Dans le spectacle du Mariinski, contrairement à celui de l’ONP ou à la version de Nikita Dolgouchine au Théâtre Mikhaïlovski, le récit de Berthe est raccourci. Elle ne parle pas de wilis, mais juste met en garde Giselle contre le danger de mort qu’elle encourt. C’est pour ça que dans la scène de la folie on ne comprend pas toujours à qui s’adresse Giselle dans le ciel. Avant, Polina Semionova nivelait ce moment, en prenant lors de la conversation avec Berthe la pose distinctive des wilis avec les bras croisés sur la poitrine. Mais cette fois, elle a joué cette scène autrement. Pour un moment, elle a eu très peur à l’idée de pouvoir mourir, mais l’a aussi tôt oublié. Son personnage joyeux était trop amoureux et trop passionné par la vie pour en perdre le moindre instant. Même dans la scène de la folie sa Giselle garde le sourire sans amertume ce qui donne un contraste bouleversant avec le regard voilé de démence. Lorsque, après s’être démenée, en courant comme une petite bête traquée, Giselle reprend connaissances et se jète dans les bras de sa mère, ses forces vitales se sont déjà épuisées, ses jambes la tiennent encore un petit moment, mais les bras tombent déjà. Vers Albert elle se dirige en tombant. Au Mariinski, le plus souvent, Giselle tombe en glissant entre les bras d’Albert.

Mais sans la tragédie, qui a interrompu l’hymne à la jeunesse et à la vie que les interprètes ont joué au premier acte, on n’aurait pas connu le merveilleux second acte tissé de l’éther et de l’amour. Le partenariat de Polina Semionova et de Kim Kimin a créé de la magie au second acte, en donnant une illusion de la danse dématérialisée. Parmi les interprètes actuels de Giselle au Mariinski, seul le partenariat d’Olessia Novikova avec Vladimir Chkliarov atteignait un tel effet. Les danseurs ont réussi à effacer la frontière entre l’air et le sol tellement les portés étaient légers et les réceptions moelleuses. Kim posait sa partenaire si délicatement que l’on pouvait ne pas réaliser à quel moment son pied touchait le sol.

Polina Semionova est une ballerine dont la constitution n’est pas des plus fragiles. Comment cette danseuse vitale, plutôt athlétique, a pu se transformer en un être éthéré semi transparent reste une énigme (on peut toutefois deviner que les éclairages du Mariinski ont bien servi le talent de l’artiste). Ses ports des bras gracieux et "décoratifs" ne pouvaient pas déplaire aux spectateurs pétersbourgeois. Les soubresauts fluides et moelleux ne sont pas passés inaperçus. Parfois, à sa danse se mêlaient délicatement les éléments pantomimiques là où on n’est pas forcément habitué de les voir. Dans le corps déjà immatériel s’abritait un esprit encore vif, qui luisait d’amour. Giselle suppliait très humblement Myrtha d’épargner son amoureux. En soutenant tendrement Albert, elle le priait de ne pas se rendre, et, dans son aspiration à lui sauver la vie, semblait être prête à mourir encore une fois. Un étonnant mélange de l’humilité et de la fermeté. Et quel espoir, quel bonheur se lisaient sur son visage avec les premiers rayons du soleil. Il serait difficile de trouver quelqu’un d’autre qui serait aussi ravi de rencontrer l’aube. Elle levait le visage vers le soleil levant pour le remercier et pour s’imprégner de sa lumière pour la dernière fois avant de laisser son bien aimé continuer à vivre seul pour lui et pour elle.

Kim Kimin, surnommé "le Coréen volant", n’a pas démenti sa réputation. Mais les sauts à couper les souffle sont loin d’être sa seule qualité. C’est aussi un interprète fin et un partenaire attentif et habile, qui sait mettre la ballerine en valeur. Il a une belle souplesse du dos pas très fréquente chez les danseurs. (Les spectateurs parisiens ont pu notamment l’apprécier dans le troisième acte de La Bayadère où il posait par terre sa partenaire porté sur l’épaule par un cambré vertigineux). La chiquissime diagonale des cabrioles ouvrant sa variation du second acte n’est pas passée inaperçue par le public.

Le rôle de Myrtha nécessite de la danseuse deux qualités pas forcément compatibles. D’un côté, il faut avoir des beaux ports de bras "parlant" et savoir "dessiner" élégamment avec son haut de corps toutes ces courbes prévues par la chorégraphie ce qui est souvent la prérogative des danseuses longilignes. D’un autre côté, il faut avoir un bon saut léger avec les réceptions inaudibles de préférence, ce que l’on trouve plus facilement chez les danseuses pas très grandes et athlétiques. Maria Boulanova possède ces deux qualités. Elle sait aussi bien faire de grands jetés silencieux que faire le travail ciselé avec son haut du corps. Dommage que ses bras, pas encore très "mariinski", ne suivaient pas la cantilène de son corps. Dans les pas de bourrés peu hâtifs elle flottait sur le plateau. L’entrée de Myrtha s’est avérée assez intéressante. Au début, au fond du plateau, est apparue une silhouette d’une jeune fille résignée, mais lorsqu’elle s’est approchée suffisamment, on a vu sur son visage une ferme intention de venger une offense. Malheureusement, la danseuse n’a pas su préserver cette image tout au long du second acte. Pour Maria Boulanova, ce n’est que sa première saison après l’Académie Vaganova. Elle est encore très jeune et a le visage presqu’enfantin. C’était un peu gênant quand ce visage d’enfant avec un regard étonné apparaissait à travers le masque impassible de Myrtha, notamment, aux moments où il n’y a pas d’action. En ces moments-là on pouvait se demander pourquoi c’est elle et non pas, par exemple, Monna ou Zulma qui est la reine des wilis. Surtout que de ce côté-là on a été bien gâté avec deux danseuses élégantes et expérimentés qui sont Ksenia Ostreikovskaïa et la reine des variations Iana Selina.

Le corps de ballet du Mariinski a magnifié la beauté su spectacle. Aristocratique, délicat, inspiré et discipliné, aux ports des bras uniques, il a contribué à la magie qui régnait sur scène. Un moment de grande émotion lorsque vingt-quatre wilis agenouillés font les ports des bars à l’unisson, comme bercées par le même souffle. Les fameux sissonnes en première arabesque bien silencieux ont été traditionnellement applaudis.

Tous les participants de ce spectacle-événement ont contribué à sa réussite. Ksenia Doubrovina, la belle et bienveillante fiancée d’Albert ; l’irremplaçable Vladimir Ponomarev, dans le rôle de son père, qui, après plus d’un demi-siècle de service au Mariinski, surprend toujours par la légèreté de sa démarche ; Aleksei Nedviga, le dévoué écuyer du conte ; Valeria Karpina en mère pleine de soins de Giselle. Même le pas de deux classique du premier acte, qui ce dernier temps s’avère trop souvent une parenthèse ensorcelée du spectacle, s’est passé impeccablement de l’entrée jusqu’à la coda. Cette fois-ci, pas de débuts trop verts, pas de duos mal répétés avec les expérimentés Valeria Martynuk et Aleksei Timofeev. Le partenariat fonctionne à merveille tant techniquement qu’émotionnellement avec les petits regards et les petits gestes de complicité. Les pirouettes ne se désaxent pas, les arrêts par attrapement du partenaire par le bras se font sans descentes de pointe. Pour la diagonale de grands jetés, le plateau semble pas assez grand pour la miniature Valeria Martynuk, le troisième se terminant sur l’avant-scène, trop près des coulisses.

Pour conclure, il ne reste qu’à remercier le Mariinski et son festival pour cette belle soirée. La barre est placée très haut. A suivre...


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