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La danse au cinéma : Sorties de films
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sophia



Inscrit le: 03 Jan 2004
Messages: 18649

MessagePosté le: Sam Juin 15, 2019 8:40 am    Sujet du message: Répondre en citant

Carlos Acosta invité sur une chaîne française!
C'était dans le Quotidien à l'occasion de la sortie au cinéma de Yuli (et c'est résolument indigent, hélas).
https://www.tf1.fr/tmc/quotidien-avec-yann-barthes/videos/invite-carlos-acosta-se-raconte-dans-yuli-28169390.html


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Alexis29



Inscrit le: 22 Avr 2014
Messages: 762

MessagePosté le: Mer Juin 19, 2019 8:29 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Est-ce que quelqu'un a vu le Noureev de Ralph Fiennes ?

https://www.telerama.fr/cinema/oleg-ivenko,-lautre-noureev,n6299332.php


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Bernard45



Inscrit le: 06 Avr 2008
Messages: 480
Localisation: Orléans

MessagePosté le: Jeu Juin 20, 2019 9:03 pm    Sujet du message: Répondre en citant



Le réalisateur britannique Ralph Fiennes nous propose un biopic centré sur la période qui vit Rudolph Noureev arriver à Paris en mai 1961 et refuser de repartir en URSS à l’issue de la tournée française du Kirov (aujourd’hui Mariinsky) qui dura un mois, alors que le reste de la troupe s’envolait pour Londres. Le long métrage, « Noureev, le corbeau blanc », effectue en fait de nombreux allers-retours dans la vie du danseur, depuis sa naissance dans un train bondé au fin fond de la Sibérie (nous sommes alors en 1938).

Au fil des flash-back, on découvre un personnage exceptionnel, Alexandre Pouchkine, pas l’auteur d’Eugène Onéguine, mais l’autre, le maître de ballet à Leningrad (Ralph Fiennes lui-même incarne magnifiquement un Pouchkine d’un calme olympien), lequel prend sous son aile le jeune danseur pour en faire ce qu’il est devenu, grâce à une pédagogie qui tranche avec la dureté habituelle, et dont l’épouse s’entiche du jeune Rudolph pour en faire son amant.

A Paris, Noureev rencontre une jeune femme (Adèle Exarchopoulos), effondré par la perte récente de son ami, Vincent, fils du Ministre de la Culture de l’époque, et qui au contact du danseur soviétique, va reprendre goût à la vie. Mais leurs rapports en resteront au stade de la camaraderie quand l’homosexualité de Noureev est abordée par sa relation avec un autre danseur de la troupe. Noureev découvre Paris, le musée du Louvre et le « Radeau de la Méduse », les sculptures, les fastes de la capitale française, les nuits dans les bars où l’on chante… Il est ébloui et rentre tôt à l’hôtel au matin. Ce qui ne plaît pas, on s’en douterait.

Et puis, il y a ce qui se passe au Bourget en ce 16 juin 1961, lorsque la police de l’air barre la route aux officiels soviétiques : « On est en France ici ! ». Pierre Lacotte est présent, il fréquente déjà Noureev depuis son arrivée en France, son intervention est décisive. Aujourd’hui, les Russes ne lui tiennent pas rigueur en l’invitant à Moscou, où d’ailleurs il semble plus apprécié qu’à l’ONP où on monte bien rarement ses chorégraphies.

In fine, sur un nouveau flash-back, le jeune Rudy (son diminutif enfant) apprend la danse, il a 7/8 ans : séquence adorable où le jeune enfant fait preuve de beaucoup de spontanéité.

J’avoue que je n’aime guère les biopics. Le film de Ralph Fiennes a le mérite de revenir et d’éclairer les spectateurs sur les raisons de ce que les soviétiques ont nommé « trahison » ou « désertion ». Il nous montre un Noureev réfractaire à toute règle, voulant vivre comme il en a envie sur le moment, désirant découvrir le monde qu’il ne connaît pas, quitte à proférer une insulte à sa meilleure amie en plein restaurant. Mais la danse est la portion congrue du long métrage de deux heures quinze. Les séquences dansées sont plutôt rares, et lorsque l'acteur/danseur est sur une scène, le spectateur ne ressent pas grand-chose. On a le sentiment d’un fossé entre ses prestations et le public convoqué pour applaudir.

Il fallait évidemment quelqu’un qui remplisse trois conditions : être un très bon danseur, être un bon acteur, ressembler physiquement à Noureev à l’âge de 20 ans. C’est Oleg Ivenko, danseur ukrainien au théâtre Tatar de Kazan, qui s’y colle. Si physiquement, c’est assez ressemblant, pour celles et ceux qui ont quelques connaissances chorégraphiques, il est bien loin celui qui sautait comme un cabri, qui tournoyait dans les airs. Ivenko est un très bon danseur classique, mais n’est pas un virtuose. Polounine qui apparaît dans le film aurait été meilleur évidemment question danse, ou quelque étoile du Bolchoï ou du Mariinsky. Et pour ce qui est de l’interprétation, on ne retrouve pas celui qu’on a décrit comme un enfant terrible, imprévisible. Ivenko apparaît bien sage. Mais considérant les trois critères définis plus haut, sans doute ne pouvait-on pas faire mieux.

Un film instructif, bien fait, bien interprété, facile d’accès pour le grand public, mais qui n’apportera rien à ceux qui connaissent la vie de celui qui deviendra Directeur de la Danse à l’Opéra de Paris, et à ceux qui voudraient voir de la danse. Pour ces derniers, passez votre chemin.


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Delph'



Inscrit le: 21 Déc 2015
Messages: 104
Localisation: PARIS

MessagePosté le: Ven Juil 19, 2019 1:57 pm    Sujet du message: Répondre en citant

j'ai vu Yuli hier et ai trouvé ce film magnifique.
J'ai découvert l'histoire de Carlos Acosta que je ne connaissais que dans les grandes lignes.
Ce film est pour moi un chef d’œuvre tant par son humanisme, que par ses références historiques... La place faite à la danse n'est pas un prétexte au film. Elle est là pour exprimer, accentuer les émotions.
Le scénario est signé Paul Laverty, scénariste de Ken Loach.
Acosta apparait lui même dans le film, presque muet, se vouant à son art.
Courez le voir, ce film mérite le succès, notamment pour rendre hommage à ce grand danseur.
Je serais curieuse d'avoir vos impressions...


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Entrechat 4



Inscrit le: 05 Mai 2009
Messages: 95

MessagePosté le: Ven Juil 19, 2019 8:10 pm    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai également beaucoup aimé ce film. Les acteurs sont très bons, en particulier le père de Carlos.
Le mélange entre l'enfance, l'époque actuelle, la danse, est très bien fait et touchant.
Beaucoup de créativité dans la chorégraphie également.
A voir !


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sophia



Inscrit le: 03 Jan 2004
Messages: 18649

MessagePosté le: Sam Juil 20, 2019 2:58 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Ce biopic m'attire plus, je dois dire, que celui de Ralph Fiennes sur Noureev (que je n'ai toujours pas vu).


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Bernard45



Inscrit le: 06 Avr 2008
Messages: 480
Localisation: Orléans

MessagePosté le: Jeu Sep 05, 2019 10:42 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Une joie secrète



Jérôme Cassou nous offre un documentaire d’une grande beauté : « Une joie secrète » relate les minutes de danse de la chorégraphe Nadia Vadori Gauthier, laquelle depuis le soir de l’attentat à Charlie Hebdo, consacre quotidiennement au moins une minute de danse chaque jour, devant une caméra, dans des lieux les plus divers, sans préparation, sans échauffement, sans invitation.

Elle peut danser devant quelques migrants et leurs tentes, ceux qui fêtaient la victoire de l’équipe de France de football en finale de la Coupe de monde sur les Champs Elysées, devant des CRS lors de manifs parisiennes, dans une station de métro, ou quelque part en forêt de Fontainebleau, à la campagne devant des vaches, avec quelques travailleurs repeignant un espace public… Souvent seule, parfois accompagnée par ses élèves danseurs, elle réussit quelquefois à entraîner tel ou telle dans sa danse, comme la boulangère dans son magasin.

Ce documentaire respire la fraîcheur, la joie de vivre, la richesse des relations humaines. Depuis janvier 2015, pas une journée ne s’est écoulée sans une minute dansée, afin de respecter cette parole de Nietzsche selon lequel « toute journée passée sans danse est une journée perdue ».

Tout ceci a donné lieu à un blog où l’on peut découvrir en cette soirée où j’écris, les 1696 minutes de danse depuis janvier 2015, lesquelles comme elle le dit au final du documentaire, sont chacune « un acte de résistance ». Le film sort sur les écrans le 11 septembre. Je vous le conseille vivement !

http://www.uneminutededanseparjour.com/


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