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La danse au cinéma : Sorties de films
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Sarra



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MessagePosté le: Dim Avr 08, 2018 7:45 pm    Sujet du message: Répondre en citant

CatherineS a écrit:
Il y a aussi la révolte des objets qui passent leur temps à tomber lors d'une représentation.

...Et parfois celle des êtres figurant sur scène sans qu'on leur ait vraiment demandé leur avis... Smile
Citation:
Ballet is all about illusion and when Peregrine, the cute pony in La Fille Mal Gardée, takes an unscheduled dump in the middle of act one you might expect it to be a disastrous intrusion of reality.
Première phrase de cet article :
https://www.theguardian.com/stage/2016/oct/07/royal-ballet-la-fille-mal-gardee-review-hayward-sambe-ashton-royal-opera-house-london

Il me semble que la même chute inopinée de la même chose est arrivée à Paris, Mme Lefèvre elle-même maniant presto petite pelle et balai... En son temps l'anecdote avait été brièvement évoquée ici, si je me souviens bien...


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haydn
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Messages: 23669

MessagePosté le: Ven Avr 27, 2018 4:55 pm    Sujet du message: Répondre en citant




Spectacle Thierrée/Shechter/Père/Pite en direct du Palais Garnier au cinéma



Informations pratiques :

Date : 24 mai 2018

Horaire : 19h30

Durée : 2h45 dont 1 entracte (20 mn)

Cinémas participants : https://www.cgrevents.com/programmation/pite-perez-shechter

Bande-annonce : https://youtu.be/7e_-NhBvLHs





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haydn
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Messages: 23669

MessagePosté le: Mer Mai 16, 2018 12:54 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Le dernier épisode de la web série 2017-2018 de Pathé Live est en ligne, en prélude à la diffusion le dimanche 10 juin à 17h00 (attention au changement d'horaire) de la superbe Coppélia reconstruite par feu Sergueï Vikharev, en direct du Bochoï :


Version française :


Le Ballet du Bolchoï au cinéma saison 17-18 l EP 5 : Dans les coulisses de Coppélia


English version :


Bolshoi Ballet in cinema season 17-18: Behind the scene of Coppelia



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ElenaK



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Messages: 588

MessagePosté le: Mer Mai 16, 2018 2:37 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Seulement, ce n'est pas Anastassia Stachkevitch et Viatcheslav Lopatine qui assureront la représentation du 10 juin qui fera l'objet de la captation.

À en croire le site personnel d'Artem Ovtcharenko, c'est lui et Margarita Chraïner que l'on verra dans Coppelia au cinéma.


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sophia



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Messages: 17986

MessagePosté le: Mer Mai 16, 2018 4:46 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Après Ossipova et Lopatin...

Franchement!!! Shocked Evil or Very Mad


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sophia



Inscrit le: 03 Jan 2004
Messages: 17986

MessagePosté le: Sam Juin 02, 2018 8:12 am    Sujet du message: Répondre en citant

Donc, voici la distribution complète de Coppélia, retransmis dimanche prochain :

Swanilda
Margarita Shrainer

Frantz
Artem Ovcharenko

Coppelius
Alexei Loparevich

Amies de Swanilda
Daria Bochkova
Antonina Chapkina
Anastasia Denisova
Elizaveta Kruteleva
Daria Lovtsova
Svetlana Pavlova
Eleonora Sevenard
Yulia Skvortsova

Coppelia (Automate)
Tatiana Kravtsova

Le Seigneur du manoir
Alexander Fadeyechev

Le Bourgmestre
Yuri Ostrovsky

Mazurka
Ekaterina Besedina
Oxana Sharova
Dmitry Ekaterinin
Alexander Vodopetov

Czardas
Kristina Karasyova
Vitaly Biktimirov

L'Aurore
Anastasia Denisova

La Prière
Antonina Chapkina

Le Travail
Daria Bochkova
Xenia Averina
Maria Mishina
Stanislava Postnova
Tatiana Tiliguzova

Folie
Elizaveta Kruteleva

Chronos
Nikolai Mayorov

Direction musicale
Pavel Sorokin


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haydn
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Messages: 23669

MessagePosté le: Dim Juin 10, 2018 9:39 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Quelques mots sur cette dernière retransmission cinématographique en direct du Bolchoï pour la saison 2017-2018.

Comme pour les Flammes de Paris, Makhar Vaziev, qui veut manifestement propulser "ses" danseuses sur le devant de la scène, aux dépens des stars de la génération précédente, a imposé dans le rôle principal Margarita Shrainer, qui n'a pour le moment, loin s'en faut, ni la stature ni le charisme d'une Maria Alexandrova ou d'une Olga Smirnova.

Il faut reconnaître toutefois que le choix de Mlle Shrainer dans Coppélia était bien plus judicieux que dans Les Flammes de Paris. Elle est espiègle, elle a de la verve, une jolie technique, même si la force expressive d'une Natalia Osipova - insurpassable - lui fait défaut.

Le partenariat avec Artem Ovcharenko est efficace, mais sans aucune aspérité. Ovcharenko est très beau, très stylé, mais aussi très lisse et il s'implique peu sur le plan théâtral. Dans le second acte, on peine à saisir sa colère quand il comprend qu'il a été pris pour un benêt. Margarita Shrainer en revanche, a fait ici de louables efforts pour donner un peu de consistance à son rôle.

Dans les seconds rôles, on remarquait la jolie prestation d'Elizaveta Kruteleva dans "La Folie" à l'acte III, mais ses comparses Anastasia Denisova ("L'Aurore") et Antonina Chapkina ("La Prière") étaient plus décevantes.

Mention spéciale pour le très bel - et très "mécanique" automate chinois de l'acte II, malheureusement non crédité dans les distribution.

Le corps de ballet était d'un très haut niveau, et si les choix de Makhar Vaziev en ce qui concerne les solistes féminines peut être sujet à caution, le travail qu'il accomplit avec l'ensemble de la troupe porte de beaux fruits.

L'orchestre, dirigé par Pavel Sorokine, était aussi très convenable, et contribuait à rendre justice à la magnifique production du regretté Sergueï Vikharev, disparu aussi tragiquement que stupidement il y a exactement un an. Makhar Vaziev - qui lui avait commandé la fameuse Belle au bois dormant lorsqu'il était directeur du Mariinsky, lui a d'ailleurs rendu hommage lors de l'interview du second entracte.



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Elaine



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MessagePosté le: Dim Juin 10, 2018 10:04 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Mon cinéma mettait cette fois la feuille de distribution à disposition du public, enfin !
Margarita Shrainer fut une Swanilda vive, légère, mutine, et le couple qu'elle formait avec Artem Ovcharenko m'a semblé crédible. Alexei Loparevich campait un Coppélius pas trop noir mais convaincant également. Très belles mazurkas et czardas, de beaux ensembles.
La "folie" de Elizaveta Kruteleva, au tutu bigarré et couvert de grelots, a fait partie des grands moments de la soirée.
Katia Novikova a rendu hommage au décorateur à juste titre (beau décor du 3e acte). Les costumes, dont elle a expliqué l'origine variée selon des dessins conservés des productions historiques du 19e siècle, ont pu être gais et dans l'esprit galicien traditionnel, ou nettement plus discutables - en particulier pour les harmonies de couleurs des heures du 3e acte (le violet, le rose, le jaune et le noir de 24 tutus...), ou pour celui de la Prière, l'Aurore passant tout juste, évidemment doré et rose.
Lors du premier entracte, Mme Novikova, dans un chemisier très tchékhovien, a interviewé Artem Ovcharenko qui a surtout tenu à saluer famille et amis dans le monde entier, et, au deuxième, Makhar Vaziev. Son introduction à la soirée fut le moment le plus intéressant, puisqu'elle a retracé l'histoire de la création du ballet à Paris et la filiation russe ou australienne, le tout toujours en français et en anglais. Bravo.


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sophia



Inscrit le: 03 Jan 2004
Messages: 17986

MessagePosté le: Dim Juin 10, 2018 10:44 pm    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai retrouvé sur le site un compte rendu que j'avais rédigé en 2010 à l'occasion d'une représentation à Londres de Coppélia avec Anastasia Stashkevitch et Viacheslav Lopatin :
http://www.forum-dansomanie.net/forum/viewtopic.php?t=1338&start=435

Une précieuse boîte à musique, dérobée à un fabuleux magasin d'antiquités, c'est ainsi que j'appréhendais alors cette production de Coppélia, reconstruite pour le Bolchoï par Serguei Vikharev. Au goût pour les beaux objets d'antan, restaurés avec lustre et raffinement, s'ajoute aujourd'hui, un an tout juste après le décès soudain du chorégraphe et maître de ballet, un sentiment plus grave - celui d'avoir perdu une personnalité unique, dotée d'une science à nulle autre pareille, une personnalité capitale pour la tradition de la danse classique et son devenir. Vikharev nous a légué une "œuvre" - une poignée de reconstructions -, mais, surtout, il nous a permis de voir le ballet du XIXe siècle autrement, autrement qu'à travers des "versions" plus ou moins pures, plus ou moins habiles ou pérennes, plus ou moins égocentrées.

De fait, je suis frappée, après avoir revu cette année La Belle au bois dormant (au Mariinsky), puis cette Coppélia (au Bolchoï), par l'évidence absolue de ces deux productions - considérées au départ comme de purs objets muséographiques, destinés à satisfaire les seuls amateurs de vieilleries balletographiques. Ce qui est sûr, c'est qu'elles ne donnent pas vraiment envie de revoir des versions "mises à jour" ou supposées "dans l'air du temps".

La distribution, pas très "star" (et même pas "star" du tout), permettait de s'abandonner au plaisir de ce merveilleux ballet "fin-de-siècle" qu'est Coppélia - quelque chose comme une synthèse, en même temps qu'un retournement, de la tradition du ballet romantique.

Il n'en reste pas moins que Margarita Shrainer, toujours corps de ballet à ce jour à ma connaissance, est excellente et je ne suis pas sûre qu'Anastasia Stashkevitch ou Ekaterina Krysanova eussent été cent fois meilleures dans le rôle de Swanilda. Elle n'a pas la liberté absolue d'une Ossipova - ballerine comme il en surgit une fois tous les trente ans - et sa palette expressive peut sans doute être approfondie, mais le reste m'a paru tout à fait enthousiasmant : un charme piquant et même ballerinesque à l'acte III (qui m'a évoqué le souvenir de Tikhomirova, au style très "maison" elle aussi), une danse d'aplomb, à la fois ferme et légère, vive et bondissante - in the Bolshoi manner... Que demande le peuple? Quelle que soit la teneur du rôle de Frantz, Artem Ovcharenko n'a en revanche pas paru extrêmement engagé à ses côtés. Il a fait ce qu'il avait à faire, avec son charme d'éternel "jeune homme" - très bon dans l'adage du III, très belle variation avec une belle salutation et un bon tricotage d'entrechats -, mais plutôt en retrait sur le plan du jeu. L'un dans l'autre, cela manquait un peu de magie et de feu.

Dans le rôle de Coppélius, j'ai un peu regretté l'absence de Guennadi Yanin (le rôle était en ce jour interprété par Alexeï Loparevitch), plus attachant, plus ambivalent aussi (même si cette "version" qui n'en est pas une n'a rien de sombre, bien au contraire), qui doit figurer sur une autre distribution. Les solistes des Heures ne m'ont pas semblé très intéressantes ni très à l'aise : Elizaveta Kruteleva (la Folie) certes pas mal du tout avec son saut impressionnant et son engagement scénique, mais Anastasia Denisova (l'Aurore) et Antonina Chapkina (la Prière) franchement décevantes (je garde encore en mémoire Anna Tikhomirova, Anna Leonova...). En revanche, il faut bien admettre que le corps de ballet du Bolchoï - hallucination visuelle accentuée par l'extraordinaire chatoiement des costumes? - est meilleur que jamais, que ce soit dans les danses de caractère - czardas et mazurka - du I ou dans le grand divertissement du III - d'une beauté à couper le souffle. Quoi qu'on pense de lui et de ses lubies, chapeau Vaziev! Cool


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Cantalabute



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MessagePosté le: Lun Juin 11, 2018 9:38 pm    Sujet du message: Répondre en citant

sophia a écrit:

La distribution, pas très "star" (et même pas "star" du tout) ...
Il n'en reste pas moins que Margarita Shrainer, toujours corps de ballet à ce jour à ma connaissance, est excellente ...
Quoi qu'on pense de lui et de ses lubies, chapeau Vaziev!


C'est vrai qu'on peut penser ce qu'on veut de la direction de Makhar Viazev, mais quelle compagnie offre ainsi a des danseuses de niveau hiérarchique quadrilles ou coryphées de telles opportunités ? Et le cas n'est pas unique au Bolshoi, très loin de là, en regardant les distributions. Cette année Alena Kovaleva a déjà enchaîné Le Lac, la Bayadère et prépare Raymonda pour le 30 juin. N'est-ce pas une excellente manière d'assurer la continuité en préparant activement les futures étoiles ?


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sophia



Inscrit le: 03 Jan 2004
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MessagePosté le: Lun Juin 11, 2018 10:31 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Ce n'est en rien nouveau, dans les grandes compagnies russes, que de donner des opportunités à de jeunes danseuses (ou danseurs) du corps de ballet. Le système de répertoire (vs. le système des séries, qui se conjugue, tout au moins à Paris, avec la raréfaction des programmations classiques) l'autorise d'autant plus, c'est ainsi. Pour le meilleur et pour le pire (j'assume complètement cette expression, car hier, nous avons clairement vu les deux), Makhar Vaziev me semble appliquer au Bolchoï exactement la même politique que lorsqu'il dirigeait le Mariinski. Cependant, n'oublions pas que Ratmanski et Filine au Bolchoï, confrontés il est vrai à une génération "dorée", avaient fait eux aussi émerger très tôt des talents du corps de ballet ou directement sortis de l'école. La question, concernant Vaziev, est plutôt de savoir et sur quel genre d'artistes se portent ses choix et sur leur préparation technique et artistique et là, il y a sans doute beaucoup plus de choses à discuter si l'on en croit les habitués. En revanche - et ma remarque finale ne tenait qu'à ça -, on a beaucoup dit qu'il avait considérablement amélioré le niveau du corps de ballet de la Scala, le Bolchoï est évidemment dans une tout autre catégorie, mais son influence, positive pour le coup, me paraît évidente (les puristes diront peut-être que ce qu'il gagne en académisme - mais c'est Vikharev après tout -, il le perd - un peu - en flamme, mais c'est un autre débat).


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Stefania



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MessagePosté le: Mar Juin 12, 2018 11:21 am    Sujet du message: Répondre en citant

Je rappelle qu'a lieu ce soir la retransmission en direct du Royal Ballet de la nouvelle production du Lac des Cygnes! Je crois qu'il n'y a malheureusement pas beaucoup de salles encore investies dans ces retransmissions mais on peut le voir notamment au Publicis sur les Champs-Elysées. Philippe Noisette en a fait une bonne critique dans Les Echos ce matin qui est également disponible en ligne: https://www.lesechos.fr/week-end/culture/spectacles/0301799264186-letincelant-lac-des-cygnes-du-royal-ballet-2183007.php


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sophia



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MessagePosté le: Mer Juin 13, 2018 8:45 am    Sujet du message: Répondre en citant

Au Chaplin Saint-Lambert et au Chaplin de Denfert-Rochereau, on pourra le voir en différé. Le Publicis des Champs-Elysées était le seul cinéma à le retransmettre en direct à Paris, mais il était bien rempli.


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haydn
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Messages: 23669

MessagePosté le: Mer Juin 13, 2018 1:14 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Quelques mots sur la retransmission d'hier soir.

Petite remarque préliminaire, les tarifs pratiqués pour les retransmissions du Royal Ballet sont plus raisonnables que ceux de la concurrence, 18 € (prix normal, sans réduction) contre respectivement 35 € (UGC / Opéra de Paris) et 30 € (Pathé Live / Bolchoï, qui propose toutefois un abonnement "4 ballets" à 80 €, ce qui ramène le prix de la séance à 20 €). En revanche, le système de billetterie qui permet de choisir sa place est une calamité, et le malheureux caissier devait passer cinq bonnes minutes avec chaque client pour arriver à imprimer les billets


La représentation, en plus des inénarrables duettistes Darcey Bussell et Ore Oduba (n'est pas Katia Novikova qui veut...), était présentée dans la salle du Publicis par un "Monsieur Loyal" un peu empêtré dans ses notes prises sur Wikipédia, et qui a expliqué sans rire que la version "princeps" du Lac des cygnes était celle de Vladimir Bourmeister créée en 1953 au Bolchoï [sic]...


Mais venons-en aux choses sérieuses. La nouvelle production du Royal Ballet est visuellement somptueuse, et, surtout pour le troisième acte, les Anglais n'ont manifestement pas lésiné sur la dépense pour le décor et les costumes. John MacFarlane fera aisément oublier les horreurs dessinées par Yolanda Sonnabend pour la version d'Anthony Dowell qui a figuré jusqu'en 2015 au répertoire de Covent Garden, et qui était décriée même en Angleterre.


La chorégraphie de Liam Scarlett est très classique, et les amateurs de tutus et de pointes ne seront pas déçus. Les actes blancs restent largement dans la tradition Ivanov / Petipa, et Scarlett n'a rien changé de fondamental. Les danses de caractère, souvent caricaturales, sont, elles, plus discutables, et on regrette que la danse napolitaine prenne des allures de duo entre un pizzaiolo et une marchande de gelati...

Côté interprètes, la distribution était dominée par le Siegfried irréprochable de Vadim Muntagirov. Sur le plan technique, on ne pouvait pas non plus faire de griefs à Marianela Núñez, mais, dans les actes blancs, elle manquait singulièrement de lyrisme et tenait davantage d'une Kitri égarée dans les brumes de Carélie que d'une Odette nordique. En revanche, son incarnation du Cygne noir était parfaite, et impressionnante de maîtrise et de "self-control".

Bennet Gartside, habitué des rôles de composition, a fait très bonne impression en Rothbart, tout comme Elizabeth McGorian, qui mimait une Reine aussi authentiquement British que la locataire de Buckingham Palace.

En dépit d'un déséquilibre malheureux, j'ai par ailleurs beaucoup aimé Francesca Hayward, ravissante et toute pétillante dans le rôle de la seconde "sœur" de Siegfried.

Le compte rendu de Paco m'avait fait craindre le pire en ce qui concerne l'orchestre. Même s'il ne brillait pas par une grande subtilité, et que les soli de trompette de la Napolitaine et de violon dans l'adage du Pas de deux du Cygne noir étaient d'une propreté douteuse, on a déjà entendu bien pire ailleurs. Les premières représentations ont peut-être tenu lieu de répétition, ou alors, il y a des critiques qui ont été entendues... je ne sais pas quelles sont les pratiques à Londres, mais à Saint-Pétersbourg ou à Moscou, le nombre de répétitions pour les musiciens, lorsqu'il s'agit de ballets du répertoire, est tout simplement égal à zéro. Dans ces circonstances, une certaine indulgence est de mise...



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paco



Inscrit le: 28 Oct 2005
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MessagePosté le: Mer Juin 13, 2018 2:31 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Concernant l'orchestre, les échos que j'ai eus des représentations qui ont suivi la mienne confirment que le soir de la Première était un soir "sans", il a été bien meilleur ensuite ! Peut-être la raison de la Première calamiteuse vient-elle de ce que vous dites (peu de répétitions pour un ballet qu'ils jouent régulièrement, une saison sur deux ?).

Petite précision pour la Danse Napolitaine (que j'ai bien aimée) : elle est de Ashton (c'est le seul passage que Scarlett a conservé de la production précédente).

Le soir de la Première, le public a longuement applaudi le lever de rideau du 3e acte, cela avait un petit côté "Au théâtre ce soir", mais il est vrai que les décors et costumes de cet acte sont saisissants.


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