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Aurélie Dupont par Cédric Klapisch - France 3
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abessalom



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MessagePosté le: Mar Mar 02, 2010 11:31 pm    Sujet du message: Aurélie Dupont par Cédric Klapisch - France 3 Répondre en citant

Bonsoir à toutes et à tous.
Sur le vif, pendant le documentaire (à défaut de document...!!) de Cedric Klapisch sur Fr3. Un reportage de plus sur "les étoiles de notre cher Opéra".. comment leur faire comprendre (à toutes et à tous, je parle des danseurs...) que la danse ne se pratique pas seulement avec les jambes, mais aussi avec les bras ... la danse ce n'est pas du cirque, (je dis cela sans ironie, car le cirque peut être aussi une autre forme de grand art...) c'est un langage ! ce n'est pas seulement executer 32 fouettés, c'est aussi et surtout EXPRIMER quelque chose, raconter une histoire.. c'est tellement attristant de voir nos chères étoiles françaises (sauf rares exceptions) si mal formées, si mal dirigées et tellement formatées... Regardons les photos et vidéos (si elles existent) des grands interprètes , comparons, apprenons, imitons... Yvette Chauviré, Babilée, Lifar, Vassiliev, Ethery Pagava, Noureev, Maia Plisseskaia, Ekaterina Maximova, Baryshnikov, Ferri.(et quelques rares autres..).Pour que la danse classique, noble art par excellence, vive de façon pérenne, il faut absolument des grands interprètes, pour cela trouver les qualités artistiques dès le plus jeune age.. et pas attacher une si grande importance au poids et à la taille...( si l'on appliquait ces critères, Babiléé, Baryshnikov par exemple, n'auraient jamais eu de carrières...
Pardon, mais cela m'attriste profondément...


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haydn
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MessagePosté le: Mar Mar 02, 2010 11:50 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Par souci de cohérence je recopie ici le commentaire de *** posté hier dans le fil général sur la danse à la télévision :


*** a écrit:
Petit mot concernant le documentaire "Aurélie Dupont l'espace d'un instant" de Cédric Klapisch, diffusé demain sur France 3.

Le cinéaste s'est plus penché sur la personne (comment vit-elle son métier, ses doutes...) que sur la danseuse (comment travaille-t-elle ses rôles). Même si la très grandes majorité du reportage se passe dans les studios de Garnier, on est donc plus sur la personnalité d'Aurélie Dupont que sur la danse pure. Résultat : il y a moins de passages complètement dansés que dans d'autres documentaires, mais quel plaisir de se plonger dans la vie d'une Etoile et dans les coulisses de l'Opéra pendant une heure. Very Happy

La première partie est centrée sur son retour après un an d'arrêt, et les répétitions de Raymonda. La deuxième partie est axée sur son partenariat avec Manuel Legris, à travers les répétitions de La Dame aux Camélias et du Parc. Les adieux à la scène du danseur finissent d'ailleurs le documentaire. On n'est pas dans le côté glamour de la danse, mais plutôt dans les doutes (il est marquant de voir qu'Aurélie Dupont, avec la carrière qu'elle a, peut tout remettre en cause à chaque répétition), les blessures, les difficultés, le travail, la douleur.

On aperçoit en coup de vent Nicolas Le Riche et Jérémie Bélingard, on voit pas mal Laurent Hilaire et Angelin Preljocaj, et un peu José Martinez et Mathias Heymann (toujours impressionnant de facilités Shocked ).

Cédric Klapisch est complètement fasciné par Aurélie. Il se met même un peu trop en retrait à mon goût. Disons que de la part de ce cinéaste, je m'attendais à quelque chose d'un peu plus original. Sur la forme, ça ressemble à pleins d'autres documentaires sur la danse, on ne sent pas du tout la "patte" du réalisateur.


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haydn
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MessagePosté le: Mar Mar 02, 2010 11:59 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Idem pour le message de fée dragée :

fée dragée a écrit:
Bien entendu, un documentaire parmi d'autres, dira-t-on, mais une grande intimité et la pudeur à la fois... Merci à Cédric Klapisch.

Quant à ce que je viens de lire dans un poste ouvert spécifiquement sur ce film à propos du travail qui ne dois pas être purement et simplement technique... Certes, mais il faut bien prendre en compte des éléments techniques - et je ne parle pas seulement de technique académique, mais de la taille des danseurs par exemple - pour créer de l'art... Et notamment dans le partenariat. Ce documentaire a le mérite de le montrer, me semble-t-il...

Il a le mérite de montrer surtout que rien n'est jamais acquis...

J'en retiendrai une phrase qui s'adressait à Aurélie Dupont, mais qui me semble tellement vrai en danse : "C'est quand tu fatigues que tu progresses".


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Fanchon



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MessagePosté le: Mar Mar 02, 2010 11:59 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Merci Monsieur Klapish,un tres beau documentaire,la Danse filmée avec
beaucoup d'émotions,de sensibilité,de realisme,et merci à Aurelie de s'être laissée filmée de si pres,j'ai beaucoup aimé les repetitions du Parc...



_________________
Fanchon
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alila



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MessagePosté le: Mer Mar 03, 2010 12:01 am    Sujet du message: Répondre en citant

Je suis absolument d'accord avec vous abessalonm à propos des bras, et c'est souvent LA plus grande critique que l'on peut faire à l'École Française (je sens qu'il y aura des foudres...). Heureusement l'Opéra de Paris a beaucoup (pas tous) de danseurs sensibles et intelligents, dont Aurélie Dupont.

Si j'ai le plus grand respect pour les danseur que vous avez cité, je pense aussi que chaque danseur/euse de talent à le droit et le devoir de ne pas copier. C'est paradoxal, c'est l'acteur et le système: on a un cadre, la chorégraphie, les pas de la danse, et il faut apprendre et découvrir dans ce cadre sa marge de manoeuvre, son espace de liberté. Comme l'a dit Aurélie Dupont, à force de danser beaucoup de fois les ballets on les découvre.

D'ailleurs, la plupart des danseurs que vous avez cité, et notamment Maya Plisetskaia ont dansé BEAUCOUP plus de fois leurs classiques que les danseurs de l'Opera de Paris comme elle le raconte dans son autobiographie.


Personnelement j'ai beaucoup aimé le documentaire, surtout les nombreuses scènes de répétitions et de cours au début. C'est très interessant de voir comment les danseurs travaillent, la recherche qu'ils font pour trouver les mouvements, les divers essais... Et on n'avait pas la sensation de voir un documentaire CV dans le genre "Aurélie est née tel jour, ses parents, son enfance" ouf! C'était beaucoup mieux, merci Cedric Klapisch!
Petit bémol: le son. À certains moments on entend presque rien des conversations, très dommage.
Et sinon, on avait l'impression parfois que le documentaire était sur Aurélie Dupont et Manuel Legris. Et que les adieux de ce dernier sonnent bientôt ceux d'Aurélie Dupont. Sensation renforcée par la dernière scène lorsque sa Marguerite s'eteint. Mais c'était beau de les revoir dancer ensemble.




Dernière édition par alila le Mer Mar 03, 2010 12:04 am; édité 1 fois
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haydn
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MessagePosté le: Mer Mar 03, 2010 12:02 am    Sujet du message: Répondre en citant

Certaines remarques faites au sujet du film de Frederick Wiseman auront été entendues en tout cas, puisque les intervenants et les œuvres étaient ici clairement identifiées par des sous-titres. On versait presque dans l'excès inverse, avec des légendes un peu niaises du genre "Neuf mois plus tard..." "Cinq jours plus tard, Mathias se blessait...". Et Aurélie Dupont devait être soudoyée par l'amie Sophia ou stipendiée du KGB, puisqu'elle arborait avec insistance un tee-shirt siglé "Mariinsky"...


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haydn
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MessagePosté le: Mer Mar 03, 2010 12:19 am    Sujet du message: Répondre en citant

Plus sérieusement, si j'ai comme dit plus haut apprécié la présence d'indications claires sur les personnes et les œuvres montrées à l'écran, et si j'ai trouvé intéressantes les séquences de travail avec Angelin Preljocaj, j'ai été moins emballé par la volonté de nous présenter Aurélie Dupont comme une "girl next door" qui se promène en jeans avec le téléphone portable à la main, jouant les étudiantes cool. Quitte à tricher un peu avec la réalité, je préfère qu'on entretienne la part de rêve qu'on associe forcément à une étoile de l'Opéra de Paris, et qu'on imagine comme une "grande dame". Mais aujourd'hui, il n'y a plus guère qu'Agnès Letestu qui parvient encore à jouer ce rôle là avec crédibilité...

Autre source de contrariété, le tutoiement et la manie d'appeler les artistes par leur prénom, histoire de bien montrer qu'on est un intime. Mais, à la décharge de Cédric Klapisch, il faut reconnaître que quasiment toute la presse écrite fait pareil...


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alila



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MessagePosté le: Mer Mar 03, 2010 12:28 am    Sujet du message: Répondre en citant

À propos du tutoiement:
d'accord c'est un signe de respect, et c'est toujours apprécié.

MAIS: c'est une chose très française (et parfois hispanophone, mais ça varie), en gros il n'y a qu'ici qu'on le remarque et le reste du monde trouve ça bizarre et très froid. Je n'aime pas n'ont plus quand la presse le fait, mais dans le contexte du film cela tenait la route.

Je trouverais bizarre qu'après 3 ans en filmant quelqu'un dans l'intimité de sa loge passant par les répétitions jusqu'aux "wings" (dont le nom en français m'échappe) on la "vouvoie" encore!


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frederic



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MessagePosté le: Mer Mar 03, 2010 12:30 am    Sujet du message: Répondre en citant

oui, et puis c'est curieux cette sensation qui émane du film que tout est angoisse , anxiété, peur.....cela fait partie de la danse mais on aurait aimé sentir plus de plaisir tout de même! Au total, bien décevant, superficiel: peu de commentaires mais pas d'images pour raconter l'histoire et une manière très frustrante de filmer la danse. Seul moment fort; la répétition avec Prejlocaj....


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abessalom



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MessagePosté le: Mer Mar 03, 2010 12:50 am    Sujet du message: Aurélie Dupont par Cédric Klapisch - France 3 Répondre en citant

Pardon si je me suis mal exprimé, mais quand je parlais d'imiter, je ne disais ni copier, ni reproduire, mais prendre exemple.. imiter la démarche, mais pas le danseur...!! Quant à la technique, c'est comme pour le piano, par exemple, , ce n'est pas seulement faire ses gammes, ses arpèges, mais c'est aussi et surtout que ces gammes et ces arpèges deviennent expressives, de pouvoir faire chanter cet instrument percussif quand il le faut, etc... la vraie grande technique est celle qui nous permet d'exprimer ce que l'on souhaite raconter.. et quand elle se fait oublier au bénéfice de l'expression..
P.S regardez le document (là c'est un véritable document !!) de Vassiliev montrant à Eric Vu An (pourtant étoile..) le rôle d'Albrecht dans Giselle, Babilée dans le jeune homme et la mort et comparez le aux autres versions sur youtube.. Noureev dans le Spectre de la Rose (pas le saut... mais les bras, les épaulements - inexistants chez les danseurs de l'Opéra) et comparez avec les autres versions.. je pense que cela sera plus explicite que ce que je peux dire;.
Bonne soirée.


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sophia



Inscrit le: 03 Jan 2004
Messages: 18960

MessagePosté le: Mer Mar 03, 2010 7:57 am    Sujet du message: Répondre en citant

Je suis d'accord avec Frédéric (sans doute en partie aussi avec Abessalom, mais il soulève là une question qui me semble dépasser ce seul documentaire), les passages filmés avec Preljocaj sont à peu près les seuls qui laissent transparaître un autre visage de la danseuse et d'où naissent aussi un certain plaisir, une certaine émotion (j'ajouterais la scène où elle vient assister, épanouie, aux répétitions de La Maison de Bernarda). Enfin on arrive à échapper au contrôle, à la contrainte - et aux discours convenus. Il faut dire que les interviews sont limitées et assez pauvres question contenu ("alors, les filles, vous allez en cours tous les jours?..." "Est-ce qu'une danseuse classique est forcément classique dans la vie?" Réponse de MAG et AD en choeur : "Bah, noooooon, bien sûr!"...). Aucune réflexion sur la danse comme art, sur la notion d'héritage, sur le sens des trois rôles filmés..., alors même que le film échappe, dès son titre, au parti-pris revendiqué par Wiseman, celui de ne pas vouloir entrer dans l'intériorité des danseurs, de chercher au contraire une forme d'impersonnalité esthétique. Résultat, la danse semble se résumer une fois de plus à une somme de gestes techniques, gymniques, ratés, réussis, répétés, douloureux... Au-delà, pas grand-chose, à part peut-être dans les moments filmés avec Preljocaj et Legris...

Quant à la manie de recourir systématiquement aux prénoms (je distingue la culture française de la culture anglo-saxonne sur ce plan), je trouve cette pseudo-connivence "balletomaniaque" extrêmement pénible, mais bon, nous vivons dans "l'île aux enfants"... En revanche, le jean, le métro, ces détails ne me gênent pas, c'est uniquement dans ces courts moments que l'on retrouve le style "tranches de vie quotidiennes" du réalisateur (qui est certes sympathique, mais peut avoir ses limites dans un sujet sur le ballet classique, en tout cas, il n'est pas exploité ici jusqu'à son terme). Pour le reste, il ne va pas non plus la mettre en scène et la déguiser en une créature qu'elle n'est pas, je crois que cela aurait même été contraire aux intentions du film et à son esthétique. Ce qui est vrai, c'est que Klapisch filme Dupont comme une danseuse lambda, pas comme une étoile, et ce n'est pas une question de "costume". L'intérêt d'une monographie, qui se prétend fascinée de surcroît, c'est justement de comprendre la "différence" de l'étoile, et en l'occurrence de l'étoile Dupont ; or, on ne perçoit rien de tout ça ici, ou alors il doit vraiment falloir être fan...

Sur le plan cinématographique, rapporté au genre du documentaire, le film est décevant, a fortiori lorsqu'on a à l'esprit d'autres monographies filmées, par exemple celle, très belle, de Jérôme Laperoussaz consacrée à Nicolas Le Riche. Si une ligne directrice et un découpage se font jour (les légendes qui viennent constamment souligner l'action sont quand même une forme de défaite du cinéma), l'écriture "de la danse" se cherche, c'est le moins qu'on puisse dire. Klapisch dit ne pas aimer les représentations de danse filmées, mais en multipliant les plans interrompus (avec force décalages musicaux), les cadrages brouillons, les ralentis, les contre-plongées esthétisantes (dans un film qui ne cherche pas vraiment à l'être), il ne me paraît pas avoir encore trouvé "la" manière...


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marc



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Messages: 1157

MessagePosté le: Mer Mar 03, 2010 10:42 am    Sujet du message: Répondre en citant

sophia a écrit:
Sur le plan cinématographique, rapporté au genre du documentaire, le film est décevant, a fortiori lorsqu'on a à l'esprit d'autres monographies filmées, par exemple celle, très belle, de Jérôme Laperoussaz consacrée à Nicolas Le Riche...


J'abonde sur votre appréciation sur ce documentaire-film consacré à Nicolas Le Riche. Pour moi, la vision de ce documentaire à la télévision fut un des évènements qui m'a fait m'intéresser à l'univers de la danse (avec "Le Lac des cygnes" version Ninja Wink, autrement dit Bourmeister avec Patrick Dupond et M.C. Pietragalla).

Il me semble aussi avoir lu dans le magazine "Danser" que ce documentaire fut un évènement dans la vocation du danseur-chorégraphe Nicolas Paul (sous réserve, il faudra que je vérifie quand je serai de retour chez moi qu'il s'agit bien de lui)

En tout cas, je regrette vivement que ce documentaire, "Nicolas Le Riche, danseur étoile" ne passe plus à la télévision, et surtout qu'il soit introuvable en DVD.

Celà étant, il est visible en entier sur YouToube divisé en une dizaine de parties. Mais je ne donnerai pas le lien, sinon je vais encore me faire saquer par Haydn. Very Happy

PS : Malheureusement, j'ai raté le film d'hier sur Aurélie Dupont Crying or Very sad ... Mais bon, comme il va sortir en DVD...


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Alain



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Messages: 108

MessagePosté le: Mer Mar 03, 2010 12:46 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Ce documentaire sera selon mon programme TV rediffusé ce soir (cette nuit plus exactement) à 3h05 sur France 3 mais également dans la nuit du samedi 6 au dimanche 7 mars (même chaîne bien sûr) à 4h50...

Pour ma part je ne ferais qu'un bref commentaire pour dire merci aux protagonistes de ce film de nous permettre de partager leur vie tout simplement.

Je crois que ces respirations quotidiennes que certains apprécient peu nous donnent la dimension d'une vie d'artiste... Je partage ce quotidien (d'artiste) avec quelques milliers de danseurs professionnels en France et ce vide, cette fatigue, cet abandon qui nous emplissent par moments nourrissent aussi réflexion, doutes, mise à distance, angoisses...

Et oui!! le trac d'Aurélie nous le connaissons souvent à des degrés moindres mais cette sensation nous envahit à la seconde où la musique commence parfois bien avant..., sans contrôle, même comme spectateur... L'art est loin d'être plaisir de chaque instant comme chacun sait.

Le défi physique et mental d'être à ce niveau, dans le monde cruel de la danse classique, est permanent !! Voir ces transformations d'état, de corps... rassurent (je crois) les danseurs qui tendent vers l'absolu et qui barricadés dans la discipline (cours...) trouvent une liberté dans ces moments de vie très personnels.

Enfin constater la transformation des performances à quelques jours d'intervalle est très intéressante; la puissance de leur progression laisse ébahi quand des mois de travail sont nécessaires parfois, leur corps leur permet des prouesses...

Souvenir de Bastille , Don Quichotte avec D. Matvienko, fin du 3ème acte, Mlle Dupont réalise un équilibre arabesque qui fait frissonner la salle, je ne peux m'empêcher d'applaudir, bien que sachant que cela peut déconcentrer comme lors d'une série de fouettés.

Cet instant de magie, alliant force et infinie précision me fait exulter, tous ces regards et cette attention sur ces quelques centimètres d'écoute de son propre corps et de cette liberté d'osciller que constitue un équilibre c'est proprement de la jouissance que je ressens.

Partager dans son propre corps les sensations de la demoiselle mêlant plaisir et peur, connaître cette exaltation de la maîtrise de soi et de l'instant, tenir la musique entre ces doigts (de pied Very Happy ) et libérer le mouvement de cette pause vibrante sous l'oeil de nombreux spectateurs (ou pas...)... Je vous conseille d'y goûter et ensuite d'en parler... avec vous-même.

Que constitue la danse sinon ce langage personnel à chacun comme l'est notre démarche par exemple. A chacun sa signature qui traduit un peu de qui l'on est en pensée, en émotion, en caractère, en solitude...

Merci et respect à la femme qui danse ce portrait... Smile



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"Toute oeuvre est morte quand l'amour s'en retire." André Malraux
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abessalom



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MessagePosté le: Mer Mar 03, 2010 3:18 pm    Sujet du message: Aurélie Dupont par Cédric Klapisch - France 3 Répondre en citant

Bonjour à toutes et à tous. Je crois que vous ne percevez pas le constat d'échec qu'inspire ce documentaire et c'est cela qui est important ! (peu importent les "tutoiements" etc...... ...si la salle frissonne à cause d'une arabesque de madame Dupont, ... il faut vraiment se poser la question si les spectateurs ont connu d'autres émotions...) Je pense (humblement) que rares sont les personnes, malheureusement, qui ne s'aperçoivent pas que les danse classique et néo-classique sont en danger, du moins en France. Un nombre important de compagnies non contemporaines ont disparu, (regardez tous les centre nationaux..) tous les financements, depuis 30 ans vont essentiellement aux compagnies contemporaines, mis à part les "grands bateaux" tel certains opéras, [édité par la modération] que les pouvoirs publics sont, par leur choix, les fossoyeurs de cet art merveilleux [édité par la modération]. Le temps des très grands danseurs est révolu et que ce merveilleux art va mourir peu à peu faute d'artistes pour le faire vivre....


[note de la modération : j'ai adressé un message privé à l'auteur du post afin d'expliquer les raisons de mon intervention. Une fois de plus, je me suis retrouvé face à un cas difficile à trancher, mais je préfère être trop prudent que pas assez]


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haydn
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MessagePosté le: Mer Mar 03, 2010 3:44 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Pour répondre à abessalom :

Je pense que quelque part, vous vous trompez de débat ici : il ne s'agit pas de juger de la qualité des arabesques d'Aurélie Dupont - vous êtes libre de préférer celles des grandes danseuses du passé - mais plutôt de discuter des choix esthétiques effectués par le cinéaste. Nous ne sommes pas dans le cadre du commentaire d'un spectacle, mais dans celui de la "critique" cinématographique. Dans ce cas précis, c'est le travail de M. Klapisch qui est l'objet de nos discussions, et non le talent d'Aurélie Dupont.

Quand je regrettais qu'Aurélie Dupont soit présentée comme une "girl next door", comme une "copine" à laquelle le plus grand nombre puisse s'identifier, je ne sous-entendais pas que la danseuse ETAIT une "girl next door", je ne faisais que constater que le cinéaste avait - délibérément - CHOISI de la montrer comme telle.


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