Dansomanie Index du Forum
Connexion S'enregistrer FAQ Liste des Membres Rechercher Dansomanie Index du Forum

Nouvelles des Ballets de Monte-Carlo
Aller à la page 1, 2, 3 ... 22, 23, 24  Suivante
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Dansomanie Index du Forum -> Tout sur la danse
Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  
Auteur Message
Azulynn



Inscrit le: 13 Nov 2004
Messages: 659

MessagePosté le: Dim Juil 26, 2009 2:49 pm    Sujet du message: Nouvelles des Ballets de Monte-Carlo Répondre en citant

Ce fil, qui n'existait pas, je crois, pour évoquer la compagnie de Jean-Christophe Maillot, qui vient d'achever sa saison 2008-2009 sur les Terrasses du Casino de Monte-Carlo.

La saison 2009-2010 célèbrera le centenaire des Ballets Russes.


Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Azulynn



Inscrit le: 13 Nov 2004
Messages: 659

MessagePosté le: Dim Juil 26, 2009 2:49 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Quiet Bang/Men's Dance for Women/Le Spectre de la Rose
Nicolo Fonte/Jean-Christophe Maillot/Marco Goecke
Les Ballets de Monte-Carlo
Terrasses du Casino de Monte-Carlo
15 juillet 2009

Paradoxalement, les Ballets de Monte-Carlo ne ressemblent que peu à une compagnie de danse hexagonale. En tournée à l'étranger la majeure partie de l'année, la compagnie propose principalement des créations néo-classiques, denrée rare au sein du tout-venant contemporain français. Au répertoire figurent des noms qui n'ont que peu travaillé en France, des chorégraphes de formation classique venus d'autres scènes européennes – Uwe Scholz, Johan Inger, Matjash Mrozewski, et bien d'autres encore. Cette année, à l'occasion des Nuits de la danse de Monte-Carlo, ce sont Nicolo Fonte et Marco Goecke qui ont reçu les honneurs de la troupe pour le premier programme ; Jean-Christophe Maillot, le prolifique directeur artistique de la compagnie, propose à leurs côtés le plat de résistance d'une soirée inégale, mais dont la ligne de mire reste la création.

Quiet Bang, la création de Nicolo Fonte servie en guise d'entrée, flirte avec les conventions les plus basiques de l'oeuvre néo-classique post-Balanchine. L'espace est blanc, parsemé de quelques petites colonnes d'éclairages, la musique, électronique, les danseurs, anonymes, en vert et gris. Les visages sont silencieux – le mouvement est censé dire seul, avec ses extensions, déséquilibres et multiples portés. On a beaucoup vu ce mode d'expression, que le programme assimile à une forme de communication, mais qui semble au contraire cristalliser une solitude toute moderne ; les danseurs vont en effet d'un partenaire à l'autre, sans expression autre que celle de leur propre expansion dans l'espace. En ce sens, la dissymétrie constante de la chorégraphie fonctionne bien. Les groupes ne se créent jamais que pour voir un ou plusieurs danseurs s'en trouver rapidement exclus, tomber ou s'éloigner. La musique de Ryuichi Sakamoto résonne souvent de cette tristesse sourde ; malheureusement, elle ne sert que de décor à Nicolo Fonte, qui ne trouve pas de correspondances autres que d'atmosphère entre visuel et son. Reste à l'esprit, principalement, la fluidité impeccable des danseurs, parmi lesquels Lisa Jones et Maude Sabourin se montrent particulièrement singulières. La vulnérabilité de l'une et la fierté scénique de l'autre dans cette œuvre offrent un contraste que la chorégraphie ne met au final que trop peu en exergue.

Jean-Christophe Maillot, au contraire, s'attaque sans ambages aux partitions de Steve Reich. Men's Dance for Women y est engendré – dans le contraste entre les parties féminine et masculine, entre les lignes musicales qui se croisent et se décroisent. Le déphasage se transforme en un jeu rigoureux, en un principe de développement chorégraphique absolument étourdissant, qui fait logiquement écho au travail d'Anna Teresa de Keersmaeker avec le compositeur. L'oeuvre commence avec une « Men's Dance » annoncée sur l'écran présent en fond de scène. Réglée comme un métronome, géométrique, elle se contruit et se déconstruit au fil des lignes rythmiques de Reich. Des jambes de danseuse au mouvement caressant sont projetées de temps à autre à l'arrière-plan, seul élément capable d'interrompre la continuité hypnotisante du mouvement – avant que celui-ci ne reprenne, dès la disparition des pointes. Commentaire visuel sur l'origine de la danse masculine dans un monde de ballerines, peut-être, qui approfondit le parallèle entre deux parties singulières.
Les danseuses prennent en effet la place des hommes sur scène après une entrée subreptice, en imitant leur ultime chute à terre, les poussant à se relever avec surprise avant de sortir. Reprenant la danse, les femmes projettent un autre sentiment, une puissance plus frémissante. La partition de Steve Reich, Eight Lines, y est pour beaucoup, invoquant des oiseaux après la géométrie masculine, des animaux aux bras et mains fébriles, vivants – ce lieu commun de la danse classique, habilement re-travaillé, fait naître une nouvelle sororité de danseuses. Lorsqu'un homme apparaît, le groupe se mue en oiseau piquant dans sa direction, et le fait disparaître en un souffle. Au moment où tous reviennent enfin, ils passent déboussolés au travers d'elles comme au travers d'une nuée étrange, qui continue son œuvre jusqu'à se trouver hors de vue. Le groupe des hommes tombe alors à nouveau à terre - « for women », précise l'écran. Singulière réussite que cette danse des hommes pour (les) femmes, où le lien étrange, à la fois ancien et moderne, entre danseuses et cavaliers, est transposé avec une réelle profondeur.

Marco Goecke, enfin, offre une étrange fin de cercle à cette soirée en plein air. Consacré en Allemagne, où il a notamment créé des œuvres pour les ballets de Stuttgart, de Leipzig ou de Hambourg, ce jeune chorégraphe transmet aux danseurs un style particulièrement idiosyncratique. Sa relecture du Spectre de la Rose a quelque chose d'inimitable ; centrée sur la rapidité fulgurante de minuscules mouvements, elle confère à la Rose (démultipliée, ici, avec six danseurs dans le sillage de l'excellent Jeroen Verbruggen) un aspect démoniaque, qui met en lumière la part de noirceur inhérente au fantastique. Les rares sauts ne flottent pas – leur force est tellurique. On songe à un Roi de Pique venue terroriser la jeune fille de Théophile Gautier, balayant la scène de pétales de rose. Les danseurs semblent autant de personnages de cartoon qui auraient mal tourné, bougeant ou enchaînant d'étranges ports de bras avec vélocité et sans préparation visible autour d'un centre parfaitement calme. L'image, reflétée sur un sol noir brillant installé pour ce Spectre, est étonnante.
Le tout trouve pourtant rapidement ses limites. La chorégraphie n'entend tout simplement pas la partition de Carl Maria von Weber, quantité dispensable du spectacle, là où Marco Goecke ajoute pourtant à la partition choisie par Fokine un deuxième morceau du compositeur, Le maître des esprits. Le fossé se creuse progressivement entre la musique et la danse, elle-même perdue entre les deux parties. On s'interroge sur un personnage de jeune fille, incarné par Nathalie Nordquist, qui reproduit simplement le mouvement des roses, sans jamais communiquer avec elles, et qui disparaît au final dans le même anonymat. Son rêve devenu cauchemar méritait mieux.


Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
haydn
Site Admin


Inscrit le: 28 Déc 2003
Messages: 22662

MessagePosté le: Dim Aoû 02, 2009 7:50 pm    Sujet du message: Répondre en citant

La critique d'Azulynn, agrémentée des photos fournies par le service de presse des Ballets de Monte-Carlo, est en ligne sur le site de Dansomanie :

15 juillet 2009 : Quiet bang - Men's dance for women - Le Spectre de la rose

ou :

www.dansomanie.net, rubrique "Critiques & comptes-rendus".


Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Enya



Inscrit le: 26 Aoû 2005
Messages: 599

MessagePosté le: Jeu Sep 16, 2010 6:41 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Mise à jour de la saison 2010-2011 des Ballets de Monte-Carlo:

http://www.balletsdemontecarlo.com/programmes_fr/saisonlist.phtml?annee=2010


Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web du posteur
haydn
Site Admin


Inscrit le: 28 Déc 2003
Messages: 22662

MessagePosté le: Jeu Aoû 04, 2011 11:42 am    Sujet du message: Répondre en citant

Bernice Coppieters, la danseuse (belge) vedette des Ballets de Monte-Carlo, fait ses valises pour Prague, où elle va officier comme professeur au Ballet du Théâtre National (Narodni Divadlo) :

Belgian prima ballerina turns instructor, par Johana Mücková (The Prague Post)

Citation:
In the National Theater's ballet studio, it's another tough dance rehearsal. A tall, elegant woman with an athlete's sculptured body and a velvet voice with a slight French accent instructs a few Czech ballerinas. They repeat the same dance again and again as the woman carefully perfects the details of a new production. Her name is Bernice Coppieters...



_________________
Un petit "j'aime" sur la page Facebook de Dansomanie : http://www.facebook.com/Dansomanie/
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
sophia



Inscrit le: 03 Jan 2004
Messages: 16759

MessagePosté le: Jeu Aoû 04, 2011 11:52 am    Sujet du message: Répondre en citant

L'occasion de rappeler que le stage international de Prague a lieu en ce moment (1er-13 août), avec, comme toujours, Daria Klimentova, et cette année, Isabelle Ciaravola, Anna Polikarpova, Vaclav Kunes, Laurent Novis...

http://balletmasterclass.com/


Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
haydn
Site Admin


Inscrit le: 28 Déc 2003
Messages: 22662

MessagePosté le: Ven Sep 02, 2011 11:01 am    Sujet du message: Répondre en citant

Trois nouveaux ballets (The Death and The Maiden, chor. Petr Zuska, Dearest Earthly Friend, chor. Marco Goecke, Opus 50, chor. Jean-Christophe Maillot) vont entrer prochainement au répertoire de la compagnie monégasque, qui par ailleurs va produire un Lac des cygnes revu par son directeur, Jean-Christophe Maillot :

Trois nouveaux ballets pour la Compagnie des Ballets de Monte-Carlo (Art Côte-d'Azur)

Citation:
Evolution majeure dans leur histoire, les Ballets de Monte-Carlo réunissent désormais au sein d’une même structure la Compagnie des Ballets de Monte-Carlo, le Monaco Dance Forum et l’Académie de Danse Princesse Grace. Ce dispositif dirigé par Jean-Christophe Maillot concentre à présent l’excellence d’une compagnie internationale, les atouts d’un festival multiforme, et le potentiel d’une école de haut niveau afin de créer à Monaco un pôle qui réunit l’ensemble des activités autour de l’art chorégraphique en Principauté. Ce regroupement souhaité par S.A.R. la Princesse de Hanovre et confié à Jean-Christophe Maillot permettra de pérenniser la complémentarité des trois structures ainsi reliées et de diffuser tout au long de l’année les fruits de leur travail. Pour les mois suivants, la nouvelle structure propose des voyages lointains, au cours desquels plus de 200 artistes internationaux seront au rendez-vous, sans oublier que Jean-Christophe Maillot livrera sa nouvelle version personnelle du « Lac des Cygnes »...



_________________
Un petit "j'aime" sur la page Facebook de Dansomanie : http://www.facebook.com/Dansomanie/
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
haydn
Site Admin


Inscrit le: 28 Déc 2003
Messages: 22662

MessagePosté le: Jeu Sep 08, 2011 4:43 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Gloire internationale pour Jean-Christophe Maillot, dont le Roméo et Juliette sera remonté par le ballet National de Corée, à Séoul, du 27 au 30 octobre prochain. Les danseurs seront accompagnés par le Seoul Philharmonic Orchestra, placé pour l'occasion sous la baguette de Myung Whun Chung, l'ancien directeur musical de l'Opéra National de Paris :


National Ballet to stage Maillot’s ‘Romeo and Juliet’, par Park Min-young (The Korea Herald)

Citation:
Korean ballet has grown phenomenally in the past few years, said conductor Chung Myung-whun at a press conference held Thursday at the Press Center in central Seoul. “Korea National Ballet used to be like our old orchestras. It was rather humiliating. But I was really surprised to see how quickly it has developed. We inserted some ballet scenes in the Independence Day concert held last year, and I thought it was stunning. Korea National Ballet these days is not the old KNB,” said the maestro...



_________________
Un petit "j'aime" sur la page Facebook de Dansomanie : http://www.facebook.com/Dansomanie/
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Monica



Inscrit le: 17 Jan 2006
Messages: 327
Localisation: Madrid

MessagePosté le: Sam Sep 10, 2011 4:23 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Justement la compagnie de Monte-Carlo est à Madrid cette semaine avec "La Belle" au Teatro Real.

Malhereusement suite à une blessure récente nous n'avons pas pu voir Bernice Coppieters dans le rôle titre , dansé hier soir par Sarah Medley.

Dans les derniers mois j'ai pu voir cette compagnie à plusieures reprises sur Mezzo, mais les captations video sont toujours de très près, nous montrant la personalité forte de Bernice, mais peut être moins l'ensemble. C'est une compagnie assez homogène, disciplinée, jeune, mais sans trop de punch à mon avis. Peut être c'est à cause de la corégraphie trop platte à certains moments, qui ne faisais que me faire regreter la version Petipa, helàs.
L'argument commence bien, l'idée de nous montrer l'ogresse mère du prince, déjà dans la compte de Perrault, est bonne, mais tout devient un mélange trop étrange à la fin, sans aucun sens, la fée Lilas dispparait, tout d'un coup c'est Roméo et Juliette, l'amour vainq , c'est beau mais... pourquoi? Les décors son beaux, mais les costumes ont mal vieilli...

En tout cas, c'est toujour un plaisir de voir du ballet bien avec la musique en direct et il faut dire que cette fois-ci l'orquestre de la Sinfónica de Madrid a été très bien dirigée par le directeur musical Nicolas Brochot.

Côté danse, c'est Jérôme Marchand qui dansait le personnage de Carabosse/Reine qui a reçu la plus grande ovation. Mais, à mon avis c'est Tchaikovsky qui a été l'étoile de la soirée, même si sa musique a été un peu découpée/colée Wink


Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
haydn
Site Admin


Inscrit le: 28 Déc 2003
Messages: 22662

MessagePosté le: Mar Sep 13, 2011 3:15 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Quelques nouvelles encore au sujet de la nouvelle saison des Ballets de Monte-Carlo :





On notera que si le coût de la vie, en Principauté de Monaco, a la réputation d'être très élevé et hors de portée de la plupart d'entre nous, les tarifs des représentations de ballet sont, eux, particulièrement modérés (et pourtant, cela se passe aussi au "Palais Garnier", le théâtre de Monte-Carlo ayant eu le même architecte que l'Opéra de Paris).


En bonus, deux images assez originales de Cendrillon, de Jean-Christophe Maillot, que la compagnie va présenter en tournée au Liban du 2 au 6 novembre 2011.







_________________
Un petit "j'aime" sur la page Facebook de Dansomanie : http://www.facebook.com/Dansomanie/
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
haydn
Site Admin


Inscrit le: 28 Déc 2003
Messages: 22662

MessagePosté le: Mar Sep 13, 2011 3:29 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Toujours à propos des Ballets de Monte-Carlo, mais côté histoire, cette fois, cette ouvrage publié en anglais par l'historienne de la danse Judith Chazin-Bennahum (elle-même ancienne danseuse, d'origine russe), sur René Blum (1878-1943), fondateur de la compagnie en 1931, avec le Colonel de Basil.

René Blum était le frère du politicien Léon Blum, célèbre figure du Front Populaire.



L'ouvrage est en vente depuis aujourd'hui sur Amazon et dans les librairies anglophones au prix de $ 36,95 (27 € environ)



_________________
Un petit "j'aime" sur la page Facebook de Dansomanie : http://www.facebook.com/Dansomanie/
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
haydn
Site Admin


Inscrit le: 28 Déc 2003
Messages: 22662

MessagePosté le: Mer Sep 21, 2011 4:38 pm    Sujet du message: Répondre en citant



Du 21 au 23 octobre 2011, la Compagnie des Ballets de Monte-Carlo, dirigée par Jean-Christophe Maillot, mettra la création à l’honneur. Trois ballets, dont deux nouvelles pièces, seront présentés à la Salle Garnier de l’Opéra de Monte-Carlo. Jean-Christophe Maillot présentera Opus 50, pièce qu’il a créée à l’occasion de ses 50 ans (Première, le 20 avril 2011 au Grimaldi Forum de Monaco).

La musique originale de Marc Monnet, « Epaule Cousue, Bouche ouverte, Coeur fendu », a été composée en 2008 et la scénographie
est signée par le plasticien Philippe Favier. A travers cette chorégraphie, à la fois douloureuse et lumineuse, Jean-Christophe Maillot nous parle de la mort en brassant dans un même souffle, le haut, le bas, le lumineux, l’obscur, l’oubli, l’espoir...

Marco Goecke, offrira ensuite au public sa quatrième création pour les Ballets de Monte-Carlo, Dearest Earthly Friend. Le titre de sa pièce reprend les mots utilisés par la célèbre poétesse Emily Dickinson, au sujet de son ami le Révérend Charles Wadsworth. En se faisant l’écho du poète, le chorégraphe s’adresse directement au public afin de lui délivrer un message d’espoir. Toujours fidèle à son langage chorégraphique, les danseurs doivent se confronter à une danse explosive, tranchante et sophistiquée.

Enfin, Petr Zuska, directeur artistique du Ballet du Théâtre National de Prague, proposera sa première création pour la compagnie
: The Death and The Maiden, sur une musique de Franz Schubert, lied pour voix et piano composé en février 1817.
Entre délicatesse et tension, les six danseurs évoluent autour d’un piano, point d’ancrage de la pièce.



OPUS 50 - JEAN-CHRISTOPHE MAILLOT

Choréographie : Jean-Christophe Maillot
Musique originale : Marc Monnet, «Epaule cousue, bouche ouverte, cœur fendu»
Scénographie : Philippe Favier
Première : 20 Avril 2011 Grimaldi Forum-Monaco
Durée : 32 minutes

Pour ses 50 ans, Jean-Christophe Maillot a créé cette pièce en s’entourant de ses deux amis, le compositeur Marc Monnet et le plasticien Philippe Favier.

En se plaçant au point de jonction d’une partition qui sature l’air d’émotions et d’une scénographie qui laisse les objets en suspend, la chorégraphie de Jean-Christophe Maillot jaillit à la fois douloureuse et lumineuse pour nous livrer une certaine approche de la mort.
Cette mort que nous savons tous devoir rencontrer un jour nous relie les uns aux autres : le chorégraphe, le compositeur, le scénographe, les danseurs, le public. Ensemble, nous basculons dans cet Opus 50 qui brasse en un seul et même souffle le haut, le bas, le lumineux, l’obscur, l’oubli, l’espoir...







DEAREST EARTHLY FRIEND (création) - MARCO GOECKE

Chorégraphie et mise en scène : Marco Goecke
Musique : György Ligeti, Ella Fitzgerald
Costumes : Marco Goecke, Jean Michel Laine
Lumières : Udo Haberland
Dramaturgie : Nadja Kadel
Durée : 25 minutes

Un horizon d’espoir

«Très Cher Ami Terrien» sont les mots prononcés par la poétesse américaine Emily Dickinson en s’adressant à son ami, le Révérend Charles Wadsworth, qu’elle avait rencontré quelques fois seulement mais auquel elle est restée émotionnellement très attachée toute sa vie durant. D’une manière différente et néanmoins assez comparable, Marco Goecke, dont la dernière création pour les Ballets de Monte Carlo porte ce titre, s’adresse à son public, c’est-à-dire chacun d’entre nous : par une salutation qui exprime la confiance mais impose également une certaine responsabilité. Les danseurs, accompagnés par le chant d’Ella Fitzgerald et la musique de Gyorgy Ligeti jouée au piano, se meuvent prestement dans un style apparemment confus mais extrêmement sophistiqué typique de Goecke avec lequel ils sont déjà familiarisés puisqu’il s’agit de la 4ème chorégraphie créée pour la compagnie. La série de mouvements précis et affutés comme des lames de rasoir est réalisée dans une atmosphère de plus en plus explosive qui se charge de poussière et de la couleur de la mélancolie. Tandis qu’un danseur gonfle un ballon jusqu’à ce qu’il éclate dans un grand bruit de détonation, Goecke dit la chose suivante : «Pensez à tous les pays du monde où il y a la guerre». Pourtant, la tension explosive ne nous entraîne pas dans les abysses des ténèbres ; au contraire, elle s’apaise lorsque le chorégraphe demande à un danseur allongé sur le sol de pivoter rapidement de 180° : «Il est temps de tourner la page». En fin de compte, «Très Cher Ami Terrien» s’avère optimiste : on entrevoit un horizon d’espoir.





The Death and the Maiden (création)- PETR ZUSKA

Chorégraphie : Petr Zuska
Musique : Franz Schubert, Leoš Janáček
Scénographie : Jan Dušek
Costumes : Petra Lebdušková
Lumières : Petr Zuska
Durée : 25 minutes

«Selon moi, cette pièce est du théâtre dansé plutôt que du ballet. Il n’y a pas de récit, même s’il existe une histoire sous-jacente. Personne ne sait grand-chose de la mort (Death). D’après certaines théories, une personne sur le point de mourir connaît un flashback singulier lorsque sa vie toute entière défile devant elle en une seconde.

Dans notre cas, il s’agit d’une jeune fille (the Maiden) et son flashback d’une seconde se prolonge de 22 minutes. Tandis que défilent tous les souvenirs des êtres qui lui sont chers, tous les aspects du monde matériel la quittent également. La Mort est très stricte. Elle peut être tout à la fois ignoble et cruelle mais aussi affectueuse et débordante de tendresse. La Mort a de nombreux visages et aspects, et nous ne savons pas où, ni comment, nous la rencontrerons.

Il y a peut-être un lien avec le piano, le roi des instruments. La musique du piano est au centre de la pièce et, en même temps, elle fait partie du mobilier de la chambre de la jeune fille».



INFORMATIONS PRATIQUES

Vendredi 21, samedi 22 octobre 2011 - 20h30
Dimanche 23 octobre 2011 - 16h

Opus 50, chorégraphie JEAN-CHRISTOPHE MAILLOT
Dearest Earthly Friend, chorégraphie MARCO GOECKE (création)
The Death and the Maiden, chorégraphie PETR ZUSKA (création)

Salle Garnier - Opéra de Monte-Carlo
Réservations : 00 377 98 06 28 28
Tarifs : de 10 à 33 euros
www.balletsdemontecarlo.com



_________________
Un petit "j'aime" sur la page Facebook de Dansomanie : http://www.facebook.com/Dansomanie/
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
haydn
Site Admin


Inscrit le: 28 Déc 2003
Messages: 22662

MessagePosté le: Jeu Sep 29, 2011 12:08 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Même à Monaco, la crise sévit, ainsi qu'en témoigne le directeur des Ballets de Monte-Carlo, Jean-Christophe Maillot, dans une interview parue aujourd'hui dans Nice-Matin. M. Maillot annonce notamment qu'il devra faire face à une amputation de son budget de l'ordre de 10% sur deux ans :

Les ballets de Monte-Carlo se restructurent, par Daphné Manuel (Nice Matin)

Citation:
Il y a quelques jours encore, ils évoluaient dans les théâtres de Madrid et Biarritz. Les cinquante danseurs des Ballets de Monte-Carlo feront leur (r)entrée le 21 octobre, sur les planches de la salle Garnier. Côté scène, on appréciera, entre ombre et lumière, Opus 50, du directeur chorégraphe Jean-Christophe Maillot, Dearest Earthly Friend, de Marco Goecke et The Death and the Maiden, signé Petr Zuska. Côté coulisses, c’est une tout autre pièce qui se joue. Fusion des Ballets de Monte-Carlo, du Monaco Dance Forum et de l’Académie de danse, rigueur budgétaire et nouvelles perspectives… Dans cette « réalité complexe », l’ambition de Jean-Christophe Maillot demeure, voyageant entre vision artistique et impératifs financiers...



_________________
Un petit "j'aime" sur la page Facebook de Dansomanie : http://www.facebook.com/Dansomanie/
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
haydn
Site Admin


Inscrit le: 28 Déc 2003
Messages: 22662

MessagePosté le: Mar Oct 11, 2011 10:51 am    Sujet du message: Répondre en citant

Petite curiosité qui ressort en DVD le 19 octobre prochain :




La vedette de ce film de Michel Boisrond, et qui date de 1972, n'est autre que Jean-Christophe Maillot, l'actuel directeur des Ballets de Monte-Carlo, alors âgé de dix ans.

La réédition du film en DVD comportera d'ailleurs en bonus une interview du chorégraphe.







_________________
Un petit "j'aime" sur la page Facebook de Dansomanie : http://www.facebook.com/Dansomanie/
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
haydn
Site Admin


Inscrit le: 28 Déc 2003
Messages: 22662

MessagePosté le: Ven Oct 14, 2011 6:53 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Petit rappel pour les balletomanes en vadrouille sur les rives de la méditerranée :




_________________
Un petit "j'aime" sur la page Facebook de Dansomanie : http://www.facebook.com/Dansomanie/
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Dansomanie Index du Forum -> Tout sur la danse Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Aller à la page 1, 2, 3 ... 22, 23, 24  Suivante
Page 1 sur 24

 
Sauter vers:  
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous pouvez voter dans les sondages de ce forum


Nous Contacter
Powered by phpBB © phpBB Group
Theme created by Vjacheslav Trushkin
Traduction par : phpBB-fr.com