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Nouvelles des Ballets de Monte-Carlo
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haydn
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MessagePosté le: Sam Avr 21, 2018 7:39 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Petit rappel, c'est la semaine prochaine :




Abstract/Life, Création de Jean-Christophe Maillot

&

Violin Concerto de George Balanchine

****

Du 26 au 29 avril 2018 - Grimaldi Forum - Monaco


****

Les Ballets de Monte-Carlo proposent au printemps 2018 un programme riche composé de deux ballets.

Le premier, Abstract/Life, une création de Jean-Christophe Maillot, reprend l’idée d’un vaste concerto, cette fois pour violoncelle et orchestre. La partition de Bruno Mantovani a été commanditée par Marc Monnet (Conseiller artistique du Printemps des Arts de Monte-Carlo). Sensible à la façon dont Jean-Christophe Maillot s’approprie tout type de musique, le compositeur a créé Abstract alternant fulgurances, contrastes et moments d’attente puis a soumis sa pièce au chorégraphe avec qui il a déjà collaboré en 2004 à l’occasion du superbe ballet Miniatures.

Le second ballet proposé, Violin Concerto (composé par Stravinski), marque le grand retour de Balanchine. Les Ballets de Monte-Carlo qui ont présenté 19 ballets de "Mister B" figurent parmi les meilleures compagnies l’ayant interprété. Le chorégraphe, qui refusait de parler de ses œuvres en terme de préférence, acceptait lui-même de dire de ce Violin Concerto qu’il était “bien fait”, c’est-à-dire qu’il avait atteint, sur le plan technique, un “certain” point d’accomplissement


    Message de Bruno Mantovani à Jean-Christophe Maillot

    «Très cher Jean-Christophe, je vais enfin pouvoir te parler de notre affaire ! La source d’inspiration première de cette œuvre n’est autre que… ton travail ! J’admire ta façon de t’approprier toute musique, (que le propos soit narratif ou plus abstrait). C’est ce que je connais de ton sens de l’espace, de ta capacité aussi à prendre distance avec l’objet sonore qui a été à l’origine de l’écriture. J’ai donné un titre à cette partition : «Abstract». Bien sûr, tu en fais ce que tu veux, mais cela me semble être un point de départ à ta création. A-t-on vraiment besoin d’un argument pour raconter quelque chose ? Assurément pas ! Il y a aussi ta capacité à appréhender la musique pour ce qu’elle est, quitte à lui laisser la place où même à la mettre en abyme. J’ai déjà imaginé la façon dont tu pourrais me contredire, d’ailleurs, à plusieurs reprises. La pièce est très « gestuelle » avec énormément de fulgurances, de contrastes, de moments d’attente, mais sa principale originalité est d’être un vaste concerto. En fait, il y a 5 épisodes : le premier est pour violoncelle seul, le second un tutti orchestral qui reprend le lyrismedu violoncelle, suivent un épisode où le violoncelle est à nouveau seul, un autre mouvement symphonique et enfin, un « concerto » avec soliste et orchestre. N’hésite pas à me poser toutes les questions que tu veux. Je suis totalement exalté par cette affaire, en tout cas ! Merci de m’avoir autant inspiré!

    Je t’embrasse fort. Bruno.»


    «Dear Jean-Christophe, I finally have a chance to talk to you about our project! The main source of inspiration for this piece is – your work! I truly admire the way you make all music your own (whether narrative or abstract pieces). Your sense of space, your ability to step back from the instrument itself, inspired my writing. I’ve given this score a title: Abstract. Naturally, you are free to do as you wish with it, but I thought it would make a good starting point for your piece. Do we really ever need an excuse to express ourselves? Clearly not! I admire the way you take music as it is, interpreting it for what it is, giving it room or deconstructing it. I’ve already imagined all the different ways you might refute my arguments. The piece is very ‘physical’, packed full of flurries, contrasts and pauses, but what truly makes it stand out is the fact that it is, at its essence, an epic concerto. There are five instalments here: the first a cello solo, the second an orchestral tutti in which the lyricism of the cello is reiterated, the third another cello solo, followed by a symphonic movement, and finally, a ‘concerto’ featuring both soloist and orchestra. Please don’t hesitate to ask any questions you might have. I’m very excited by the idea of this project, and I can’t thank you enough for inspiring me to this extent!

    Much love, Bruno.»




    « VIOLIN CONCERTO » / George Balanchine

    Composé par Igor Stravinski, le Concerto pour Violon et orchestre en ré Majeur est le fruit d’une riche colla- boration avec le violoniste Samuel Dushkin, qui témoigne de fascinantes découvertes sur les possibilités de l’instrument. Balanchine s’efforça d’en traduire, dans le langage de la danse, toute la complexité. Il en réalisa une première version chorégraphique en 1941 pour l’Original Ballet Russe, sous le titre de Balustrade. Le ballet fut présenté le 22 janvier à New York, sous la direction d’Igor Stravinski (avec Samuel Dushkin en tant que violon soliste).
    Trois décennies plus tard, lorsque Balanchine revient à cette partition, il ne se souvient plus de sa chorégraphie originale. «Ce que l’on crée à une époque vaut pour cette époque…» dit-il. Souhaitant à tout prix rendre hom- mage à son ami Stravinsky (mort l’année précédente) à l’occasion du Festival portant son nom, Balanchine décide néanmoins de réutiliser le fameux concerto et recrée une chorégraphie. Dans cette nouvelle version de 1972, les costumes de Tchelitchev disparaissent ainsi que les décors. Cette volonté du chorégraphe d’épurer la version originale reflète son désir de se concentrer exclusivement sur la relation entre la chorégraphie et la musique. Balanchine poursuit ainsi son grand rêve : «Voir la musique et écouter la danse». La nouvelle choré- graphie suit en effet directement la partition : une ouverture «Toccata» et un finale «Capriccio» qui entourent deux «Arias».

    En créant cette oeuvre d’une fraîcheur absolue, Balanchine produit un ballet entièrement nouveau qui prend immédiatement place parmi ses chefs-d’œuvre. Lincoln Kirstein le qualifie « superproduction » et même Ba- lanchine, qui refusait de parler de ses œuvres en termes de préférence, acceptait lui-même de dire de ce ballet qu’il était “bien fait”, c’est à dire qu’il avait atteint, sur le plan technique, un “certain” point d’accomplissement.

    La pièce illustre clairement le classicisme déstructuré que Balanchine a mis en place avec The Four Tempe- raments en 1946 et qu’il a développé en collaboration avec Stravinsky dix ans plus tard dans Agon. Avec ce ballet, Balanchine atteint le sommet de son art. Selon l’écrivain Nancy Goldner, Violin Concerto était «la com- position musicale la plus visuelle que Balanchine ait jamais chorégraphiée. »

    Igor Stravinsky, avait évidemment senti ce don exceptionnel chez Balanchine : « Balustrade, le ballet que George Balanchine et Pavel Tchelitchew ont fait du Concerto pour violon, a été l’une des visualisations les plus satisfaisantes de mes œuvres. Balanchine a composé la chorégraphie en écoutant mon enregistrement, et j’ai pu l’observer en train de concevoir un geste, un mouvement, une combinaison, une composition. Le résultat fut une série de dialogues parfaitement complémentaires et coordonnés avec ceux de la musique. »



    Composed by Igor Stravinsky, the Violin Concerto in D minor is the result of a rich partnership with the violinist Samuel Dushkin, attesting to the discovery of the instrument’s fascinating possibilities, which Balanchine later endeavoured to express in the language of dance. He created a first choreographic version, titled Balustrade, in 1941 for the Original Ballets Russes. The ballet was presented on 22 January in New York, conducted by Igor Stravinsky (with Samuel Dushkin playing solo violin). Three decades later, when Balanchine returned to this score, his original choreography was forgotten. “What is created at a given time is valid for that time...” he said. Wishing to pay tribute to Stravinsky (who died the pre- vious year) at the Festival bearing his late friend’s name, Balanchine decided to recreate a ballet to the Violin Concerto’s music. In the new 1972 version, Tchelitchev’s sets and costumes disappeared. The choreographer’s will to pare down the original version reflects his desire to focus exclusively on the relationship between ballet and music. Thus, Balanchine pursued his great dream: “See the music, hear the dance.” The new choreogra- phy perfectly respects the score: opening with a Toccata and concluding with a Capriccio with two Arias in between.
    In creating this completely fresh work, Balanchine produced an entirely new ballet that instantly be- came one of his masterpieces. Lincoln Kirstein called it a “blockbuster” and Balanchine, who refused to refer to his works in terms of preference, even accepted to say this ballet was “well done”, in the sense that he had reached a “certain” level of achievement, from a technical standpoint.

    The piece clearly illustrates the dislocated classicism Balanchine had begun with The Four Tempera- ments in 1946 and further developed in collaboration with Stravinsky ten years later in Agon. With this ballet, Balanchine reached the peak of his art. The writer Nancy Goldner wrote that Violin Concerto was «the most visual music composition Balanchine ever choreographed.”

    Igor Stravinsky had obviously sensed Balanchine’s exceptional gift: “Balustrade, the ballet that George Balanchine and Pavel Tchelitchew made of the Violin Concerto, was one of the most satisfactory visualiza- tions of any of my works. Balanchine composed the choreography as he listened to my recording, and I could actually observe him conceiving gesture, movement, combination, composition. The result was a series of dialogues perfectly complementary to and coordinated with the dialogues of the music.”



(Texte / informations : service de presse des Ballets de Monte-Carlo)



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haydn
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MessagePosté le: Jeu Avr 26, 2018 3:04 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Du 9 au 11 mai, retour des "Imprévus" des Ballets de Monte-Carlo, en collaboration avec l'Ecole Supérieure d'Arts Plastiques de la Ville de Monaco :




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MessagePosté le: Dim Avr 29, 2018 10:54 pm    Sujet du message: Répondre en citant

En attendant de lire le compte-rendu de l'amie Sophia qui nous représentait à Monaco, voici celui de François Delettraz dans Le Figaro, pour une fois pas réservé aux abonnés :


    Si Tchaïkovski, qui a composé parmi les plus belles partitions de ballet acceptait en son temps de modifier ses partitions pour les besoins de la scène, en modulant par exemple ses tempo, Mantovani demeure, lui, inflexible à ce sujet. Sa partition, il y tient, doit rester coûte que coûte en l'état.

    Et pourtant, quelques changements auraient profité à la danse et à la dramaturgie, surtout aux derniers instants du ballet. Pour Jean-Christophe Maillot, travailler sur une musique qu'il n'a pas commandée lui-même était une première. Pour Abstract/Life, il a puisé dans son répertoire des extraits ici et là, à la manière des compositeurs baroques en leur temps, et le résultat est bluffant.

    Les ballets de Monte-Carlo dans une nouvelle composition très esthétique, par François Delettraz (Le Figaro)



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sophia



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MessagePosté le: Mar Mai 01, 2018 6:14 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Violin Concerto (George Balanchine)
Abstract/Life (Jean-Christophe Maillot)
Ballets de Monte-Carlo
Forum Grimaldi
26 avril 2018


Dans le cadre du Printemps des Arts de Monaco, Jean-Christophe Maillot propose au public du Forum Grimaldi une double affiche : en première partie, le célèbre Violin Concerto de Balanchine, chorégraphié sur le concerto pour violon et orchestre en ré majeur de Stravinsky, puis, en seconde partie, Abstract/Life, une création du chorégraphe sur une partition pour violoncelle et orchestre de Bruno Mantovani.

On l'aura compris, ce diptyque traduit la volonté de mettre en regard deux œuvres émanant d'une collaboration entre un chorégraphe et un musicien – la structure musicale pour cordes et orchestre venant renforcer ici l'effet de miroir entre les deux volets. Le parallélisme s'arrête toutefois là, car les deux pièces, au fond, s'opposent presque terme à terme. Le Violin Concerto, œuvre « abstraite », tout en géométrie déstructurée, s'inscrit dans la veine des Balanchine en noir et blanc inaugurée par Les Quatre Tempéraments, là où la pièce de Maillot paraît au contraire vouloir transcender l'abstraction, imposée de fait par le titre de la partition de Mantovani - Abstract -, en y instillant une forme de vie - Life -, fût-elle imaginaire ou dystopique. Par ailleurs, quand la pièce de Balanchine s'impose par sa concision millimétrée, celle de Maillot, malheureusement contraint dans l'affaire par une partition de près de cinquante minutes, semble étirer son propos au-delà du nécessaire.

Les Ballets de Monte-Carlo n'avaient pas donné de Balanchine depuis une dizaine d'années, alors qu'ils possèdent, depuis leur création, dix-neuf de ses ballets à leur répertoire. Comme l'explique Jean-Christophe Maillot, la compagnie, en s'appropriant les pièces de chorégraphes d'aujourd'hui, tels Marco Goecke, Sasha Waltz ou Sidi Larbi Cherkaoui, avait pris ces dernières années une orientation plus contemporaine et dès lors un peu délaissé le travail particulier, et fondamentalement classique, qu'exigent les ballets de Balanchine. Le renouvellement récent de la compagnie, avec la venue de danseurs aux profils plus académiques, ainsi que la collaboration fructueuse avec le Bolchoï autour, notamment, de La Mégère apprivoisée, auront ainsi permis un retour aux sources, en l'occurrence à une voie classique que le chorégraphe souhaite approfondir dans les années qui viennent.

Des couleurs aux formes en passant par les sons, Violin Concerto évoque fortement Agon - en bien plus drôle et emballant. Au-delà des académiques, de l'ambiance noir et blanc sur fond bleu, on y retrouve, à foison, cette curieuse plastique qui signe le style balanchinien : les déhanchés, les positions en-dedans, les petits mouvements de poignets, inspirés des danses géorgiennes, une géométrie bizarre sans cesse contaminée par la gestuelle des danses de caractère. Créé initialement en 1941, avant d'être épuré et recomposé entièrement en 1972 pour le New York City Ballet, le ballet est structuré autour de deux pas de deux, aussi typés que complexes dans leurs enroulements - le premier plus belliqueux, le second plus lyrique -, eux-mêmes encadrés par des ensembles en miroir. Les danseurs, particulièrement bien coachés à l'occasion de cette reprise par Bart Cook et Maria Calegari, s'y montrent extrêmement affûtés, précis dans leurs intentions, sans jamais paraître réciter une leçon comme on le voit trop souvent à l'Opéra de Paris dans ce type de répertoire. Le second pas de deux est notamment sublimé par la présence du couple formé de Ekaterina Petina et Matej Urban, dont la technicité parfaite n'éteint en rien l'expressivité et même un certain sens, latent, du drame.

Abstract/Life n'est pas exactement le fruit d'une collaboration « en direct » ou « au fil de l'eau » entre Jean-Christophe Maillot et Bruno Mantovani, avec lequel le directeur des Ballets de Monte-Carlo avait déjà précédemment travaillé. Commandée par le Printemps des Arts, la partition, découpée en cinq mouvements, alternant moments symphoniques et passages plus intimistes, a été livrée au chorégraphe, telle un produit fini, sous le titre Abstract. Comme pour marquer son territoire, Maillot lui accole aussitôt un slash oxymorique (ironique?), suivi d'un mot, Life, qui lui ressemble bien davantage. Sa pièce n'est pas pour autant une pièce narrative, une pièce « à livret » - et l'on serait bien en peine de rapporter de manière articulée ce qu'elle raconte, au sens littéral. Plus axée sur le groupe que sur les individualités, elle donne à voir, au rythme de ses cinq mouvements, des images, souvent fulgurantes, mais bien peu euphoriques, d'un infra-monde, un univers en clair-obscur, coincé entre le mythe, celui d'un monde primitif et tribal, et la science-fiction. On pense tout autant à une cérémonie sacrificielle, aux réminiscences de Sacre du printemps, qu'aux atmosphères de fin des temps à la Blade Runner.

La musique de Mantovani, sans être irritante, apparaît ici comme un bloc de béton un peu massif, un peu pompeux, que Maillot n'a pas forcément cherché à illustrer ou à accompagner note à note. Dès lors, c'est avec les images, visuelles et chorégraphiques, plus ouvertement qu'avec les sons, que le chorégraphe, sensible depuis toujours aux arts plastiques, a semblé vouloir entrer en dialogue. Maillot réutilise ici, de son propre aveu, des phrases oubliées de ses ballets plus anciens – sa « banque d'images » comme il l'appelle -, mixées et retravaillées pour l'occasion. Cette recomposition s'appuie conjointement sur la mise en rêve visuelle proposée par la jeune scénographe Aimée Moreni. Délestées de leur individualité (au point qu'on ne reconnaît presque plus les danseurs, en-dehors de « l’Élue », Mimoza Koike), les créatures d'Abstract/Life émergent de l'inquiétante nuit qui les environne grâce à un dispositif luminescent fixé à leurs combinaisons d'outre-tombe. Le spectacle se mue alors en une véritable féerie apocalyptique, que magnifient des ensembles puissants, où les danseurs, telle une gigantesque sculpture animée, ne paraissent plus former qu'un seul être organique.


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haydn
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MessagePosté le: Mer Mai 02, 2018 12:02 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Les Ballets de Monte-Carlo se sont montrés généreux en photos, et la critique illustrée, maintenant en ligne, est accompagné d'un album de 23 clichés signés comme toujours Alice Blangero :



    Ballets de Monte-Carlo - 26 avril 2018 : Violin Concerto (G. Balanchine) / Abstract/Life (J.C. Maillot) au Grimaldi Forum

      Dans le cadre du Printemps des Arts de Monaco, Jean-Christophe Maillot propose au public du Forum Grimaldi une double affiche : en première partie, le célèbre Violin Concerto de Balanchine, chorégraphié sur le concerto pour violon et orchestre en ré majeur de Stravinsky, puis, en seconde partie, Abstract/Life, une création du chorégraphe sur une partition pour violoncelle et orchestre de Bruno Mantovani.

      On l'aura compris, ce diptyque traduit la volonté de mettre en regard deux œuvres émanant d'une collaboration entre un chorégraphe et un musicien – la structure musicale pour cordes et orchestre venant renforcer ici l'effet de miroir entre les deux volets. Le parallélisme s'arrête toutefois là, car les deux pièces, au fond, s'opposent presque terme à terme. Le Violin Concerto, œuvre « abstraite », tout en géométrie déstructurée, s'inscrit dans la veine des Balanchine en noir et blanc inaugurée par Les Quatre Tempéraments, là où la pièce de Maillot paraît au contraire vouloir transcender l'abstraction, imposée de fait par le titre de la partition de Mantovani - Abstract -, en y instillant une forme de vie - Life -, fût-elle imaginaire ou dystopique. Par ailleurs, quand la pièce de Balanchine s'impose par sa concision millimétrée, celle de Maillot, malheureusement contraint dans l'affaire par une partition de près de cinquante minutes, semble étirer son propos au-delà du nécessaire.

      --> Lire la suite




      Album photo



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MessagePosté le: Jeu Mai 03, 2018 10:16 am    Sujet du message: Répondre en citant

Un reportage sur le spectacle : https://www.youtube.com/watch?v=EiGnGktL1eM


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MessagePosté le: Jeu Mai 10, 2018 7:38 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Les Ballets de Monte-Carlo préparent déjà la saison estivale, avec 2 spectacles programmés en juillet 2018.

L'Opéra Garnier accueillera successivement le programme "Dancing with Bergman", présenté en juin au Théâtre des Champs-Élysées, mais avec des places deux fois moins chères qu'à Paris, et une soirée Duato / Hernandez confiée aux danseurs de la compagnie de Jean-Christophe Maillot :





    ALEXANDER EKMAN + JOHAN INGER + MATS EK & ANA LAGUNA

    12, 13, 14 juillet 2018 | 20h00
    Salle Garnier Opéra de Monte-Carlo
    « DANCING WITH BERGMAN »
    CENTENAIRE 1918-2018




    Trois chorégraphes suédois parmi les plus réputés rendent hommage à l’immense Ingmar Bergman. Mats Ek, l’un des chorégraphes les plus respectés aujourd’hui dans le monde de la danse nous offrira ce bonheur de l’admirer sur scène en compagnie de sa complice Ana Laguna. A ses côtés, deux de ses compatriotes, Alexander Ekman et Johan Inger, personnalités bouillonnantes de la scène chorégraphique internationale proposeront des pièces où la théâtralisation des corps convoque des univers d’une force incroyable.

    Three Swedish choreographers and leading lights of modern ballet will be present for this tribute to the great Ingmar Bergman. Mats Ek, one of the most respected contemporary choreographers in the dance world, will once again delight us onstage with his partner Ana Laguna. Alexander Ekman and Johan Inger, lively personalities and phenomenally talented figures on the international choreography scene, will create pieces in which the theatrical approach to the body onstage conjures up incredibly powerful worlds.


    4 KARIN

    Chorégraphie : Johan Inger
    Interprétée par Anna Herrmann, Nina Botkay, Olivia Ancona, Alva Inger Armenta - Avec la participation vidéo de Heléne Friberg

    Dramaturgie : Gregor Acuña-Pohl
    Décors : Curt Allen Wilmer
    Lumières : Jörgen Jansson
    Costumes : Mai Canto et Johan Inger
    Musique : Monteverdi « Il Ballo delle Ingrate, SV.167 » (1608)


    THOUGHTS ON BERGMAN
    Chorégraphie : Alexander Ekman
    Solo interprété par Alexander Ekman
    Texte: Ekman/Bergman
    Musique : Chopin nocturne n°2 op.9 en mi bémol majeur


    MEMORY (2000-2018)
    Chorégraphie : Mats Ek
    Duo interprété par Ana Laguna et Mats Ek
    Lumières : Jörgen Jansson
    Musique : Nico Rölcke










    LES BALLETS DE MONTE-CARLO
    26, 27, 28, 29 Juillet 2018 | 20h00
    Salle Garnier Opéra de Monte-Carlo
    dans le cadre de L’ÉTÉ DANSE!


    WHITE DARKNESS
    Chorégraphie de Nacho Duato

    THE LAVENDER FOLLIES - CRÉATION
    Chorégraphie de Joseph Hernandez

    Nacho Duato a composé le ballet White Darkness, comme un requiem pour la perte inattendue d’une soeur. Le résultat est un chef-d’œuvre qui, selon les critiques, a «atteint des sommets impossibles» dans le paysage de l’art moderne. Quant à Joseph Hernandez, chorégraphe américain familier des Ballets de Monte-Carlo, le public de Monaco se souvient de son univers esthétique grinçant qui fait toujours mouche par la qualité de mouvement proposée et cette «urgence de vivre» qu’il revendique.

    Nacho Duato composed the one-act ballet, White Darkness, as a requiem for the untimely loss of a sister. The result is a masterpiece which, according to critics, has “reached impossible heights” in the landscape of modern art. As for Joseph Hernandez, an american familiar choreographer of Les Ballets de Monte-Carlo, the audience of Monaco remembers its creaking aesthetic universe that is always a hit with the quality of movement and this «urgency to live» that he claims. he proposed.


    WHITE DARKNESS
    Chorégraphie Nacho Duato
    Compositeur Karl Jenkins
    Costumes Nacho Duato
    Décors Jaafar Chalabi
    Lumières Joop Caboort
    Mise en scène Thomas Klein
    Première 2001, Madrid - Durée 30 mn
    Production Opéra National de Paris

    THE LAVENDER FOLLIES - CRÉATION
    Chorégraphie Joseph Hernandez
    Lumières : Samuel Thery
    Scénographie et costumes : Yannick Cosso & Jordan Pallages






    Tarifs / infos pratiques :





    Réservation - billetterie

    - PAR TÉLÉPHONE
    Grimaldi Forum :
    00377 99 99 30 00
    (du mardi au samedi de 12h à 19h)
    Atrium du Casino de Monte-Carlo :
    00 377 98 06 28 28
    (du mardi au samedi de 10h à 17h30)

    - SUR PLACE
    Au Grimaldi Forum
    10 avenue Princesse Grace, Monaco
    (du mardi au samedi de 12h à 19h)
    À l’Atrium du Casino de Monte-Carlo
    (du mardi au samedi de 10h à 17h30)

    - SUR INTERNET
    www.balletsdemontecarlo.com
    www.fnac.com

    - DANS LES MAGASINS
    Fnac et Carrefour


    Autres renseignements +377 97 70 65 20
    www.balletsdemontecarlo.com

    PARKINGS 0,30€ / heure à partir de 19h


Infos / textes : service de presse des Ballets de Monte-Carlo



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MessagePosté le: Sam Mai 12, 2018 7:12 am    Sujet du message: Répondre en citant

Les Jeunes Chorégraphes des Ballets de Monte-Carlo mis à l'honneur dans "Les Imprévus", diffusés hier en livestream (mais j'ai loupé le coche) : https://www.youtube.com/watch?v=lGDmCdHIEmw





Dernière édition par sophia le Dim Mai 13, 2018 6:04 pm; édité 1 fois
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sophia



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MessagePosté le: Dim Mai 13, 2018 11:03 am    Sujet du message: Répondre en citant

Les examens de l'Académie Princesse Grace à suivre en direct en ce moment :
https://www.youtube.com/watch?v=fmnpQJQsPhw



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MessagePosté le: Dim Mai 13, 2018 6:12 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Et après les examens, le gala annuel, avec la liste des lauréats et leurs futures affectations :


    GALA DE L’ACADEMIE PRINCESSE GRACE
    23 et 24 juin 2018 à 20h
    Salle Garnier – Opéra de Monte-Carlo



    Comme chaque année, le Gala de l’Académie Princesse Grace est l’occasion d’admirer le niveau exceptionnel des élèves ainsi que la qualité des enseignements proposés. Toute l’équipe pédagogique se mobilise pour leur transmettre un apprentissage à la fois exigeant et multiple.
    Excellence et diversité sont les maîtres mots de l’Académie dont l’objectif est de former les futures générations de danseurs et permettre à chacun de ses élèves d’intégrer une compagnie de danse internationale.

    Pour cette édition 2018, le Gala de l’Académie se déroulera en deux temps. Les élèves diplômés de dernière année qui rejoindront bientôt leur compagnie, nous proposeront une première partie intitulée «Pas d’adieux». Les élèves exécuteront une série de variations de haute volée qui préfigurent leur entrée dans le monde professionnel. Ces «Pas d’adieux» seront également l’occasion de saluer et remercier le public monégasque qui les a vus grandir et évoluer année après année.
    La seconde partie du Gala proposera au public de découvrir une série de pièces créées pour les élèves de l’Académie sur les Danses hongroises de Brahms. Ces vingt-et-unes fameuses danses, dont la musique évolue entre univers tzigane et romantisme, permettront aux chorégraphes de proposer différents styles allant du classique au contemporain en passant par le caractère.

    Parmi les chorégraphes invités à créer pour ces jeunes danseurs figureront notamment, Jean-Christophe Maillot, Michel Rahn, Eugenio Buratti, Francesco Nappa, Sara Lourenco, Grigory Chicherin, Jeroen Verbruggen et également une composition de YoungSeo Ko, élève de l’Académie.


    Liste des élèves diplômés de la saison 2017/2018 et les compagnies qu’ils intégreront l’année prochaine :

    Youngseo Ko , Coréenne, contrat obtenu au Norvegian National Ballet à Oslo
    Yuka Matsumoto, Japonaise, contrat obtenu au Staatsballett Berlin
    Natatia Warzabluk, Américaine, contrat au Ballett Zürich
    Ivana Bueno Garces, Mexicaine/américaine, contrat àl'English National Ballet à Londres
    Yuria Isaka, Japonaise, contrat au Staatsballett Berlin 
    Min-Ji Nam, Coréenne, contrat obtenu au Ballet de Stuttgart
    Martino Semenzato, Italien, contrat au Ballet de Stuttgart
    Shale Wagman, Canadien, 1er au Prix de Lausanne, contrat à l'English National Ballet, Londres




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MessagePosté le: Mer Mai 23, 2018 5:01 pm    Sujet du message: Répondre en citant



    DU 8 AU 15 JUIN 2018

    LE SONGE
    LES BALLETS DE MONTE-CARLO
    THEÂTRE NATIONAL DE CHAILLOT - PARIS
    D’après l’œuvre de William Shakespeare
    Chorégraphie: Jean-Christophe Maillot
    Musiques : Felix Mendelssohn, Daniel Teruggi, Bertrand Maillot
    Scénographie : Ernest Pignon-Ernest
    Costumes : Philippe Guillotel
    Lumières : Dominique Drillot
    Première représentation par les Ballets de Monte-Carlo : le 27 décembre 2005, au Grimaldi Forum



    Le Songe peut être considéré comme « la banque de données » de Jean-Christophe Maillot. Toutes les pistes de réflexion qu’il a développées au cours de sa carrière s’y retrouvent. Pour arriver à un tel un tel emboîtement et rendre possible « ce désir d’enfant de tout dire », il lui fallait un texte hors du commun : Le Songe d’une nuit d’été de Shakespeare. Télescopages improbables de personnages et de situations, cette pièce permet de faire tenir ensemble tous les possibles de sa danse. Dans ses ballets narratifs précédant Le Songe, Jean- Christophe Maillot a souvent privilégié les oppositions binaires et les chocs frontaux pour confronter une vérité à une autre : ce sont par exemple les Capulet contre les Montaigu dans Roméo et Juliette, une jeune femme tyrannisée par sa belle-famille dans Cendrillon, Aurore affrontant l’ogresse dans La Belle. Avec Le Songe, un changement s’opère. Jean- Christophe Maillot dispose non plus de deux, mais de trois univers : celui des Athéniens, celui des Fées et celui des Artisans. Un mode ternaire se met en place et propose désormais des nuances entre le blanc et le noir. Les vérités perdent de leur superbe. Les trois univers du Songe correspondent aux trois stades de maturité du danseur. Prenons l’univers des jeunes Athéniens : il est dynamique, rythmé et intense. Les mouvements suivent la partition d’un Mendelssohn âgé de dix-sept ans et exigent une physicalité qui est souvent le privilège de la jeunesse. Jean-Christophe Maillot utilise ici une génération de jeunes danseurs pour l’énergie débordante dont ils disposent. Mais c’est une énergie qu’il faut aussi savoir canaliser par un accompagnement de chaque instant. Les Athéniens exécutent une chorégraphie écrite dans ses moindres détails. Le chorégraphe leur transmet un « texte chorégraphique » où chaque émotion, chaque réaction est anticipée. Cette forme de contrôle se retrouve dans les romances amoureuses de ces athéniens, bridées et conformes aux exigences de leurs aînés. L’univers des Athéniens est celui de la tradition qui parle pour les générations futures et creuse en leur nom ses propres sillons. Le deuxième univers du Songe, celui des Fées, exige quant à lui des interprètes plus aguerris. Les personnages fantasques qui peuplent ce monde ésotérique n’en sont plus à leurs premiers émois. Ils vivent pleinement leurs désirs. La narration cède la place à une forme d’abstraction déconcertante car dans cet univers, l’érotisme sème la confusion. Il agite un monde fantasmé où l’individu s’abandonne aux pulsions et aux forces de la nature. Chaotique et charnel, l’univers des Fées fait entendre la musique acousmatique de Daniel Teruggi, une musique qui traduit l’ambivalence et la sensualité des corps. Les sons nous surprennent, nous heurtent et nous confondent. La musique de Teruggi, ce sont les pulsions auxquelles on ne résiste pas. C’est le corps sexuel et transgressif. On pourrait penser qu’avec ces deux univers, tout est dit. Ce serait oublier un aspect essentiel du travail de Jean-Christophe Maillot : pour lui, le danseur est aussi un comédien (souvent itinérant si l’on considère les nombreuses tournées des Ballets de Monte-Carlo). Cet attachement pour la vie de bohème et le théâtre ambulant définit le troisième univers du Songe : celui des Artisans. Cet univers est campé par quelques danseurs expérimentés « qui connaissent leur Maillot sur le bout des doigts ». Le chorégraphe a invité Nicolas Lormeau à rejoindre ce cercle restreint pour participer à l’élaboration de cet univers complètement décalé. Échappés du pavillon des fous, ces artisans excentriques interprètent une chorégraphie drôle et obsessionnelle qui reflète l’amour aveugle que tout artiste peut ressentir pour son oeuvre. Le Songe nous les montre débordant de passion et ne se souciant guère du jugement de goût. Le bon, le mauvais, le ridicule ou la peur de l’échec n’ont plus prise sur eux, les laissant à leur univers absurde, incompréhensible, imprévisible… et totalement libre. La musique de Bertrand Maillot se fait l’écho fraternel du travail du chorégraphe. Ayant été le compositeur d’un de ses premiers ballets (Nébule en 1980 à Hambourg), sa musique dans une pièce si emblématique était aussi indispensable qu’évidente, tout comme la lumière de Dominique Drillot, les décors suspendus d’Ernest Pignon-Ernest et les costumes fantasques de Philippe Guillotel (dont le refus d’être totalement adulte évoque aussi chez Jean-Christophe Maillot le parfum d’un père qui a tant compté). Pendant longtemps, Jean-Christophe Maillot a hésité à chorégraphier Le Songe (premier ballet qu’il a dansé chez John Neumeier en tant que soliste). « Je ne voulais pas livrer ma vision de cette œuvre avant que cela ne s’impose comme une évidence. Je me suis donc tourné vers d’autres textes, d’autres horizons, d’autres chemins… Et un jour, j’ai compris que le Songe se trouvait à leur croisée… »



    Le Songe can be considered as a microcosm of Jean-Christophe Maillot’s work. All of the themes he developed throughout his career are condensed into this one piece, and in order to intertwine them all and give form to this «child’s urge to tell everything», he needed an unusual and extraordinary text to work with: Shakespeare’s A Midsummer Night’s Dream. An unlikely concertina of characters and scenarios, the play allows him to bring together all of the many possibilities contained within his dance. In the narrative ballets that preceded Le Songe, Jean-Christophe Maillot often focussed on binary oppositions and full-frontal shock factors to compare and contrast truths: The Capulets versus the Montagues in Romeo and Juliet, a young woman terrorised by her step family in Cinderella, Aurora confronting the ogress in La Belle. Le Songe represents a shift. Jean-Christophe Maillot draws on three different worlds, the worlds of the Athenians, the Fairies and the Artisans. A ternary universe slowly forms, in which the shades of grey that exist between black and white emerge, and in which truth isn’t always as it seems. The three worlds that provide a setting for Le Songe reflect the three stages of maturity a dancer goes through. The world of the young Athenians represents intense, vibrant rhythm. The movements are set to a score by a 17-year-old Mendelssohn and require a youthful style of physicality. Jean-Christophe Maillot uses a younger generation of dancers here to provide the unbridled energy they contain. Yet this energy must also be channelled by a constant sense of control. The Athenians perform choreography that is meticulously set out. The choreographer provides them with a ‘choreographic blueprint’ in which each emotion and reaction is planned. This form of control mirrors that found in the Athenians’ love affairs, reined in and forced to comply with the standards of their elders. The Athenians’ world is that of tradition that paves the way for future traditions to forge their own paths. The second world found in Le Songe is that of the Fairies, which calls for more seasoned performers. The fantastical characters that inhabit this esoteric world are far from wet behind the ears, they embrace and respond to their own urges and desires. Narration gives way to a disconcerting type of abstraction, where eroticism sows the seeds of confusion. In this fantastical setting, individuals yield to their impulses and the forces of nature. Chaotic and sensual, the world of the Fairies is set to the acousmatic music of Daniel Teruggi, in which the ambiguity and sensuality of the body is fully explored. The sounds here surprise, shock and confuse, with Teruggi’s music confronting us with instincts we cannot resist. The sexual, transgressive nature of the body is revealed. It would be a mistake to think that these two worlds suffice in telling the whole story. For one of the key components of Jean-Christophe Maillot’s work is that he approaches dancers as actors (often like travelling troupes, when we consider the Ballets de Monte- Carlo’s many tours). This fondness for bohemian life and travelling theatre is found in Le Songe ‘s third and final world: That of the Artisans. This world is inhabited by a handful of experienced dancers who «know their Maillot like the backs of their hands». The choreographer invited Nicolas Lormeau to enter the close-knit circle and contribute to this strange, offbeat world. These mad, colourful, eccentric artisans perform a funny, obsessive style of choreography that symbolises the blind love that all artists feel for their work. Le Songe depicts them overflowing with passion, uncaring in the face of good or bad taste. The good, the bad, the ridiculous or the fear of failure no longer have a grip on them, leaving them free to frolic in an absurd, incomprehensible and unpredictable world. Bertrand Maillot’s music perfectly mirrors his brother’s choreography. As the composer for one of his first ballet’s (Nébule in 1980 in Hamburg), it was as natural as it was crucial that his music be incorporated into such an iconic ballet, with the same being true of the lighting design by Dominique Drillot, the floating designs by Ernest Pignon-Ernest and the fantastical costumes by Philippe Guillotel (whose rejection of complete adulthood is also reminiscent of Jean- Christophe Maillot ‘s memory of a dearly beloved father). Jean-Christophe Maillot waited a long time before choreographing Le Songe (his first ballet as a soloist for John Neumeier). «I didn’t want to execute my vision of this piece before it felt completely natural to do so. I therefore focused on other texts, other visions, other paths. And one day, I realised that Le Songe was the crossroads between them all...».








    Ven 08 juin — 20h30
    Sam 09 juin — 20h30
    Dim 10 juin — 15h30
    Mar 12 juin — 20h30
    Mer 13 juin — 20h30
    Jeu 14 juin — 19h30
    Ven 15 juin — 20h30

    Tarif B — de 8€ à 41€

    https://www.theatre-chaillot.fr/fr/saison-2017-2018/songe






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haydn
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MessagePosté le: Jeu Juin 21, 2018 8:45 am    Sujet du message: Répondre en citant

Petit rappel, c'est samedi et dimanche à l'Opéra Garnier, à Monte-Carlo. Et cela n'intéresse pas que les propriétaires de yachts immatriculés aux Iles Caïman, puisque les tarifs sont très accessibles et à portée d'un public familial. Donc, si vous habitez sur la Côte d'Azur....

haydn a écrit:

    GALA DE L’ACADEMIE PRINCESSE GRACE
    23 et 24 juin 2018 à 20h
    Salle Garnier – Opéra de Monte-Carlo



    Comme chaque année, le Gala de l’Académie Princesse Grace est l’occasion d’admirer le niveau exceptionnel des élèves ainsi que la qualité des enseignements proposés. Toute l’équipe pédagogique se mobilise pour leur transmettre un apprentissage à la fois exigeant et multiple.
    Excellence et diversité sont les maîtres mots de l’Académie dont l’objectif est de former les futures générations de danseurs et permettre à chacun de ses élèves d’intégrer une compagnie de danse internationale.

    Pour cette édition 2018, le Gala de l’Académie se déroulera en deux temps. Les élèves diplômés de dernière année qui rejoindront bientôt leur compagnie, nous proposeront une première partie intitulée «Pas d’adieux». Les élèves exécuteront une série de variations de haute volée qui préfigurent leur entrée dans le monde professionnel. Ces «Pas d’adieux» seront également l’occasion de saluer et remercier le public monégasque qui les a vus grandir et évoluer année après année.
    La seconde partie du Gala proposera au public de découvrir une série de pièces créées pour les élèves de l’Académie sur les Danses hongroises de Brahms. Ces vingt-et-unes fameuses danses, dont la musique évolue entre univers tzigane et romantisme, permettront aux chorégraphes de proposer différents styles allant du classique au contemporain en passant par le caractère.

    Parmi les chorégraphes invités à créer pour ces jeunes danseurs figureront notamment, Jean-Christophe Maillot, Michel Rahn, Eugenio Buratti, Francesco Nappa, Sara Lourenco, Grigory Chicherin, Jeroen Verbruggen et également une composition de YoungSeo Ko, élève de l’Académie.


    Liste des élèves diplômés de la saison 2017/2018 et les compagnies qu’ils intégreront l’année prochaine :

    Youngseo Ko , Coréenne, contrat obtenu au Norvegian National Ballet à Oslo
    Yuka Matsumoto, Japonaise, contrat obtenu au Staatsballett Berlin
    Natatia Warzabluk, Américaine, contrat au Ballett Zürich
    Ivana Bueno Garces, Mexicaine/américaine, contrat àl'English National Ballet à Londres
    Yuria Isaka, Japonaise, contrat au Staatsballett Berlin 
    Min-Ji Nam, Coréenne, contrat obtenu au Ballet de Stuttgart
    Martino Semenzato, Italien, contrat au Ballet de Stuttgart
    Shale Wagman, Canadien, 1er au Prix de Lausanne, contrat à l'English National Ballet, Londres




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sophia



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MessagePosté le: Dim Juil 01, 2018 1:49 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Gala de l'Académie Princesse Grace
Salle Garnier, Opéra de Monte-Carlo
23 juin 2018


En ce samedi 23 juin, l’Académie Princesse Grace présente, dans la salle Garnier de l'Opéra de Monte-Carlo, son traditionnel gala de fin d’année. En un peu plus d'une heure de danse, les élèves offrent au public monégasque un spectacle qui va droit au but, sans manières ni bavardages superfétatoires. Composé de deux parties, enchaînées sans pause, il donne à voir et à admirer la force des individualités qui composent l'école, mais aussi l'excellence de son collectif.

Le premier volet, intitulé « Pas d'adieux », est dédié aux diplômés 2018 et, en filigrane, à Marius Petipa, dont on fête cette année le bicentenaire de la naissance. Une chorégraphie de Bournonville est venue se glisser dans le programme des variations, mais qu'importe, c'est l'intention qui compte. Rompant, pour la circonstance, avec l'éclectisme stylistique qui préside d'ordinaire aux galas de l'Académie, chaque élève se produit dans une variation du répertoire classique, qui confère à l'ensemble un petit côté « finale du Prix de Lausanne » (et le vainqueur du Prix de Lausanne de cette année, Shale Wagman, on l'a d'ailleurs sur scène...). La démonstration est un peu rapide pour se faire une idée nuancée des talents de tous ces jeunes danseurs, mais elle permet à tout le moins de mettre en avant leurs qualités « d'école » prédominantes, emblématisées par le choix de la variation. Dans cette promotion, on aura ainsi particulièrement apprécié celle qui ouvrait le bal, en l'occurrence Yuria Isaka, une petite Japonaise au visage radieux et à la présence flamboyante, dont la virtuosité – et la vivacité - trouvent à s'exprimer idéalement dans la variation de Kitri. Yuria Isaka rejoindra à la rentrée le Staatsballet de Berlin, qu'on se le dise ! De son côté, Yongseo Ko, qui a choisi la variation de l’Étoile de Paquita, séduit par une danse d'une grande propreté, à la fois altière et raffinée, qui rappelle un peu le souvenir de la finaliste du Prix de Lausanne Minji Nam, qui ne participait pas (blessure?) au spectacle de l'Académie. Mais la palette de cette danseuse est sans aucun doute bien plus large puisqu'elle a trouvé un engagement auprès du ballet de Norvège. A côté de ces Asiatiques aux exceptionnelles qualités techniques (on peut ajouter Yuka Matsumoto, dotée d'un bon saut dans la variation de la Demoiselle d'Honneur), l'Académie permet aussi à des danseuses moins purement virtuoses de s'exprimer, comme on le constate avec l'Américaine Natatia Warzabluk, qui montre une belle sensibilité dans le solo de Nikiya, curieusement coupé de sa partie allegro – le final au panier. Ce sont les deux élèves « stars » de la promotion – ceux que l'on appréhende comme tels en tout cas –, les plus mûrs et/ou les plus complets, qui sont chargés de conclure cette première partie. Il y a là d'une part, Ivana Bueno Garces, une danseuse à la personnalité déjà bien affirmée, qui déploie expressivité et sensualité dans la variation d'Esmeralda, et d'autre part, Shale Wagman - que l'on ne présente plus - un danseur aux possibilités physiques et techniques exceptionnelles. Sa prestation dans la variation de Basilio, qu'il avait aussi dansée lors du Prix de Lausanne, montre qu'il a gagné en rigueur et en précision depuis. Nul doute que ce sont là deux belles recrues pour l'English National Ballet, qui les accueillera la saison prochaine.

Le second volet du gala laisse une large place au collectif. Sur le modèle du programme de l'an dernier, bâti autour des fameuses Études de Carl Czerny réorchestrées par Knudage Riisager, les professeurs de l'Académie ont concocté un acte complet de cinquante minutes, composé de tableaux empruntant à différents styles chorégraphiques, sur les Danses Hongroises de Johannes Brahms. Virtuosité, sensualité et fougue au parfum exotique, tous les éléments sont là pour « inviter à la danse » et séduire le spectateur. Parmi les chorégraphes conviés à la fête, on retrouve une poignée de noms familiers, attachés à l'Académie ou aux Ballets de Monte-Carlo – Eugenio Buratti, Jeroen Verbruggen, Sara Lourenço, Michel Rahn... -, un chorégraphe « installé », figurant au répertoire de nombreuses compagnies – Marco Goecke -, mais aussi, cette année, le nom d'une toute jeune diplômée, YongSeo Ko, qui ouvre d'ailleurs cette deuxième partie de fort belle manière dans une chorégraphie « de plage » pleine d'humour, de charme et de dynamisme (YongSeo Ko signe aussi une autre pièce, un duo, dans lequel on retrouve sa patte légère et décalée). A cette composition sympathique et juvénile succèdent un pas de caractère espagnol, signé Grigory Chicherin, maître de ballet réputé venu du Mariinski, et une pièce pour trois couples, dans un style néo-balanchinien, de Michel Rahn, professeur à l'Académie, également responsable des ensembles finaux, qui nous offrent le feu d'artifice attendu. Se voulant en phase avec le monde du ballet, l'Académie Princesse Grace revendique, pour ses élèves, la versatilité stylistique et, de fait, une place importante est accordée, entre les deux, au registre contemporain. C'est là que certaines chorégraphies, par trop répétitives, peuvent laisser davantage sur la réserve. Gestuelle expressionniste, mouvements extrêmes et contorsions, tout cela est peut-être un reflet de la création d'aujourd'hui, mais n'est pas toujours du meilleur effet sur des corps adolescents, qui manquent souvent de nuances. Dans ces différents tableaux, le duo chorégraphié par Francesco Nappa, servi par le talent de Mackenzie Brown et Shale Wagman, n'en est pas moins saisissant dans la manière qu'il a de dessiner des corps, mi-humains mi-végétaux, en perpétuelle métamorphose.


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haydn
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MessagePosté le: Lun Juil 02, 2018 8:02 pm    Sujet du message: Répondre en citant

La critique de Sophia est maintenant en ligne avec les illustrations ad-hoc sur le site de dansomanie :





    23 juin 2018 : Gala de fin d'études de l'Académie Princesse Grace de Monaco


      En ce samedi 23 juin, l’Académie Princesse Grace présente, dans la salle Garnier de l'Opéra de Monte-Carlo, son traditionnel gala de fin d’année. En un peu plus d'une heure de danse, les élèves offrent au public monégasque un spectacle qui va droit au but, sans manières ni bavardages superfétatoires. Composé de deux parties, enchaînées sans pause, il donne à voir et à admirer la force des individualités qui composent l'école, mais aussi l'excellence de son collectif.

      Le premier volet, intitulé «Pas d'adieux», est dédié aux diplômés 2018 et, en filigrane, à Marius Petipa, dont on fête cette année le bicentenaire de la naissance. Une chorégraphie de Bournonville est venue se glisser dans le programme des variations, mais qu'importe, c'est l'intention qui compte. Rompant, pour la circonstance, avec l'éclectisme stylistique qui préside d'ordinaire aux galas de l'Académie, chaque élève se produit dans une variation du répertoire classique, qui confère à l'ensemble un petit côté «finale du Prix de Lausanne» (et le vainqueur du Prix de Lausanne de cette année, Shale Wagman, on l'a d'ailleurs sur scène...). La démonstration est un peu rapide pour se faire une idée nuancée des talents de tous ces jeunes danseurs, mais elle permet à tout le moins de mettre en avant leurs qualités «d'école» prédominantes, emblématisées par le choix de la variation.


      --> Lire la suite



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sophia



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MessagePosté le: Lun Juil 02, 2018 9:30 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Le gala 2018 de l'Académie Princesse Grace est en ligne sur YT : https://youtu.be/5KXk3gwkeZc


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