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haydn Site Admin
Inscrit le: 28 Déc 2003 Messages: 16970
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Posté le: Lun Jan 16, 2012 12:05 pm Sujet du message: |
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En fait, Laurine ne signalait que les tournées du 1er trimestre 2012, ce qui explique que le spectacle de Massy ne figure pas dans la liste.
Ouest-France publie par ailleurs une critique assez élogieuse, assortie d'une vidéo, à propos de la représentation donnée par le Ballet Biarritz au Casino de Deauville samedi dernier :
Thierry Malandain, la danse comme état d’émotion au casino de Deauville, par Corinne Printemps Ouest-France
(Apparemment il y a un problème de mise en page sur le site du journal breton) |
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haydn Site Admin
Inscrit le: 28 Déc 2003 Messages: 16970
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Posté le: Ven Jan 27, 2012 1:09 pm Sujet du message: |
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Parution d'un nouveau livre de photographies d’Olivier Houeix consacré à Thierry Malandain et aux créations du Ballet Biarritz au cours des dix dernières années :
Prix de vente public : 25 €
Prix Amis du Malandain Ballet Biarritz : 20 €
L'ouvrage est en vente en librairie et sera également bientôt disponible sur la nouvelle boutique en ligne du Ballet Biarritz :
http://www.malandainballet-boutique.com/ |
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haydn Site Admin
Inscrit le: 28 Déc 2003 Messages: 16970
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Laurine
Inscrit le: 18 Oct 2006 Messages: 61
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Posté le: Jeu Mar 15, 2012 1:20 pm Sujet du message: T.Malandain candidat à sa propre succession à la tête du CCN |
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Le Malandain Ballet Biarritz fait partie des 19 Centres Chorégraphiques Nationaux (CCN) pour lesquels une Circulaire du Ministère de la Culture du 31 août 2010, fixe le cahier des missions et des charges et précise que leur directeur est nommé pour un mandat de 4 ans renouvelable dans la limite de 2 périodes de 3 ans.
Cette Circulaire précise aussi que chaque renouvellement de mandat est désormais soumis à un Appel publique à candidature et qu'un Comité de sélection (souvent des représentants de l'Etat, de la Région, du département et de la ville d'accueil du CCN) est chargé d'évaluer la qualité et la pertinence des projets artistiques et des plans d'activités pluriannuels déposés par les candidats.
Dans ce contexte, le mandat actuel de Thierry Malandain à Biarritz doit prendre fin en décembre 2012. Les textes l'autorisant à se représenter, Thierry Malandain postule à sa propre succession pour la période triennale 2013-2015. Il entend ainsi poursuivre le travail de pérennisation et de développement du CCN Ballet Biarritz mené depuis 1998, date de sa 1ère nomination à la tête de cette structure.
Récemment, le Comité de sélection pour le CCN d'Aquitaine en Pyrénées Atlantiques - Ballet Biarritz, a examiné 9 candidats ayant répondu à l’appel à candidatures. Ont été retenus : Lode Devos, chorégraphe et directeur du Chemnitz Ballett (Allemagne) ; Hervé Palito, directeur artistique par intérim de la Compañía Nacional de Danza à Madrid et Thierry Malandain.
Prochaine étape : le 11 avril prochain, date à laquelle le Comité de sélection entendra les trois candidats qui présenteront leur projet artistique et leur plan d'activité triennale.
Nous ne manquerons pas de vous tenir au courant...
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Masajaki
Inscrit le: 29 Déc 2011 Messages: 37
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Posté le: Ven Mar 16, 2012 7:40 pm Sujet du message: |
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Thierry Malandain est le meilleur chorégraphe français de sa catégorie et sa compagnie est magnifique! Bravo à lui pour son énorme talent et aussi pour sa gentillesse et son humilité, toutes ces qualités qu'on assimile souvent "aux plus grands", les vrais!
On ose espérer que les tutelles ne vont pas faire une folie et soudain opérer un changement! Ce n'est certainement pas à Biarritz qu'il faut faire le ménage...
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haydn Site Admin
Inscrit le: 28 Déc 2003 Messages: 16970
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Posté le: Ven Mar 16, 2012 7:56 pm Sujet du message: |
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Quels élans Masajaki!
Pour qu'il n'y ait pas de malentendu : Masajaki n'est pas Thierry Malandain, et n'est pas non plus membre de l'équipe tant artistique qu'administrative du Ballet Biarritz. Il s'agit donc bien d'un cri du cœur...
Pour Laurine : espérons aussi que Thierry Malandain sera reconduit, comme il le souhaite, à la tête du Ballet Biarritz. |
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Florestiano
Inscrit le: 28 Mai 2010 Messages: 609
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Posté le: Ven Mar 16, 2012 8:27 pm Sujet du message: |
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Je souscris totalement aux propos de Masajaki - je ne savais même pas que le Ballet Biarritz était un CCN tant ce que Malandain y crée semble s'adresser à un vrai public qui vient pour voir un vrai spectacle de danse...
Bref, je voudrais juste rappeler qu'ils passent en région parisienne très bientôt (à Cachan le 29 mars notamment).
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Aurélie
Inscrit le: 28 Déc 2003 Messages: 864 Localisation: Paris
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Posté le: Sam Mar 17, 2012 1:08 pm Sujet du message: |
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| Quant à moi, je souscris aux propos de Florestiano et Masajaki!!
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haydn Site Admin
Inscrit le: 28 Déc 2003 Messages: 16970
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PAVLOVA
Inscrit le: 22 Fév 2009 Messages: 63
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nabucco
Inscrit le: 14 Mar 2007 Messages: 1332
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haydn Site Admin
Inscrit le: 28 Déc 2003 Messages: 16970
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Posté le: Dim Avr 15, 2012 10:59 am Sujet du message: |
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Dansomanie a fait aujourd'hui le "voyage à Reims", à l'occasion de la création d'Une dernière chanson, le nouveau ballet de Thierry Malandain, qui nous a très gentiment ouvert les portes du théâtre de la métropole champenoise.
Vous pourrez nous suivre sur www.twitter.com/dansomanie (notre compte Twitter est public, aucune inscription n'est nécessaire). |
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Masajaki
Inscrit le: 29 Déc 2011 Messages: 37
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Posté le: Dim Avr 15, 2012 7:50 pm Sujet du message: |
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| Nabucco, eh bien citez-nous les CCN qui produisent de vrais spectacles intéressants qui justifient les subventions qu'ils reçoivent et vous serez surpris du nombre... Mais bien sûr tout ceci est subjectif et dépend du goût de chacun.
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haydn Site Admin
Inscrit le: 28 Déc 2003 Messages: 16970
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Posté le: Mar Avr 24, 2012 9:10 pm Sujet du message: |
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Le texte de la critique du spectacle du Ballet Biarritz à Reims est publié ici sous mon seul nom, mais il a été rédigé à "quatre mains". La partie concernant Lucifer et Boléro revient ainsi effectivement à "haydn", tandis que celle traitant de Une dernière chanson est due à Sophia (j'étais moi-même trop affairé en coulisses pour pouvoir juger valablement du spectacle).
Lucifer / Boléro / Une dernière chanson
Malandain Ballet Biarritz
Opéra de Reims
15 avril 2012
Le Ballet Biarritz venait, en ce printemps pluvieux, célébrer, dans la métropole champenoise, le dixième anniversaire de sa collaboration avec l’Opéra de Reims. Pour l’occasion, la troupe biarrote avait mis les petits plats dans les grands, avec trois ballets différents à l’affiche, dont une création mondiale, auxquels venaient s’ajouter une projection gratuite d’un documentaire consacré à la genèse de Lucifer, l’un des ouvrages de la trilogie présentée au public rémois, ainsi qu’une exposition de costumes traditionnels de danse basque, et diverses animations (répétitions publiques, spectacles adaptés) à destination des plus jeunes.
C’est sur ce même Lucifer que se levait le rideau : une chorégraphie ambitieuse, qui avait fait, en 2011, en ce qui concerne la musique, l’objet d’une commande spécifique au compositeur Guillaume Connesson. Celui-ci a élaboré une partition imposante, de facture très française, et comportant des références à Berlioz, dont la scène du Sabbat de la Symphonie fantastique est citée via le Dies Irae. Dans la scène du Jugement, précédant la chute de Lucifer – qui, sur le plan chorégraphique, rappelle Artifact Suite, de Forsythe –, la colère des cieux est évoquée par des rythme brutaux et une harmonie basée sur l’accord de Triton (quarte augmentée), que Guy d’Arezzo, avait, au XIème siècle, nommé Diabolus in musica.
Néanmoins, Thierry Malandain réfute toute interprétation «satanique» de Lucifer, et fait de l’archange déchu, porteur de Lumière, une sorte d’alter ego de Prométhée, le porteur de Feu. Ici, cette lumière, c’est l’amour, qu’il découvre et fait découvrir aux humains ; le sentiment jusqu’alors inconnu naît dans la rencontre fortuite entre Lucifer, parti à la découverte de la Terre au mépris des interdictions divines, et La Femme, Eve encore immaculée. C’est Miyuki Kanei, la Japonaise du Ballet Biarritz qui l’incarnait à la scène, et qui dominait de manière impressionnante la distribution. Nous avions eu la chance de rencontrer Mlle Kanei alors qu’elle venait d’intégrer la compagnie, en 2006. Elle s’est aujourd’hui totalement épanouie et a trouvé ici un rôle qui rend justice à ses aptitudes. Au delà du mythe et du mysticisme, Lucifer est un ballet qui s’inscrit dans le droit fil des thèmes chers à Thierry Malandain, telle cette quête obsessionnelle d’un idéal amoureux inaccessible, incarné par La Femme – le choix de Miyuki Kanei, à la plastique pure, n’est certainement pas le fait du hasard – face à une réalité plus prosaïque, personnifié par l’Homme (un ange déchu ici, la symbolique n’est pas innocente), pis-aller charnel, faillible et fragile.
Suivait Boléro, créé en 2001 ; Thierry Malandain s’attaquait ici à un monument de la musique et de la danse ; se mesurer à Maurice Béjart tenait de la gageure. Roland Petit notamment, qui s’était hasardé à cette exercice un an avant le directeur du Ballet Biarritz, n’avait pas véritablement convaincu.
La démarche de Thierry Malandain s’inscrit pour sa part dans une sorte de retour – purement spirituel – aux sources de Boléro, originellement destiné à Ida Rubinstein, avec une chorégraphie de Bronislava Nijinska. Mais même si le chorégraphe se défend de toute velléité de paraphrase, il est difficile de ne pas y discerner une sorte d’amplification de la gestuelle du soliste unique de Béjart, répliquée ici symboliquement par douze danseurs, masqués par des paravents translucides symbolisant les limites de la fameuse table, ici délibérément absente. Le treizième apôtre, absent de cette cène aux relents bachiques, est-il le fantôme de Rubinstein, dont Béjart a effacé le souvenir avec son propre Boléro, ou le chorégraphe marseillais lui même, «Judas» qui a «trahi» la danseuse russe en se mesurant – victorieusement, si l’on s’en remet au jugement de l’Histoire – à elle? Ou encore, Thierry Malandain qui esquive avec intelligence un combat perdu d’avance, en traitant la partie de soliste de manière totalement elliptique? Les danseurs du Ballet Biarritz se plient en tout cas habilement au jeu, en restituant les intention du chorégraphe avec une belle discipline d’ensemble, dans une œuvre dont la finalité est de ne faire – paradoxe assumé – ressortir aucune individualité.
Le gala du 40e anniversaire du Prix de Lausanne nous avait donné un petit avant-goût il y a quelques mois d'Une Dernière Chanson – la création du jour - au travers d'un pas de deux, d'une douce tristesse, magnifiquement interprété par Nathalie Verspecht et Giuseppe Chiavaro. «La Fille au roi Louis» n'est toutefois qu'un des cinq duos, le plus beau peut-être, qui composent ce ballet d'une trentaine de minutes réunissant dix danseurs. Son unité repose sur une sélection de vieilles chansons françaises, qui figurent sur l'album enregistré il y a quelques années par Vincent Dumestre et son ensemble, le Poème Harmonique. On y redécouvre là d'anciennes mélodies, tout droit sorties de l'enfance, telles que «J'ai vu le loup, le renard danser» ou «En passant par la Lorraine», chacune servant de prétexte à illustrer l'un des sept courts tableaux du ballet. Celui-ci voit alterner les compositions - les duos intimistes sont encadrés par deux grands ensembles - et les ambiances, qui nous font glisser imperceptiblement, et sans rupture aucune, de la légèreté à la gravité, de la douleur à la joie, et ainsi de suite. Après Lucifer et un Boléro à dominante sombre et monochrome, Une Dernière Chanson nous offre en contrepoint un final bigarré et plein de couleurs. On y croise des couples d’amoureux, parfois insolites dans leurs associations, habillés de tenues estivales et champêtres, actuelles autant qu'intemporelles, à l'image de ces vieux airs qui les accompagnent. Même sans les connaître, on croit instinctivement les reconnaître, car tous, sans exception, parlent au cœur. L’ensemble s'achève dans un grand éclat de rire collectif où chacun s'effeuille délicieusement pour finir... en petite tenue sous les yeux d'un public champenois qui ne ménage pas ses applaudissements aux danseurs. Une Dernière Chanson a beau se vouloir léger et festif - comme un dernier verre entre amis –, et s'habiller sans façons, c'est malgré tout la mélancolie qui l’imprègne à chaque instant qui en fait tout le prix. |
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haydn Site Admin
Inscrit le: 28 Déc 2003 Messages: 16970
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