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Nouvelles du Ballet Biarritz
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haydn
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MessagePosté le: Lun Jan 16, 2017 11:37 am    Sujet du message: Répondre en citant



    Les Cahiers de Nijinski


    L’histoire émouvante d’un des plus grands danseurs du XXème siècle.
    Dans le cadre de la Saison Danse organisée avec Biarritz Culture, le Malandain Ballet Biarritz propose de découvrir Les Cahiers de Nijinski, pièce mise en scène par Brigitte Lefèvre et Daniel San Pedro, le :

    Jeudi 23 février à 20h30 au Théâtre du Casino Municipal de Biarritz

    Cette pièce qui a rencontré un grand succès au Théâtre National de la Danse de Chaillot à Paris en novembre dernier permettra de (re)découvrir Vaslav Nijinski, un des plus grands danseurs du XXème
    siècle victime d’une vie tourmentée et pourtant magnifiquement créative avec notamment l’Après-midi d’un faune, Le Spectre de la rose[i]... Avant d’être interné en hôpital psychiatrique, il rédige en 1918
    quatre recueils illustrant son histoire touchante et ses créations. A partir de ces recueils poignants, Daniel San Pedro et Brigitte Lefèvre mettent en scène la pièce de théâtre [i]Les Cahiers de Nijinski
    avec beaucoup d’humanité, de justesse et d’émotion, racontant ainsi l’histoire de ce grand danseur torturé au travers d’un monologue poignant.

    Pour incarner l’image de cet artiste talentueux et tourmenté, les metteurs en scène ne choisissent pas une tête d’affiche mais deux : Clément Hervieu-Léger, acteur de la Comédie Française ainsi que Jean-
    Christophe Guerri, danseur au Ballet de l’Opéra national de Paris. Les deux artistes interprètent cette figure d’exception, sa quête de vérité, ses pensées, « l’artiste et son double ».

    A noter : l’association Instant Présent en partenariat avec le Malandain Ballet Biarritz propose un stage de danse autour de cette pièce le week-end du 11 février 2017 avec entre autres, le chorégraphe Gilles
    Schamber, ex danseur soliste de Maurice Béjart (renseignements : 06 04 53 45 27 - www.instantpresent.eu)


    Les Cahiers de Nijinski
    Texte : Vaslav Nijinski
    Texte français et adaptation : Christian Dumais Lvowski
    mise en scène : Brigitte Lefèvre et Daniel San Pedro
    Avec Clément Hervieu de la Comédie Française et Jean-Christophe Guerri de l’Opéra national de Paris

    Tarifs de 12 à 22€
    Billetterie
    Malandain Ballet Biarritz www.malandainballet.com
    Biarritz Culture www.biarritz-culture.com
    Office de Tourisme de Biarritz 05 59 22 44 66
    www.tourisme.biarritz.fr



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Laurine



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MessagePosté le: Mar Mai 09, 2017 11:12 am    Sujet du message: Répondre en citant

Après une avant-première au Teatro Victoria Eugenia de Donostia / San Sebastián en janvier dernier, Noé créé à l’invitation de Didier Deschamps, directeur du Théâtre National de la Danse de Chaillot, sera présenté à Paris durant douze représentations du 10 au 24 mai. 
 
Musique : Gioachino Rossini (Messa di Gloria)
Chorégraphie : Thierry Malandain
Décor et costumes : Jorge Gallardo
Conception lumière : Francis Mannaert
Réalisation costumes : Véronique Murat
Réalisation décor : Frédéric Vadé
 
Coproduction : Chaillot – Théâtre National de la Danse (Paris), Opéra de Saint-Etienne, Donostia Kultura - Teatro Victoria Eugenia de Donostia / San Sebastián – Ballet T, CCN Malandain Ballet Biarritz
Partenaires : Opéra de Reims, Théâtre de Gascogne - Le Pôle, Theater Bonn (Allemagne), Forum am Schlosspark – Ludwigsburg (Allemagne)

Lien bande-annonce : https://www.youtube.com/watch?v=ymcfzdMxiV4

Documentaire autour de la création : https://www.youtube.com/watch?v=31IxtZ6U41o
 
Autour des représentations une Mégabarre animée par Richard Coudray, maître de ballet ou Dominique Cordemans, responsable de la sensibilisation des publics et de la transmission aux pré-professionnels, sera proposée entre les 16 et 20 mai dans le hall du Théâtre de Chaillot. Dans le cadre de « l’Artiste et son monde », une journée dédiée à la culture Basque sera offerte le samedi 20 mai. Outre des moments de pratique adaptés à tous les publics, elle inclura une répétition publique et une rencontre avec Thierry Malandain. Participeront également à l’évènement, le chanteur Beñat Achiary, l’accordéoniste Jesus Aured et le Chœur basque Anaiki dirigé par Jean-Marie Guezala. Enfin après la représentation, cette journée se clôturera par un Bal animé par Arnaud Mahouy, artiste chorégraphique du Malandain Ballet Biarritz.   
 
Tarifs spectacles :
Plein 35€ / Réduits de 8 à 27€
13€ pour les moins de 28 ans et 11€ pour les moins de 18 ans
27€ pour les groupes à partir de 10 personnes
 
Autour du spectacle – L’Art d’être spectateur

Mégabarre, cours de danse collectif dans le Grand Foyer du théâtre dispensé avant Noé les 16, 17, 19 et 20 mai à 19h, le 18 mai à 18h30.

Samedi 20 mai de 10h30 à 17h
L’Artiste et son monde « Une journée avec Thierry Malandain ». Le matin, des ateliers de danse menés par des artistes chorégraphiques (12€), un impromptu artistique le midi et l’après-midi une répétition publique et une rencontre avec Thierry Malandain (entrée libre).
 
Samedi 20 mai à 19h45
Impromptu artistique, accueil en musique avant et après la représentation par le chœur basque Anaiki.

Samedi 20 mai à 22h
Bal Dantzaldia, un moment de danse convivial et festif sous la conduite de danseurs du Ballet (tarifs de 8 à 20 €).
 
Renseignements et réservations : 01 53 65 30 00
www.theatre-chaillot.fr


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haydn
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Messages: 22655

MessagePosté le: Mar Mai 09, 2017 11:19 am    Sujet du message: Répondre en citant

Merci! J'étais entrain de rédiger l'annonce avec les illustrations dans le fil de discussion consacré aux Nouvelles du Théâtre national de Chaillot Smile



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sophia



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MessagePosté le: Jeu Mai 18, 2017 2:23 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Programme du Festival Le Temps d'aimer (8-17 septembre 2017)

Vendredi 8 septembre
21h30 - Plage du Port Vieux
Rachid Ouramdane/ CCN de Grenoble
Tenir le temps

Samedi 9 septembre
11h - Colisée – Kelemenis & cie
Rock & Goal (jeune public dès 5 ans)
12h30 - Jardin public - répétition publique
Kibbutz Dance Company
15h - Place Bellevue - Cie Le Grand Jeté
17h - Esplanade du Phare
Cie La Baraque - Bal
19h - Théâtre du Casino
Pockemon Crew
Hastag
21h - Gare du Midi
Kibbutz Dance Contemporary Company
Horses in the sky – Première française

Dimanche 10 septembre
11h - Promenoir Grande Plage
Gigabarre Malandain Ballet Biarritz
12h15 - Esplanade du Casino
Centre de formation Biarritz Dance School
15h - Halles de Biarritz - Cie Le Grand Jeté
17h - Port des pêcheurs - Ce Tango Sumo
19h - Colisée
Lili Catharsis
J’ai pris la contre allée…
21h - Théâtre du Casino
Martin Harriague
Pich

Lundi 11 septembre
12 h30 - Jardin public - répétition publique
Balle Nice Méditerranée
19h – Colisée Sine Qua Non Art
Donne moi quelque chose qui ne meurt pas
21h - Gare du Midi
Ballet Nice Méditerranée
Coppelia / Eric Vu-An
Vespertine / Liam Scarlett
Gnawa / Nacho Duato

Mardi 12 septembre
12 h30 - Jardin public - répétition publique
Cie ECO
19h - Colisée – Concours (Re)connaissance
Naif Production / Arno Schuitemaker / Mylène Duhameau
21h –Théâtre du Casino
Cie Eco / Emilio Calcagno
Catania catania

Mercredi 13 septembre
12h30 - Jardin public - répétition publique
Cie Jean-Claude Gallotta
19h - Colisée – Dunja Jocic / Korzo
Production (Serbie)
Don’t talk to me on my sleep
21h – Gare du Midi
J. C Gallotta / Groupe Émile Dubois
My Rock

Jeudi 14 septembre
12h30 - Plaza Berri - Cie Gilschamber
19h – Colisée – Adequate
Job
21h – Théâtre du Casino
Système Castafiore
Théâtre des Prodiges

Vendredi 15 septembre
12h30 - Jardin public - répétition publique
Aterballetto
19h – Théâtre du Casino
Compañía de Danza del Teatro
21h – Gare du Midi – Aterballetto
Golden Days - Rain dogs & Bliss & solo (création) – Johan Inger

Samedi 16 septembre
12h30 - Jardin public - répétition publique Hervé Koubi
15h – Parvis du Casino - Cie Elirale
17h – Esplanade du Phare
Compañia de Danza de Bogota
19h – Colisée
Christine Hassid Project
Le spectre de la rose
21h – Théâtre du Casino
Cie Hervé Koubi
Les nuits barbares ou les premiers matins du monde

Dimanche 17 septembre
11h - Promenoir Grande Plage
Gigabarre avec le Ballet de Lorraine
12h15 - Esplanade du Casino
Le Centre de Formation Danse de Biarritz
17h - Place Bellevue - Banako Battle
19h - Colisée – Lasala
Now
21h – Gare du Midi – Ballet de Lorraine / CCN
Twyla Tharp / Rachid Ouramdane


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haydn
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MessagePosté le: Mar Juin 13, 2017 11:24 am    Sujet du message: Répondre en citant

Et avant le Temps d'aimer, il y a également le programme estival que le Ballet Biarritz vient d'annoncer :




    Les Estivales du Malandain Ballet Biarritz
    Biarritz-Gare du Midi
    La Belle et la Bête les 9, 10 et 11 août
    Présentation Académie Internationale de Danse le 8 août


    Après une saison riche de plus de 100 représentations en France et à l'international et marquée par la création de Noé à Paris - saluée par la presse et le public, le Malandain Ballet Biarritz offrira 3 représentations de La Belle et la Bête qui a déjà conquis plus de 50 000 spectateurs en France et à l’étranger :

     A Biarritz, à la Gare du Midi à 21h, les 9, 10 et 11 août

    Musique Piotr Ilitch Tchaïkovski
    Chorégraphie Thierry Malandain

    Sans se pencher sur toutes les interprétations du conte, on peut y déceler un récit initiatique visant à résoudre la dualité de l’être : la Belle incarnant l’âme de l’être humain et la Bête sa force vitale et ses instincts. Avec Jean Cocteau, dont le film sortit sur les écrans en 1946, le regard se porte sur la représentation des démons intérieurs de l’artiste à travers la double nature de la Bête. Unité perdue ou nature humaine déchirée, quoiqu’il en soit, sur des pages symphoniques de Tchaïkovski, dans notre proposition la Bête, délivrée de ses démons intérieurs, épousera la Belle sous un soleil ardent.

    Thierry Malandain
     
    « Avec La Belle et la Bête, nouvel opus créé à l’Opéra royal de Versailles en 2015 et présenté à la Biennale de la danse de Lyon, Thierry Malandain apparait une fois de plus comme l’un des plus grands chorégraphes néoclassiques actuels. Alchimiste inspiré, cette fois plus symboliste que narratif, il place au cœur du célèbre conte la figure de l’artiste aux prises avec la création.  Puissant et magnifique. » L’Express, Laurence Liban, 19 septembre 2016


    Billetterie : Tarifs de 10€ à 35€ Office de tourisme de Biarritz 05 59 22 44 66
    www.tourisme.biarritz.fr /
    www.malandainballet.com www.biarritz-culture.com
    France Billet / Fnac-Carrefour-Géant 0 892 683 622 (0,34€/min) fnac.com


    Ces Estivales sont également un moment de partage, de transmission et de formation destiné à la jeunesse avec l’Académie Internationale de Danse de Biarritz, organisée avec le soutien de la Ville de Biarritz, qui accueillera plus de 300 stagiaires du 6 au 11 août au Lycée hôtelier de Biarritz. Outre des cours de danse classique, de barre à terre, de contemporain ainsi que des classes spécifiques pour garçons, les stagiaires pourront aussi travailler des extraits du répertoire de Thierry Malandain, William Forsythe et de Nacho Duato. Le fruit de leur travail sera présenté le mardi 8 août à 20h30 à la Gare du Midi de Biarritz, à l’occasion d’un spectacle ouvert à tous (entrée libre). Une journée portes ouvertes sur le lieu du stage est également organisée le vendredi 11 août.





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Laurine



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MessagePosté le: Lun Juin 19, 2017 4:40 pm    Sujet du message: Prix de la "meilleure compagnie" de l’année Répondre en citant

Déjà récompensé en 2012 pour sa création "Une Dernière chanson", le Malandain Ballet Biarritz est honoré de recevoir aujourd'hui, le Prix de la "Meilleure compagnie" pour "Noé", décerné par l'Association professionnelle de la critique de Thêatre, Musique et Danse.[/i]


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haydn
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MessagePosté le: Lun Juil 10, 2017 8:36 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Vacances studieuses pour le Ballet Biarritz :


    Le Malandain Ballet Biarritz et l'été,
    de la citadelle de Sisteron aux Arènes de Bayonne
    (une première)

    Le Ballet avec piano à Sisteron,
    avec orchestre à Castell Peralada et à Santander,
    les Estivales à Biarritz et aussi...


    Avant une grande première : le Malandain Ballet Biarritz aux Arènes de Bayonne,

    3 dates en juillet dont 2 avec musiciens sur scène


    - 22 juillet à Sisteron

    aux Nuits de la Citadelle à 21H30


    Une Dernière chanson - Nocturnes - Estro

    et les 21 pièces de Chopin pour piano de Nocturnes, seront interprétées sur scène par le pianiste Jean-Paul Gasparian.

    http://www.nuitsdelacitadelle.fr/index.php/programme2015?id=19




    - 25 juillet à Vaison-la-Romaine

    Vaison danse au théâtre antique à 22h


    Noé

    Prix de la Meilleure compagnie 2017 remis par le syndicat de la critique

    Noé y est donné pour la première fois en plein air

    https://www.vaison-danses.com/




    - 28 juillet au prestigieux Festival Castell Peralada - Catalogne - Espagne

    à l'auditorium du Parc du château à 22h


    La Belle et la Bête

    http://www.festivalperalada.com/fr/

    La partition de Tchaïkovski sera jouée par l'orchestre symphonique d'Euskadi sous la direction d'Ainars Rubikis




    En août retour au Pays Basque
    Une grande première, dans le cadre magnifique des Arènes de Bayonne

    - 5 août aux Arènes de Bayonne à 21h30

    Un événement exceptionnel et une grande fête populaire


    Une Dernière chanson - Estro - Boléro




    - 9,10 et 11 août _ Les Estivales à Biarritz
    à la Gare du Midi à 21h
    Le rendez-vous annuel de l'été à Biarritz


    La Belle et la Bête

    Et, avec orchestre,

    - 13 août à Santander - Espagne
    Festival internacional Santander
    Sala Argenta - Palacio de festivales de Cantabria à 20h30


    La Belle et la Bête

    accompagné par l'orchestre symphonique de Bilbao dirigé par Josep Caballé Domenech http://festivalsantander.com/en

    Et en septembre, découverte du chorégraphe associé au Malandain Ballet Biarritz, Martin Harriague qui présente une de ses œuvres au festival le Temps d'Aimer le 10 septembre et qui sera en train de créer une nouvelle pièce avec les danseurs du Malandain Ballet Biarritz


    http://malandainballet.com


(Texte - photos : service de presse du Ballet Biarritz)



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haydn
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MessagePosté le: Sam Aoû 19, 2017 1:23 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Dans le numéro 75 du journal du Ballet Biarritz, Thierry Malandain, qui se passionne pour l'histoire de la danse, publie un long article consacrée à Lucy Maire, une danseuse née en Belgique et qui, à la Belle époque, fit d'abord carrière à Paris, au Châtelet, avant d'occuper un poste de Maîtresse de ballet à l'Opéra de Saint-Étienne et, en fin de carrière, de se produire à Biarritz en 1924. Le parcours géographique de la danseuse aura sans doute amusé Thierry Malandain, qui avait lui-même établi sa compagne à Saint-Etienne avant de s'installer sur la côte basque.




Télécharger N° 75 au format PDF :



https://issuu.com/malandainballetbiarritz/docs/mbb_numero75_p3125_blackc_web



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Bernard45



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MessagePosté le: Dim Sep 10, 2017 11:01 pm    Sujet du message: Répondre en citant



Festival « Le temps d’aimer la Danse »

Hier, Biarritz m’a accueilli avec le soleil. Aujourd’hui, le temps est pourri, mais pas le Festival !

Rien ne prédisposait Martin Harriague à devenir danseur, a fortiori chorégraphe, lorsqu’à l’aube de ses 19 printemps, il découvre la danse avec Michael Jackson. Il écrit à Thierry Malandain, et le voilà parti vers une école de danse à Bayonne, puis Montpellier, retour au Ballet Biarritz Junior, Marseille où il intègre le Ballet National, passage par les Pays-Bas où la danse contemporaine est solidement ancrée, enfin le Kibbutz contemporary dance company en Israël (1).

Invité à nouveau pour le festival 2017, « Le Temps d’aimer la Danse », par le Directeur artistique du Festival et grand ordonnateur de la danse à Biarritz, il présentait en ce dimanche soir, au Casino, devant une salle comble, PITCH, comme Piotr Illitch Tchaïkovski, pièce pour 6 danseurs (3 hommes, 3 femmes). C’est en effet un hommage au compositeur russe qu’Harriague nous propose à travers le ballet qu’il nous présente ce soir. Les extraits des symphonies et ballets se succèdent, mêlés parfois à des compositions électro-acoustiques.

A l’ouverture du rideau, une femme en robe de mariée, le visage tout de blanc, sans bras, se tient droite au centre du plateau. Puis un danseur s’extirpe du dessous, portant juste un slip, naissance du rêve, de l’Elu, ou du Prince ? Pas de nudité provocatrice chez Martin Harriague, juste un sein à peine entrevu ça et là. Tous deux se font face, immobiles. La robe de mariée tombe et la femme disparaît en fond de scène. L’homme revêt la robe, quatre danseurs apparaissent et l’entourent, le scrutent, le fêtent tel un Elu ou un Prince et le dépouillent de son vêtement. Un rideau de fines cordelettes tombe des cintres et sert de fond de scène, dont se serviront les danseurs à de multiples reprises. Peu à peu, le ballet s’oriente vers un méli-mélo de variations connues pour les amateurs de grands ballets classiques, mais teintés d’humour : celle des quatre petits cygnes ou celle de la Fée Dragée, magnifiques, surfant sur la parodie, valent tout leur pesant d’or. Un cygne noir apparaît, on crie, on s’enfuit. In fine, on entrevoit l’espace d’un instant, la mariée, visage noir, m’a-t-il semblé, avant que le rideau ne se referme.


Photo : Caroline de Otero

Une ovation amplement méritée salue la prestation des six danseurs et du chorégraphe, venu saluer sur scène.

Le travail de Martin Harriague est fait d’exigence envers ses danseurs et réciproquement, le chorégraphe semble travailler sur les moindres détails : le travail des bras notamment, du bassin, des jambes, jusque dans chaque expression du visage, tout est l’objet d’une attention particulière de sa part. Chaque note musicale semble imprégner chaque mouvement, la partition n’est pas ici simple toile de fond, mais fait partie intégrante de la chorégraphie.

Martin Harriague est une révélation pour beaucoup, une confirmation pour Thierry Malandain, Martin Harriague et sa compagne, Shani Cohen, figurant d’ailleurs l’affiche officielle du Festival.

(1) Plus qu’une compagnie de danse, la KDCD est également un mouvement social. Elle enseigne la danse dans les villages arabes et milite pour la construction de ponts entre juifs et arabes et porte de nombreux projets contre les violences domestiques en Israël.


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haydn
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MessagePosté le: Lun Sep 11, 2017 7:50 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Merci à Bernard45, qui a quitté (temporairement) Orléans d'où il nous donne d'ordinaire des nouvelles de la Scène nationale pour la côte basque, où il va couvrir à titre officiel pour Dansomanie le festival Le Temps d'aimer 2017.



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Bernard45



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MessagePosté le: Lun Sep 11, 2017 11:39 pm    Sujet du message: Répondre en citant



Festival « Le temps d’aimer la Danse »

En ce lundi, les amoureux de la danse à Biarritz avaient rendez-vous à la Gare du Midi, magnifique salle de plus de 1200 places, avec le Ballet Nice Méditerranée dont le Directeur artistique n’est autre que l’ancien danseur étoile de l’ONP, Eric Vu An, depuis 2009. Avec ses 26 danseurs (exacte parité, 13 femmes, 13 hommes), le Ballet de Nice,réuni au complet, a ravi la salle comble avec quatre chorégraphies, aux styles différents, mais au même langage exigeant, celui de la qualité.

En entrée, du pur classique avec le divertissement du 3ème acte de Coppélia, sur une chorégraphie d’Eric Vu An. Costumes aux couleurs chatoyantes, musique de Delibes qui m’a semblé un peu forte, la troupe de danseurs a fourni un travail très propre notamment lors des ensembles, Swanilda nous gratifiant d’une vingtaine de fouettés dont plusieurs doubles, Frantz d’un manège tout à fait convenable.


Photo : Stéphane Bellocq

Oscar Araiz est un chorégraphe argentin. Son « Adagietto », sur une musique de Gustav Mahler extraite de sa symphonie n°5, met en scène une couple homme/femme, tenues bleu ciel agrémentées de taches bleu marine. Tous deux dansent l’amour, frôlant l’érotisme, sur un rythme lent, épousant celui de la musique, portés acrobatiques, démarches artistiques rampantes au sol, tout est parfaitement maîtrisé. On est ici aux confins de la danse et de la performance. Mais le travail des deux danseurs exprime une fraîcheur qui a ravi le public.

Avant l’entracte, ce qui pour moi atteint le sommet de la soirée, « Gnawa », de Nacho Duato, ancien directeur artistique de la Compagnie nationale de Danse de Madrid. Dans Gnawa, les danseuses sont en robes noires, les hommes torses nus. La musique d’Afrique du Nord, plus précisément celle des confréries gnaouas, nous transporte en Méditerranée, nous offrant un voyage vers l’autre rive. La chorégraphie de Nacho Duato est d’une puissance émotionnelle intense, riche d’une inventivité gestuelle explosive, les corps sont pris dans une tourmente artistique qui fait inévitablement penser aux migrants qui cherchent à rallier l’Europe. C’est formidablement beau, foudroyant de force, de rythme, délivrant un message de paix sur la Méditerranée !


Photo : Stéphane Bellocq

Dans un style totalement différent, Liam Scarlett utilise la musique de Corelli pour créer « Vespertine ». Ici, le rouge grenat des robes des danseuses s’impose. La danse de Scarlett se veut fluide, sans rupture, les portés ne semblent provoquer le moindre effort chez les garçons. Des lustres resplendissent au plafond, on dépose des bougies en bord de scène. C’est totalement envoûtant pour le spectateur qui espère que le ballet ne s’arrête jamais.


Photo : Stéphane Bellocq

Que voilà une compagnie d’un très haut niveau technique et artistique ! Eric Vu An peut en être fier.


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Bernard45



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MessagePosté le: Mar Sep 12, 2017 11:02 pm    Sujet du message: Répondre en citant



Festival « Le temps d’aimer la Danse »

Mardi soir, au Casino, le chorégraphe Emilio Calcagno présentait « Catania Catania ». Et d’expliquer que le titre est un clin d’œil à Pina Bausch qui a créé « Palermo Palermo » en 1989, date à laquelle Calcagno a quitté son île natale, l’a fui plus exactement.

Le Sicilien arrive donc en France cette année-là, à Cannes, au Centre Rosella Hightower. Il poursuit sa formation à Angers, puis intègre le ballet Preljocaj en 1995 où il restera pendant une quinzaine d’années. En 2006, il fonde sa compagnie, Eco/Emilio Calcagno et crée divers spectacles croisant les arts. IL passera par Chaillot en 2012 avec une chorégraphie tirée de Peau d’âne.

Thierry Malandain a choisi de l’inviter à Biarritz. Qu’il soit remercié de programmer des spectacles aussi divers que Coppélia ou Catania, aux antipodes l’un de l’autre. Les festivaliers dont je suis, sont gourmands de ces programmations qui cassent les habitudes.

Calcagno est retourné dans son pays natal après 27 années passées en France. Il a créé « Catania Catania » avec un groupe de 10 danseurs dont 6 siciliens. Il présence sa pièce à Biarritz.

Des cageots d’oranges et de citrons sont disposés en bord de scène, ainsi qu’une cafetière et des tasses. Un texte commence à défiler au fronton de la scène : un certain Vespa, journaliste, interroge le fils de Toto Riina, célèbre parrain de Corleone, condamné de multiples fois à la prison à perpétuité pour une série impressionnante de meurtres. Le fils refuse de condamner le père, affirmant qu’il respecte certains commandements de la Bible, mais pas tous ! Le journaliste, malgré son insistance, ne parviendra pas à obtenir du fils, un quelconque reproche adressé au père. Nous savons alors que le thème du spectacle concernera l’omerta sicilienne.

Pendant l’interview, un homme traverse la scène, avec une extrême lenteur, tenant sur sa tête un plateau sur lequel est juchée une bouteille. Peu à peu, d’autres danseurs/acteurs font leur apparition, boivent le café, retirent le pantalon et se retrouvent en slip et maillot.


Photo : Caroline de Otero

La danse commence, ils sont une dizaine sur le plateau, 4 garçons et 6 filles, danse de groupe, sur un rythme effréné, dans une transe magnifique, qui reprendra plusieurs fois au cours du spectacle, interrompu à plusieurs reprises par des injonctions, en langue sicilienne je présume. Calcagno interroge la société sicilienne devant son silence prolongé, sorte de complicité avec le crime. Le fils raconte son enfance au milieu de ses sœurs, ses premiers émois sexuels dont on comprend vite son dérèglement mental. La danse reprend, comme une chaîne qui se forme et se déforme, jusqu’à la scène finale, oranges et citrons jonchant le plateau au milieu des poissons jetés à la volée, on se dénude (le slip est néanmoins gardé) telle la société sicilienne que Calcagno appelle à se regarder nue, l’eau jaillit pour la nettoyer, on aime à s’éclabousser jusqu’au moment ultime où on s’enroule dans des couvertures de survie aux mille éclats scintillants. On termine en reprenant le café, sorte de parenthèse refermée.


Photo : Caroline de Otero

La salle applaudit chaleureusement, mais pas tous, comme d’habitude lorsque tous les codes de la danse sont jetés par-dessus bord. C’est précisément ce que Calcagno espère, qu’on tourne la page en Sicile avec l’ancienne société mafieuse.


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Bernard45



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MessagePosté le: Mer Sep 13, 2017 3:38 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Aujourd'hui mercredi, grand ciel bleu, bonne chaleur. J'en profite pour visiter et photographier. Biarritz est splendide sous le soleil !



Ce soir, à la Gare du Midi, Jean-Claude Gallotta présente "My Rock". Il est venu avec sa troupe, au Jardin Public, à 12 heures 30, présenter son spectacle. La première a eu lieu, à Paris, le lendemain de la tuerie du Bataclan. Il a obtenu néanmoins l'autorisation de jouer. Le public est venu très nombreux et fut enthousiaste. On sent l'émotion qui l'envahit en rappelant ce souvenir.



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Bernard45



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MessagePosté le: Jeu Sep 14, 2017 12:59 pm    Sujet du message: Répondre en citant



Festival « Le temps d’aimer la Danse »

Jean-Claude Gallotta est un de ceux qui m’ont fait découvrir la danse contemporaine. C’était en Avignon en 1983, il rendait hommage à un ami, Yves P. Il me souvient, ce sont de ces choses qu’on ne peut oublier, qu’il avait catapulté sur scène toute une ribambelle de bambins de maternelle, tout nus. Je ne suis pas sûr qu’aujourd’hui, il pourrait se permettre pareille audace sans avoir à rendre des comptes à la protection de la jeunesse. Mais à l’époque, on se permettait beaucoup de choses sans que cela ne choque personne.

Aujourd’hui, dans « My Rock », il n’a toujours pas oublié Yves P, guitariste, qui dit-il, a failli passer une audition à Paris, est revenu à Grenoble pour se suicider quelque temps plus tard. Gallotta est un ami fidèle.

Fidèle en amitié même par-delà la mort, Gallotta l’est aussi à la musique rock qui a traversé son adolescence, et sans doute, lui permit de découvrir et rencontrer Merce Cunningham à New-York, puis de l’inviter à Grenoble. « My Rock », c’est un pont qui relie la musique des guitares électriques à la danse contemporaine.

13 stations avec autant de chanteurs des années 60 à 80, dont beaucoup sont partis trop jeunes (le fameux club des 27), entrecoupées par la voix de Gallotta faisant appel à ses souvenirs, parfois venant sur scène, et 13 variations, le plus souvent en duo, un solo pour Nick Drake trop solitaire, quelques ensembles notamment pour le King Elvis. Et 11 danseuses et danseurs, à l’énergie foudroyante, interprétant des variations, parfois plus langoureuses, mais souvent sur un rythme endiablé, le tout se terminant avec le public montant sur scène et dansant.

Ovation méritée pour Gallotta, ému.


Photo : Caroline de Otero


Photo : Caroline de Otero


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Bernard45



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MessagePosté le: Ven Sep 15, 2017 4:44 pm    Sujet du message: Répondre en citant



Festival « Le temps d’aimer la Danse »

En ce jeudi soir, j’avais choisi de découvrir la Compagnie Adequate au Colisée, petite salle de 200 places fort agréable. Et je n’ai pas regretté mon choix.

Adequate, c’est une jeune compagnie basée à Poitiers, avec à sa tête, deux chorégraphes/danseurs, Lucie Augeai et David Gernez. La première, après un début d’études en Sciences Po, se lance dans la danse contemporaine, travaille avec Nasser Martin-Gousset, Ohad Naharin… Elle s’engage alors dans un travail chorégraphique centré sur le monde. Le second, après un début de carrière en Suisse, intègre la compagnie d’Angelin Preljocaj (c’est fou tous ceux qui sont passés par Aix en Provence !). Tous deux se sont rencontrés en 2010 et ont fondé la Compagnie Adequate. Ils présentent une de leurs dernières créations, « JOB ».

En entrant dans la salle, ils sont 7 sur le plateau (4 garçons et 3 filles), ils saluent le public à tour de rôle, pendant qu’on s’installe. Peu à peu, les derniers chuchotements des spectateurs ayant cessé, les corps entrent en mouvement, chacun ayant son geste et son cri, les pantalons disparaissent, les gilets, robes, sweats, valsent, et comme chacun en a au départ jusqu’à 4 ou 5 l’un sur l’autre, ils/elles changent rapidement d’aspect. D’ailleurs, tout au long du spectacle, ils continueront à changer de tenue vestimentaire.

L’objectif des deux chorégraphes consiste à s’interroger sur le métier, le job de danseur, à travers « l’audition, l’entraînement quotidien, le travail de création, le rapport à la scène, au public, au chorégraphe... mais aussi le rapport au corps, aux maux, à l’image, aux attentes… ».


Photo : Elian Bachini

En fait, le spectacle se compose de tableaux distincts, toujours en groupe, aucun ne quittera la scène pendant l’heure, néanmoins dans une grande fluidité. Certains tableaux sont magnifiques tel celui où un danseur s’avance dans un halo de lumière, entouré d’une forêt de jambes et de pieds. Le dernier tableau l’est tout autant lorsque les danseurs reculent à toute allure jusqu’au fond du plateau, reviennent sur le devant et repartent à reculons à nouveau, et ainsi de suite. Voilà un spectacle plein de fraîcheur, de dynamisme et tourné pleinement vers la nouveauté chorégraphique.

Tonnerre d’applaudissements du public pour une jeune compagnie tout en devenir.


Photo : Hervé Tartarin


Photo : Stéphane Bellocq


Photo : Stéphane Bellocq


Photo : Stéphane Bellocq




Dernière édition par Bernard45 le Dim Sep 17, 2017 7:49 pm; édité 1 fois
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