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Nouvelles du Ballet de l'Opéra de Bordeaux
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haydn
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MessagePosté le: Mar Juin 24, 2008 3:46 pm    Sujet du message: Répondre en citant

bordeaux a écrit:
Ce soir sur Mezzo, Zatoïchi avec les danseurs de l'Opéra de Bordeaux dans une chorégraphie de Carlotta Ikeda à 20h30, suivi d'un reportage.


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haydn
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MessagePosté le: Mar Juil 22, 2008 8:53 am    Sujet du message: Répondre en citant

En complément de ce que disait Charles Jude dans l'interview qu'il nous a accordée en juin dernier, cet article du magazine en ligne Aqui revient sur la création de Thierry Malandain, qui sera présentée en ouverture de la nouvelle saison du Ballet de Bordeaux :


Citation:
les danseurs de Bordeaux sont vraiment d’excellents danseurs classiques, l’une des rares troupes françaises à faire des pointes. Alors, je me suis demandé si ça n’était pas l’occasion pour moi de revenir à une danse plus classique. J’adore la danse classique, c’est mon histoire, et j’aimerais vraiment participer à sa rénovation, à sa survie aussi, car c’est un art en perdition. »

Finalement, le biarrot n’a pas osé franchir le pas. Pas encore. Car Thierry Malandain est en perpétuel questionnement, en perpétuelle recherche d’une nouvelle danse. « J’aurais besoin de temps pour expérimenter de nouveaux possibles, pour voir si on peut revenir à une danse classique sans faire ce que d’autres ont déjà fait très bien avant moi. »
Bordeaux accueillera en novembre cette dernière création de Thierry Malandain pour cinq représentations. Le chorégraphe partira, alors, vers d’autres réflexions, vers d’autres ballets, d’autres questionnements.



L'article d'Aqui est ICI


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haydn
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MessagePosté le: Ven Nov 07, 2008 10:27 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Le premier spectacle de la saison 2008-2009 au Ballet de l'Opéra National de Bordeaux vient d'avoir lieu, et c'est notre amie Sophia qui représentait Dansomanie dans la cité girondine.

Vous pouvez retrouver dès à présent le commentaire de Sophia, illustré de nombreuses photos de Sigrid Colomyès :

03 novembre 2008 : Quatre tendances au Grand Théâtre de Bordeaux

Ou :

http://www.dansomanie.net , rubrique "Critiques & comptes-rendus".


Par ailleurs, Thierry Malandain a eu la gentillesse de nous faire parvenir le texte suivant, qu'il a rédigé afin d'expliciter les tenants et aboutissants de Valses, sa dernière création pour le Ballet de Bordeaux :


Citation:
Maurice Ravel aimait la danse et ne refusait pas d'orchestrer tel ou tel morceau pour la scène chorégraphique. C'est ainsi que Les Valses nobles et sentimentales pour piano, créées le 8 mai 1911 à la Salle Gaveau furent instrumentées pour servir Adélaïde ou le langage des fleurs présenté le 22 avril 1912 au Théâtre du Châtelet. Evoquant le rêve d’un poète abandonné par son amie et consolé par une muse, ce ballet, dont le compositeur écrit l'argument, sera chorégraphié par Ivan Clustine à l'intention de la danseuse Natacha Trouhanova. C'est également pour la danse, et avec le désir de rendre hommage à la dynastie des Strauss qu'il compose Wien en 1920. «Ravel, c'est un chef-d'œuvre, mais ce n'est pas un ballet. C'est la peinture d'un ballet » déclare Serge Diaghilev refusant d'inscrire l'œuvre au programme des Ballets russes. Jouée au concert le 12 décembre 1920, La Valse sera portée à la scène le 23 mai 1929 par la troupe d'Ida Rubinstein dans une chorégraphie de Bronislava Nijinska. "J'ai changé le titre, Wien, en La Valse, qui correspond mieux à la nature esthétique de la composition. C'est une extase dansante, tournoyante, presque hallucinante, un tourbillon de plus en plus passionné et épuisant de danseuses, qui se laissent déborder et emporter uniquement par la valse" déclare le compositeur*. Quant au programme, il note : "Une cour impériale vers 1855 : Des nuées tourbillonnantes laissent entrevoir par éclaircies des couples de valseurs. Elles se dissipent peu à peu ; on distingue une immense salle peuplée d’une foule tournoyante. La scène s’éclaire progressivement. La lumière des lustres éclate au plafond."

Réunir Les Valses nobles et sentimentales et La Valse de Maurice Ravel n'est pas une idée nouvelle, Georges Balanchine le fit en 1951. Cela permet d'étirer le temps d'exécution de la chorégraphie tout en suivant l'évolution musicale du compositeur : "du plaisir délicieux" des premières valses au "tournoiement fantastique et fatal" de la dernière. Ravel avouant de lui-même sa sensibilité romantique, je me suis rapproché de Théophile Gautier qui au temps où sévissait le "mal du siècle" composa des livrets de ballets : Giselle, La Péri, mais aussi Gemma représenté sur la scène de l'Académie Impériale de Musique, le 31 mai 1854 dans une chorégraphie de Fanny Cerrito. Ce ballet met en scène le marquis de Santa-Croce, un adepte du magnétisme dominant de ses pouvoirs la comtesse Gemma avec la volonté de l'épouser bien qu'elle soit amoureuse du peintre Massimo. Plongée dans un sommeil somnambulique, Gemma est enlevée, puis revêtue d'une robe de mariée, avant un bal donné en son honneur. A son réveil, tout ce qu'elle comprend, c'est qu'elle est aux mains du marquis. Une fenêtre est grande ouverte, elle y court et s’y jette, tombant dans les bras de celui qui l'emporte vers le bonheur. Valse(s) s'inspire et détourne ces épisodes en privilégiant la forme abstraite. Ainsi, les pouvoirs surnaturels de Santa-Croce, personnage interprété par un soliste, puis par toute la distribution masculine, ne sont pas justifiés par des passes hypno-magnétiques, mais par des robes à la dangereuse beauté, que Gemma et l'ensemble féminin portent dès l'instant où le charme opère. Sous l'influence de ces robes noires corsetées, suivant un des revers de la sensibilité romantique, les femmes sont manœuvrées, idéalisées pour mieux être asservies. Certains romantiques, s’abîmant dans un désespoir morne, cherchaient à s'évader du réel à travers l'illusion et le morbide, Valse(s) renvoie à cela. D'autres prônaient un retour à la Nature, source inextinguible de félicité et de bonheur : "Liberté primitive, je te retrouve enfin !" s'écrie Chateaubriand. Gemma ne dira rien de plus en retrouvant Massimo.

Thierry Malandain, septembre 2008

* in De Telegraaf, 30 septembre 1922, repris par Orenstein (1989)


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Lammermoor



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MessagePosté le: Sam Jan 03, 2009 12:46 am    Sujet du message: Répondre en citant

Deux nouveaux solistes,Vanessa Feuillatte et Vladimir Ipolitov.


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MessagePosté le: Jeu Jan 15, 2009 2:03 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Avec beaucoup de retard, le compte-rendu de notre correspondante à Bordeaux, qui a vu Casse-noisette, de Charles Jude, le 30 décembre dernier.

Vladimir Ippolitov, dont Lammermoor nous a signalé la promotion en tant que soliste, avait, lors de cette soirée, remplacé en cours de représentation Roman Mikhalev, pris d'un malaise, dans le rôle du Prince.


L'article est bien entendu illustré de quelques photos que le service de presse du Ballet de Bordeaux a eu la gentillesse de nous faire parvenir.


30 décembre 2008 : Casse-noisette au Ballet de Bordeaux


Ou :

www.dansomanie.net, rubrique "Critiques & comptes-rendus".


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MessagePosté le: Ven Jan 23, 2009 12:15 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Quelques informations que nous fait parvenir le service de presse du Grand Théâtre de Bordeaux à propos de Roméo et Juliette, dans une nouvelle chorégraphie de Charles Jude, qui sera créé au printemps :


Citation:
Le Ballet de l'Opéra National de Bordeaux dans


ROMÉO ET JULIETTE
Serge Prokofiev / Charles Jude
NOUVELLE PRODUCTION

Une chorégraphie de Charles Jude en hommage à un rêve de Rudolph Noureev

Charles Jude, chorégraphie et mise en scène
Ermanno Florio, direction musicale
Philippe Miesch, décors
Pierre-Jean Larroque, costumes

Avec
Les Etoiles du Ballet, Emmanuelle Grizot, Oksana Kucheruk & Igor Yebra
Ballet de l'Opéra National de Bordeaux
Orchestre National Bordeaux Aquitaine

Du 27 Mars au 6 Avril 2009
au Grand-Théâtre de Bordeaux


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MessagePosté le: Ven Jan 23, 2009 12:57 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Le Ballet de Bordeaux nous envoie également un premier cliché de la maquette du décor de Roméo et Juliette :






Citation:
Roméo et Juliette

Charles Jude, chorégraphie et mise en scène
Serge Prokofiev, musique
Ermanno Florio, direction musicale
Philippe Miesch, décors Pierre-Jean Larroque, costumes
François Saint-Cyr, lumières
Ballet de l’Opéra National de Bordeaux
Orchestre National Bordeaux Aquitaine

Étoiles :

Emmanuelle Grizot
Oksana Kucheruk
Igor Yebra

Solistes :
Stéphanie Roublot
Juliane Bubl
Roman Mikhalev

Corps de Ballet:

Yumi Aizawa Aline Bellardi Darélia Bolivar Geneviève Cauwel Emilie Cerruti Louise Djabri Vanessa Feuillatte Viviana Franciosi Stéphanie Gravouille

Marina Guizien Corinne Lanssens Laure Lavisse Diane Le Floc'h Suzanne Limbrunner Marie-Lys Navarro Mika Yoneyama

Felice Barra Ludovic Dussarps Pier Paolo Gobbo Vladimir Ippolitov Vladimir Korec István Martin Guido Sarno Frédéric Vinclair Marc-Emmanuel Zanoli Kase Craig

Alvaro Rodriguez Danseur supplémentaire

Vendredi 27 mars – 20h
Dimanche 29 mars – 15h
Lundi 30 mars – 20h
Mardi 31 mars – 20h
Mercredi 1er avril – 20h
Jeudi 2 avril – 20h
Vendredi 3 avril – 20h
Dimanche 5 avril – 15h
Lundi 6 avril – 20h

Grand-Théâtre – Bordeaux
9 représentations
Tarif 3 - de 8 à 40 €


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MessagePosté le: Mar Mar 31, 2009 2:30 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Dansomanie était l'invité du Ballet de Bordeaux pour la première de Roméo et Juliette, au Grand Théâtre, dans la nouvelle production de Charles Jude.

Outre un compte-rendu complet, vous retrouverez d'ici peu une triple interview :


- tout d'abord, celle du Maestro Ermanno Florio, qui dirigeait l'orchestre, et qui a accepté de nous faire part de ses vues en matière de musique de ballet. Les balletomanes connaissent pour la plupart ce chef italo-américano-canadien, qui avait notamment réalisé l'enregistrement de Don Quichotte avec l'Opéra de Paris.





- Ensuite, deux petits entretiens avec des ballerines qui vous rappelleront des souvenirs, puisqu'elles ont fait toutes leurs classes à l'Ecole de Danse de l'Opéra de Paris, avant d'exercer leurs talents dans le corps de ballet en tant que surnuméraires durant plusieurs années, pour enfin intégrer la compagnie bordelaise ensemble, au début de la saison 2008-2009 : Louise Djabri et Marina Guizien.





Et en bonus, une petite visite dans les coulisses du Grand Théâtre, chez les habilleuses et les maquilleuses, en plein "coup de feu", quelques minutes avant le début de la représentation :







A signaler en attendant, deux articles consacrés à cette nouvelle production :


Tous en scène pour «Roméo et Juliette», par Catherine Darfay, du quotidien Sud-Ouest ;


«Roméo et Juliette» à Bordeaux, présentation publiée par le magazine en ligne www.aquitaineonline.com, au sein de la rédaction duquel on compte manifestement des lecteurs de Dansomanie...


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MessagePosté le: Mar Avr 07, 2009 1:01 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Ariane Bavelier, du Figaro, a fait le voyage de Guyenne pour ce Roméo et Juliette remonté par Charles Jude :


Citation:
L'élève dépasserait-il le maître ? Le Roméo et Juliette de Rudolf ­Noureev est une déclaration d'amour à la danse. Celui de ­Charles Jude, l'ode à la passion d'un homme qui, à 56 ans, mesure encore ses attachements à l'aulne de cette question : «Pour qui suis-je capable de mourir par amour ?» C'est elle qui rend brûlantes les deux heures et demie de son Roméo.


«Roméo et Juliette», sur le fil de l'émotion , par Ariane Bavelier




Dernière édition par haydn le Mar Avr 07, 2009 6:49 pm; édité 1 fois
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MessagePosté le: Mar Avr 07, 2009 1:27 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Et le papier (électronique!) de Dansomanie, qui ira bientôt rejoindre le dossier complet consacré à ce Roméo et Juliette, accompagné des interviews promises!

_________________________________



La nouvelle production de Roméo et Juliette, signée de Charles Jude, constituait sans conteste le point culminant de la saison 2008-2009 au Ballet National de Bordeaux.

La chorégraphie et la scénographie de ce ballet à grand spectacle portent évidemment l’empreinte de Rudolf Nouréev, dont Charles Jude est un peu le fils spirituel. Cette filiation est surtout perceptible dans le traitement des ensembles, et l’écriture fouillée des pas. Mais si continuité il y a, certaines ruptures sont aussi marquées.

La version – ou plutôt les versions - de Rudolf Nouréev étaient elles-mêmes largement influencées par celle de Kenneth MacMillan, que le célèbre danseur avait créée aux côtés de Margot Fonteyn. L’intérêt principal se portait alors sur les pas de deux mettant aux prises les jeunes amants de Vérone. Charles Jude octroie, lui, la part du lion au corps de ballet, qui devient du coup – volontairement ou non – le principal protagoniste de la tragédie shakespearienne. Tout l’espace offert par la scène du Grand Théâtre de Bordeaux est occupé en quasi permanence, ce qui renforce indéniablement l’impression d’opulence que dégage ce Roméo et Juliette. Pour ce faire, vingt danseurs supplémentaires ont d’ailleurs été recrutés pour accroître temporairement l’effectif de la troupe girondine ; ce n’est pas un mince exploit que d’être parvenu à faire tenir autant de monde – auquel il convient d’ajouter des figurants et des artistes de cirque pour la scène du Bal des Capulet, au premier acte – sur un plateau dont les dimensions ne sauraient être comparées à celles du Royal Opera House ou de l’Opéra Bastille.

Les mouvements d’ensemble sont fort bien réglés et contribuent à donner à l’ouvrage une dynamique haletante, une tension continuelle qui ne se résout que dans la scène ultime, avec la mort de Roméo et de Juliette. Ce choix est d’une redoutable efficacité sur le plan théâtral mais tend presque à marginaliser les scènes d’amour. La lutte impitoyable qui oppose la faction des Capulet à celle des Montaigu prévaut sur toute autre considération, et le drame intime est relégué au second plan.

L’interprétation abonde dans le même sens : le couple principal, formé d’Emmanuelle Grizot et d’Igor Yebra, se refuse délibérément aux épanchements lyriques ; les effusions sont systématiquement contenues au profit d’une chaste distance, et l’on frise parfois une certaine brutalité, comme dans la scène de la Chambre, au début du troisième acte. Igor Yebra semble par ailleurs mis en difficulté ici ou là dans les portés par la taille de sa partenaire – rappelons qu’il devait initialement danser avec Oksana Kucheruk. Mlle Grizot est pour sa part une Juliette douée d’une fort belle technique, qui pirouette avec autant de vivacité que de propreté et possédant par ailleurs une autorité certaine.

L’excellence de certains personnages «secondaires» confirme elle aussi la prééminence de la vendetta familiale sur les autres aspects de l’œuvre. On citera tout d’abord le remarquable Mercutio de Roman Mikhalev, veule et débordant d’énergie. La morphologie de ce danseur solidement charpenté convient parfaitement à l’incarnation d’un bretteur fanfaron et batailleur, et M. Mikhalev peut faire valoir toutes ses qualités athlétiques dans de spectaculaires manèges.

Le père de Juliette, incarné par Ludovic Dussarps, vient lui aussi prendre une importance assez inattendue, en raison de la forte personnalité de l’artiste. D’une expressivité sombre, tourmentée, M. Dussarps évoque quelque Othello égaré à Vérone. Il semble immédiatement conscient du destin tragique qui guette sa fille, et chacune de ses apparitions vient ponctuer la sinistre progression du drame avec une intensité croissante, devenant ainsi l’un des principaux moteurs de l’action théâtrale.

Autre belle actrice, Laure Lavisse, truculente nourrice aux airs de Mrs Quickly. Cette joyeuse commère brûle les planches avec un aplomb et un enthousiasme qui font plaisir à voir, et vient apporter quelques moments de détente bienvenus au milieu de cette débauche de passion, de fureur et de sang. Mlle Lavisse est une danseuse pleine de charme, tout à son aise dans des rôles comiques ou d’ingénue : on ne peut qu’espérer pour elle qu’une certaine Fille mal gardée retrouvera, dans un avenir proche, la scène qui l’a vu naître…

On mentionnera également le Tybalt fin et racé d’Alvaro Rodriguez Piñera, qui, dans le rôle-fétiche de Charles Jude, se voit confier la dure tâche de tenir la garde face au Mercutio explosif de Roman Mikhalev.

Enfin, on soulignera la prestation soignée de l’Orchestre National de Bordeaux Aquitaine, placé sous la direction d’Ermanno Florio. Des compromis ont certes été nécessaires pour s’accommoder de l’exiguïté de la fosse d’un théâtre construit à l’âge des Lumières, et qui n’avait évidemment pas été conçu pour accueillir les formations immenses requises par les compositeurs des deux siècles à suivre. Néanmoins, les déséquilibres entre les cuivres et une section de cordes à l’effectif réduit par la force des choses ont été assez habilement contenus, et le lyrisme et la puissance évocatrice de la magnifique partition de Prokofiev sont demeurés intacts.


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haydn
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MessagePosté le: Mer Avr 08, 2009 6:34 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Une nouvelle qui devrait faire plaisir à nos amis Japonais :


Citation:
A l'issue de sa prise de rôle dans "Roméo et Juliette" Yumi Aizawa vient d'être nommée soliste

Danseuse dans le corps de Ballet de l'Opéra National de Bordeaux, Yumi Aizawa vient d'être l'interprète en alternance du rôle de Juliette dans la nouvelle production de "Roméo et Juliette" récemment créée sur la scène du Grand-Théâtre de Bordeaux.

A l'issue de la représentation du 3 Avril, sur proposition de Charles Jude, directeur du Ballet , Thierry Fouquet (directeur de l'Opéra National de Bordeaux) a nommé Yumi Aizawa "Soliste".





Née à Nagano au Japon, Yumi Aizawa se forme à l’Académie de Ballet Hakucho jusqu’en 2001. Elle entre alors à l’école du Ballet de Hambourg sous la direction de John Neumeier. Elle danse dans Le Lac des cygnes, La Belle au bois dormant, Le Magnificat, Casse-Noisette, Haiku et Jondering chorégraphies de John Neumeier, Napoli (Pas de six, August Bournonville) Thème et Variation (Kevin Haigen). En 2004, elle intègre le corps de Ballet de l’Opéra de Dresde sous la direction de Vladimir Derevianko. Elle danse les chorégraphies de Fokine L’Oiseau de feu, Chopiniana et Petrouchka, de John Neumeier Casse-noisette, Daphnis et Chloé et Le Sacre du printemps, de Vladimir Derevianko Don Quichotte et Giselle, de Joseph Lazzini La Fille mal gardée, de John Cranko La Mégère apprivoisée, de Tom Schilling Wahlverwandtschaften, de Uwe Scholz Red and Black, The Creation, le Concerto pour piano n°3 de Rachmaninov et de William Forsythe The Vertiginous Thrill of Exactitude. Depuis 2006, elle est membre du Corps de Ballet de l’Opéra National de Bordeaux sous la direction de Charles Jude. Elle interprète Les Sylphides de Fokine, Casse-Noisette, Don Quichotte et Giselle chorégraphies de Charles Jude à Bordeaux et en tournées. Elle danse également dans Noces de Nijinska et Le Sacre du printemps de Massine en 2007. Dans le programme Quatre Tendances en novembre 2008, elle interprète les chorégraphies Valse(s) de Thierry Malandain (création) et Click-Pause-Silence de Jirí Kylián.









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ptite.danseuz



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MessagePosté le: Jeu Avr 09, 2009 5:36 pm    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai eu la chance d'assister à la première de ce ballet et je dois dire que j'ai été plus que charmée. La chorégraphie est, à mon sens, la plus aboutie parmi celle que Charles Jude a remis en scène au fil des ans.
Une merveilleuse soirée qui fut appréciée par tout le monde je pense. Very Happy

Et merci par avance pour les itw que vous comptez mettre en ligne bientôt !! Very Happy


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MessagePosté le: Lun Avr 13, 2009 10:12 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Les interviews, les photos et le compte-rendu sont maintenant en ligne, réunis dans un dossier spécial!




Dossier : Roméo et Juliette au Ballet National de Bordeaux

ou

www.dansomanie.net, rubrique "Dossiers thématiques"


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MessagePosté le: Lun Avr 27, 2009 7:37 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Patricia BOCCADORO a aussi assisté à Roméo et Juliette: Critique et interview de Charles JUDE.


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haydn
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MessagePosté le: Ven Mai 22, 2009 11:53 am    Sujet du message: Répondre en citant

La nouvelle saison du Ballet de Bordeaux vient d'être annoncée :


Ballet National de Bordeaux :






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