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Ballet de Stuttgart : actualités
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nabucco



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MessagePosté le: Sam Juil 23, 2016 9:20 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Das wusste ich nicht (fürs Schauspielhaus). Ich habe sogar dort eine Inszenierung dort gesehen, wo die Drehbühne sehr oft in Bewegung kam, problemlos... Hoffentlich passt es diesmal, es ist wirklich ein schönes Haus (u. a. im Vergleich mit dem öden Residenztheater in München!).

Und jetzt, retour à la danse, et quelle danse : ce n'est vraiment, mais alors vraiment pas la première fois que je vois le Roméo et Juliette de Cranko, ça doit même être la troisième fois que j'en fais une critique pour Dansomanie (une fois avec la merveilleuse Lacarra à Munich, une autre fois dans d'épouvantables nouveaux décors à Berlin...), mais là, franchement, l'intensité d'Alicia Amatriain en Juliette... J'en reste ébahi.

Roméo et Juliette

Chorégraphie : John Cranko
Musique : Serge Prokofiev
Décors et costumes : Jürgen Rose

Avec :
Juliette : Alicia Amatriain
Roméo : Friedemann Vogel
Mercutio : Pablo von Sternenfels
Benvolio : Martí Fernandez Paixa
Tybalt : Robert Robinson
Comte Pâris : David Moore
Comtesse Capulet : Birgit Keil

Stuttgarter Ballett

Stuttgart, Opernhaus, 20 juillet 2016

Il suffit de voir Alicia Amatriain aux saluts, et tout est dit : le spectacle est fini, mais le visage est marqué, comme figé dans l’ultime douleur de Juliette, et les larmes coulent encore cinq bonnes minutes après le début des applaudissements. On a beau avoir vu peut-être trop souvent ce Roméo et Juliette de Cranko, cette soirée estivale restera dans les mémoires du public. Peut-être, à vrai dire, cette Juliette ne serait pas du goût de tout le monde. C’est à peine si, dans la scène d’entrée avec la nourrice, elle joue la petite fille : cette Juliette n’est plus une enfant, elle ne se laisse pas prendre au piège de la belle robe de mariée qu’on lui montre ; tant qu’elle n’a pas rencontré Roméo, elle se laisse faire, certes, mais on la sent en attente, sur la réserve. La danse avec le comte Pâris, luxueusement distribué en la personne de David Moore, est d’une fluidité et d’une légèreté irréelle (il faut se faire violence, dans cette scène, pour constater quel raffinement de technique est mis en œuvre pour ralentir ainsi les pas et les portés) : pas même une illusion, plutôt un faux-semblant.
Quand arrive Roméo, alias Friedemann Vogel, cette Juliette n’a pas la naïveté des amours adolescentes, mais elle sait qu’elle a trouvé ce qu’elle cherchait. Et elle sait que cela passera pour elle par la tragédie. Le pas de deux du balcon a encore un peu d’optimisme romantique, le duo de l’acte III plus du tout : a-t-on déjà vu ce matin d’une nuit d’amour aussi tragique, aussi dénué d’espoir et de lumière ? Friedemann Vogel est le partenaire qu’il lui fallait, et il est naturellement à l’unisson de cette approche inhabituellement sombre. Sa séduction, dès le début, est un peu lunaire, et il ne participe qu’avec un peu de réserve aux assauts de virilité de ses camarades. Sa danse parfaitement dosée, privilégiant l’équilibre aux effets, tranche avec ce qu’on voit souvent sur les grandes scènes mondiales où les muscles se montrent - y compris à Stuttgart, si on pense à Jason Reilly. On a vu danse plus spectaculaire, mais rarement aussi intelligente ou aussi maîtrisée.
Dans ces conditions, la pièce de Cranko prend la forme d’un diptyque où tout son sens très efficace du comique est remplacé au beau milieu du second acte par la pure tragédie, dès les morts successives de Mercutio et de Tybalt. La comédie est incarnée avec entrain par le Mercutio de Pablo von Sternenfels : la manière dont il se joue des Capulet dans la scène de bal de l’acte I, avec un entrain franchement voyou, est un régal. Mais, avouons-le, si impliqués qu’aient été tous les protagonistes de ces scènes comiques, c’est bien le visage de douleur d’Alicia Amatriain et lui seul qu’on emporte dans la nuit estivale.


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Cantalabute



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MessagePosté le: Sam Juil 23, 2016 10:12 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Merci de nous faire partager cela ... et on ne peut que regretter encore plus que ces chefs-d'oeuvres, notamment ce Roméo et Juliette, ne fassent l'objet d'aucune captation Sad ... pourquoi "priver" ainsi les balletomanes qui n'ont pas la chance d'être à Stuttgart au bon moment ? ... Le Bolshoi est plus "généreux" dans ce domaine ...


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haydn
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MessagePosté le: Dim Juil 24, 2016 7:47 pm    Sujet du message: Répondre en citant

La critique de la soirée Forsythe/Goecke/Scholz est maintenant en ligne sur le site de Dansomanie :




    19 juillet 2016 : soirée Forsythe / Goecke / Scholz au Ballet de Stuttgart

      Au commencement était la musique. Ou la danse, on ne sait pas très bien (demandez à Molière). Le programme proposé par le Ballet de Stuttgart pour la première grande soirée de sa semaine festivalière pourrait être interprété sous cet angle, chacune des trois pièces au programme ayant leur propre vision de la question.

      Chez Forsythe, la musique s’appelle presque toujours Thom Willems. Dans The Second detail, créée en 1991 pour le Ballet National du Canada, la danse est certainement première, ce qui est certainement une constante chez Forsythe. D’abord viennent les pas de la danse, ensuite vient éventuellement le sens : la musique de Willems refuse clairement ce rôle de vecteur du sens ; les évolutions des danseurs, leur ancrage classique et leurs déformations contemporaines, sont comme des mouvements originels, avant que vienne l’art en tant que quête du sens et de la structure. En avant-scène, un panneau porte le mot «THE», qui appelle à désigner, c’est-à-dire non pas seulement dire, mais surtout assigner une identité définie ; un danseur le renverse à la fin de la pièce, pied de nez au bel ordre du discours rationnel. Les danseurs de Stuttgart, grands solistes et membres du corps de ballet mêlés comme toujours chez Forsythe, sont ici aussi à l’aise que dans un Cranko.


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nabucco



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MessagePosté le: Lun Juil 25, 2016 10:08 am    Sujet du message: Répondre en citant

Cantalabute a écrit:
Merci de nous faire partager cela ... et on ne peut que regretter encore plus que ces chefs-d'oeuvres, notamment ce Roméo et Juliette, ne fassent l'objet d'aucune captation Sad ... pourquoi "priver" ainsi les balletomanes qui n'ont pas la chance d'être à Stuttgart au bon moment ? ... Le Bolshoi est plus "généreux" dans ce domaine ...

Oui, c'est un peu étrange, d'autant que l'Opéra, lui, a sorti une longue série de DVD depuis des années. Et même le ballet, avec ses diffusions annuelles sur écran géant devant l'opéra (c'était le cas cette année pour les galas qui ont terminé le festival), filme quand même des choses ! Il faut espérer que le changement de direction à venir modifie la situation!


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haydn
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MessagePosté le: Lun Juil 25, 2016 8:14 pm    Sujet du message: Répondre en citant

La critique de Roméo et Juliette de Cranko par Dominique Adrian est maintenant en ligne sur le site de Dansomanie avec les illustrations :




    20 juillet 2016 : Roméo et Juliette (John Cranko) au Ballet de Stuttgart

      Il suffit de voir Alicia Amatriain aux saluts, et tout est dit : le spectacle est fini, mais le visage est marqué, comme figé dans l’ultime douleur de Juliette, et les larmes coulent encore cinq bonnes minutes après le début des applaudissements. On a beau avoir vu peut-être trop souvent ce Roméo et Juliette de Cranko, cette soirée estivale restera dans les mémoires du public. Peut-être, à vrai dire, cette Juliette ne serait pas du goût de tout le monde. C’est à peine si, dans la scène d’entrée avec la nourrice, elle joue la petite fille : cette Juliette n’est plus une enfant, elle ne se laisse pas prendre au piège de la belle robe de mariée qu’on lui montre ; tant qu’elle n’a pas rencontré Roméo, elle se laisse faire, certes, mais on la sent en attente, sur la réserve. La danse avec le comte Pâris, luxueusement distribué en la personne de David Moore, est d’une fluidité et d’une légèreté irréelle (il faut se faire violence, dans cette scène, pour constater quel raffinement de technique est mis en œuvre pour ralentir ainsi les pas et les portés) : pas même une illusion, plutôt un faux-semblant.

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nabucco



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MessagePosté le: Mar Juil 26, 2016 3:13 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Allez, avant-dernière critique de la série, puisque grâce à mon extraordinaire organisation je n'ai pas pu rester pour les deux galas (école puis compagnie) qui terminaient la semaine...

La Mégère Apprivoisée

Chorégraphie : John Cranko
Décors et costumes : Elizabeth Dalton
Musique : Kurt-Heinz Stolze d’après Scarlatti

Avec :
Baptista : Rolando d’Alesio
Katharina : Elisa Badenes
Bianca : Anna Osadcenko
Gremio : Özkan Ayik
Lucentio : David Moore
Hortensio : Alexander McGowan
Petrucchio : Constantine Allen
Filles de joies : Angelina Zuccarini, Ami Morita

La Mégère apprivoisée est une des pièces maîtresses du répertoire du Ballet de Stuttgart, mais c’est aussi, il faut bien le dire, le moins aimé des trois grands ballets de Cranko. Sans doute, les perruques, les mets en pur plastiques, certains éléments de décor ont beaucoup vieilli ; mais la fusion entre la danse néo-classique et la comédie que Cranko réussit reste irrésistible. La manière dont la querelle qui constitue le premier pas de deux entre les futurs époux se transforme progressivement du slapstick à la danse pure est un modèle d’intelligence de la scène.
Nous avions vu et rendu compte de deux représentations à la Noël 2013, avec Maria Eichwald et Marijn Rademaker volant la vedette à leurs partenaires dans chacune des deux. Ni l’une, déjà invitée à l’époque, ni l’autre ne sont plus à Stuttgart, et il faut bien dire que cette représentation festivalière n’arrive pas véritablement au niveau de ces deux étoiles d’exception.
Chez Elisa Badenes, la qualité technique de la danse est irréprochable, et certaines de ses mimiques sont assez drôles ; mais sa danse élégante n’a pas les qualités expressives que la chorégraphie lui demande, et sa mégère n’a jamais la hargne qui fait son charme. C’est un peu la même chose avec Constantine Allen : sa danse est d’une qualité constante, et le partenariat, dans ce ballet souvent acrobatique, est d’une qualité, d’une précision, d’un naturel qu’on ne voit, par exemple, quasiment jamais au Palais Garnier. Sa danse est d’une grande élégance, mais il y manque cette part de folie et d’ironie qui fait du ballet la rencontre et l’accord de deux excentricités. Nous avions vu Anna Osadcenko en 2013 dans le rôle-titre : elle est cette fois la sœur coquette, mais là encore on attendrait un portrait un peu plus enthousiasmant du personnage. David Moore, que nous avions déjà vu en 2013, est son partenaire, avec toute la fluidité et l’expérience qu’on attend de ce rôle qui est un peu un faire-valoir. L’ensemble permet de passer une soirée agréable, mais après la Juliette d’Alicia Amatriain la veille, l’aimable divertissement proposé fait un peu pâle figure.


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nabucco



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MessagePosté le: Mer Juil 27, 2016 11:43 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Et ultime critique pour cette saison : les adieux en grande pompe de Sue Jin Kang, désormais concentrée sur son activité de directrice de troupe !

Onéguine
Chorégraphie : John Cranko
Décors et costumes : Jürgen Rose
Musique : Tchaïkovski/Kurt-Heinz Stolze

Avec :
Onéguine : Jason Reilly
Lenski : Pablo von Sternenfels
Madame Larina : Melinda Witham
Tatiana : Sue Jin Kang
Olga : Hyo-Jung Kang
Nourrice : Magdalena Dziegelewska
Prince Grémine : Roman Novitzky

Stuttgarter Ballett

Orchestre national de Stuttgart
Direction : James Tuggle

Stuttgart, Opernhaus, 22 juillet 2016

Soirée internationale à Stuttgart : si les ballettomanes et critiques du monde entier étaient venus depuis le début de la semaine festivalière des 20 ans de direction de Reid Anderson, cet Onéguine est encore plus international. On entend parler anglais, russe, français, et bien sûr coréen autant qu’allemand : c’est que cette soirée constitue aussi les adieux officiels à Stuttgart de l’étoile Sue Jin Kang, membre de la troupe depuis 1986, et première soliste depuis 1997, au tout début de l’ère Anderson (on remarquera, sans entrer dans les détails, qu’il n’y a pas de retraite obligatoire à 42 ans comme à Paris : ce n’est pas l’âge qui détermine si on a le droit de danser ou non, mais les capacités, ce qui évite autant les étoiles préretraitées que les départs prématurés). Sue Jin Kang, depuis 2014, est par ailleurs chargée d’âmes, puisqu’elle dirige le Ballet National de Corée ; il était inévitable que ce lourd engagement finisse à moyen terme par entraîner son départ de Stuttgart. Le rôle qu’elle a choisi pour ses adieux, sans doute, n’est pas le plus long, ni le plus explicitement virtuose du répertoire, mais il est sans doute l’apogée créatif de Cranko, et il se termine par une scène de théâtre dansé d’une saisissante force théâtrale - le rideau tombe alors que Tatiana, ayant rejeté les repentirs d’Onéguine, parcourt la scène du fond vers l’avant-scène : on ne pourrait rêver meilleure scène finale pour 30 ans de carrière à Stuttgart que cette avancée en direction du public, ce public qui aime tant sa troupe et ses danseurs.
Inutile de décrire la longue cérémonie des adieux, aussi longue qu’un des actes de ce court ballet ; la représentation qui précède aura montré que ce n’est pas parce que ses moyens auraient décliné que Sue Jin Kang se retire de la scène. Il y a, naturellement, l’aspect théâtral de l’œuvre de Cranko : c’est sans doute pour cela que Sue Jin Kang a choisi ce rôle pour ses adieux, ce rôle qui montre à quel point son identité d’artiste s’est fondue dans cet héritage qui fait la singularité du Ballet de Stuttgart, et on imagine difficilement qu’elle aurait pu s’épanouir autant à Londres ou New York. La scène finale est certainement la plus forte qu’on ait vu, grâce aussi à un partenaire, Jason Reilly, qui fait avec elle des étincelles de force théâtrale. Tant de ballets, quand ils veulent faire du théâtre, deviennent mièvres ou caricaturaux : l’émotion de Tatiana après avoir réussi à chasser Onéguine n’a rien de ces stéréotypes, c’est une émotion violente, une décharge électrique, à mille lieues des stéréotypes du féminin que les chorégraphes cultivent encore aujourd’hui avec délices.
En Onéguine, Jason Reilly n’a pas autant l’occasion de montrer ses muscles que dans d’autres rôles de son répertoire ; le rôle est donc une bonne occasion pour lui de montrer qu’il connaît aussi la subtilité, et il le fait avec une grande élégance ; inutile de dire que, en cette occasion plus qu’en toute autre, il est aux petits soins pour sa partenaire. Les autres protagonistes de la soirée sont à l’unisson, Hyo-Jung Kang, qui pourrait encore plus jouer des subtilités de son personnage entre sincérité et coquetterie, et surtout Pablo von Sternenfels, Lenski poétique et impulsif, qui rend la scène du duel particulièrement forte. Une belle soirée où on oublie presque les adieux qui vont suivre.


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haydn
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MessagePosté le: Jeu Juil 28, 2016 11:15 am    Sujet du message: Répondre en citant

La critique de La Mégère apprivoisée par nabucco alias Dominique Adrian est maintenant en ligne sur le site de Dansomanie avec les illustrations ad-hoc :



    21 juillet 2016 : La Mégère apprivoisée (John Cranko) au Ballet de Stuttgart

      La Mégère apprivoisée est une des pièces maîtresses du répertoire du Ballet de Stuttgart, mais c’est aussi, il faut bien le dire, le moins aimé des trois grands ballets de Cranko. Sans doute, les perruques, les mets en pur plastiques, certains éléments de décor ont beaucoup vieilli ; mais la fusion entre la danse néo-classique et la comédie que Cranko réussit reste irrésistible. La manière dont la querelle qui constitue le premier pas de deux entre les futurs époux se transforme progressivement du slapstick à la danse pure est un modèle d’intelligence de la scène.

      Nous avions vu et rendu compte de deux représentations à la Noël 2013, avec Maria Eichwald et Marijn Rademaker volant la vedette à leurs partenaires dans chacune des deux. Ni l’une, déjà invitée à l’époque, ni l’autre ne sont plus à Stuttgart, et il faut bien dire que cette représentation festivalière n’arrive pas véritablement au niveau de ces deux étoiles d’exception.

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haydn
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MessagePosté le: Ven Juil 29, 2016 12:17 pm    Sujet du message: Répondre en citant

La critique d'Onéguine (soirée d'adieux de Sue Jin Kang) au Stuttgarter Ballett est maintenant en ligne sur le site de Dansomanie, avec les illustrations adéquates :



    22 juillet 2016 : Onéguine (John Cranko) au Ballet de Stuttgart

      Soirée internationale à Stuttgart : si les ballettomanes et critiques du monde entier étaient venus depuis le début de la semaine festivalière des 20 ans de direction de Reid Anderson, cet Onéguine est encore plus international. On entend parler anglais, russe, français, et bien sûr coréen autant qu’allemand : c’est que cette soirée constitue aussi les adieux officiels à Stuttgart de l’étoile Sue Jin Kang, membre de la troupe depuis 1986, et première soliste depuis 1997, au tout début de l’ère Anderson (on remarquera, sans entrer dans les détails, qu’il n’y a pas de retraite obligatoire à 42 ans comme à Paris : ce n’est pas l’âge qui détermine si on a le droit de danser ou non, mais les capacités, ce qui évite autant les étoiles préretraitées que les départs prématurés). Sue Jin Kang, depuis 2014, est par ailleurs chargée d’âmes, puisqu’elle dirige le Ballet National de Corée ; il était inévitable que ce lourd engagement finisse à moyen terme par entraîner son départ de Stuttgart.

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nabucco



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MessagePosté le: Mer Déc 28, 2016 4:05 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Et pour finir l'année, avec un peu moins d'enthousiasme...
(les photos suivent!)

Don Quichotte, le rêveur de la Mancha
Chorégraphie et mise en scène : Maximiliano Guerra
Musique : Ludwig Minkus, Riccardo Drigo…
Décors et costumes : Ramon B. Ivars

Cervantes, Don Quichotte : Matteo Crockard-Villa
Kitri : Elisa Badenes
Basilio : Adhonay Soares da Silva
Sancho Pansa: Louis Stiens
Mercedes, danseuse des rues : Myriam Simon
José-Antonio, toréador : Roman Novitzky
Dulcinea : Alicia Garcia Torronteras
Camacho : Fabio Adorisio
Lorenzo : Rolando D’Alesio
Pepa et Eva, amies de Kitri : Angelina Zuccarini, Agnes Su
Reine des Dryades : Rocio Aleman
Roi des Gitans : Martí Fernandez Paixa

Orchestre national de Stuttgart, dirigé par Wolfgang Heinz

Stuttgart, Opernhaus, 26 décembre 2016

Et Marius Petipa dans tout ça ? Le seul nom de chorégraphe apparaissant dans la distribution de ce Don Quichotte de Stuttgart est celui de Maximiliano Guerra, danseur argentin passé au moins comme invité dans les plus grandes compagnies du monde. Créée en 2000, reprise en 2012 dans une version modifiée, sa version de Don Quichotte est pourtant très loin d’être une version originale, et c’est souvent jusque dans des détails d’attitude qu’elle se conforme aux versions les plus classiques issues de Petipa et de Gorsky : pourquoi ne pas le mentionner ?
Une version entièrement nouvelle, après tout, pourrait avoir ses charmes aussi ; ici, Guerra se contente de faire ce que des générations de chorégraphes ont fait avant lui : tenter de renforcer la trame narrative et de donner au ballet une nécessité artistique qui dépasse le simple divertissement sans prétention. Dans un décor qui évoque la typographie du titre de la première édition du roman, on voit ainsi Cervantes, assimilé à Don Quichotte, poursuivre sa propre Dulcinée, l’inspiration poétique : ce détour biographique est à vrai dire un peu dérisoire, d’autant que beaucoup de défauts qu’on déplore souvent dans les versions plus traditionnelles subsistent, comme l’inconsistance dramatique du prologue. Sancho Pansa obtient dans tout cela un rôle un peu plus consistant, et Louis Stiens l’interprète de façon particulièrement touchante, mais la volonté de remettre Don Quichotte au centre du ballet qui porte son nom, elle, ne va pas très loin, et la narration de l’histoire centrale, celle de Basilio et de Kitri, est plus confuse qu’à l’accoutumée. Pendant une bonne partie de la soirée, la chorégraphie héritée de la cour des tsars apparaît terriblement affadie, et il faut vraiment attendre l’inévitable pas de deux final pour trouver véritablement de la grande danse : les trente-deux fouettés impeccables d’Elisa Badenes, première soliste de la troupe, se finissent avec une invraisemblable précision sur l’exact temps musical ; son partenaire, le jeune Adhonay Soares da Silva, simple membre du corps de ballet mais lauréat du prix de Lausanne en 2013, montre qu’il ne restera pas longtemps en bas de la hiérarchie : sa grande légèreté, la précision de ses sauts et tours, le partenariat soigné, tout cela montre que le ballet de Stuttgart conserve son rôle de vivier de nouveaux talents.
Mais avant ce pas de deux, bien d’autres danseurs ont l’occasion de s’exprimer, avec deux obstacles qui, hélas, se voient. Le premier obstacle, nous en avons parlé, c’est la chorégraphie de Guerra, qui donne par exemple bien peu de lustre à l’acte des Dryades, dansé avec bien peu de sécurité par l’ensemble de la troupe, et le rôle supplémentaire de Dulcinée, disjointe de Kitri, n’a pas beaucoup de sens ; le second, non communiqué au public le soir du spectacle, c’est une série interminable de changements de distribution de dernière minute : ce n’est pas dans ces conditions, bien sûr, que les danseurs peuvent donner leurs meilleures qualités. Prévue en Dulcinée, Myriam Simon se retrouve en danseuse des rues, Roman Novitzky se transforme de Camacho en toréador, à la place de David Moore : même si tous deux s’en sortent bien, on les a vus souvent meilleurs encore. Nul doute que le ballet de Stuttgart réussirait à rivaliser avec bien d’autres compagnies dans un Don Quichotte qui, à défaut d’être au cœur de son répertoire, s’appuierait avec plus de franchise sur les versions traditionnelles ; ce soir, entre simplismes de la chorégraphie et distribution bouleversée, ce n’était pas vraiment le cas, hors un pas de deux d’anthologie.


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MessagePosté le: Lun Jan 02, 2017 3:54 pm    Sujet du message: Répondre en citant

L'article de nabucco est maintenant en ligne avec les illustrations ad-hoc :



    26 décembre 2016 : Don Quijote (Maximiliano Guerra) au Ballet de Stuttgart

      Et Marius Petipa dans tout ça? Le seul nom de chorégraphe apparaissant dans la distribution de ce Don Quichotte de Stuttgart est celui de Maximiliano Guerra, danseur argentin passé au moins comme invité dans les plus grandes compagnies du monde. Créée en 2000, reprise en 2012 dans une version modifiée, sa version de Don Quichotte est pourtant très loin d’être une version originale, et c’est souvent jusque dans des détails d’attitude qu’elle se conforme aux versions les plus classiques issues de Petipa et de Gorsky : pourquoi ne pas le mentionner?

      Une version entièrement nouvelle, après tout, pourrait avoir ses charmes aussi ; ici, Guerra se contente de faire ce que des générations de chorégraphes ont fait avant lui : tenter de renforcer la trame narrative et de donner au ballet une nécessité artistique qui dépasse le simple divertissement sans prétention. Dans un décor qui évoque la typographie du titre de la première édition du roman, on voit ainsi Cervantes, assimilé à Don Quichotte, poursuivre sa propre Dulcinée, l’inspiration poétique : ce détour biographique est à vrai dire un peu dérisoire, d’autant que beaucoup de défauts qu’on déplore souvent dans les versions plus traditionnelles subsistent, comme l’inconsistance dramatique du prologue.


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nabucco



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MessagePosté le: Mar Jan 03, 2017 2:30 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Et, ô surprise, Adhonay Soares da Silva vient d'être promu soliste, c'est-à-dire qu'il saute la case "demi-soliste". Ce qui, dans son cas, est une simple évidence au vu de la représentation critiquée ci-dessus, mais qui ne serait pas possible dans le merveilleux système parisien, où on préfère mobiliser pendant des semaines danseurs et professeurs pour préparer un concours qui a montré ces dernières années sa merveilleuse capacité à promouvoir les médiocres. Bravo à lui, et bravo au Ballet de Stuttgart.
Par ailleurs, sa collègue Agnes Su accède, elle, au rang de demi-soliste.


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sophia



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MessagePosté le: Mar Jan 03, 2017 6:03 pm    Sujet du message: Répondre en citant

C'est remarquable! Il n'avait pas plus de 15 ou 16 ans lorsqu'il a remporté le Prix de Lausanne en 2013.
Très peu d'élèves de la John Cranko Schule intègrent du reste le Ballet de Stuttgart à ma connaissance.


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MessagePosté le: Sam Aoû 26, 2017 11:53 am    Sujet du message: Répondre en citant

Disparition le 24 août mais annoncée aujourd'hui du pianiste allemand Aloys Kontarsky. Avec son frère Alfons, Aloys Kontarsky formait un duo célèbre spécialisé dans la musique contemporaine. Aloys Kontarsky fut l'un des créateurs de Présence, "Ballet blanc" en cinq scènes, sur une musique de Bernd Aloys Zimmermann (l'un des plus grands noms de la musique allemande au XXème siècle), sur une chorégraphie de John Cranko. La Première eut lieu au festival de Schwetzingen, sur les rives du lac de Constance, en mai 1968.

http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2017/08/26/mort-du-pianiste-aloys-kontarsky_5176919_3382.html



(Source : Wikipédia - En haut, Aloys Kontarsky, en bas, son frère Alfons)



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MessagePosté le: Dim Avr 08, 2018 4:03 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Je savais déjà que le NBS inviterais le Ballet de Stuttgart en automne 2018, et que la compagnie donnerais quelques représentation du Lac des cygnes et d'Onéguine. J'ai reçu aujourd'hui un tract du Hyogo Performing Arts Center, suivant lequel il y aura une représentation du Lac à Nishinomiya (près d'Osaka) le samedi 17 novembre 2018. Pas plus d'informations pour le moment.


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