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Samuel Murez online - 3e Etage
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Inscrit le: 13 Juin 2013
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MessagePosté le: Mer Sep 27, 2017 12:53 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Article du Figaro : François Alu fait cavalier seul

Et pour ceux qui ne l'auraient pas vu, un petit extrait de son spectacle à venir posté sur son compte Instagram


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colette



Inscrit le: 02 Avr 2017
Messages: 11

MessagePosté le: Dim Oct 08, 2017 10:42 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Spectacle "Hors Cadre" au théâtre Antoine le 8 octobre

Eh bien, voilà un spectacle dont on sort revigoré, avec le sourire et des Etoiles plein les yeux.

François Alu en est le chef d'orchestre mais il partage largement la scène avec ses complices : Lydie Vareilhes, Clémence Gross, Hugo Vigliotti, Simon La Borgne, Takeru Koste. Autant le dire tout de suite, ils sont tous formidables et ont une grande présence.

Difficile de définir ce spectacle. Il s'agit bien de danse mais avec un peu de paroles : aucun grand monologue heureusement, mais des mots avec lesquels l'auteur et les danseurs-comédiens jouent avec bonheur. Danseurs-comédiens qui prennent un grand plaisir à jouer, à mimer, à singer. La danse est toujours bien là, quelques moments qui "envoient" techniquement (vive le fromage), quelques beaux pas de deux.
La danse est classique, contemporaine, un peu teintée de hip hop...

Les petits sketches du spectacle n'hésitent pas à pointer des sujets qui pourraient irriter certaines personnes (boulimie, harcèlement, humiliation, une forme d'autoritarisme par exemple), se moquent de chorégraphes ou de professeurs. D'autres sont plus légers sans être superficiels (toujours une petite idée derrière la tête^^), notamment superbe battle de trois danseurs.

Un grand bravo pour ce spectacle très travaillé et au point, engagé, pour le plaisir pris par les danseurs communiqué au public, pour le respect de ce public qui a rendu en retour des applaudissements et des bravos bien mérités.


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Joelle



Inscrit le: 06 Avr 2013
Messages: 766

MessagePosté le: Lun Oct 09, 2017 11:39 am    Sujet du message: Répondre en citant

Nous avons effectivement passé une superbe soirée, pleine de rires et d'émotions, avec une équipe bien soudée, qui n'a pas ménagé sa peine.
Des spectacles comme cela, on en redemande (et j'y retourne avec grand plaisir samedi prochain), et avec coups de griffes inclus !


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Estrée



Inscrit le: 08 Oct 2017
Messages: 4
Localisation: Nantes

MessagePosté le: Lun Oct 09, 2017 7:09 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Week-end danse pour moi !

Un spectacle drôle, poétique, décalé, généreux (6 danseurs qui ne ménagent pas leur peine pendant bien deux bonnes heures de spectacle sans compter l'entracte), qui joue, bouscule, triture le vocabulaire classique comme d'autres le feraient avec les mots, et avec les quelques morceaux de bravoure que les amateurs de François Alu affectionnent (j'en fais totalement partie !)

Et pour l'anecdote, quelques collègues -dont des Étoiles et Premiers Danseurs- étaient dans la salle, sans oublier l'ancienne directrice de la danse !


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colette



Inscrit le: 02 Avr 2017
Messages: 11

MessagePosté le: Mer Oct 11, 2017 1:51 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Nouvel article du journal Le Monde, malheureusement je ne suis pas abonnée :
http://www.lemonde.fr/scenes/article/2017/10/11/danse-francois-alu-un-style-loin-du-classique_5199222_1654999.html


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Estrée



Inscrit le: 08 Oct 2017
Messages: 4
Localisation: Nantes

MessagePosté le: Mer Oct 11, 2017 7:44 pm    Sujet du message: Répondre en citant

[Edit : désolée Estrée je sais que cela partait d'un bon sentiment mais il n'est pas possible de reproduire l'intégralité d'un article, seules des extraits ou des citations peuvent être publiés dans le cadre d'un compte-rendu ou d'une revue de presse. Avec mes excuses]

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/scenes/article/2017/10/11/danse-francois-alu-un-style-loin-du-classique_5199222_1654999.html#6p0QlpvrjTLkpQ1f.99 Wink Wink


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Delly



Inscrit le: 14 Juin 2016
Messages: 357

MessagePosté le: Dim Oct 15, 2017 11:06 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Un retour du "Hors cadre" d'hier soir !!
(A la rubrique des VIP, la Ministre du Travail Mme Pénicaut était là et est semble-t-il allé saluer la troupe.)

C'est l'histoire d'un groupe de "pur produits de l'Opéra" à fortes personnalités qui s'octroient un espace de liberté où, ils "se lâchent", sans épargner personne, à commencer par eux-mêmes, montrant l'envers du décor, ... tout en démontrant à quel point ils en ont tiré, aussi, le meilleur.

Beaucoup de talent, celui de Murez et celui des interprètes, un humour qui est celui d'aujourd'hui, plein d'allusions, de jeux de mots, décapant. Un humour qui fonctionne aussi parce que la technique de ces danseurs est tellement marquée par l'Opéra!! Sans ce contraste entre ce qui est dit de cette institution et le "produit" qui en résulte, cela perdrait son sens...

J'ai réalisé ensuite qu'en ces temps où à l'ONP, on critique beaucoup la pantomime, ce spectacle l'utilise très largement, et très bien. La parole dite en même temps facilite grandement la compréhension, mais je trouve que S. Murez sait créer une pantomime très claire, avec des gestes d'aujourd'hui. Dans cet exercice c'est Takeru Coste qui m'a marqué (et aussi son très beau pas de deux avec C. Gross au 1er "acte"... et son Louis XIV!!).
Dans les "battle", Vigliotti se glisse avec humilité dans le rôle du type qui n'a pas tout à fait le niveau mais qui en fait quand même des tonnes, il a aussi beaucoup de charisme.
Mais c'est Simon le Borgne qui m'a marqué : un mouvement personnel, musical, une forte personnalité.

Une belle soirée, drôle, très intelligente, des danseurs qui savent manier aussi l'autodérision et ... pas si dure que cela !! Franchement, je m'attendais à pire. Une grande part de la valeur critique du programme tient à la situation d'Alu à l'ONP. (merci pour Basilio : c'est donc tout ce qu'on en verra cette année.... Sad )
Car c'est tout de même un spectacle pour "insiders" : si on ne connaît pas la danse, certains ballets (un réel talent aussi pour le pastiche dans cette troupe), et bien sûr les histoires récentes de l'ONP, on passe quand même à côté de pas mal de choses. Pour ma part j'en ai appris aussi pas mal d'autres...

C'est donc une soirée sur mesure pour Alu, on le sait. Il mange la scène, il domine techniquement, il a ce lien avec le public... mais il reste dans sa zone de confort. Alu fait du Alu, il le fait bien. Alu sort du cadre de l'Opéra ... reste à le faire sortir de cet autre cadre : les quintuples pirouettes, les triples sauts de basque, le grand jeu.

Car son plus beau moment, hier, c'était "Les Bourgeois", cette chanson où, dans une certaine sobriété de la chorégraphie, on a un aperçu de ce qu'Alu pourrait faire s'il n'était pas cantonné aux rôles bondissants. C'est sans doute, dans l'idéal, ce qu'un danseur comme lui pourrait tirer de rester à l'Opéra : la possibilité et l'obligation de moins "se montrer" pour entrer dans des rôles moins naturels, pour approfondir son art. Il en a la capacité. Hélas on ne lui donne pas la possibilité. Après ce spectacle "règlement de comptes", j'espère que Murez saura mettre son grand talent et celui de son ami à profit en lui permettant d'aller plus loin, d'aller ailleurs.

J'ai donc surtout regretté de ne pas avoir assisté aux spectacles précédents, et je prends note d'aller aux suivants, Murez est un créateur formidable avec une belle troupe que j'espère revoir dans un spectacle où c'est la danse qui aura le plus beau rôle.




Dernière édition par Delly le Lun Oct 16, 2017 12:01 am; édité 1 fois
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haydn
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Inscrit le: 28 Déc 2003
Messages: 22654

MessagePosté le: Dim Oct 15, 2017 11:57 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Toute la communication pour le spectacle organisé par Samuel Murez autour de François Alu avait été orchestrée autour du danseur, adulé du public parisien, mais (présumé) mal-aimé de la direction de la danse de l'Opéra de Paris, qui semble – gardons nous tout de même de juger trop rapidement et sans avoir tous les éléments en main pour former un jugement impartial – ne pas vouloir le distribuer dans les rôles de bravoure dans lesquels le public voudrait justement le voir briller. Commercialement en tout cas, Samuel Murez a visé juste, et l'odeur de soufre qui flottait autour de cette production « vérité » ou « règlement de comptes », c'est selon, n'a sans doute pas peu contribué a son succès. En dépit du prix relativement élevé des billets, le Théâtre Antoine, d'une jauge de 780 places, a été vendu quasiment jusqu'au dernier strapontin pour chacune des deux représentations prévues, et il ne fait aucun doute qu'une soirée supplémentaire aurait encore fait le plein. Si ce battage tous azimuts en dit long sur la popularité de M. Alu, il a également contribué a fausser un peu la perception du propos de Samuel Murez et de ses complices du groupe « Troisième étage », Lydie Vareilhes, Clemence Gross, Takeru Coste, Hugo Vigliotti et Simon Le Borgne. Car, contrairement aux allégations de l'affiche, il ne s'agissait pas d'un « one man show », mais bien d'un programme structuré, dans la lignée des créations antérieures de M. Murez, qui se caractérisent par un style déjanté, aux confins de la danse, du théâtre et du music-hall. La partie proprement dévolue à François Alu ne concernait qu'environ un tiers de la durée totale de ce « Hors cadre ». Au bout du compte, ce fut d'ailleurs une bonne chose, évitant de la sorte la lassitude qu'aurait générée une succession ininterrompue de « private jokes » intelligibles d'un seul quarteron d'initiés.

Toutefois, ces derniers en auront eu pour leur argent aussi, avec des charges parfois féroces contre certaines pratiques imputées au milieu de la danse : chorégraphies pompeuses et ennuyeuses (encore qu'il y a fort à parier que certains se soient laissés berner par le pas de deux liminaire, qui s'est en fait avéré être une parodie), droit de cuissage, gestion financière acrobatique... Moins ciblées, et peut être plus réussies, les caricatures des maîtres de ballet imbus d'eux-mêmes, tour à tour tatillons ou évasifs, narcissiques ou maniaques. François Alu, avec un sens du comique et un abattage certains, s'en donne à cœur joie, et le public en redemande. Et justement, le festival continue avec une satire des prestations incertaines de jeunes « youtubeurs »,  qui s'exhibent sans complexe dans les variations les plus virtuoses du répertoire classique.

La virtuosité – qui était d'ailleurs le thème d'un précédent spectacle de Samuel Murez – tient, on le sait, particulièrement à cœur à François Alu. La célèbre variation de Basilio, dans Don Quichotte - rôle qui lui sera vraisemblablement refusé cette saison à l'Opéra de Paris – est prétexte à une nouvelle passe d'armes avec les « Beckmesser » du chausson, ces professeurs pointilleux qui méprisent toute démonstration de technique, et qui s'autoproclament gardiens de traditions dont ils ne connaissent parfois plus eux-mêmes l'origine. François Alu, critiqué par ses pairs pour avoir pris des libertés avec les chorégraphies de l'intouchable Noureev, enfonce le clou et revendique haut et fort son incartade. Mais là, sa parodie, si étincelante soit-elle, des interprétations russes, à l'énergie débridée, tombe un peu a plat. La raison en est simple, probablement : François Alu n'arrive pas à se moquer réellement de quelque chose qu'il rêve de faire. Il est ici dans son répertoire naturel, ou du moins, qu'il considère comme tel.

Rescapé du massacre, William Forsythe, dont la première partie d'Artifact suite est paraphrasée de manière assez explicite, même si la Chaconne de Bach a cédé la place à celle de Vitali. On peut y voir la main de Samuel Murez, grand admirateur du Maître américain, auquel il rend aussi un discret hommage par l'intégration, dans ce « Hors cadre », de Processes of Intricacy, une pièce de 2011, initialement confiée à Takeru Coste et Ludmila Pagliero, ici remplacée par Clémence Gross : tel est  l'« art véritable » confronté aux « imposteurs » qui bâclent des pièces médiocres entre la poire et le fromage et se répandent sur les réseaux sociaux. La satire est un peu facile, mais le public suit. Il en est de même avec l'intervention d'un improbable Louis XIV en costume grand siècle, censé personnifier une institution sclérosée, à l'organisation aussi surannée que véreuse. Et pourtant, c'est précisément grâce à une telle institution qu'un François Alu ou un Samuel Murez peuvent encore exister. Elle leur donne un savoir-faire technique, une base stylistique, une légitimité artistique qui, entre des mains rebelles, peuvent devenir autant d'armes qui serviront à la contester. Un peu comme, mutatis mutandis, un Debussy – qui dut s'y reprendre à trois fois pour décrocher son prix de Rome – vouant aux gémonies le Conservatoire pour son passéisme, mais sans l'enseignement duquel il ne serait jamais devenu le musicien de génie que l'Histoire a retenu. Hors cadre ? Vraiment ? A en juger par le nombre impressionnant de VIP de la Grande boutique présents dans la salle – et pourtant, c'est à la seconde représentation que nous assistions –, l'institution honnie reste bonne fille. Les Bourgeois, comme les cochons, n'en n'ont pas fini d'adorer se faire traiter de vieux c...

François Alu est aujourd'hui à la croisée des chemins, et des choix devront être faits. Persévérer à l'Opéra, quitte a faire un trait sur des rôles dont il rêve et qu'on lui refuse, du moins tant qu'il est en capacité physique de les danser au meilleur niveau ? Tenter sa chance sous d'autres cieux, au sein d'une compagnie qui possède un répertoire, où sa fougue, sa générosité scénique pourront s'exprimer pleinement ? Comment ne pas penser à l'English National Ballet... Ou « renverser la table », et, à l'instar d'un Jean Babilée il y a plus d'un demi-siècle, entamer une seconde carrière hors des circuits traditionnels du ballet classique ? Il faut du courage, de l'inconscience même, mais pourquoi pas ? Au Théâtre Antoine, il a, par sa présence, ses réelles qualités dramatiques, sa faconde, prouvé sa capacité à animer des soirées flirtant avec les codes du cabaret, du caf'conc' et du music-hall.

Samuel Murez est dans une situation analogue, même si les enjeux de carrière ne sont pas exactement les mêmes que pour François Alu. Contrairement à ce dernier, M. Murez n'est pas un virtuose, qui peut espérer une carrière internationale en tant que danseur classique. Il possède un indéniable talent de « concepteur de spectacles » (plus que de chorégraphe stricto sensu), de meneur de troupe. Il a réussi à obtenir le meilleur d'artistes plus ou moins laissés dans l'ombre à l'Opéra de Paris (Clémence Gross, très drôle, Simon Le Borgne, personnage étrange, presque inquiétant, Takeru Coste, inventif et loufoque, Hugo Vigliotti, farfadet bondissant – Lydie Vareilhes étant celle du « gang » qui est demeurée la mieux intégrée à l'institution dont elle est l'émanation). Mais là aussi, se lancer « sans filet » dans une carrière de réalisateur / manager / producteur n'est pas sans risques. Au Théâtre Antoine, « 3ème Etage » a joué devant un public conquis d'avance, et au fait des us et coutumes de la danse parisienne. Samuel Murez a d'excellentes idées, frappées du sceau de l'originalité. Il s'arrête parfois au milieu du gué (on pense à l'espèce de « série » dansée qu'il envisageait, sur le modèle des productions télévisuelles). Il a pourtant les moyens d'aller beaucoup plus loin. Mais le voudra-t-il ?



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haydn
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MessagePosté le: Lun Oct 16, 2017 12:23 am    Sujet du message: Répondre en citant
















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