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Tournées du Bolchoï et du Mariinsky
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sophia



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MessagePosté le: Jeu Aoû 13, 2009 6:37 am    Sujet du message: Répondre en citant

Tournée du Mariinsky à Londres

Un changement de distribution notable sur La Belle au bois dormant, confirmé par le site de la ROH:

Le 15 août, en matinée, Anastasia Kolegova remplace Viktoria Tereshkina aux côtés de Vladimir Shklyarov (Désiré) et de Daria Vasnetsova (Fée des Lilas)
La première reste inchangée (Evgenia Obraztsova / Igor Kolb / Ekaterina Kondaurova).


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sophia



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MessagePosté le: Lun Aoû 17, 2009 8:15 am    Sujet du message: Répondre en citant

Les dates des prochaines tournées du Bolchoï

- 5 - 10 septembre 2009: Madrid, Teatro Real - Spartacus

- 19 - 20 septembre 2009: Vilnius - Le Corsaire

- 19 - 22 octobre 2009: Saint-Pétersbourg, Théâtre Mikhaïlovsky - Festival Diaghilev (19), Class Concert (21, 22)

- 16 décembre 2009: Paris, Palais Garnier - Gala Diaghilev / Solistes du Ballet du Bolchoï et du Ballet de l'Opéra de Paris
En fait, cette date est celle du Gala Arop avec Optima à 400€ et 5ème catégorie à 75€!!! Réservations ouvertes...
Rolling Eyes Rolling Eyes

- 14 - 28 février 2010: Tournée aux USA: Washington, Kennedy Center / Orange County, Performing Arts Center - Spartacus

- 20 avril - 7 mai 2010: Tournée en Chine: Pékin, Grand Théâtre National - Don Quichotte / La Fille du Pharaon

- 13 - 28 mai 2010: Tournée en Italie: Bari - Le Lac des cygnes / Parme, Modène - Giselle

- 19 juillet - 14 août 2010: Londres, Covent Garden

http://bolshoi.ru/ru/season/tours/toursbt/


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sophia



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Messages: 18901

MessagePosté le: Lun Aoû 17, 2009 10:40 am    Sujet du message: Répondre en citant

Je reviens dès que possible sur la tournée du Mariinsky à Londres (qui s'est achevée samedi soir)... Embarassed


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sophia



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MessagePosté le: Mar Aoû 18, 2009 9:30 am    Sujet du message: Répondre en citant

A propos de La Belle au bois dormant donnée à Londres, beaucoup de spectateurs semblent avoir été, à juste titre, surpris de ne pas voir évoluer un certain nombre de personnages des contes de Perrault dans le divertissement du troisième acte, alors même qu'ils apparaissaient pour la plupart dans le défilé initial (il se trouve qu'ils figurent en plus dans la version du Royal Ballet)... Bah oui, mais c'était la version "light" de tournée à laquelle on a malheureusement eu droit (justifiée par les contraintes horaires locales, etc...).
3h55 à Saint-Pétersbourg (pas aussi longue que la reconstruction de Vikharev, mais on n'en est pas loin), 3h10 à Londres, la réduction n'est vraiment pas des moindres!! Pour le prix des places des tournées Hochhauser (sans parler des distributions, Tereshkina notamment, remplacée à la presque-dernière minute par Kolegova, on croit rêver!!!), qui pouvait aller jusqu'à 70£ à l'amphithéâtre, j'ai comme l'impression qu'il vaut mieux faire l'effort d'aller voir au moins une fois dans sa vie La Belle à Saint-Pétersbourg; non seulement cette version Sergeev y apparaît avec nettement plus de lustre, mais tout y est aussi beaucoup, beaucoup moins cher...

Parmi les coupes effectuées, j'ai noté en particulier (mais je pense qu'il y en avait quelques autres):
- au deuxième acte, pas de danse paysanne ni de danse des nobles
- au troisième acte, pas de Cendrillon, de Petit Chaperon Rouge, d'Ogre/Petit Poucet (passage normalement interprété par les élèves de l'Académie Vaganova), seuls les numéros de l'Oiseau bleu et de la Princesse Florine, ainsi que la Chatte Blanche ont été conservés.

Mais comme dit, j'en reparlerai plus en détails... Wink


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sophia



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MessagePosté le: Mer Aoû 26, 2009 8:36 am    Sujet du message: Répondre en citant

Le Lac des cygnes
7, 8 (m, s) août 2009
Ballet du Mariinsky
Royal Opera House, Londres


S’il paraît légitime de déplorer le caractère très conventionnel de la programmation offerte par le Mariinsky à l’occasion de sa tournée londonienne de l’été 2009 – à visée clairement commerciale -, notamment l’absence complète de créations et de l’une ou l’autre de ces reconstructions chorégraphiques récentes dont sont en général avides les amateurs, il faut bien avouer qu’une tournée du Mariinsky sans Lac des cygnes aurait quelque chose d’incongru, sinon de frustrant pour le spectateur, que celui-ci soit néophyte ou chevronné. Londres a certes vu beaucoup (trop ?) de cygnes durant cette saison, mais ceux du Mariinsky restent, en dépit de tout, proprement incomparables et d’une musicalité inégalable. Les représentations d’un même ballet ont beau s’enchaîner à Covent Garden de manière mécanique et sans doute épuisante pour une compagnie qui fonctionne d’ordinaire avec le système strict de l’alternance – ici, la générale est dansée le même jour que la première, en plus du programme particulièrement serré imposé par les organisateurs -, le Mariinsky n’arrive pas vraiment à faire taire la réputation d’harmonie unique de son corps de ballet dans cet ouvrage, et cette impression enthousiasmante ne fait que s’accentuer lorsqu’il affiche successivement dans le rôle d’Odette-Odile des ballerines du calibre d’Uliana Lopatkina, Ekaterina Kondaurova et Viktoria Tereshkina. Chacun pourra bien dire et penser ce qu’il veut de la production de Konstantin Sergeev (en ce qui me concerne, s’il ne doit en rester qu’une, ce sera sans hésiter celle-là), qui n’a rien – on le sait bien - d’une reproduction authentique de l’original de Petipa, force est pourtant de reconnaître qu’elle semble aussi essentielle aux danseurs de la troupe que le sang qui coule dans leurs veines, aussi constitutive d’eux-mêmes que leurs propres gènes. Quand la culture devient nature…

C’est Uliana Lopatkina qui ouvrait le bal fantastique des Cygnes aux côtés de son fidèle partenaire, Danila Korsuntsev. Le rôle d’Odette-Odile, qu’elle interprète et approfondit depuis des années, lui est aujourd’hui attaché de manière tellement forte et singulière, qu’on se demande bien comment la ballerine qu’elle est indéniablement peut encore parvenir à surprendre et à revivifier sa propre interprétation - et par là même le commentaire - sans les faire inéluctablement sombrer dans la tautologie. Sublime, forcément sublime, oui peut-être, et pourtant, Uliana Lopatkina peut aussi décevoir, et ce fut le cas lors de cette première londonienne, surtout si on l’estime à l’aune des deux représentations suivantes… On s’en doute, un tel jugement reste infiniment relatif et subjectif – la presse anglaise, qui n’a du reste pas toujours été tendre avec cette tournée, l’a en revanche unanimement encensée – et sa prestation conserve une majesté unique, tant dans les mouvements des bras et du dos que dans l’extraordinaire musicalité du phrasé et la profonde spiritualité qui se dégage de sa danse, mais un certain manque d’inspiration dans la narration – ou peut-être un défaut de chair - était pourtant palpable, en plus de menues approximations techniques, au long des trois tableaux où apparaît l’héroïne du conte. Son Cygne noir notamment, d’ordinaire grandiose, même s’il se situe délibérément à contre-courant de tous les effets de séduction faciles dont usent et abusent de soi-disant modernes ballerines au sourire mécanique, paraissait privé de vie et d’expression, encore englué dans les glaces d’un adage blanc engagé dans un tempo tellement lent et difficile qu’il semblait constamment au bord de l’exténuation. L’extrême sophistication des poses, l’interprétation à la fois marmoréenne et profondément humaine - tout ce qui fait le "génie" de Lopatkina - semblaient ici comme figées dans des "tics" destinés à une première obligée - une représentation de musée en quelque sorte.

A ses côtés, Danila Korsuntsev s’est une nouvelle fois montré le partenaire idéal – tellement idéal qu’il mériterait qu’un prix spécial soit créé en son honneur – celui apte à soutenir et à mettre généreusement en valeur sa ballerine, sans pour autant disparaître ni perdre en force et en noblesse. Il n’est certes pas de la race des Sarafanov ou des Shklyarov, à la jeunesse bondissante et à la virtuosité presque irréelle, ni même des Kolb, merveilleux danseur et artiste accompli tout à la fois, mais son "être en scène", de même que son partenariat avec Lopatkina, construit patiemment au fil du temps, parvient véritablement à le rendre émouvant et mémorable. En marge, ou plutôt en travers, de cette paire, Ilya Kuznetsov s’impose avec une réelle grandeur dans le rôle du sorcier Rothbart, tant par son brio et sa puissance de saut que par sa noirceur soutenue et son sens dramatique prononcé, jamais grotesque ni caricatural.


Uliana Lopatkina (Odette)

Après le trio éprouvé de la première, la deuxième représentation, en matinée, apportait comme un vent d’air frais et d’inédit - d’excitation aussi – dans les distributions de ce Lac, avec le couple formé de Ekaterina Kondaurova et Igor Kolb (auquel se joignait une nouvelle fois Ilya Kuznetsov en Rothbart, en remplacement de l’excellentissime Konstantin Zverev, malheureusement blessé à la suite de la générale). On parle d’emblée de "couple", car si Kondaurova a vraiment tout de l’ "étoile" apte à faire rêver le public - et pas seulement ce "glamour" un peu superficiel dont d’autres se contentent - on ne peut pas dire qu’elle règne sur scène en héroïne solitaire à la manière impériale d’une Lopatkina. Le partenariat avec Kolb, très judicieux, contribue à cet égard à rééquilibrer les caractères, bien que Siegfried ne soit pas - et ne puisse pas être - un rôle au sens plein du terme (comme l’est notamment celui d’Albrecht) dans la version dansée au Mariinsky. Ekaterina Kondaurova et Igor Kolb possèdent en effet tous deux, au-delà d’une technique magistrale (à laquelle on ne prête d’ailleurs même plus attention, tellement elle est dominée et digérée sans heurts) et de la beauté des formes qu’ils créent, ce quelque chose de mystérieux et d’ambigu qui donne à leur duo une aura nouvelle et véritablement fascinante. Interprète depuis seulement quelques mois de l’héroïne du Lac des cygnes, Ekaterina Kondaurova parvient à imprimer sa marque au Cygne blanc en lui conférant une douceur et une fragilité insoupçonnées, elle qu’on attend davantage en Cygne noir, un rôle dans lequel sa sensualité naturelle, auréolée d’une chevelure éblouissante, et son tempérament de séductrice, modérées toutefois par une élégance très aristocratique, peuvent évidemment s’en donner à cœur joie. Odile à l’instinct venimeux et à la joie de vivre contagieuse, elle charme, au sens le plus fort, un Siegfried envoûté et séduit par l’autorité qu’elle déploie, mais au fond parfaitement consentant. Ce n’est plus un simple conte, à la trame binaire et au prince un brin naïf, mais bien une histoire d’adultes, presque charnelle, que nous jouent alors ces deux interprètes. Kolb apporte là son intelligence aiguë et sa subtilité d’interprète – difficile d’aller plus loin dans l’approfondissement d’un caractère à peine ébauché, sinon justifié, par l’intrigue… D’une civilité pleine de noblesse et de générosité aux côtés des courtisans dans le long tableau du premier acte, il se transforme ensuite en héros romantique amoureux d’une créature idéale, tour à tour mélancolique ou exalté, tout en demeurant le partenaire d’exception que l’on connaît. C’est lui, artiste magistral, qui "emporte" paradoxalement cette représentation (et cette tournée ?), là où Kondaurova, irréprochable interprète sans doute, dont chaque mouvement semble pensé et étudié avec goût, reste cette sublime image, d’où l’on peine à discerner le moindre défaut, inapte encore à briser la glace et à s’ouvrir à l’émotion, celle qui passe comme un souffle de la scène à la salle…


Ekaterina Kondaurova (Odile)

Et puis Tereshkina vint… et Tereshkina offrit tout ce qu’on peut rêver d’un Cygne venu du Mariinsky, celui que l’on aime d’amour et qui sait peut-être aussi nous décevoir à la hauteur de l’amour qu’on lui porte… Une technique d’une clarté et d’un brio inouïs qui peut sembler inhumaine à force d’être parfaite, un style raffiné, perceptible jusqu’à l’extrémité de son plus petit doigt (elle se permet même de nous livrer des développés seconde comme on n’en voit plus guère - d’un temps perdu d’avant Yulia Makhalina), mais aussi, et surtout, une sensibilité frémissante qui traduit par le mouvement la recherche constante de l’incarnation, que ce soit dans le rôle d’Odette ou dans celui d’Odile. Ce qui rend par-dessus tout sa prestation admirable, c’est qu’on sent constamment chez elle la volonté de transcender la technique - une technique dont on sait qu’elle ne doute pas un instant de l’accomplissement - pour parvenir à une vérité de l’interprétation et à l’expression de l’émotion. Son Cygne noir est une pure jouissance – jouissance de l’interprète, jouissance du spectateur -, l’exposition de la libido dominandi dans toute sa splendeur (comment le dire autrement ?), mais ne sacrifie pas pour autant à la seule virtuosité et aux seuls exploits gymniques ou athlétiques, répandus à peu près partout aujourd’hui dans le monde du ballet, et qui font le plus souvent office de travail artistique. Son Cygne blanc, vibrant, passionné, est à l’inverse proche de la brisure, d’un déséquilibre savamment contrôlé qui le rend tout à fait unique et personnel. Il parvient du reste à exister théâtralement et avec force jusqu’à l’ultime fin du ballet et ce n’est pas un mince exploit, à vrai dire, de rendre supportable le dernier acte, en blanc et noir, de ce Lac de Sergeev, qui reste toutefois une merveille de lisibilité et de cohérence esthétique. On en oublie un peu le jeune Ivan Sitnikov qui faisait là des débuts prometteurs en Rothbart et Evgueny Ivanchenko, partenaire habituel de Viktoria Tereshkina dans ce même ballet. Celui-ci, avouons-le, n’est pas le plus exaltant des danseurs - son solo pâtit notamment d’une certaine lourdeur dans les réceptions -, mais sa noble réserve et un certain air de grandeur - à la Korsuntsev - le rendent toutefois juste et convaincant, à défaut d’être enthousiasmant, auprès d’une ballerine d’exception en route pour user d’ici quelques années tous les qualificatifs… Bien au-delà des sourires de convention, des lignes idéales et des poses photogéniques – quelle banalité ! – auxquelles on se limite bien souvent, faute d’autre nourriture, pour juger des prestations des unes ou des autres, Viktoria Tereshkina s’impose ici comme une grande, une vraie ballerine qui a su utiliser d’incroyables qualités naturelles non comme une fin en soi à exploiter sans limites, mais pour les dépasser et tenter de créer autre chose. Or, n’est-ce pas cela l’art ? Seule, elle a su briser la glace - celle qui ne fond qu’exceptionnellement - et rien que pour cela, on peut sabrer le champagne en son honneur…


Viktoria Tereshkina (Odette) et Evgueny Ivanchenko (Siegfried)

En marge des trois rôles principaux, cette série de Lac des cygnes offrait dans les différents rôles de demi-solistes des distributions qui variaient peu d’une représentation à l’autre. Si la série des Belle au bois dormant a pu parfois laisser pour le moins perplexe sur ce plan – en voulant bien laisser de côté la fatigue évidente d’une fin de tournée délirante située en plein mois d’août - on ne saurait faire la fine bouche devant les distributions de ces Lac, prises dans le détail : chacun paraît ici parfaitement à sa place et dans son rôle et il n’y a simplement pas grand-chose à redire des différentes prestations individuelles ou collectives, qui respiraient toutes l’adéquation stylistique, ainsi que, en miniature, une véritable forme d’accomplissement artistique. Le Bouffon d’Andreï Ivanov, qui alternait avec Grigory Popov, est toujours vif, bondissant et des plus efficace dans ce petit rôle de bravoure et recueille sans peine les applaudissements et les rappels de l’auditoire. Le Pas de trois du premier acte était plus particulièrement digne d’éloges, réservant de merveilleux moments de danse, avec notamment Yana Selina, présente sur deux des trois représentations et évoquée pour sa danse incroyablement brillante et stylée (un saut délicat et une batterie de rêve comme on n’en voit plus guère !) jusque dans les colonnes des quotidiens généralistes anglais qui se limitent d’ordinaire à mentionner les premiers rôles. "Mr Fateyev, more power to Yana Selina, pleeeaaase !…" Les interprètes masculins, Maxim Zyuzin, Alexeï Timofeev ou Filipp Steppin selon les représentations, ont su également, chacun à leur manière, faire preuve d’une virtuosité non seulement remarquable, mais franchement enthousiasmante dans les variations de ce même Pas. L’impeccable quatuor des Petits Cygnes, formé d’Elena Chmil, Elisaveta Cheprasova, Valeria Martinyuk et Elena Yushkovskaya, était pour sa part d’une précision et d’une harmonie à couper le souffle lors de chaque spectacle, tandis que le divertissement du troisième tableau permettait d’admirer une série de danses de caractère pleines de vie et de flamme et dont au fond on ne parvient guère à se lasser : on aura là particulièrement goûté les prestations enthousiastes d’Islom Baimuradov et Alexandre Sergeev dans la Danse Espagnole, la Danse Hongroise, interprétée par Polina Rassadina et Karen Ioanissian, tous deux d’une folle élégance, comme venue d’un autre âge, ainsi que la Danse Napolitaine, menée par Anna Lavrinenko, en alternance avec Yana Selina, et surtout Alexei Nedviga, petit danseur à la mandoline d’une légèreté et d’une douceur admirables.


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sophia



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MessagePosté le: Ven Aoû 28, 2009 6:07 pm    Sujet du message: Répondre en citant

La Belle au bois dormant
14 -15 août 2009
Ballet du Mariinsky
Royal Opera House, Londres


Il y a près de dix ans, le Mariinsky présentait en ouverture d’une prestigieuse tournée londonienne La Belle au bois dormant dans la spectaculaire version de 1890 reconstruite par Sergueï Vikharev. Comme l’apothéose d’une décennie fantastique. On peut sans doute affirmer aujourd’hui qu’elle constituait, en ces années "post-perestroïka", un essai d’une ambition folle pour retrouver, dans un élan de nostalgie joyeuse, la trace oubliée et le parfum perdu de la grandeur du Ballet Impérial. En 2009, après moultes changements au sein de la compagnie, le Mariinsky achevait sa saison d’été londonienne en proposant aux spectateurs de Covent Garden ce même ballet dans la version "soviétique" de Konstantin Sergueev et les décors de Simon Virsaladze. Retour en arrière ou choix regrettable, diront certains, le fameux hiatus entre les goûts dominants d’un certain public et ceux de l’institution est apparu, dans ce cas précis, particulièrement prégnant. Quoi qu’il en soit, cette Belle de 1952, qui bénéficie ouvertement des faveurs du directeur de la troupe, Youri Fateev, et des danseurs eux-mêmes, fait partie d’un héritage et d’une tradition profondément ancrée dans la compagnie, et à ce titre, mérite indéniablement de continuer à exister – elle aussi possède sa beauté et sa poésie propres - en espérant cependant que cela puisse se faire, dans le proche futur, sans exclusive.

Nonobstant le choix d’une version du ballet au détriment d’une autre, les représentations de cette Belle se sont heurté à divers problèmes, parmi lesquels le fait d’arriver en bout de course, à l’extrême fin de la saison et d’une tournée au programme particulièrement serré - ce dont la compagnie est toutefois coutumière. Beaucoup plus gênantes restent les coupures ponctuelles effectuées dans la chorégraphie, réduisant de fait une œuvre de près de 4h à une version allégée de 3h10, apparemment justifiée par les contraintes horaires locales. La très poétique scène de la Chasse, à l’acte II, était notamment privée de ses danses collectives, limitée en substance au solo du Prince Désiré, tandis que l’acte III se retrouvait tronqué d’une partie de ses précieux divertissements. Il faut bien avouer enfin que, envisagées globalement, tout au moins du côté de ces dames, les distributions, dont étaient absentes à la fois Diana Vishneva et Viktoria Tereshkina (cette dernière ayant été soudainement remplacée par Anastasia Kolegova, soliste sans doute compétente et consciencieuse, mais qu’on dira objectivement de second ordre), mais aussi Ekaterina Osmolkina (malheureusement blessée) et Olesia Novikova (en congé), manquaient singulièrement de panache pour une tournée effectuée dans un théâtre qui a connu, et connaît encore, de remarquables interprètes du rôle d’Aurore.

Pour cette Belle de fin de saison, c’est Evgenia Obraztsova qui incarnait, à l’occasion de la première, la Princesse Aurore, aux côtés d’Igor Kolb dans le rôle du Prince Désiré et d’Ekaterina Kondaurova dans celui de la Fée des Lilas. Evgenia Obraztova, par son physique ravissant et sa grâce juvénile, semble à vrai dire née pour interpréter un tel rôle, un rôle qui semble ne reposer sur rien, ou presque rien, si l’on s’en tient à l’aspect dramatique, tout en représentant beaucoup, sur le plan symbolique autant que chorégraphique. L’épaisseur psychologique du personnage étant à peu près inexistante, il s’agit ici, avant tout, de paraître – de paraître ce que l’on est substantiellement –, à savoir une princesse de conte de fées évoluant dans le contexte hautement aristocratique d’une cour de France rêvée et fantasmée. Il est évident que seule une ballerine à la forte personnalité scénique et artistique, peut parvenir, en plus de ses qualités techniques, à faire exister et tenir cette pure apparence, cet archétype littéraire, cette essence même de la beauté classique, durant trois longs actes.

Evgenia Obraztova possède sans conteste, et de manière superlative, l’aisance et la solidité technique exigées par la chorégraphie ainsi que le raffinement délicat qui sied tant au style du ballet qu’au caractère noble de l’héroïne. A cet égard, elle honore pleinement la tradition d’élégance, de perfection méticuleuse et de pureté académique du Mariinsky. Ses sauts sont à la fois légers et puissants - sans ces molles et si courantes retombées au sol de gymnaste -, ses équilibres durant l’Adage à la Rose ou la scène de la Vision ne connaissent pas la moindre hésitation et savent se faire spectaculaires sans excès, le travail du bas de jambe est toujours d’une impeccable précision, les épaulements et les ports de tête se révèlent subtils, chargés de nuances… L’entrée d’Aurore, au premier acte, empreinte de vivacité et d’allant, nous présente ainsi une princesse joyeuse et d’emblée conquérante, où le tempérament solaire de la danseuse trouve à s’exprimer avec une autorité et un bonheur gourmands. L’acte II, situé non plus dans le monde réel, mais dans le monde onirique d’une forêt magique – aux couleurs de l’automne - sur laquelle veille la Fée des Lilas, voit alors le personnage se teinter d’une aura de mystère : elle est ici la princesse endormie, irréelle et fantomatique qui apparaît en rêve au Prince durant un adage de toute beauté, auquel se joignent la Fée des Lilas et le corps de ballet, qui reste l’un des sommets esthétiques et émotionnels du ballet. Si la transformation s’avère jusque-là convaincante, l’acte III manque en revanche d’un certain air de grandeur dans l’interprétation. Le pas de deux final est certes parfaitement dansé, mais ressemble à un simple numéro de gala, dont la relative banalité se heurte à la majesté imposée par les circonstances. L’instant, qui se présente comme une forme d’apothéose pour les héros du conte, manque en quelque sorte de la théâtralité nécessaire pour exister avec éclat. Aurore reste la jeune princesse fraîche, radieuse et pleine de charme qu’elle était lors de son éveil à la vie, mais peine davantage à triompher sous les traits d’une femme que le temps a métamorphosée. Une certaine sophistication des effets, au-delà de sourires de convention quelque peu forcés, n’aurait sans doute pas paru superflu.


Evgenia Obraztsova (la Princesse Aurore) et Igor Kolb (le Prince Désiré)

En Prince Désiré, Igor Kolb se montre de son côté un interprète puissant, à la danse impeccable et féline, en même temps qu’un partenaire hors pair et d’une générosité admirable. Ironie du temps qui passe, il était déjà Désiré, en 2000, ici même à Covent Garden, dans La Belle de Vikharev, alors que son nom n’était que celui d’un tout jeune soliste figurant dans des distributions à faire frémir de délice et de nostalgie... Son physique rugueux et son tempérament sombre, presque "intellectuel", lui permettent en outre de donner une véritable consistance à un rôle bien mince, tout en échappant au syndrome des princes trop charmants, si lisses et souriants qu’ils finissent par en paraître insupportables de niaiserie. Dans ce rôle de bravoure, limité à une certaine forme de virtuosité brillante, il faut néanmoins se donner la peine de voir et d’admirer aussi – une raison de croire et d’espérer ! - Vladimir Shklyarov (désormais principal lui aussi, il officiait aux côtés d’Anastasia Kolegova lors de la matinée du 15 août), d'une stature apollinienne, qui offre au public ce petit frisson supplémentaire conférant à une excellente prestation un parfum d’exceptionnel.


Evgenia Obraztsova (la Princesse Aurore) et Igor Kolb (le Prince Désiré)

C’est toutefois Ekaterina Kondaurova qui, en Fée des Lilas, a su illuminer d’un éclat tout particulier une représentation à certains égards en demi-teinte, si l’on veut bien se souvenir que c’est le Mariinsky que l’on regarde. Si son Odette-Odile, d’une perfection technique et d’une beauté formelle indéniables, avait peut-être pu laisser le spectateur sur sa faim du fait du relatif manque d’émotion qui s’y reflétait, sa Fée des Lilas ne suscite en revanche que des éloges appuyés. On ne peut même se retenir d’un profond sentiment de reconnaissance devant l’accomplissement artistique dont elle fait preuve ici, en contrepoint de l’image résolument moderne, glaciale et sexy, dont elle a pu être quelque peu prisonnière par le passé, notamment en tant qu’interprète privilégiée du répertoire de William Forsythe. En Fée des Lilas, elle parvient en effet à conjuguer son autorité naturelle et auréolée de mystère - cette intense force de persuasion qui la rend si propre à interpréter les personnages héroïques – à une sérénité et une douceur admirables, révélées par une danse infiniment moelleuse et lyrique. Pas la moindre extension forcée (là où Daria Vasnetsova nous aura livré dans le même rôle un véritable show – franchement épuisant -, contrôlé du reste à la perfection, mais plus balanchinien que classiquement classique et sans rapport avec l’image de la bienfaitrice d’Aurore), dans une chorégraphie qui pourrait pourtant les solliciter, une danse ample, fluide, élégante, dont les difficultés sont surmontées sans heurts et avec un brio toujours tempéré, un air de bonté naturelle et inaltérée, sa prestation ce soir-là n’était sans doute pas loin de ce qu’on appelle - en langage humain - la perfection. A cet égard, son duo avec Carabosse, interprétée par le ténébreux et inquiétant Islom Baimuradov, mérite spécialement d’être mentionné pour son impeccable théâtralité et le conflit moral que les deux personnages parvenaient ensemble à suggérer. Carabosse a d’ailleurs été huée sans retenue par le public anglais, conformément à la coutume locale, signe que l’interprète avait été à la hauteur d’un rôle qui exige de grandes qualités, à la fois plastiques et de mime, pour retenir l’attention et véritablement saisir le spectateur, sans sombrer dans un grotesque littéral qui n’a que peu à voir avec le personnage tel que cette version chorégraphique nous le dépeint.


Ekaterina Kondaurova (la Fée des Lilas)

En marge des rôles principaux, on retiendra une nouvelle fois, et avant toutes les autres, la prestation, digne de tous les superlatifs, de Yana Selina en Fée Violente (on la retrouvait encore en Chatte Blanche dans les divertissements de l’acte III, un rôle comique qu’elle incarne de manière magistrale). Par sa précision aiguë, presque désespérante, son sens de l’attaque et son talent à manier avec nuance les accents musicaux, elle parvient à métamorphoser une simple variation virtuose en un véritable bijou d’interprétation. Dans un style autre, léger et aérien, en conformité avec le tempérament qu’elle est censée incarner, Maria Shirinkina révèle quant à elle sa danse pure et cristalline dans la variation de la Fée Tendresse (Candide), sans doute la Fée la plus remarquable avec l’indispensable Fée Canari de Valeria Martiniuk. On regrette de n’avoir pu, pour cette fois, voir cette jeune coryphée formée à Perm en Princesse Florine, un rôle qu’elle possède également à son (jeune) répertoire. La Princesse Florine de cette première, Daria Vasnetsova (associée au talentueux et prometteur Maxim Zyuzin en Oiseau bleu), laisse en revanche plus perplexe notamment quant à son adéquation au rôle : si sa grande taille et son autorité naturelle, doublées d’un physique débordant de glamour, se prêtent aisément au personnage de la Fée des Lilas, (un rôle qu’elle incarnait lors de la matinée du 15 août), ses indéniables qualités scéniques paraissent en revanche peu en phase avec la nature profonde du Pas de deux en question, qui exige sans doute un style plus subtil, à la fois éthéré et gracieux (beaucoup mieux servi de ce point de vue par Irina Golub lors de la matinée du 15). Quant au corps de ballet, en dépit de la musicalité unique qu’il parvient à conserver envers et contre tout et qui transparaît notamment dans le Prologue enchanteur mettant en scène les Fées ou les volutes de la Valse des Fleurs, il faut bien avouer qu’en cette fin de tournée et à l’approche des vacances, il ne délivrait pas toujours la même impression, à la fois dynamique et sereine, d’harmonie classique que lors de la représentation donnée de ce même ouvrage il y a deux mois, durant les Nuits Blanches de Saint-Pétersbourg. Au fond, jamais il ne nous est apparu plus évident que c’est là-bas, et nulle part ailleurs, que cette Belle mal aimée, décousue et un brin fatiguée est faite pour briller dans toute sa plénitude. Il est des lieux où, imperceptiblement, souffle l’esprit.


Yana Selina (la Chatte Blanche) et Fedor Murashov (le Chat Botté)


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haydn
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MessagePosté le: Ven Aoû 28, 2009 9:03 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Les commentaires de l'amie Sophia sur la tournée londonienne du Mariinsky sont à présent en ligne sur le site de Dansomanie dans un dossier spécial, illustré de photos différentes de celles déjà mises sur le forum.

Et il y a des surprises en cadeau :

Interviews de Viktoria Tereshkina et de Vladimir Shklyarov, tous deux Etoiles au Mariinsky.

Dans les deux cas, il s'agit des premiers entretiens que ces artistes accordent à un media francophone, et c'est sur Dansomanie (si, si, on en est un peu fier, le webmaster va bientôt changer de pointure de chaussures)!


En ce qui concerne Vladimir Shklyarov, c'est même l'une des très rares interviews qu'il ait jusqu'à présent donnée à un organe de presse quel qu'il soit. Sophia étant actuellement au Festival de Sablé sur Sarthe, où elle nous représente officiellement, elle n'a pas pu en achever totalement la transcription et elle sera rajoutée au dossier dans le courant de la semaine prochaine.







Dossier : le Mariinsky en tournée à Londres, août 2009


Et un grand merci à Oksana Tokranova et Sofia Yadchenko, du Mariinsky, ainsi qu'au bienfaiteur anonyme qui a assisté Sophia dans la transcription de la conversation en russe... Wink




Dernière édition par haydn le Ven Aoû 28, 2009 10:48 pm; édité 2 fois
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Malixia



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MessagePosté le: Ven Aoû 28, 2009 9:14 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Ca, c'est du cadeau ! Very Happy
Merci pour tous les efforts que vous faites afin de nous faire vivre un tant soit peu ces représentations londoniennes et découvrir tous ces talents des contrées éloignées...


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sophia



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MessagePosté le: Ven Aoû 28, 2009 11:02 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Dans l'article publié sur le site, la photo d'Evgenia Obraztsova (pour celle de Shklyarov, c'est à vérifier?) dans le rôle d'Aurore est tirée de La Belle de S. Vikharev, et non de celle de Sergueev présentée à Londres... Wink (pas grave, le costume est bien plus joli...).


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sophia



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MessagePosté le: Sam Aoû 29, 2009 3:57 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Dans l'interview de Viktoria Tereshkina, je me rends compte qu'il manque deux notes qui pourraient être bien utiles, l'une sur Lubov Kunakova, son professeur actuel, et l'autre sur Marina Vassileva, son professeur à l'Académie de Ballet (elle a également été, entre mille autres évidemment, le professeur d'Evgenia Obraztsova, qui est de la promotion de l'année suivante, celle de 2002).
La raison pour laquelle j'y ai pensé subitement, c'est qu'il est pas mal question de cette dernière dans la fantastique biographie de Noureev par Julie Kavanagh (publiée il y a deux ans à peu près, elle avait fait pas mal de bruit à l'époque et est à présent disponible en poche - en anglais), et plus précisément dans le passionnant chapitre sur ses années de formation à Léningrad, puisque Noureev et Vassileva étaient camarades à l'Académie Vaganova, ainsi que partenaires occasionnels.
Bref, je rédigerai ces notes dès que possible...


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sophia



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MessagePosté le: Mar Sep 01, 2009 2:25 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Il y a de petits changements dans les distributions de Spartacus à Madrid, et surtout des inversions de dates entre Ivan Vassiliev et Pavel Dmitrichenko. Seules les distributions du 7 et du 9 restent intactes.

5, 10 septembre
Spartacus - Ivan Vasiliev
Phrygia - Nina Kaptsova
Crassus - Alexander Volchkov
Aegina - Yekaterina Shipulina

6, 8 septembre
Spartacus - Pavel Dmitrichenko
Phrygia - Anna Nikulina
Crassus - Yuri Baranov
Aegina - Maria Alexandrova

7, 9 septembre
Spartacus - Yegor Khromushin
Phrygia - Anna Antonicheva
Crassus - Andrei Merkuriev
Aegina - Yekaterina Krysanova

http://www.bolshoi.ru/en/season/press-office/pconf/notice/index.php?id26=1295

_______________________


Monica a écrit:
Sur Fotoescena, on nous annonce que le Mariinsky sera aussi à Valence du 9 au 11 novembre (Palau de les Arts) avec Carlos Acosta en tant qu'artiste invité, mais aucun programma est encore signalé...


Il s'agit d'un programme Ballets russes, composé de Chopiniana, Shéhérazade et L'Oiseau de feu.


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paco



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MessagePosté le: Mer Sep 02, 2009 12:07 am    Sujet du message: Répondre en citant

sophia a écrit:
Il y a de petits changements dans les distributions de Spartacus à Madrid, et surtout des inversions de dates entre Ivan Vassiliev et Pavel Dmitrichenko. Seules les distributions du 7 et du 9 restent intactes.

5, 10 septembre
Spartacus - Ivan Vasiliev
Phrygia - Nina Kaptsova
Crassus - Alexander Volchkov
Aegina - Yekaterina Shipulina

6, 8 septembre
Spartacus - Pavel Dmitrichenko
Phrygia - Anna Nikulina
Crassus - Yuri Baranov
Aegina - Maria Alexandrova

7, 9 septembre
Spartacus - Yegor Khromushin
Phrygia - Anna Antonicheva
Crassus - Andrei Merkuriev
Aegina - Yekaterina Krysanova

http://www.bolshoi.ru/en/season/press-office/pconf/notice/index.php?id26=1295


Merci pour l'info, Sophia. J'avais pris des billets pour Vassiliev et Kaptsova, mais j'aurai Dmitrichenko et Nikulina. J'hésite à changer de date : je suis très fan de Kaptsova, mais ne connais pas Anna Nikulina. L'avez-vous déjà vue ? Est-elle très différente de Kaptsova dans le style, le charisme ? (j'ai un souvenir inoubliable de la prestation de Kaptsova à Garnier)


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sophia



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MessagePosté le: Mer Sep 02, 2009 5:57 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Je ne pense pas qu'Anna Nikulina danse le rôle de Phrygia depuis très longtemps (?). Elle me paraît plus frêle, plus délicate que Nina Kaptsova, plutôt dans la lignée, en version "junior", de Svetlana Lunkina (élèves toutes deux de Ekaterina Maximova). La voilà: http://www.youtube.com/watch?v=mWddha-SQrI / http://www.youtube.com/watch?v=J9muCwBRCoc
Sur le papier, la première distribution est quand même très attirante, avec Vassiliev, Kaptsova, Volchkov et Shipulina, qui est absolument formidable en Aegina (Maria Alexandrova aussi, mais c'est la seule interprète de la deuxième distribution que j'ai eu l'occasion de voir dans ce ballet).


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paco



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MessagePosté le: Jeu Sep 03, 2009 9:35 am    Sujet du message: Répondre en citant

merci Sophia !

je vais changer de date, ne serait-ce que pour Vassiliev, pour une fois que je peux le voir ce serait dommage de passer à côté


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haydn
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MessagePosté le: Dim Sep 06, 2009 6:19 pm    Sujet du message: Répondre en citant

L'interview de Vladimir Shklyarov est aussi en ligne à présent, avec mes excuses pour ce retard dû à une traduction plus compliquée que prévue!





Dossier : le Mariinsky en tournée à Londres, août 2009


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