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Nouvelles du Mariinsky [et du Bolchoï]
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sophia



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MessagePosté le: Dim Oct 02, 2016 6:21 pm    Sujet du message: Répondre en citant

A l'occasion de la conférence de presse de rentrée (retransmise sur la chaîne YT du Mariinsky), qui s'est tenue cette semaine, Valery Gergiev a fait quelques annonces, évidemment surtout opératiques, concernant la nouvelle saison. Pour ce qui est du ballet, outre le retour au répertoire de La Fleur de pierre de Youri Grigorovitch en décembre prochain, le festival du Mariinsky devrait voir la première de Paquita, dans une version chorégraphiée par Youri Smekalov, tandis qu'un nouveau ballet intitulé Yaroslavna, chorégraphié par Vladimir Varnava sur une musique de Boris Tichtchenko, devrait être créé pour le festival des Nuits Blanches.
https://ria.ru/culture/20161001/1478274716.html


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sophia



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MessagePosté le: Mer Oct 05, 2016 8:44 am    Sujet du message: Répondre en citant

Le détail des annonces concernant la saison 2016-2017 est repris dans la rubrique des "nouvelles" sur le site du Mariinsky.
Le XVIIe festival du Mariinsky se tiendra du 30 mars au 9 avril 2017.
Confirmation d'une tournée en Grande-Bretagne - à Londres, je présume - en juillet-août 2017, et à Salzbourg en juin, dans le cadre du festival.



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frederic



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MessagePosté le: Mer Oct 05, 2016 1:01 pm    Sujet du message: Répondre en citant

A Salzbourg, c'est UNE représentation de La Sylphide, on peut à peine parler de tournée.


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sophia



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MessagePosté le: Jeu Oct 20, 2016 3:55 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Les distributions de novembre au Mariinsky sont parues.

Notons en particulier les débuts d'Elena Evsseeva dans le rôle-titre de Giselle le 7 novembre et de Shamala Guseinova dans le rôle de Myrtha le 27 novembre.
On remarque également la présence dans les distributions de Nika Tskhvitaria, l'une des diplômées remarquées de l'année 2015 de l'Académie Vaganova (avec Renata Shakirova ou Anastasia Lukina), partie au Stanislavsky et manifestement de retour au bercail. Elle apparaît dans le rôle de la Reine des Flocons du Casse-noisette de Chemiakine le 12 novembre et dans celui de la Princesse Florine dans La Belle au bois dormant le 23 novembre.


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Florestiano



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MessagePosté le: Sam Oct 29, 2016 2:12 am    Sujet du message: Répondre en citant

Ouliana Lopatkina, qui vient de fêter ses 43 ans, annonce sur son site officiel ne pas se produire cette saison pour raison de traitement de ses blessures. Nous sommes tristesse Embarassed

Voir la news à la Une : http://www.uliana-lopatkina.com/main/


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sophia



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MessagePosté le: Mer Nov 02, 2016 12:08 pm    Sujet du message: Répondre en citant

A Saint-Pétersbourg, le balletomane n'a, pour satisfaire ses envies - forcément insatiables -, que l'embarras du choix. Grâce au système, strict, de l'alternance qui sévit encore dans ses théâtres, il est ainsi possible, chaque soir ou presque (les salles font en général relâche le lundi), de voir un spectacle différent - au Mariinsky ou ailleurs. Un séjour de courte durée a du reste pour avantage d'épargner au spectateur de passage la routine que fait naître inévitablement, sur le long terme, un tel système, aux antipodes de la loi commerciale des séries que l'on connaît à peu près partout ailleurs, y compris maintenant au Bolchoï, à doses certes très raisonnables.

En cette fin d'octobre mélancolique, qui voit déjà pointer les premiers flocons de neige, il nous aura été permis d'assister, en seulement trois jours, à une représentation de Giselle, au généreux gala de clôture d'un Prix Vaganova ressuscité, à une matinée du Corsaire – tout cela rien qu'au Mariinsky –, et enfin, en bonus un peu inattendu, à la première de La Belle au bois dormant, dans une « nouvelle » version pour le ballet Yacobson signée Jean-Guillaume Bart, au Grand Théâtre Dramatique Tovstonogov. Le fameux dilemme des distributions – cette obsession balletomaniaque – n'a pas le temps de s'appliquer ici : on accepte de jouer le jeu, celui du hasard, lequel peut tantôt vous faire vivre une expérience de l'ordre du sublime, tantôt vous ramener à quelque chose de plus purement routinier.

Giselle (28 octobre)

Après le choc des Bayadère du Bolchoï (enfin, surtout celui provoqué par Olga Smirnova, associée à Semyon Chudin, qui vient d'un coup rendre bien creuses les hyperboles habituelles), il fallait bien, pour tenir sa réputation, que le Mariinsky, dont une partie des danseurs est actuellement en tournée en Chine avec Valery Gergiev, nous sorte à son tour le grand jeu. Avec une distribution haut de gamme – de celles qui font courir et vibrer les balletomanes, toujours exclusifs dans leurs attachements –, cette première soirée fut, de l'étoile au dernier maillon du corps de ballet, largement à la hauteur des espérances.

On avait dit, en avril dernier, à l'occasion du festival annuel, tout le bien que l'on pensait de la Giselle du Mariinsky. Cette Giselle – la Giselle de Petipa - a su en effet résister aux aléas du temps et conserver tout son charme romantique, entre pastorale chatoyante et nocturne mélancolique. Élégante à la manière pétersbourgeoise, patinée sans être vieillotte, délicieusement habillée de surcroît, elle n'a pas souffert des traficotages en tous genres qu'ont pu subir d'autres ballets à l'époque soviétique, et la pantomime traditionnelle y est, en partie au moins, sauvegardée dans l'acte I.

Qui, aujourd'hui au Mariinsky – et peut-être même ailleurs? –, pour surpasser Olessia Novikova dans ce rôle mythique, qu'elle a du reste abordé très tôt dans sa carrière? Avec son visage d'enfant, ses cheveux noirs de jais, son teint de porcelaine, ses grands yeux de biche et son sourire angélique, Olessia Novikova semble tout droit sortie d'une gravure romantique. Sa Giselle est simple, sincère, dépourvue de maniérismes, sans une once de préciosité. Tout en elle – paysanne emplie d'amour ou pâle fantôme blanc – respire l'évidence : elle est la Giselle classique par excellence. Son interprétation n'a pas le caractère spectaculaire, encore moins expressionniste, de celle que livre une Ossipova – autre Giselle essentielle de notre temps –, dont la virtuosité, fondée sur une énergie hors-norme, est en soi un acte dramatique. Elle en est même, à bien des égards, l'antithèse - une antithèse pourtant également fascinante. Quand Ossipova, par son jeu naturaliste, joue à l'extrême du contraste entre la terre et le ciel, le monde réel et le monde surnaturel, Novikova donne à voir une héroïne toute de modestie et de fragilité, qui semble d'emblée appartenir à un ailleurs mystérieux. Elle survole avec naturel et sérénité, presque déjà en apesanteur, la diagonale de ballonnés de la variation de l'acte I, exécutée sans la moindre recherche d'effet. Point de démonstration d'école – de « style Vaganova » ou que sais-je encore –, simplement une danse d'une musicalité impeccable, délicatement raffinée, mise au service du drame. Dans l'acte II, elle incarne véritablement l'idéal d'une Giselle chrétienne – créature pure, éthérée, qui pourtant ne se départit jamais de son humanité. Il faut voir – pour en être bouleversé – ses regards emplis de compassion, ses gestes protecteurs envers Albrecht, dignes d'une Vierge florentine, à la toute fin du ballet! Sa présence, magnétique, est toutefois telle qu'elle en vient parfois à éclipser l'Albrecht d'Alexander Sergueiev. Si celui-ci se révèle irréprochable et comme danseur (ne pas être ici un maniaque ou un obsédé des entrechats-six : Albrecht exécute le plus souvent au Mariinsky une double diagonale de brisés, suivie d'un manège de sauts) et comme partenaire, il est presque trop léger, manquant d'un tout petit peu de poids dans l'échange, comme sidéré par sa Giselle, pour lui donner la réplique de manière pleinement satisfaisante. On se prend à regretter qu'elle n'ait pas face à elle, à défaut de Léonide Sarafanov (un rêve!), un interprète de la trempe d'Igor Kolb, reconverti désormais dans les rôles de caractère et interprète ici du rôle de Hans (Hilarion). Son personnage, très engagé dramatiquement, est d'ailleurs plus celui d'un homme d'autorité, éperdument amoureux de sa Giselle, qu'un vilain de conte ordinaire, aux manières rustres et brutales.

Dans l'acte I, le Pas de deux des Paysans (appelé au Mariinsky Pas de deux classique) était interprété par deux danseurs coutumiers de ce genre d'exercice : Alexeï Timofeïev (qui, semble-t-il, remplaçait Iaroslav Baibordin, initialement programmé), élégant et solaire, et Sofia Ivanova-Skoblikova, à la diction excellente et à la saltation légère, dont on espère seulement qu'elle sortira un jour des emplois de pure virtuosité pour cueillir enfin un rôle à la hauteur de son talent. La curiosité de la représentation tenait davantage à la présence, dans le rôle de Myrtha, d'Alexandra Iossifidi, artiste sinon rare, du moins le plus souvent cantonnée aux rôles de caractère (on l'avait vue notamment dans le rôle de l'Elue du Sacre de Nijinsky et dans celui de Zarema de La Fontaine de Bakhchissaraï). Si elle se montre là moins strictement virtuose que Ekaterina Ivannikova (vue en avril dernier et souvent distribuée dans le rôle actuellement) dans les menées de l'entrée et les sauts, elle impose une majesté naturelle – une élégance hautaine plus qu'une sécheresse autoritaire –, que tempèrent quelques inflexions mélancoliques. Le corps de ballet, enfin, tiré au cordeau, était à son meilleur, poétique, aérien autant qu'impitoyable, une œuvre d'art en soi, contribuant, au même titre que les solistes, à faire de cette représentation de Giselle une soirée mémorable. Il est bien regrettable que le Mariinsky ne rende pas un hommage minimal à tous ses glorieux et fidèles soldats en mentionnant leurs noms sur les feuilles de distribution.

(à suivre...)





Cadeau: Olessia Novikova a posté de larges extraits de sa Giselle sur YT.


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sophia



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MessagePosté le: Jeu Nov 03, 2016 11:33 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Le Corsaire (30 octobre, matinée)

Une tournée du Mariinsky - en Chine, donc -, cela permet certes de voir beaucoup Novikova à la maison (après Chopiniana et Giselle en octobre, on pourra la voir dans La Sylphide et La Fontaine de Bakhchissarai début novembre, avant qu'elle ne reprenne Anna Karénine et à nouveau Giselle un peu plus tard dans le mois), mais c'est aussi la garantie de représentations beaucoup plus « plan-plan », pour ne pas dire médiocres, avec des distributions résolument inégales. Preuve en est en tout cas Le Corsaire de la matinée du 30, qui attirait du reste non pas tant les balletomanes (ils se remettaient sans doute de la merveilleuse Giselle de l'avant-veille...) que des familles, venues passer l'après-midi du dimanche « au ballet ».

Tous les balletomanes ont rêvé, à une époque où les ballets filmés n'étaient pas si nombreux, devant Le Corsaire de Vinogradov, sublimé par une distribution comme on n'en fait plus - l'incarnation pour l'Occident du glorieux Kirov des années 90 : Altinay Assylmouratova dans le rôle de Médora, Faroukh Rouzimatov dans celui d'Ali, Evgueny Neff dans celui de Conrad, Elena Pankova en Gulnare, Konstantin Zaklinsky en Lankedem, sans oublier les trois Odalisques de rêve de Margarita Kullik, Zhanna Ayupova et Veronika Ivanova. Tout cela était tellement beau – tellement Kirov - qu'on en oubliait les lacunes de la production d'Oleg Vinogradov, un avatar de la version, quasi princeps, montée par Piotr Gusev et Youri Slonimsky au Théâtre Maly de Léningrad dans les années 50, laquelle faisait fi d'une bonne partie de la musique originale d'Adolphe Adam. On en oubliait... mais à vrai dire, on ne connaissait rien d'autre, sinon la version d'Anna-Marie Holmes pour l'ABT – cast de folie aussi, mais plus circassienne tu meurs. Les temps changent pourtant. Repris sérieusement en main en 2007 par Alexei Ratmansky et Youri Bourlaka au Bolchoi, ou encore par Ivan Liska et Doug Fullington à Munich, Le Corsaire, à défaut d'être ressuscité dans son texte original – une tâche de toute façon impossible – a pu retrouver, grâce à leur travail philologique, un certain parfum d'authenticité, que ce soit sur le plan musical, chorégraphique et même scénographique. Le ballet de Marius Petipa n'est certes pas devenu, par la grâce des notations Stépanov, un ballet « intelligent » – ce n'est de toute façon pas le propos du ballet à grand spectacle du XIXe siècle -, mais plus intelligible et articulé dans sa narration sans doute, ne serait-ce que par l'attention portée à la pantomime et le refus conjoint de ne le considérer que comme une suite épuisante de variations bravouresques ou pyrotechniques. Dès lors, il devient difficile de regarder - et d'écouter - aujourd'hui ce Corsaire « d'avant » sans tiquer. Le ballet décline bien sûr les grands moments de la chorégraphie, correspondant à différentes strates de son évolution : le Pas d'esclave dansé par Gulnare et Lankedem, le fameux Pas de deux « à trois » réunissant Médora, Conrad et l'esclave Ali, le trio des Odalisques et le Jardin Animé. Ces passages obligés se retrouvent néanmoins enchâssés dans une mise en scène qui apparaît, rétrospectivement (si l'on peut dire), passablement désordonnée. La chorégraphie, si elle n'a pas la trivialité de celle de Holmes, est délestée de ses danses de caractère, remplacées par des danses orientalisantes plus soviétiques que petipesques. L'histoire, appuyée sur une pantomime réduite et outrancière, demeure, si l'on n'est pas bien au fait de l'action et des personnages, difficilement lisible. La musique, trafiquée et réorchestrée à la sauvage, est parfois à peine reconnaissable. Les costumes, soviétiques en diable, sont, en-dehors de ceux, charmants, du Jardin Animé, d'une laideur assez impayable. Les décors, avec notamment des toiles peintes outrageusement stylisées et des masses de chiffons – censés symboliser un bazar oriental?- qui pendouillent tristement des cintres, tranchent enfin singulièrement avec l'élégance et la sobriété attachées ordinairement aux productions classiques du Mariinsky. Faut-il encore en rajouter? L'arrivée du Jardin Animé est un plaisir tardif, mais dans l'écrin confortable et d'une modernité rutilante du Mariinsky-II, le ballet, dans l'ensemble, apparaît bel et bien comme un anachronisme.

Il faut dire, pour nuancer la charge, qu'en cette matinée, le roi est à peu près nu côté distributions. Cette version allégée, au ton légèrement décalé - une version de son temps en ce qu'elle ne se soucie pas d'une quelconque authenticité -, serait sans aucun doute encore acceptable, et même plaisante, dansée avec esprit et une once d'humour. Or, ces qualités font, complètement ou partiellement, défaut aux deux interprètes féminines principales, Ekaterina Chebykina et Oksana Bondareva. Deuxièmes solistes l'une et l'autre – la première venue de Kiev, la seconde du Mikhailovsky (mais pourquoi donc engager à l'extérieur des danseuses qui n'ont vraiment rien d'exceptionnel quand la compagnie a pléthore de talents laissés dans l'anonymat?) –, ce sont peut-être deux « belles plantes », aux poses photogéniques, mais elles ne possèdent, en vrai, ni la présence ni la technique brillante que requièrent les rôles de Médora et Gulnare. Curieusement, les satisfactions sont venues ici des interprètes masculins. Le rôle de Conrad n'est certes pas le plus passionnant du monde et il tend de surcroît à être éclipsé par celui d'Ali, plus bref mais plus valorisant chorégraphiquement parlant. Pour autant, le jeune (et très grand) Vitaly Amelishko y affirme une présence scénique certaine et y fait montre, outre d'une saltation puissante, de belles qualités de danseur noble. Le voir évoluer aux côtés d'Andrei Batalov - Ali ressorti des placards parce que les autres n'étaient pas disponibles? - paraît néanmoins un peu cocasse. Ce danseur de génie – une sorte de mythe local, perdant magnifique à la Emmanuel Thibault – n'a certes plus toute la fougue de sa jeunesse, mais sa classe académique et sa légèreté féline demeurent intactes. Maxim Zyuzin, enfin, sait, en Lankedem, mener le train avec énergie et brio dans la scène du Bazar et dans le Pas d'Esclave, aux côtés d'une Oksana Bondareva bien scolaire. Petite curiosité pour balletomanes initiés, cette représentation voyait les débuts de Laura Fernandez, lauréate du Prix de Lausanne et récente diplômée de l'Académie Vaganova, en première Odalisque. Un joli début et l'impression, à confirmer toutefois, que la jeune danseuse trouve sa place, aux côtés de ses congénères plus expérimentées, sur la scène du Mariinsky. Le trio n'en reste pas moins un tantinet hétérogène, dominé, sans surprise, par Sofia Ivanova-Skoblikova, troisième Odalisque à la danse musicale et superbement coordonnée, qui nous fait renouer, l'espace d'un instant, avec la grandeur d'une école et d'un théâtre.

(à suivre dans divers autres fils...)


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sophia



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MessagePosté le: Dim Nov 06, 2016 2:31 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Une belle interview de Xander Parish sur le blog de Gramilano, avec notamment d'intéressantes considérations sur les différences dans le système de promotion au Royal Ballet et au Mariinsky - puisqu'il est question de cela ailleurs - ou encore la préparation des spectacles.


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JulietteA



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MessagePosté le: Dim Nov 06, 2016 3:21 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Merci pour cette référence. Article très intéressant en effet. Effectivement, le concours en lui-même utilisé comme seul moyen de promotion paraît bien injuste...


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sophia



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MessagePosté le: Jeu Nov 17, 2016 9:07 am    Sujet du message: Répondre en citant

Les distributions de décembre sont parues sur le site du Mariinsky.

Décembre sera notamment marqué par la première de La Fleur de pierre, ballet de Youri Grigororovitvh, remonté pour le 125e anniversaire de la naissance de Serguei Prokofiev, dont nous avions parlé un peu plus haut. La première, dirigée par Valery Gergiev, a lieu le 6 décembre. Quatre représentations consécutives - avant une reprise le 30/12 - sont programmées, ce qui est, me semble-t-il, très inhabituel au Mariinsky, y compris pour les premières. Pour les distributions, il faudra sans doute attendre les tout derniers jours.

Pour ce qui est du répertoire, on notera tout d'abord les débuts de Nadejda Batoeva, l'un des meilleurs espoirs de la troupe actuellement (on avait pu l'applaudir notamment dans l'émission Bolshoi Balet), dans le rôle d'Aurore le 14 décembre. Dans le prolongement de ses débuts, en novembre, en Giselle (on en trouve quelques témoignages sur YT), Elena Evsseeva fera ses débuts en Sylphide le 28 décembre. La jeune Nika Tskhvitaria (Vaganova 2015), qui après une saison au Stanislavsky, vient de rejoindre le Mariinsky - on imagine de manière permanente -, fera quant à elle ses débuts dans le rôle de la Danseuse de rue dans Don Quichotte. Ce sera sa troisième prise de rôle en deux mois après la Reine des Flocons (Casse-noisette de Chemiakine) et la Princesse Florine (La Belle au bois dormant). A suivre...

Un gala en l'honneur de Youlia Makhalina, toujours à l'effectif des étoiles du Mariinsky (une première soirée a été donnée en novembre à la Philharmonie, mais peut-être le programme au Mariinsky sera-t-il plus étoffé), est par ailleurs à l'affiche le 18 décembre.

Décembre, c'est aussi la saison des Casse-noisette, avec une alternance de représentations données par les artistes de la compagnie et par les élèves de l'Académie Vaganova, sans doute plus sollicités durant la tournée du ballet à Baden-Baden. On rêvera en particulier de la distribution EN OR du 31 décembre avec Olessia Novikova et Vladimir Shklyarov.


Nika Tskhvitaria en Reine des Flocons dans le Casse-noisette de Mikhail Chemiakine (12 novembre)


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haydn
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MessagePosté le: Jeu Nov 24, 2016 12:25 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Bons baisers de Russie #2 :

Olessia Novikova, Giselle essentielle du Mariinsky.




    28 octobre 2016 : Giselle au Mariinsky (Saint-Pétersbourg)

      A Saint-Pétersbourg, le balletomane n'a, pour satisfaire ses envies - forcément insatiables -, que l'embarras du choix. Grâce au système, strict, de l'alternance qui sévit encore dans ses théâtres, il est ainsi possible, chaque soir ou presque (les salles font en général relâche le lundi), de voir un spectacle différent - au Mariinsky ou ailleurs. Un séjour de courte durée a du reste pour avantage d'épargner au spectateur de passage la routine que fait naître inévitablement, sur le long terme, un tel système, aux antipodes de la loi commerciale des séries que l'on connaît à peu près partout ailleurs, y compris maintenant au Bolchoï, à doses certes très raisonnables.

      En cette fin d'octobre mélancolique, qui voit déjà pointer les premiers flocons de neige, il nous aura été permis d'assister, en seulement trois jours, à une représentation de Giselle, au généreux gala de clôture d'un Prix Vaganova ressuscité, à une matinée du Corsaire – tout cela rien qu'au Mariinsky –, et enfin, en bonus un peu inattendu, à la première de La Belle au bois dormant, dans une «nouvelle» version pour le ballet Yacobson signée Jean-Guillaume Bart, au Grand Théâtre Dramatique Tovstonogov. Le fameux dilemme des distributions – cette obsession balletomaniaque – n'a pas le temps de s'appliquer ici : on accepte de jouer le jeu, celui du hasard, lequel peut tantôt vous faire vivre une expérience de l'ordre du sublime, tantôt vous ramener à quelque chose de plus purement routinier.

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haydn
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MessagePosté le: Jeu Nov 24, 2016 12:36 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Bons baisers de Russie #4 :

Le Corsaire : une représentation "de routine" au Mariinsky.




    30 octobre 2016 : Le Corsaire au Mariinsky II (Saint-Pétersbourg)

      Une tournée du Mariinsky – en Chine, donc –, cela permet certes de voir beaucoup Olessia Novikova à la maison (après Chopiniana et Giselle en octobre, on pourra la voir dans La Sylphide et La Fontaine de Bakhchissarai début novembre, avant qu'elle ne reprenne Anna Karénine et à nouveau Giselle un peu plus tard dans le mois), mais c'est aussi la garantie de représentations beaucoup plus «plan-plan», pour ne pas dire médiocres, avec des distributions résolument inégales. Preuve en est en tout cas Le Corsaire de la matinée du 30, qui attirait du reste non pas tant les balletomanes (ils se remettaient sans doute de la merveilleuse Giselle de l'avant-veille...) que des familles, venues passer l'après-midi du dimanche «au ballet».

      Tous les balletomanes ont rêvé, à une époque où les ballets filmés n'étaient pas si nombreux, devant Le Corsaire de Vinogradov, sublimé par une distribution comme on n'en fait plus – l'incarnation pour l'Occident du glorieux Kirov des années 90 : Altinay Assylmouratova dans le rôle de Médora, Faroukh Rouzimatov dans celui d'Ali, Evgueny Neff dans celui de Conrad, Elena Pankova en Gulnare, Konstantin Zaklinsky en Lankedem, sans oublier les trois Odalisques de rêve de Margarita Kullik, Zhanna Ayupova et Veronika Ivanova. Tout cela était tellement beau – tellement Kirov – qu'on en oubliait les lacunes de la production d'Oleg Vinogradov, un avatar de la version, quasi princeps, montée par Piotr Gusev et Youri Slonimsky au Théâtre Maly de Léningrad dans les années 50, laquelle faisait fi d'une bonne partie de la musique originale d'Adolphe Adam.

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sophia



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MessagePosté le: Sam Nov 26, 2016 9:52 am    Sujet du message: Répondre en citant

A noter qu'Andreï Batalov est à présent listé comme "soliste invité" sur le site du Mariinsky.


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sophia



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MessagePosté le: Sam Déc 03, 2016 8:56 am    Sujet du message: Répondre en citant

Les pré-distributions de La Fleur de pierre (première le 6 décembre) :

Danila : Andrei Ermakov, Alexei Timofeïev, Maxim Zyuzin
Katerina : Ekaterina Osmolkina, Elena Evsseeva, Renata Shakirova
La Maîtresse de la Montagne de Cuivre : Viktoria Tereshkina, Ekaterina Chebykina, Anastasia Matvienko
Severian : Youri Smekalov, Alexander Sergueïev, Konstantin Zverev
Une Gitane : Olga Belik, Alisa Rusina, Maria Adzhamova, Maria Lebedeva


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sophia



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MessagePosté le: Mar Déc 06, 2016 4:45 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Le Mariinsky a collecté de nombreux documents d'archives autour de La Fleur de pierre (parions qu'il y a une expo aussi dans le Grand foyer du théâtre), dont la première a lieu aujourd'hui (avec Viktoria Tereshkina, Andreï Ermakov, Ekaterina Osmolkina, Youri Smekalov), et en a fait une jolie page sur son site - malheureusement uniquement en russe (pour l'instant?) : https://www.mariinsky.ru/about/special/prokofiev125/kamenny_1957/
La page fait partie d'un dossier beaucoup plus vaste consacré à Prokofiev au Mariinsky : https://www.mariinsky.ru/about/special/prokofiev125/


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