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Nouvelles du Ballet du Grand-Théâtre de Genève
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haydn
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MessagePosté le: Sam Mar 14, 2015 6:22 pm    Sujet du message: Répondre en citant



    Salue pour moi le monde!
    Nouvelle chorégraphie de Joëlle Bouvier pour le Ballet du Grand Théâtre de Genève sur des musiques de Richard Wagner en mai 2015 au Bâtiment des Forces Motrices.
    Après Roméo et Juliette en mai 2009, la chorégraphe neuchâteloise Joëlle Bouvier retrouve le Ballet du Grand Théâtre de Genève avec Salue pour moi le monde!. Cette nouvelle création sur des musiques de Richard Wagner est à voir au Bâtiment des Forces Motrices (BFM) du 21 au 31 mai 2015.

    “Salue pour moi le monde !”: c’est ainsi que Isolde prend congé de Brangäne en attendant Tristan afin de lui faire boire le philtre de l’expiation qui deviendra un philtre d’amour, simple alibi. On aura compris que Joëlle Bouvier va explorer une nouvelle fois un des grands mythes sur des musiques de Richard Wagner. Après avoir présenté sa vision de Roméo et Juliette, elle désire nous faire partager des moments d’extase où la haine côtoie les flammes d’une passion extrême. Les souffrances et les antagonismes semblent trouver leur résolution dans la nuit, dans la mort. La passion règne en maître et la musique, «l’air qui ne meurt jamais », réunit les deux amants. Jamais aucun chorégraphe n’avait osé aborder ce thème de «languir et mourir, mais non mourir de languir. » Éros et Agapè sont omniprésents et l’amour incontournable se montre à la fois dévastateur et rédempteur. En croyant boire la mort, les deux héros boivent l’Amour, et c’est l’amour qui devient leur mort. Et si tout ce qui s’oppose à l’amour le garantissait? Une sublimation du romantisme exprimée par le langage des corps...


    Depuis la création de leur compagnie en 1980, Joëlle Bouvier a co-signé avec Régis Obadia 15 œuvres chorégraphiques diffusées dans le monde entier et coréalisé 4 courts-métrages, primés dans de nombreux festivals (FIPA d’Argent, Sélection officielle au Festival de Cannes 1989, etc.) et réalisé plusieurs clips vidéo dont Casser la voix, de Patrick Bruel (Victoires de la musique 1990 et Starclip 1990). Elle a été co-directrice du CCN du Havre de 1986 à 1992, et du CNDC d’Angers de 1993 à 2003. En 1993, elle réalise Le Pressentiment, court-métrage qui obtient le Grand Prix du Festival de Grenoble et le Prix de la Recherche du Festival de Montecatini. En 1998, elle s’engage dans une démarche de création indépendante. En 1999, elle signe Où en est la nuit pour l’École supérieure du CNDC l’Esquisse, puis Fureurs au Festival Montpellier Danse et Dépêche-toi ! au Festival de Danse de Marseille. En 2000, elle réalise pour le jeune public L’Oiseau Loup.

    En 2002, elle crée De l’Amour (co-produit par la Scène Nationale de Sceaux). En 2003, elle est invitée par Didier Deschamps, directeur du Ballet National de Lorraine, pour réaliser Jeanne d’Arc, puis en 2006 La Divine Comédie. Dans le cadre des Rendez-vous chorégraphiques de Sceaux, elle crée, à la Scène Nationale des Gémeaux (où elle est en résidence de création de 2004 à 2008) Le Voyage d’Orphée en 2004, Face à face en 2007 et Ce que la nuit raconte au jour en 2008. Durant les 5 années de résidence de la Compagnie, la Scène Nationale des Gémeaux, co-produira toutes les créations de Joëlle Bouvier. En 2009, elle crée Dolls pour 5 danseurs hip hop au festival Cités Danse Connections à Suresnes.

    En 2010, la Cie Joëlle Bouvier s’installe en région Bourgogne, elle présente Les Enfants du désordre au Théâtre d’Auxerre. En 2011, avec Régis Obadia, elle reprend Welcome to Paradise, avec le Ballet de Lorraine, elle séjourne durant deux mois à Séoul pour créer What about Love ? pour la National Korea Contemporary Dance Company. En 2012, elle est invitée au Brésil, pour réaliser Avà, o homen que caminha, avec la SOCIEDADE MASCULINA de São Paulo. Parallèlement à son activité de création, elle réalise des projets événementiels pour différentes maisons prestigieuses.

    En 2005, elle chorégraphie Les Bacchantes à la Comédie-Française, dans une mise en scène d’André Wilms. Elle reçoit le Grand Prix de la Danse SACD et est promue en 2000 au grade d’officier des Arts et Lettres.

    CHORÉGRAPHIE JOËLLE BOUVIER
    SCÉNOGRAPHIE ÉMILIE ROY
    COSTUMES SOPHIE HAMPE
    LUMIÈRES RENAUD LAGIER
    ASSISTANTS CHORÉGRAPHIE EMILIO URBINA / RAFAEL PARDILLO

    REPRESENTATIONS
    JEUDI 21 MAI 2015 À 19H30
    VENDREDI 22 MAI 2015 À 19H30
    MARDI 26 MAI 2015 À 19H30
    MERCREDI 27 MAI 2015 À 19H30
    JEUDI 28 MAI 2015 À 19H30
    VENDREDI 29 MAI 2015 À 19H30
    SAMEDI 30 MAI 2015 À 19H30
    DIMANCHE 31 MAI 2015 À 15H

    CONFÉRENCE DE PRÉSENTATION
    PAR JEAN-PIERRE PASTORI
    MARDI 19 MAI 2015 À 18H15
    EN COLL ABORATION AVEC
    L’ASSOCIATION GENEVOISE DES
    AMIS DE L’OPÉRA ET DU BALLET.

    Infos / réservations : http://www.geneveopera.ch/


    LOCATION

    * A la billetterie du théâtre
    Du lundi au samedi, de 10h à 18h
    5, place de Neuve
    1204 Genève

    * Par téléphone
    + 41 22 322 50 50, du lundi au samedi, de 10h à 18h

    * Par e-mail
    billetterie@geneveopera.ch
    Par courrier postal
    Grand Théâtre de Genève
    11, bd du Théâtre
    CH-1211 Genève

    * En ligne
    www.geneveopera.ch

    Prix des places « Salue pour moi le monde ! »
    Tarif plein : de Frs 18.- à Frs 99.-
    Tarif jeune : de Frs 14.- à Frs 39.-
    20 ans/20 francs : Frs 12.- à Frs 37.-
    Tarif réduit* : de Frs 16.- à Frs 59.-

    *Prix pour les adhérents Passedanse
    Tarif 30 ans, 30 minutes, 30 francs*
    30 minutes avant le début de la représentation, les personnes jusqu’à 30 ans révolus peuvent acquérir les meilleures places encore disponibles au prix de Frs 30.-.
    *Offre valable dans la limite des places disponibles sur présentation d’un justificatif.













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haydn
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MessagePosté le: Mar Avr 14, 2015 7:22 pm    Sujet du message: Répondre en citant

A croire que Tobias Richter, l'administrateur du Grand Théâtre de Genève, qui est également un metteur en scène réputé, veut couler pour de bon la compagnie de ballet. En effet, la programmation lyrique de la saison 2015-2016 accapare la quasi-totalité des ressources de l'institution. La danse n'a plus droit qu'aux miettes, avec en tout et pour tout deux productions, la reprise du Casse-Noisette de Jeroen Verbruggen, et une création de Claude Brumachon sur Carmina Burana, choix musical d'une grande originalité, chacun en conviendra...





    Genève, le 14 avril 2015. Le Grand Théâtre de Genève dévoile aujourd’hui sa programmation 2015-2016. Elle débutera fin août place de Neuve avec une version concert d’Ernani de Verdi dirigée par Riccardo Muti et s’achèvera en juin 2016 place des Nations avec Falstaff du même compositeur. Dès février 2016, le Grand Théâtre de Genève s’installera pour deux ans à l’Opéra des Nations dans le quartier des organisations internationales afin que l’immeuble historique du centre-ville puisse être entièrement rénové. Cette saison particulière comprendra pas moins de six nouvelles productions lyriques (La Belle Hélène, A Midsummer Night’s Dream, Die Zauberflöte, Alcina, Le Médecin malgré lui et Falstaff), une co-production (Guillaume Tell) et une nouvelle production chorégraphique (Carmina Burana). Une fois encore, des artistes de renommée internationale tels que Bo Skovhus, Simon Keenlyside, Anna Caterina Antonacci, Susan Graham, Sara Mingardo, Jean-François Lapointe, Raúl Giménez, Tassis Christoyannis, Tom Fox, Csilla Boross, Franco Vassallo, Pietro Spagnoli ou encore Nicole Cabell se produiront au Grand Théâtre de Genève.

    Un concert exceptionnel. Une version concert d'Ernani de Verdi, avec le Wiener Staatsopernchor et l'Orchestra Giovanile Luigi Cherubini, sous la prestigieuse baguette de Riccardo Muti, ouvrira la saison le 31 août 2015 à l’occasion de la soirée du Cercle du Grand Théâtre de Genève. Avec Francesco Meli dans le rôle d’Ernani.

    Les opéras. La saison lyrique débutera en septembre sur la scène de la place de Neuve avec l’ultime chef-d’œuvre de Gioacchino Rossini, Guillaume Tell. Injustement négligé de nos jours, cet opéra inspiré du Wilhelm Tell de Schiller mettra en vedette Jean-François Lapointe dans le rôle-titre. Quant à l’Orchestre de la Suisse Romande, il sera dirigé par Jesús López Cobos.

    En octobre, le tragique des Troyens d’Hector Berlioz
 va côtoyer la comédie et la satire de La Belle Hélène de Jacques Offenbach, ramenant le spectateur au berceau du théâtre épique, où la tragédie ne pouvait exister sans son contrepoint comique. Le grand opéra de Berlioz sera proposé en deux parties – La Prise de Troie et Les Troyens à Carthage – lors de quatre soirées exceptionnelles avec le Royal Philharmonic Orchestra dirigé par Charles Dutoit.

    Quant à l’opéra-bouffe d’Offenbach qui signe le retour au Grand Théâtre du metteur en scène suisse Robert Sandoz, il sera mis en musique par des musiciens de l’Orchestre de Chambre de Genève sous la baguette de Gérard Daguerre. A Midsummer Night’s Dream (Le Songe d’une nuit d’été), rencontre providentielle entre la plume féerique de Shakespeare et la sensibilité musicale de Benjamin Britten, est à voir au Grand Théâtre en novembre dans une nouvelle production mise en scène par Katharina Thalbach. Avec l’Orchestre de la Suisse Romande et la Maîtrise du Conservatoire populaire de musique de Genève.

    Pour les fêtes de fin d’année, Die Zauberflöte (La Flûte enchantée) de Mozart investira la scène de Neuve dans une mise en scène de Daniel Kramer qui avait signé celle de Punch and Judy en 2010-2011. Avec Mandy Fredrich dans le rôle de la Reine de la nuit et l’Orchestre de la Suisse Romande dirigé par le jeune chef Gergely Madaras.

    Csilla Boross, Franco Vassallo, Pietro Spagnoli ou encore Ahlima Mhamdi, accompagnés par l’Orchestre de la Suisse Romande dirigé par Maestro Paolo Arrivabeni, seront au Victoria Hall en février 2016 pour une version concert de La Forza del destino de Verdi, l’histoire d’un amour mis en péril après que l’amant ait tué accidentellement le père de son amante.

    En février 2016, l’Opéra des Nations, structure en bois au cadre intimiste se prêtant aux œuvres de la période baroque, sera inauguré avec Alcina de Haendel dont le rôle-titre sera interprété par Nicole Cabell. A cette occasion, l’Orchestre de la Suisse Romande sera dirigé par Leonardo Garcia Alarcón.

    Puis Le Médecin malgré lui, opéra-comique de Charles Gounod, combinant astucieusement l’humour farcesque de la pièce originale de Molière et une musique fort séduisante, sera présenté en avril 2016 à l’Opéra des Nations. Rarement joué, cette perle du répertoire lyrique français sera mise en scène par Laurent Pelly, avec l’Orchestre de la Suisse Romande en fosse.

    
La saison lyrique s’achèvera en juin 2016 avec une nouvelle production de Falstaff, le chef-d’œuvre ultime et absolu de la maturité de Verdi, avec Franco Vassallo dans le rôle de Sir John Falstaff. Lukas Hemleb en signera la mise en scène. Quant à l’Orchestre de la Suisse Romande, il sera dirigé par John Fiore.

    Les ballets. La saison chorégraphique s’ouvrira en novembre 2015 avec la reprise du Casse-Noisette de Jeroen Verbruggen
 et des couturiers parisiens Livia Stoianova et Yassen Samouilov de la maison «on aura tout vu». Ces derniers signeront également les costumes de Carmina Burana, une nouvelle création chorégraphique mondiale sur des musiques de la cantate scénique de Carl Orff pour le Ballet du Grand Théâtre de Genève. Présentée en mai 2016 à l’Opéra des Nations, cette chorégraphie signée Claude Brumachon sera accompagnée par l’Orchestre de la Suisse Romande dirigé par Kazuki Yamada et les chœurs du Grand Théâtre sous la direction d’Alan Woodbridge.

    Les récitals. Cette saison, le Grand Théâtre de Genève aura à nouveau le bonheur d’accueillir en récital des vedettes internationales. Sur la scène de la place de Neuve se produiront Anna Caterina Antonacci avec des mélodies de Duparc et Fauré ainsi qu’avec La Voix humaine de Francis Poulenc, puis Bo Skovhus avec Die schöne Müllerin de Franz Schubert. Sur la scène de l’Opéra des Nations, Susan Graham interprétera des grandes pages de la littérature musicale européenne, dont des œuvres de Schumann, Fauré, Strauss, Grieg, Debussy, Poulenc, Tchaïkovski, Granados et Berlioz. Suivra Sara Mingardo qui abordera des pages du romantisme allemand avec les Zwei Gesänger op. 91 de Brahms, les Wesendonck-Lieder de Wagner et
 les Kindertotenlieder de Mahler. Finalement, le baryton anglais Simon Keenlyside fera escale à Genève pour une soirée qui s’annonce d’ores et déjà comme l’un des temps forts de cette nouvelle saison de récital.

    Un spectacle jeune public. Depuis 2010-2011, le Grand Théâtre de Genève propose chaque saison un spectacle pour le jeune public. Cette saison accueillera à l’Opéra des Nations en avril 2016 Barbe- Neige et les Sept Petits Cochons au bois dormant, sur des musiques de Niccolò Paganini. Pour ce spectacle, la chorégraphe Laura Scozzi, qui a collaboré la saison passée à La Grande-Duchesse de Gérolstein, se joue des codes du genre, balaie clichés et références pour réinterpréter quelques-uns des classiques du conte. Que se passerait-il si la Belle au bois dormant ne se réveillait pas, si Cendrillon ne retrouvait pas sa pantoufle et si Blanche-Neige était noire ? À la croisée de la danse, du mime et du théâtre, ce spectacle sera servi par huit danseurs hip-hop.

    L’opéra de Pékin. Il est rare de pouvoir être initié aux raffinements de l’opéra de Pékin en Europe. Ainsi les soirées du 31 octobre 2015 avec Les Femmes générales de la famille Yang et du 1er novembre 2015 avec La Légende du serpent blanc seront elles autant d’occasions de découvrir ce genre théâtre-musical combinant le chant, la musique, la danse, le théâtre et les arts martiaux.



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Masajaki



Inscrit le: 29 Déc 2011
Messages: 111

MessagePosté le: Mer Avr 15, 2015 9:38 am    Sujet du message: Répondre en citant

Cela fait de nombreuses années que le Ballet du Grand Théâtre ne présente que 2 programmes par saison à Genève! Le reste du programme de la compagnie se passe en tournée!
Pas de changement de cap de la part de Richter en l'occurrence!
Mais que 2 programmes par saison soient suffisants pour Genève et son canton qui finance la compagnie, oui, en effet, on peut se poser la question....en même temps plus de spectacles qui ne vendraient de toute façon pas assez de billets ne seraient pas une solution non plus, la programmation restant vraiment cantonnée avec un certain "type" de chorégraphes...Brumachon par exemple ne va certainement pas déchainer les foules, ni la passion, et c'est d'ailleurs le cas depuis bien longtemps!...


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Alexis29



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Messages: 910

MessagePosté le: Mer Avr 15, 2015 10:02 am    Sujet du message: Répondre en citant

Tout à fait d'accord avec vous !


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haydn
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Inscrit le: 28 Déc 2003
Messages: 24963

MessagePosté le: Jeu Oct 15, 2015 3:31 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Le Ballet du Grand Théâtre de Genève reprend le Casse-Noisette de Jeroen Verbruggen, créé il y a exactement un an, et qui avait remporté un assez joli succès.








    CASSE-NOISETTE
    Direction musicale : Philippe Béran
    Chorégraphie : Jeroen Verbruggen
    Scénographie et costumes : Livia Stoianova et Yassen Samouilov / « On aura tout vu »
    Lumières : Ben Ormerod

    Ballet du Grand Théâtre de Genève
    Basel Sinfonietta



    REPRÉSENTATIONS

    Samedi 21 novembre 2015 à 19h30
    Lundi 23 novembre 2015 à 19h30
    Mercredi 25 novembre 2015 à 19h30
    Vendredi 27 novembre 2015 à 19h30
    Dimanche 29 novembre 2015 à 15h














    [/b]



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juthri



Inscrit le: 31 Mar 2015
Messages: 65

MessagePosté le: Lun Mar 21, 2016 10:27 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Avant d'investir Chaillot pour une dizaine de représentations de Tristan & Isolde à la fin du mois, le Ballet du Grand Théâtre de Genève était au Centre d'Art de Meudon pour un programme "néo-lithurgique" : de la danse néo-classique (hors pointes) lorgnant sur le contemporain, sur fond de musiques baroques, par deux chorégraphes assez peu distribués.

Une première pièce de 35 min d'un chorégraphe Suisse Ken Ossola intitulée Lux sur le Requiem de Fauré. Les danseurs sont en chemises/culottes grises (comme la pierre) puis en justaucorps brodés de rouge (comme le sang), et la scène dépouillée avec quelques effets de lumières évoquant la forme de vitraux projetés au sol. Le chorégraphe nous offre bien quelques passages intéressants dans lesquels des gisants s'animent sensuellement, un travail sur les passages entre ombre et lumière, ou quelques ensembles ondoyants évidemment rendus à merveille par les danseurs du GTG, mais globalement les mouvements comme les portés paraissent bien tarabiscotés, et l'accentuation des gestes comme les poses proposées sur un rythme particulièrement lent semblent très axées sur les plastiques ou musculatures des danseurs. On peut certes y trouver une portée mystique et adhérer à la lenteur générale en phase avec le rite funéraire. Mais malgré la dimension spirituelle de la partition musicale la pièce reste globalement un peu plate et décousue.

Tout le contraire de la deuxième partie de programme et le Glory bien plus virtuose du grec Andonis Foniadakis, sur des arrangements puisés principalement dans l'œuvre oratoire d'Haendel, jusqu'à l'Alleluia de son Messie. La scénographie est à l'avenant et s'engouffre donc dans le lyrisme exacerbé, avec costumes aux changements multiples entre longues robes éthérées, y compris pour les hommes, et sous-vêtements minimalistes, queues de cheval virevoltantes, portés ou postures bibliques, contre-jours et sculpture des ombres... Bref toute la magnificence qu'évoque ce type de musique baroque, qui frôle parfois la grandiloquence, à l'image d'une scène basée sur une danseuse vêtue d'une spectaculaire robe corolle noire de plusieurs mètres dont la voilure est forgée par des lattes tenues par huit autres danseurs pour figurer autant les ailes d'un moulin que celles d'un oiseau nocturne. Mais, et c'est ce qui prévaut, l'ensemble conserve toujours un maximum de tenue car l'écriture est précise, la mise en place très vive et sans cesse renouvelée, les références parfaitement digérées (Anne Teresa de Keersmaeker pour les sauts et les chutes, Jean-Christophe Maillot et son Altro Canto 1 pour l'ambiance générale), et les danseurs du GTG toujours aussi bons, à l'image de leurs habituelles "stars" Sara Shigenari ou Sarawanee Tanatanit, ou deux (re)découvertes : Madeline Wong vrai joyau de retour dans la Compagnie ou une Laurence Bille lyrique au possible. Une découverte surchargée en effets mais enthousiasmante Smile

Seul bémol, voire coup de gueule : le jeu de lumières est basé sur un rail de projecteurs en fond de scène, dont les faisceaux obliques ascendants découpent les corps et gestes des danseurs et confère la mysticité à l'ensemble en évoquant en inversé les rais de lumières descendants des vitraux d'une chapelle. Sauf qu'à Meudon, les spectateurs du balcon recevaient les lux (plus que la glory) en plein dans les yeux pendant une heure ce qui devenait rapidement aussi aveuglant qu'insupportable. Alors qu'à peine quelques degrés de plus dans le réglage de la hauteur des projos auraient permis d'éviter cet inconvénient... Evil or Very Mad

Passons vite sur ce point, car c'est un programme intelligent présenté par une troupe toujours aussi harmonieuse, avec deux pièces certes contrastées (au sens positif pour l'approche, un peu moins pour le résultat), mais sur un propos similaire : titres bibliques, musiques liturgiques, fluidité des ensembles et postures fortement imagées, dans des jeux de clair-obscurs, figurant un inattendu passage du trépas vers la vie. Aveugle mais ravi Cool


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juthri



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MessagePosté le: Mar Mai 31, 2016 3:40 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Le 13 Mai dernier le Ballet du Grand Théâtre de Genève proposait la première de Carmina Burana, création sur la musique de Carl Orff confiée au chorégraphe française Claude Brumachon, 44 ans après la version d'Alfonso Catá. Le choix de cette oeuvre créée sous le joug nazi en 1937 et, facteur de controverse, récupérée par la propagande de ce dernier, s'inscrit dans la démarche entreprise par le directeur du Ballet de proposer en création annuelle un spectacle dansé associé à une oeuvre lyrique, à l'image de la saison passée et du Tristan et Isolde de Joëlle Bouvier sur l'opéra de Wagner. Mais la qualité de ce dernier, et le fait qu'il s'agisse de l'unique oeuvre proposée cette saison par le Ballet "à domicile", créaient l'événement et valaient d'entreprendre le déplacement à Genève.

La ville était d'ailleurs en pleine préparation de sa Fête de la Danse ce soir-là, même si le temps exécrable de la soirée a semble-t-il réduit les festivités en plein air. On pouvait néanmoins admirer sur la jetée en face du fameux jet du Lac Léman des photographies en 3D des danseurs du Grand Théâtre en pleine répétition, tranchant avec les virulentes affiches électorales qui parsèment la ville en pleine campagne pour un référendum municipal (et non une "votation") sur la pertinence de réduire les subventions de la culture (hors celle du Grand Théâtre d'ailleurs).

Ce dernier étant fermé pour des travaux qui s'annoncent plus longs et coûteux que prévus (découverte d'amiante dans la cage de scène dont les dimensions hors standards municipaux ne permettront peut-être pas sa reconstruction postérieure), c'est le provisoire Opéra des Nations qui accueille provisoirement les spectacles de l'établissement. Nouvelle appellation pour une structure bien connue des spectateurs parisiens car il s'agit de l'ancien Théâtre Ephémère de la Comédie Française, gigantesque puzzle en bois clair ré-assemblé après avoir été rallongé pour porter la jauge de la salle à plus de mille places, et permettre l'installation d'une fosse d'orchestre. Installé dans le quartier des Nations Unies, son acoustique a été retravaillée, tout comme son confort et l'aspect bio de son épicéa séduira les amateurs, rien que pour son parfum.

Mais n'étant pas venu pour admirer l'architecture du lieu, on se plonge dans le programme, ce qui engendre la première inquiétude : le spectacle est simplement intitulé "Carmina Burana de Carl Orff", et les typologies de caractères retenus semblent confiner le ballet et le chorégraphe au même niveau que les autres interprètes, chef d'orchestre, chœur, orchestre ou chanteurs. La deuxième inquiétude surgit à l'ouverture du rideau et la découverte de la disposition scénique qui vient malheureusement confirmer la première : un proscenium très avancé qui constitue la moitié de la profondeur de la scène, très vite fermée par un mur d'à peine deux mètres de haut tendu de noir au-dessus duquel se trouve l'orchestre en formation complète, avec l'estrade d'un chef swinguant des hanches au premier plan, encadré par les trois chanteurs assez théâtraux, puis encore au-dessus les gradins du massif chœur fort d'une petite centaine d'interprètes. Cette imposante configuration qui occupe les trois quarts de l'espace visuel, et qui sera continuellement éclairée durant tout le spectacle, laisse d'emblée une place très réduite pour les danseurs, relégués tout en bas du champ de vision dans une simili "fosse ouverte".

La scénographie choisie par le chorégraphe est également limitée, sans décor, ni accessoire, et les lumières réduites à la portion congrue par une quasi impossibilité d'éclairages latéraux du fait de la configuration. Deux seules scènes feront appel à des jeux de lumière, l'une par des projections verticales, malheureusement altérées par l'environnement constamment lumineux, et un effet latéral sur un groupe restreint, assez réussi, mais ce sera bien peu. Les costumes en revanche constituent la grande réussite de la production, confiée au couple de stylistes bulgares Livia Stoianova et Yassen Samouilov de la maison de couture parisienne On aura tout vu, déjà responsable de ceux du Casse-Noisette de Jeroen Verbruggen pour le Grand Théâtre. Dans une même veine stylistique, les créations reposent sur des costumes traditionnels revisités (harnais de gladiateurs aux entrelacements complexes, robes-tuniques aux tissus froufroutants faussement négligés) et sur des tenues extravagantes (collants intégraux richement tatoués, majestueuses épaulettes à plumes et imposants casques qui empruntent autant au médiéval qu'à la culture aztèque ou à Arcimboldo) pour les 6 déesses de la pièce.

Pour sa cantate scénique Carl Orff s'est servi de 24 poèmes extraits du recueil découvert à l'abbaye de Benediktbeuren pour composer son livret. Ces écrits des XIIe et XIIIe siècles protéiformes sont avant tout des divertissements satiriques faisant l'apologie des plaisirs de la chair ou de mœurs dissolues, mais rappelant inéluctablement à la fragilité de la condition humaine, sous couvert de références bibliques, antiques ou païennes. Sur cette base, Carl Orff a recomposé un livret basé sur le cycle de la Fortune qui incite à toutes les passions humaines, même si elle brise ensuite inexorablement. S'ouvrant sur la présentation de la déesse Fortuna, l'oeuvre se décompose en trois mouvements (le retour du Printemps, l'ivresse de la Taverne et l'abandon aux Amours physiques) avant la reprise de l'air d'O Fortuna, devenu le symbole de l'oeuvre, même si bien peu représentatif de l'éclectisme des autres mouvements. Claude Brumachon et son assistant Benjamin Lamarche ont choisi de rester conforme à cet agencement et la cantate sera donc jouée d'une seule traite a tempo.

Les tous premiers tableaux marquent par leur vigueur, faisant assaut de courses, de grappes humaines conflictuelles, de puissance gestuelle mais aussi de chutes, de tremblements intenses au sol, de corps qui tressaillent dans des postures de souffrances souvent aux pieds de tortionnaires aveugles, figures d'autorité politique ou religieuse. Basée sur l'opposition entre les tenues des déesses chamarrées et les oripeaux d'esclaves, l'allégorie de la condition humaine s'incarne dans cette frénésie. La suite des tableaux restera assez similaire, reprenant l'imagerie picturale du chorégraphe avec une multiplicité de propositions gestuelles en scène, comme ces 6 déesses alignées et dont les bustes et les bras figurent chacune une animalité différente. Ou plus encore l'imagerie de la sculpture (il a fait danser Bourdelle il y a une dizaine d'années) par ces compositions de corps qui s'assemblent, se marchent les uns sur les autres et se figent dans des postures tendues. Les portés laissent place à des "grimpés", et on est frappé par le caractère éminemment physique de ce qui est demandé aux danseurs, comme ces croix de fer inversées digne d'un concours d'anneaux de gymnastes (Lysandra Van Heesewijk difficilement soutenue par ses deux partenaires se heurtera d'ailleurs la tête au sol, sans dommage apparent). Ces deux tics stylistiques qui ont fait des émules respectivement chez Tânia Carvalho ou Olivier Dubois (on pense aussi parfois aussi à Ann Van den Broek pour l'aspect frénétique) étaient déjà présents dans les créations précédentes du chorégraphe, Le Prince de Verre notamment, mais atteignent ici un paroxysme sans doute emporté par la composition musicale.
Les tableaux suivants s'inscriront dans la même veine, pour accompagner les agapes de la Taverne et l'ivresse des pulsions et de l'assouvissement de l'Amour. Malgré tout il est difficile de suivre l'évolution d'une quelconque trame narrative dans ces scènes figuratives assez répétitives. On cherche souvent le fil conducteur devant cette somme de propositions gestuelle et à les raccorder à la musique, au livret ou au propos du chorégraphe. On perçoit la volonté d'imposer un univers entier tout en s'adaptant à l'environnement, mais on ressent plutôt de la concession. Idem pour le travail très important sur les contrepoints qui finissent par donner l'impression de décalages pas toujours maîtrisés. Si le livret d'Orff est centré sur la jubilation, les scènes sont elles bien plus frappées par le sceau de la souffrance ou du malheur. La gestuelle sophistiquée génère bien quelques images fortes, mais le surcroît de grâce se fait attendre tout au long du Ballet. La scène est souvent très peuplée, mais il n'y aura que très peu de vrais ensembles. Seule la dernière scène sur l'air d'O Fortuna, porté par une chorégraphie enfin commune pour les 6 déesses et une traversée au pas infiniment lent des trois interprètes principales en robes écarlates de cour à jardin, semble enfin faire entrer en résonance tous les éléments de la pièce. La force de l'ensemble dans lequel les danseurs de Genève vibrent à l'unisson, le choix de la lenteur pour ne pas donner l'impression sinon constante de courir après la musique et la simplicité de l'unicité de la proposition, démontre bien tardivement le potentiel de la pièce.

Aux prises avec toutes ces difficultés, les danseurs de la troupe sont eux aussi sous l'éteignoir d'un mauvais sort. Départis de leur aisance habituelle à fluidifier de grands ensembles, ils éprouvent des difficultés à transcender cette gestuelle individuelle et très physique, voire acrobatique. Leur investissement n'est pas remis en cause, mais le ressenti est celui d'une hétérogénéité bien inhabituelle pour eux, y compris sur certains décalages de pas. Cependant, dès lors qu'il leur est laissé le temps de s'inscrire dans un propos, cela fonctionne, comme sur quelques gestes délicats, ou la dramatique de quelques regards tenus vers le public. La sobre prestance de Xavier Juyon ressort chez les hommes, mais ce sont surtout les interprètes féminines qui ont les rôles importants. Parmi les déesses, trop souvent immobiles à l'arrière plan, c'est Yumi Aizawa qui apporte la fraîcheur qui sied au rôle de Flora, mais ce sera surtout Louise Bille déjà remarquée pour son lyrisme dans Glory, qui illumine l'ensemble, aux côté de l'incontournable Sara Shigenari. Sur l'interprétation musicale, l'orchestre sous la direction énergique de Kazudi Yamada semblait en verve, malheureusement, et c'est un comble, la disposition scénique est également désastreuse pour l'acoustique, et les cordes seront quasiment inaudibles tout au long de l'œuvre, qui reposera donc sur les cuivres et les notes percussives, y compris du piano. La clarté de la voix de Regula Mühlemann l'imposera parmi les chanteurs alors que le vibrato du Ténor apparaissait inutilement large. C'est bien évidemment le chœur qui fera l'unanimité aux saluts, mais cela était fort prévisible.

En conclusion, beaucoup d'ingrédients intéressants sont présents dans cette pièce mais, d'une part il y en a sans doute un peu trop, et en corollaire l'ensemble manque d'atteindre le liant propice à l'émotion. Néanmoins il est difficile dans un tel contexte de rendre un avis objectif sur la qualité de la proposition chorégraphique, qui nécessitera d'être revue dans de meilleures conditions en particulier une scène en forme de boîte noire et des éclairages adéquats qui pourraient magnifier les postures et les costumes, ainsi qu'une cohérence du spectre sonore, fût-il devoir en passer par des musiques enregistrées pour laisser respirer la danse.


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MessagePosté le: Jeu Juin 02, 2016 5:39 pm    Sujet du message: Répondre en citant

La critique de juthri alias Xavier Troisille est maintenant en ligne sur le site de dansomanie, avec de très belles images signées Grégory Batardon, ancien danseur, et qui est aussi le photographe officiel du Prix de Lausanne. Même si notre correspondant n'a pas été très enthousiaste, les clichés donnent vraiment envie de voir le spectacle :




    13 mai 2016 : Carmina Burana (Claude Brumachon) à l'Opéra des Nations de Genève, par Xavier Troisille

      Le 13 mai dernier le Ballet du Grand Théâtre de Genève proposait la première de Carmina Burana, création sur la musique de Carl Orff confiée au chorégraphe française Claude Brumachon, 44 ans après la version d'Alfonso Catá. Le choix de cette œuvre créée sous le joug nazi en 1937 et, facteur de controverse, récupérée par la propagande de ce dernier, s'inscrit dans la démarche entreprise par le directeur du Ballet de proposer en création annuelle un spectacle dansé associé à une œuvre lyrique, à l'image de la saison passée et du Tristan et Isolde de Joëlle Bouvier sur l'opéra de Wagner. Mais la qualité de ce dernier, et le fait qu'il s'agisse de l'unique oeuvre proposée cette saison par le Ballet "à domicile", créaient l'événement et valaient d'entreprendre le déplacement à Genève.

      --> Lire la suite



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MessagePosté le: Ven Fév 10, 2017 11:23 am    Sujet du message: Répondre en citant




    Création : Pontus Lidberg de retour au Ballet du Grand Théâtre de Genève, avec Une autre passion.

    Sur invitation du Ballet du Grand Théâtre de Genève et de son directeur Philippe Cohen, le chorégraphe Pontus Lidberg présentera en création mondiale Une autre passion du 28 mars au 6 avril 2017 à l’Opéra des Nations ; une lecture personnelle de la Passion selon Saint-Matthieu de Bach, une œuvre majeure de la musique sacrée. Le talentueux chorégraphe et cinéaste suédois revient donc au Grand Théâtre de Genève, après avoir présenté une version onirique et éthérée de Giselle en 2012-2013.

    La Passion selon Saint-Matthieu explore la sensation réelle et la signification de la souffrance, évoquant la dévotion par l’agonie et la mort de Jésus Christ. Pontus Lidberg en tire une version presque désincarnée et abstraite, faisant rimer douleur avec beauté, dans une création mondiale pour le Ballet du Grand Théâtre de Genève. Chorégraphe, danseur, cinéaste, l’artiste suédois défend une écriture fluide, poétique et sensible. « Je suis metteur en scène de cinéma et chorégraphe. » explique celui qui place ces deux activités sur un strict pied d'égalité. Avec lui, la danse se compose telle une architecture chorégraphiée, qui privilégie la beauté de la ligne et se lit de façon limpide. Sa danse laisse toute sa place à la vérité de l’interprète dans toute son humanité alors que les projections cinématographiques ressemblent à des peintures abstraites, mouvantes. Les danseuses et les danseurs déplacent de grands objets triangulaires sur scène qui deviennent une surface sur laquelle les films sont projetés. Le vrai langage de Pontus Lidberg n’est pas le verbe; c’est le cinéma et la chorégraphie. Des pratiques artistiques qui lui permettront d’aborder ce monument de la musique avec humilité, sincérité et respect sans se départir d’Une autre passion, sa passion pour ce chef-d’œuvre musical.


    Pontus Lidberg effectue sa formation à l'école du ballet royal à Stockholm avant d’intégrer le ballet royal de Suède, de Göteborg, de Norvège et celui du Grand Théâtre de Genève. Il a créé plus de 40 œuvres pour des compagnies telles que Les Ballets de Monte-Carlo, le SemperOper Ballett Dresden, la Compagnie de Danse Martha Graham, le Ballet royal de Suède, le Beijing Dance Theatre, Balletboyz et Morphoses. Il s'est rendu célèbre par son film de danse The Rain en 2007, qui lui valut de nombreuses nominations internationales, puis en 2011 avec Labyrinth Within sur une partition de David Lang.


    Comme la 9ème Symphonie de G. Mahler, la [i]Passion selon Saint-Matthieu invite à penser la mort et la méditer. Ample, sa partition convoque deux chœurs et accorde une belle place aux voix de solistes. À Genève, la version retenue est celle de Karl Richter avec Dietrich Fischer-Dieskau notamment (1971) et les Münchener Bach Chor und Orchester.






    Billetterie du Grand Théâtre de Genève :

    T + 41 22 322 50 50 | billetterie@geneveopera.ch | Billetterie en ligne sur www.geneveopera.ch. La billetterie du Grand Théâtre de Genève est ouverte à l’Opéra des Nations (40, avenue de France), le lundi de 12 h à 18 h, du mardi au vendredi de 10 h à 18 h et les jours de spectacle jusqu’à l’heure du début de la représentation. Si le spectacle a lieu le samedi ou le dimanche, la billetterie est ouverte 1h30 avant le début de la représentation. À la Maison des Arts du Grütli (6, rue du Général Dufour), le lundi de 12 h à 18 h et du mardi au samedi de 10h à 18h.



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MessagePosté le: Sam Avr 28, 2018 11:08 am    Sujet du message: Répondre en citant

La saison 18-19 du Grand Théâtre de Genève, qui sera la dernière sous la direction de Tobias Richter, a été annoncée. Quatre spectacles de ballet sont prévus :


27 novembre > 2 décembre 2018 : Wahada (Abou Lagraa), au Théâtre des Nations.

28 février > 3 mars 2019 : Sombras (Sara Baras)

27 > 31 mars 2019 : soirée Kylián (Petite Mort, Bella Figura) / Foniadakis (Glory)

27 > 30 juin 2019 : La Belle au bois dormant (Jean-Guillaume Bart), par le Ballet Yacobson de Saint-Pétersbourg.


Sur les quatre programmes, deux seulement (Wahada et Kylián / Foniadakis) seront dansés par la compagnie "maison", toujours dirigée par Philippe Cohen.

https://www.geneveopera.ch/programmation/saison-18-19/?filter=.Ballet



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MessagePosté le: Jeu Mai 17, 2018 1:27 pm    Sujet du message: Répondre en citant

    Vertige Romantique, une création mondiale
    par Andrew Skeels et Natalia Horecna

    ____________________________________________________

    Le Ballet du Grand Théâtre de Genève invite Andrew Skeels et
    Natalia Horecna à concevoir deux créations chorégraphiques
    mondiales – « Fallen » et « Return to Nothingness » – pour une
    production intitulée Vertige romantique, du 28 juin au 4 juillet 2018
    à l’Opéra des Nations.


    Andrew Skeels présente « Fallen », sur des musiques de Schumann
    (Scènes d’enfants) et Tchaïkovski (Mélodies), avec des costumes dessinés
    par On aura tout vu, enseigne parisienne qui avait marqué le public
    romand en habillant Casse-Noisette. Certaines pièces ont d’ailleurs été
    exposées au Centre national du costume de scène en France.

    Avec « Return to Nothingness », Natalia Horecna s’inspire du célèbre
    Trio op.100 de Schubert – magnifié dans Barry Lyndon de Kubrick – pour
    accompagner sa création chorégraphique. Scénographie et costumes
    sont signés Christiane Achatzi, tandis que Thomas Diek conçoit les
    lumières.

    Le Directeur du Ballet du Grand Théâtre de Genève, Philippe Cohen, a
    invité les deux chorégraphes à travailler avec les 22 danseuses et
    danseurs de la compagnie permanente, créée en 1962. Des répétitions
    ont déjà eu lieu au printemps, avant d’entamer une tournée à Saint-
    Pétersbourg et New York, respectivement pour Casse-Noisette (Jeroen
    Verbruggen) et Une autre passion (Pontus Lidberg).



    Photos de répétition, par Grégory Batardon :


    Fallen
















    Return to Nothingness










    Grand Théâtre de Genève

    Opéra des Nations

    40, avenue de France

    1202 Genève

    www.geneveopera.ch




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MessagePosté le: Ven Oct 30, 2020 7:19 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Le Grand Théâtre de Genève annule ses productions majeures jusqu’à décembre 2020



Suite aux décisions du Conseil fédéral du 28.10.2020 interdisant les manifestations culturelles dépassant 50 personnes, le Grand Théâtre de Genève est contraint d’annuler les représentations de son opéra L’Affaire Makropoulos dès sa représentation du 30.10.2020, ainsi que le ballet Hors Cadre et l’opéra Candide prévu pour les fêtes de fin d’année.



Le Grand Théâtre de Genève regrette de devoir annoncer l’annulation des représentations de L’Affaire Makropoulos (30 octobre, 1, 4 et 6 novembre) ainsi que du récital de Matthias Goerne (5 novembre) et de la Petite Messe solennelle (15 novembre 2020). Des options de report sont envisagées pour le récital. Sont annulées également les représentations du ballet Hors Cadre (21-29 novembre) avec la création mondiale de Fana Tshabalala et une pièce de la star Sidi Larbi Cherkaoui, et celles de l’opérette festive prévue pour la période de Noël, Candide de Leonard Bernstein (11-23 décembre) et qui devait marquer les débuts à Genève du célèbre metteur en scène Barrie Kosky.



Néanmoins, les spectacles suivants sont maintenus, mais à jauge limitée et ce, jusqu’à nouvel avis :

Le spectacle jeune public Mon premier récital du 21 au 27 novembre ;
Le spectacle jeune public Aventures & Nouvelles Aventures du 11 au 13 décembre ;
Le Concert de Nouvel An avec Gaëlle Arquez du 31 décembre 2020



Le Grand Théâtre de Genève veut faire tout son possible pour maintenir et développer son volet d’activités La Plage pour rester en lien avec ses publics et garder le bâtiment vivant et ouvert. De nouvelles initiatives et formats sont en court de conceptualisation et seront présentés prochainement.



Les événements La Plage suivants sont également maintenus à jauge limitée et jusqu’à nouvel avis :



Le Salon du livre en ville, avec Leila Slimani samedi 31 octobre ;
Les Visites guidées du 2 novembre et du 21 décembre ;
Les Ateliers publics autour du ballet Hors Cadre et de l’opéra Candide du 11 novembre et du 5 décembre 2020 ;
Les Apéropéras du 19 novembre et du 10 décembre ;
Les Grands Brunchs du 22 novembre et du 6 décembre



En revanche, les événements suivants de La Plage sont annulés : les visites En coulisse (1er novembre et 13 décembre 2020), la Répétition publique autour du ballet Hors Cadre (14 novembre 2020) et la Late Night #1 (28 novembre).



Enfin, le Grand Théâtre de Genève envisage de réactiver sa plateforme GTG Digital, qui a connu un fort succès au printemps dernier.



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