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Le Ballet du Capitole de Toulouse - news
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mizuko



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MessagePosté le: Dim Mar 18, 2018 10:42 am    Sujet du message: Répondre en citant

[本家より]

キャピトールがローラン・プティのトリプルビルを上演。素晴らしい舞台だったようで、本家から興奮が伝わってきます。ひとまず、JMJさんによるレビューがありますので、ご紹介しますね。アルルのフレデリを踊った元オペラ座のフィリップ・ソラノが圧巻だったようです。

haydn a écrit:
Et voici la critique de JMJ, qui a vu les deux distributions de cette soirée, et qui comme tous, a été enthousiasmé par la prestation de Philippe Solano dans L'Arlésienne. L'Opéra de Paris n'a pas voulu de lui, et là, le Provençal - ça tombe bien pour incarner Frédéri - tient sa revanche et semble parti pour une jolie carrière à Toulouse :




    08 et 13 mars 2018 : Soirée Roland Petit au Capitole de Toulouse

      Depuis les fameux programmes Balanchine de l'époque Glushak, le Capitole n'avait plus connu de soirées de ballets consacrées à un seul chorégraphe. En interprète d’élection des grands ballets de Roland Petit, Kader Belarbi a conçu cet hommage au grand chorégraphe français en réunissant, outre la reprise des Forains, adopté par la compagnie toulousaine en 2014, deux pièces célèbres d’autres périodes créatrices : L’Arlésienne et Carmen. Il n'est que de voir la curiosité qu'ont suscitée les diverses manifestations et rencontres publiques autour de la programmation, sans parler de l'affluence vers le spectacle lui-même, pour apprécier la trace qu'a laissée dans l'histoire de la danse le chorégraphe français. C'est d'autant plus à souligner que les rapports de Roland Petit avec la Ville rose sont restés de son vivant étrangement inexistants. Un rattrapage en règle s'imposait de toute évidence. Le public toulousain a pu mesurer comment Roland Petit, dans des intuitions d’artiste à l’écoute de son temps, savait s’entourer des meilleurs créateurs : musiciens, décorateurs, peintres, poètes ou littérateurs, dans le prolongement de l’esprit des Ballets russes de Diaghilev. Les trois oeuvres choisies pour ce programme ont de nombreux points communs, mais développent chacune son propre climat, son propre rythme.

      --> Lire la suite



<プログラム>
「旅芸人」
「アルルの女」
「カルメン」


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mizuko



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MessagePosté le: Dim Mar 18, 2018 2:06 pm    Sujet du message: Répondre en citant

今回のトリプルビルの概要です。パリ・オペラ座がここ数シーズンプティを上演してないことからけっこう反応が大きいのです。来シーズンのプログラムにも入ってないですもんね。

[list]


ROLAND PETIT

LES FORAINS 「旅芸人」

Création par les Ballets des Champs-Élysées, le 2 mars 1945 au Théâtre des Champs-Élysées - Entrée au répertoire du Ballet du Capitole le 22 octobre 2014

Henri Sauguet - musique
Christian Bérard - décors et costumes
Jean-Michel Désiré - lumières

L'ARLÉSIENNE 「アルルの女」
Création par les Ballets de Marseille, le 23 janvier 1974 au Gymnase Vallier à Marseille - Entrée au répertoire

Georges Bizet - musique
René Allio - décors
Christine Laurent - costumes
Jean-Michel Désiré - lumières
Production de l'Opéra national de Paris

CARMEN 「カルメン」

Création par les Ballets de Paris, le 21 février 1949 au Prince’s Theatre de Londres - Entrée au répertoire

Georges Bizet - musique
Antoni Clavé - décors et costumes
Jean-Michel Désiré - lumières
Production de l'Opéra national de Paris

Ballets de Roland Petit remontés par Luigi Bonino

Ballet du Capitole
Orchestre national du Capitole
Enrique Carreón-Robledo direction


INFORMATIONS PRATIQUES
Théâtre du Capitole
8, 9, 10, 13 et 14 mars à 20h - 11 mars à 15h
Répétition générale : mercredi 7 mars à 20h
Tarifs : de 8,50 € à 60 € - Durée : 2h
Réservations : www.theatreducapitole.fr
+33 (0)5 61 63 13 13 / www.fnac.com


    Le ballet Les Forains est né d’une étroite collaboration entre chorégraphe, librettiste (Boris Kochno), compositeur (Henri Sauguet) et décorateur/costumier (Christian Bérard). Évocation poétique des gens du voyage, le ballet témoigne déjà des qualités stylistiques de Roland Petit (alors âgé de 21 ans), que le chorégraphe ne cessera de développer par la suite : maîtrise parfaite du langage chorégraphique, grande capacité de narration, instinct judicieux dans le choix de ses collaborateurs… Danses des ombres chinoises, des Sœurs siamoises, de Loïe Fuller, de la Belle Endormie et du Prestidigitateur, de la fillette-acrobate : autant de passages inoubliables empreints de poésie. Au départ conçu pour le divertissement d’un soir, le ballet, dessiné et chorégraphié en seulement treize jours, échappera totalement à ses créateurs et deviendra un des ballets de Roland Petit qui aura la carrière la plus brillante, la plus longue et la plus internationale. « Une vraie fête de la jeunesse et de la danse
    » pour citer Jean Cocteau.

    L’Arlésienne , créé en 1974, reprend la trame tragique imaginée par Alphonse Daudet dans sa nouvelle et sa pièce de théâtre éponymes. Sur la musique de Georges Bizet, Roland Petit évoque une Provence du XIXe siècle, dont la simplicité est empreinte d’authenticité tragique. L'urgence incandescente de son ballet se déploie dans le décor de René Allio qui évoque un paysage provençal à la Van Gogh. La passion malheureuse du jeune Frédéri pour une belle Arlésienne ira jusqu’au geste désespéré de sa propre mort. Le final, au cours duquel il se suicide en une danse éperdue, tandis que s’exaspère le lancinant thème musical, est un chef-d’œuvre.

    Lors de la première de Carmen en 1949 à Londres, Roland Petit lui-même interpréta Don José aux côtés de Zizi Jeanmaire, sa muse. Emporté par les airs envoûtants de Bizet, le ballet fut un triomphe qui consacra à la fois le couple et le chorégraphe. Dans cette adaptation de la nouvelle de Mérimée, les décors et costumes d’Antoni Clavé rendent les couleurs de Séville. Carmen, véritable femme fatale, sera emportée vers un tragique destin. Chef-d’œuvre de Roland Petit, Carmen figure au répertoire de nombreuses compagnies internationales.




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mizuko



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MessagePosté le: Dim Mar 18, 2018 2:09 pm    Sujet du message: Répondre en citant

それから今回の上演にあたっては、ルイジ・ボニーノがリハーサルを指導したそうです。リハーサルの合間にJMJさんがインタビューしました!

haydn a écrit:
A partir de ce soir (8 mars 2018), le Ballet du Capitole de Toulouse reprend trois ballets de Roland Petit. Luigi Bonino, qui est en quelque sorte le "fils spirituel" du célèbre chorégraphe s'est chargé des répétitions. Il s'est confié à notre correspondant Jean-Marc Jacquin :




    06 mars 2018 : Luigi Bonino remonte Les Forains, L'Arlésienne et Carmen de Roland Petit au Capitole de Toulouse

      Je suis resté 35 ans aux côtés de Roland Petit, presque toute ma carrière. J'ai tout appris avec lui. Sa façon de travailler, de remonter ses ballets. Très tôt, comme j'apprenais très vite, il m'a demandé de l'assister pour faire répéter ses ballets au sein de la compagnie, alors que je dansais encore. Je faisais la mise en place quand il n'était pas là, ou bien à l'occasion des tournées. Je connais donc presque tous ses ballets. Mais pas tous. Il en a fait environ 400 et beaucoup ont été oubliés, y compris parfois par Roland Petit lui-même. On ne filmait pas tout autrefois. Mais j'ai les grands ballets entièrement en tête.

      --> Lire la suite


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MessagePosté le: Dim Mar 18, 2018 2:09 pm    Sujet du message: Répondre en citant

ちなみにこの後、ブラジルやスペインへのツアーの予定があるみたいですよ。ブラジルにはヌレエフ作品の抜粋をもってくみたいですし、パリのバレエファンたちがオペラ座に期待するようなプログラムに近づいてる感じ?

LE BALLET DU CAPITOLE EN TOURNÉE

BRÉSIL
* Rio de Janeiro Teatro Municipal - 5, 6 et 7 avril
www.theatromunicipal.rj.gov.br/
* São Paulo Teatro Alfa - 10 et 11 avril
www.teatroalfa.com.br/
* Curitiba Teatro Guaíra - 14 avril
www.teatroguaira.pr.gov.br/
Dans les pas de Noureev
Extraits de ballets de Rudolf Noureev :
La Bayadère, La Belle au bois dormant, Roméo et Juliette, Le Lac des Cygnes, Don Quichotte

ESPAGNE
* Festival Castell Peralada - 13 juillet
www.festivalperalada.com
Giselle de Kader Belarbi


FRANCE
* Amiens - 25 mai à 20h30 Maison de la Culture www.maisondelaculture-amiens.com
Roland Petit : Les Forains - L'Arlésienne - Carmen (extrait)

* Festival Montpellier Danse - 2 et 3 juillet à 19h30
Théâtre de Grammont www.montpellierdanse.com
3 créations de :
Yasmeen Godder - Hillel Kogan - Roy Assaf

* Pézenas - 21 juillet à 21h30
Festival de la Mirondela
Théâtre de verdure - Parc sans souci www.mirondeladelsarts.com
A Million Kisses to My Skin de David Dawson
Cantata de Mauro Bigonzetti[/list]


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MessagePosté le: Mer Mar 28, 2018 1:30 pm    Sujet du message: Répondre en citant

[本家より]

2018/2019シーズンが発表されました! 今日プレゼンが行われているみたいです。

http://www.saison1819.theatreducapitole.fr/


DANS LES PAS DE NOUREEV 2018/10/18-23

Raymonda Acte III { ENTRÉE AU RÉPERTOIRE }

EXTRAITS DE :
Roméo et Juliette
La Belle au bois dormant
Cendrillon { ENTRÉE AU RÉPERTOIRE }
Le Lac des cygnes

La Bayadère
Le Royaume des Ombres - Acte III


Don Quichotte (Belarbi) 2018/12/21-31


MARIN/SOTO/BELARBI 2019/03/13-15
Liens de table (Belarbi)
Eden (Duo) et Groosland (Marin)
Fugaz (Soto) { ENTRÉE AU RÉPERTOIRE }


LA BÊTE ET LA BELLE (Belarbi) 2019/4/25-28


NIJINSKI, CLOWN DE DIEU 2019/6/19-23
Vaslav (Neumeier) { ENTRÉE AU RÉPERTOIRE }
Faun(e) (Dawson) { ENTRÉE AU RÉPERTOIRE }
Kiki la rose (Kelemenis) { ENTRÉE AU RÉPERTOIRE }
Petrouchka (Celi) { CRÉATION }

















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MessagePosté le: Mar Oct 23, 2018 2:04 pm    Sujet du message: Répondre en citant

[本家より]

えー、ちょっと遅くなりましたが、トゥールーズの2018/2019シーズンも開幕してます。
ヌレエフ作品の抜粋で構成されたミックスプロでの開幕、いくつかイベントもあったようで、シャルル・ジュドやエリザベット・プラテルが招かれてたみたいです。





DANS LES PAS DE NOUREEV


RAYMONDA Grand Pas classique, acte III
Création par le Royal Ballet de Londres le 10 juillet 1964 au Festival dei Due Mondi à Spoleto
Version définitive de Rudolf Noureev pour le Ballet de l'Opéra national de Paris, le 5 novembre 1983, au Palais Garnier
Alexandre Glazounov musique
Joop Stokvis costumes
ENTRÉE AU RÉPERTOIRE

ROMÉO ET JULIETTE Scène du balcon, acte I
Création par le London Festival Ballet, le 2 juin 1977 au Coliseum de Londres
Version pour le Ballet de l’Opéra national de Paris, le 19 octobre 1984 au Palais Garnier
Sergueï Prokofiev, musique
Ezio Frigerio et Mauro Pagano, costumes

LA BELLE AU BOIS DORMANT Pas de deux, acte III
Création par le Ballet du Teatro alla Scala de Milan, le 22 septembre 1966 au Teatro alla Scala
Version pour le Ballet de l’Opéra national de Paris, le 18 mars 1989 au Palais Garnier
Piotr Ilitch Tchaïkovski, musique
Franca Squarciapino, costumes

CENDRILLON Pas de deux de Cendrillon et l'Acteur-vedette, acte II
Création par le Ballet de l’Opéra national de Paris, le 25 octobre 1986 au Palais Garnier
Sergueï Prokofiev musique Hanae Mori costumes
ENTRÉE AU RÉPERTOIRE

LE LAC DES CYGNES Pas de trois du Cygne noir, acte III
Création par le Ballet de l’Opéra national de Paris, le 20 décembre 1984 au Palais Garnier
Piotr Ilitch Tchaïkovski musique Franca Squarciapino costumes

LA BAYADÈRE Le Royaume des Ombres, acte III
Création par le Royal Ballet d’Angleterre, le 27 novembre 1963 au Royal Opera House de Londres (Covent Garden)
Version définitive en trois actes pour le Ballet de l’Opéra national de Paris, le 8 octobre 1992 au Palais Garnier
Ludwig Minkus, musique
John Lanchbery, arrangements
Franca Squarciapino, costumes


Rudolf Noureev, chorégraphie et mise en scène
Patrick Méeüs, lumières
Ballet du Capitole
Orchestre national du Capitole
Florian Krumpöck, direction musicale

Les ballets de ce programme ont été supervisés par Élisabeth Platel et Charles Jude, danseurs Étoiles du Ballet de
l’Opéra national de Paris.





    Le 6 janvier 1993, Rudolf Noureev s’éteignait à Paris. Vingt-cinq ans ont passé et 2018 est l’occasion, un peu partout dans le monde, d’hommages et de commémorations de ce danseur d’exception et artiste hors du commun. Kader Belarbi, nommé Étoile à l’issue d’une représentation de La Belle au bois dormant de Noureev à l’Opéra de Paris, a tenu à lui rendre un nouvel hommage, permettant aux danseurs du Ballet du Capitole de se confronter à un remarquable exercice de style académique, fait de maîtrise technique et de qualité d’exécution.

    Passionné par Marius Petipa, l’inventeur du ballet classique au XIXe siècle, Rudolf Noureev, directeur de la danse à l’Opéra de Paris de 1983 à 1989, remonta à l’identique ou proposa ses propres versions des plus grands chefs-d’oeuvre du répertoire russe. Avec des extraits de Raymonda, Roméo et Juliette, La Belle au bois dormant, Cendrillon, Le Lac des cygnes et La Bayadère, le programme "Dans les Pas de Noureev" se veut à la fois un florilège des chorégraphies de Rudolf Noureev et des rôles dans lesquels le danseur tatar s’est tout particulièrement illustré.




LES RENDEZ-VOUS AUTOUR DE RUDOLF NOUREEV

Exposition photographies Rudolf Noureev
DU 13 AU 23 OCTOBRE - THÉÂTRE DU CAPITOLE
Entrée libre

Grand Carnet de danse
Avec Élisabeth Platel et Charles Jude, danseurs Étoiles de l'Opéra de Paris
SAMEDI 13 OCTOBRE À 19H - THÉÂTRE DU CAPITOLE
Entrée libre

Master-class
Par Charles Jude, danseur Étoile de l'Opéra de Paris
DIMANCHE 14 OCTOBRE À 12H15 - THÉÂTRE DU CAPITOLE
Inscription sur : www.theatreducapitole.fr
Danse à la Cinémathèque

Roméo et Juliette de Franco Zeffirelli (1968)
MARDI 16 OCTOBRE À 20H30 - CINÉMATHÈQUE DE TOULOUSE
Tarifs : de 3,50 € à 7 €


    À PROPOS DU PROGRAMME

    "Dans les Pas de Noureev" s'ouvrira avec le Grand Pas classique de Raymonda. Sis dans le troisième et dernier acte du ballet, il constitue le divertissement de cet acte des noces entre Raymonda et Jean de Brienne. Raymonda est d’ailleurs le premier grand ballet que Rudolf Noureev remonta en Europe. C’était en 1964 pour le Royal Ballet d’Angleterre, au festival de Spoleto. Après trois versions différentes, il réalisera sa version définitive pour la saison 1983/1984 du Ballet de l’Opéra de Paris, dont il venait de prendre la direction. Ce Grand Pas nous donne à admirer le talent théâtral de Petipa et de Noureev ainsi que leur nette prédilection pour les vastes compositions qui déploient le corps de ballet en de savantes et classiquement symétriques broderies. La virtuosité technique et le brio y sont partie prenante, sans oublier la touche d’exotisme magyar qui imprègne la plupart des danses de caractère.

    La scène d’amour de l’acte I du Roméo et Juliette de Noureev correspond à la traditionnelle scène du balcon. À l’issue du bal, Roméo et Juliette se retrouvent, nuitamment, dans le jardin des Capulet et échangent des serments d’amour. D’un lyrisme exacerbé, cette scène est particulièrement éprouvante pour les danseurs, car très longue et constituée d’une abondance de pas qu’il faut enchaîner presque sans respiration.

    La Belle au bois dormant est une oeuvre-clé dans la carrière de Noureev qui la qualifiait de «ballet des ballets» : très grande réussite de Marius Petipa, il est aussi l’expression ultime du style classique du Mariinsky de Saint-Pétersbourg. Le Pas de deux de l’acte III entre Aurore et le Prince Désiré, connu également sous le titre de Pas de deux du Mariage, est un concentré de précision classique, de virtuosité et d’une belle élégance.

    Le Pas de deux de Cendrillon et l’Acteur-vedette est tiré de l’oeuvre éponyme (Cendrillon) que Noureev créa pour le Ballet de l’Opéra de Paris, en 1986. Il transpose le conte de Perrault dans l’univers hollywoodien des années 30 et fait de la protagoniste une modeste jeune fille qui, découverte par un producteur de cinéma, échappe à un père alcoolique et à une marâtre odieuse. Ses débuts à l’écran accrochent au passage le coeur de l’acteur-vedette. Le duo lyrique et virtuose est empreint de raffinement, exalté par l’élégante robe de Cendrillon créée par Hanae Mori.

    Dans la version originale de Petipa et Ivanov, le Pas de trois de l’acte III du Lac des cygnes n’existe pas. Ce Pas de trois entre Odile, le Cygne noir, le Prince Siegfried et le magicien Rothbart, est une innovation de Noureev qui, soucieux de rééquilibrer les personnages, donne à Rothbart l’occasion de se distinguer dans une brillante variation, avec une ensorcelante présence.

    C’est la fantasmagorique et hypnotisante procession des Ombres de La Bayadère qui clora cette soirée. Tout un symbole dans cet hommage à Rudolf Noureev qui estimait que cet acte, Le Royaume des Ombres, était le chef-d’oeuvre absolu de Marius Petipa, son chorégraphe favori. En outre, c’est dans le rôle du protagoniste masculin de ce ballet (Solor) et dans cet acte, précisément, qu’il débuta sur la scène du Palais Garnier, le 19 mai 1961, à 23 ans. C’est sur cette même scène, le 8 octobre 1992, qu’il assista à la Première de sa Bayadère, qui s’avéra être son dernier ballet. Il mourra trois mois plus tard à l’age de 54 ans. Avec cette Bayadère qui débute et clôt sa carrière à l’Ouest, Rudolf Noureev réalise une sorte de synthèse de la transmission du ballet sur plusieurs générations ; l’original de Marius Petipa (1877) s’étant enrichi des révisions successives apportées par les danseurs et les chorégraphes du Mariinsky, pendant un peu plus d’un siècle.


Infos / textes : service de presse du Ballet du Capitole de Toulouse


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mizuko



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MessagePosté le: Mar Oct 23, 2018 2:05 pm    Sujet du message: Répondre en citant

[本家より]

今回のミックスプロについてのベラルビのインタビュー

https://www.ladepeche.fr/article/2018/10/18/2890685-kader-belarbi-je-prepare-les-danseurs-comme-des-pur-sang.html



ベラルビさんはトゥールーズにはなかった階級「エトワール」を設けることにしたみたいです。最初に任命されたのは、次の4名です。おめでとうございます Very Happy

Julie Charlet, Natalia de Froberville, Davit Galstyan et Ramiro Gomez Samon

--> https://www.ladepeche.fr/article/2018/10/18/2890865-ballet-capitole-enfin-etoiles-elles-sont-nombre-quatre.html


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mizuko



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MessagePosté le: Lun Mar 04, 2019 9:32 am    Sujet du message: Répondre en citant

[本家より]

昨年末のベラルビさんの『ドン・キホーテ』のニュースをすっ飛ばしてしまったのですけど、フィリップ・ソラノがソリストに昇格したそうです。おめでとうございまーす!


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MessagePosté le: Dim Oct 13, 2019 7:26 am    Sujet du message: Répondre en citant

[本家より]

キャピトール・ドゥ・トゥールーズの2029/2020シーズンは、リファール作品のダブルビルで開幕。「白の組曲」と「レ・ミラージュ」です。10/23から!





JOYAUX FRANÇAIS
SERGE LIFAR


SUITE EN BLANC

Création par le Ballet de l’Opéra de Paris, le 19 juin 1943 au Grand Théâtre de Zurich [sic]

Serge Lifar, chorégraphie et livret
Édouard Lalo, musique
Maurice Moulène décors et costumes
Yves Bernard lumières
ENTRÉE AU RÉPERTOIRE


LES MIRAGES

Féerie chorégraphique en un acte et deux tableaux
Création par le Ballet de l’Opéra de Paris, le 15 décembre 1947 au Palais Garnier.
Entrée au répertoire du Ballet du Capitole le 22 octobre 2014.
Serge Lifar, chorégraphie
Henri Sauguet, musique
Cassandre et Serge Lifar, livret
Cassandre, décors et costumes
Claude Bessy, conseillère artistique


Ballet du Capitole
Kader Belardi, directeur de la danse
Orchestre national du Capitole
Philippe Béran, direction



THÉÂTRE DU CAPITOLE23, 24, 25 ET 26 OCTOBRE À 20H 27 OCTOBRE À 15H
Répétition générale : mardi 22 octobre à 20h
Tarifs : de 8,5 € à 60 € - Durée : 1h50
Réservations :
www.theatreducapitole.fr / +33 (0)5 61 63 13 13
www.fnac.com





AUTOUR DE JOYAUX FRANÇAIS

MON MÉTIER À L’OPÉRA : DANSEUR
Rendez-vous destiné à la découverte de l’un des nombreux métiers des maisons d’opéra.
En compagnie d’un couple de danseurs Étoiles du Ballet du Capitole.
►SAMEDI 12 OCTOBRE À 18H
THÉÂTRE DU CAPITOLE
Inscriptions sur www.theatreducapitole.fr

DANSE À LA CINÉMATHÈQUE
Projection de films en écho à la saison du Ballet en partenariat avec la Cinémathèque de Toulouse.
Ces soirées seront suivies d’un échange avec le public.
La Mort du cygne de Jean Benoît-Lévy (1937)
► MARDI 15 OCTOBRE À 21H
CINÉMATHÈQUE DE TOULOUSE
Tarifs : de 4 € à 7,50 €
www.lacinemathequedetoulouse.com - 05 62 30 30 10

COURS DE DANSE OUVERT AU PUBLIC
à partir de 7 ans
Avant une répétition, les danseurs suivent durant toute leur carrière un cours de danse. Ce temps personnel d’échauffement corporel mais aussi de recherche technique est guidé par un maître de ballet et accompagné au piano.
► SAMEDI 19 OCTOBRE À 12H15
THÉÂTRE DU CAPITOLE
Durée : 1h15 - Entrée libre

GRAND CARNET DE DANSE
à partir de 8 ans
Analyse historique, technique et stylistique, en présence de personnalités de la danse, d’historiens et de danseurs du Ballet du Capitole.
Avec Monique Loudières, Florence Poudru, Stéphanie Roublot et Charles Jude.
► SAMEDI 19 OCTOBRE À 19H30
THÉÂTRE DU CAPITOLE
Durée : 1h30 - Entrée libre

MASTERCLASS
à partir de 14 ans
Proposée par Monique Loudières, Danseuse Étoile du Ballet de l’Opéra national de Paris, cette
masterclass sera consacrée à l’enseignement de la technique et du style académique. Ouverte au public, elle est destinée aux élèves de bon niveau des Conservatoires et des Écoles de danse.
► DIMANCHE 20 OCTOBRE À 12H15
THÉÂTRE DU CAPITOLE
Durée : 1h30
Inscription sur www.theatreducapitole.fr





    ENTRETIEN AVEC MONIQUE LOUDIÈRES ET CHARLES JUDE


    Vous avez travaillé tous deux avec Serge Lifar à l’Opéra de Paris. Qu’avez-vous retenu de son enseignement et que vous a t’il apporté ?

    Charles Jude J’ai rencontré Serge Lifar par le biais du danseur étoile Alexandre Kalioujni. Lorsque j’ai abordé le rôle d’Albrecht dans Giselle à l’Opéra de Paris, monsieur Kalioujni voulait absolument que Serge Lifar me « coache » sur le rôle d’Albrecht, surtout à l’acte II. On peut rappeler ici que Serge Lifar a énormément modifié l’apparence et la gestuelle d’Albrecht dans Giselle. Il a changé son costume à l’acte II en ajoutant un chapeau à plumes, une cape, un énorme bouquet de lys blancs… Il a complètement théâtralisé son entrée.

    Serge Lifar était un personnage volubile, au fort accent slave, très soucieux de sa personne, de son image et, n’hésitons pas à le dire, plutôt narcissique. Ses deux maîtres-mots étaient musicalité et esthétisme.
    Il avait une connaissance parfaite du cadre de scène. Sur la scène de l’Opéra, on aurait dit qu’il était chez lui ; il la connaissait comme sa maison. Il savait exactement où chaque projecteur était placé et cela, afin d’en jouer dans sa chorégraphie et sa présence en scène.

    Monique Loudières En ce qui me concerne, je n’ai pas travaillé avec Lifar !… Je ne me souviens même pas de l’avoir rencontré. Dommage, car il avait un charisme certain ! Par contre, j’ai eu la chance de travailler avec certains danseurs, créateurs des rôles de ses ballets, comme Nina
    Vyroubova, Attilio Labis, Michel Renault, Cyril Atanassoff, Claude Bessy et Yvette Chauviré.


    Dans le monde de la danse, d’aucuns considèrent ses oeuvres comme désuètes et datées. Quel est votre avis sur le sujet ?

    Charles Jude À mon avis, beaucoup de gens parlent sans connaître l’oeuvre de Lifar et c’est cette méconnaissance qui fait dire que son oeuvre est datée. Je suis membre du jury de la compétition Valentina Kozlova aux États-Unis et j’ai demandé à ce que parmi les variations imposées, on intègre la variation de la Cigarette pour les filles et la Mazurka pour les garçons. Aucun membre du jury ne connaissait ces danses tirées de Suite en blanc ; ils les ont adorées. Peu à peu, l’on me demande de remonter Suite en blanc au Ballet royal de Suède, au Ballet national de Finlande, au Ballet national Sodre de Montevideo (Uruguay), au Ballet de Hong-Kong, au Ballet de Boston… Il aura fallu du temps mais Serge Lifar commence à être connu. En tout cas, en tant que membre du Conseil de la Fondation Lifar, j’y travaille.

    Je suis sûr que si l’on montrait son Icare et son Phèdre, sans mentionner l’année de création ni le chorégraphe, beaucoup de personnes croiraient que ce sont des oeuvres contemporaines. Leur dépouillement est d’une grande contemporanéité.

    Monique Loudières Lorsqu’un chorégraphe comme Lifar crée une nouvelle façon de se mouvoir, nourrie d’un esthétisme assez appuyé dans le geste et dans la posture, inspiré de l’art grec antique, je crois qu’il est effectivement délicat que ces œuvres traversent les années sans prendre une ride. Cependant, il est important de continuer à faire vivre notre patrimoine en remontant des pièces qui font partie de l’histoire du ballet, de l’histoire de l’art, et qui ont marqué une époque ; ne serait-ce que pour la mémoire, pour mieux comprendre comment la danse classique a pu évoluer en donnant naissance à de nouvelles formes de mouvement.
    Serge Lifar a réussi à imprimer un style en déhanchant, en décalant et en exagérant les positions classiques. Nous lui devons donc d’avoir créé, comme l’ont fait Balanchine, Robbins, Petit et Béjart, une nouvelle danse « néo-classique », sorte de transition entre la danse classique et la danse moderne. Au-delà de l’aspect esthétique, ce que j’apprécie plus particulièrement chez Lifar, ce sont ses ballets à thème, narratifs ou poétiques, souvent portés par une symbolique qui les rend intemporels et donc, toujours accessibles et convaincants aujourd’hui.


    Est-ce difficile aujourd’hui de transmettre à la jeune génération les chorégraphies de Serge Lifar ?

    Charles Jude Absolument pas. Les danseurs d’aujourd’hui avalent ça de bon appétit et ne cessent d’en redemander. Dans toutes les compagnies du monde où j’ai été, ils sont très disponibles et avides d’apprendre ce style spécifique.

    Monique Loudières Au niveau de la transmission, il me paraît essentiel de replonger les jeunes danseurs dans le contexte de l’époque et dans le thème choisi. Ensuite, il est évidemment plus facile d’échanger en trouvant un langage commun et une envie de chercher ensemble une nouvelle interprétation, de donner un éclairage nouveau et une profonde musicalité dans le geste… surtout lorsqu’il s’agit des Mirages, car c’est une création simultanée musique/chorégraphie. Quel beau cadeau !
    Ensuite, il est important pour moi de servir de guide en transmettant ma propre analyse, ma propreexpérience, mais aussi en donnant la possibilité aux artistes de créer leur propre interprétation en se servant de leur vécu, de leur instinct, de leur qualité de mouvement, tout en respectant les « contraintes » du créateur (difficultés stylistiques, techniques, mise en scène…).

    Ce qui me touche le plus, c’est d’être le témoin de leur évolution, de les voir se dépasser, se re-découvrir, se transcender, pour donner naissance à une interprétation riche de sens et d’émotion, contemporaine et authentique. En fait, globalement, c’est la qualité avec laquelle l’oeuvre va être présentée (mise en scène, décors, costumes, interprétation) qui va permettre une meilleure compréhension, une meilleure appréciation des danseurs de la compagnie mais aussi du public qui la reçoit.

    Monsieur Jude, vous serez assisté de Stéphanie Roublot pour remonter Suite en blanc, que vous avez souvent dansé. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur ce ballet « abstrait », quintessence technique et stylistique de l’École française ?

    Suite en blanc est une démonstration de la technique virtuose de l’École française avec ses sauts, ses entrechats 6, ses 32 fouettés… Mais attention ! ce n’est pas parce que ce ballet est un déploiement de technicité et de virtuosité qu’il doit être absent d’expressivité. Serge Lifar voulait que chaque danseur exprime sa personnalité, montre ce qu’il éprouve à l’intérieur de lui-même. Lorsque Lifar chorégraphiait, que ce soit pour lui-même ou pour les autres, son souci était de mettre en valeur les interprètes afin de dégager les personnalités dansantes. Suite en blanc est un ballet redoutable, en raison des difficultés techniques certes mais aussi, car chaque danseur n’a qu’un seul passage en scène. Aucun droit à l’erreur n’est donc permis.

    Suite en blanc, c’est la technique, la musicalité mais surtout le style, le style néoclassique inventé par Lifar, assorti d’une touche lifarienne dans le regard, l’accent, l’intention à donner… Il faut de l’élégance, de la classe et une désinvolture, difficile à acquérir. Personnellement, j’ai eu beaucoup de mal à entrer dans l’œuvre, la première fois que je l’ai abordée.

    Mlle Loudières, vous avez appris le rôle de l’Ombre des Mirages d’Yvette Chauviré. Comment se passe une telle transmission ?
    Oui, j’ai eu l’immense privilège de recevoir les enseignements de Madame Chauviré qui était la créatrice du rôle de l’Ombre. Quelle magnifique source d’inspiration (je dirais même rivière) faite d’exigence et d’amour du détail, tant elle était imprégnée et admirative du style et de la parole de Lifar. Je dois avouer que c’est toujours impressionnant de faire une prise de rôle à la suite d’une artiste qu’on admire particulièrement… Au début des séances, j’étais tellement émerveillée par son charisme et par la justesse de sa démonstration que je me demandais vraiment si j’allais réussir à être à la hauteur de ce beau défi. L’envie et le désir de me dépasser m’ont permis de surmonter mes doutes, et j’ai continué à l’observer très intensément au fur et à mesure des répétitions, car elle se laissait souvent emporter par son imaginaire, ces petits grains de folie créative qui caractérisent les artistes d’exception. Il faut dire que le rôle de l’Ombre est tellement riche ! Cette entité immatérielle représente l’âme, la conscience, la solitude de l’Homme, sa partie féminine aussi. Elle est son guide, son « emmerdeuse » comme disait souvent Cyril Atanassoff.

    Beaucoup d’idées, d’intentions différentes pour le même mouvement, de contrastes, d’accents et de respirations inspirés par la musique ! Un peu déstabilisée au début par tant d’informations diverses, j’ai ensuite réalisé que cette richesse me donnait une certaine forme de liberté et me permettait de faire mes propres choix pour trouver moi-même mon fil conducteur, ma propre histoire tout au long du ballet. Quel plaisir finalement de se fondre dans le corps et l’esprit de son partenaire !



    Propos recueillis par Carole Teulet (Dramaturgie, Ballet du Capitole de Toulouse)


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