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Prix de Lausanne 2019 [03/02-10/02/2019]
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karineguille



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MessagePosté le: Sam Fév 09, 2019 6:10 pm    Sujet du message: Répondre en citant

A peu de chose près pronostic identique mais je rajouterai le 207 impeccable. Contemporain pour le brésilien sans hésitation !


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Sarra



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Messages: 174

MessagePosté le: Sam Fév 09, 2019 6:11 pm    Sujet du message: Répondre en citant

« Oh my God ! I'm getting old... » -soupir de Patrick Armand, à un moment de son coaching du 4ème jour... Mais non ! Smile
Non non ! Smile Le Prix de Lausanne irradie toujours une sphère d'atemporalité -de jouvence si l'on veut- préservant du vieillissement qui s'en infuse, et, même à son horloge la seconde battue par la petite aiguille dilatée forcément à la dimension d'une année -ce qui d'ordinaire a un effet accablant : que l'on s'imagine ne se voir dans le miroir qu'une fois par an au lieu de tous les jours !-, nous sommes alors dans un monde où le temps n'a plus cours, si bien, par exemple, que la merveilleuse simplicité gentille de Naomi Stikeman est tout bonnement une anamorphose de celle de Mme Leroy, en somme une permanence « éternelle » de la même sous un contour différent, ses mots des mots pareils parce qu'eux aussi permanents, et que, nous-mêmes capturés par la densité de jeunesse émanant du Prix, nous en revenons à la sorte de candeur heureuse et grave qu'il porte en lui, essentielle (et qui par contraste fait apparaître la vie de la Cour -dont le quotidien nous bassine- pour ce que La Bruyère la disait : un triste jeu mélancolique et vain), nous poussant aujourd'hui (même si du côté de Dansomanie le cœur semble ne plus y être autant que les années d'avant -impression fausse j'espère) au bénin enfantillage non d'un pronostic, ni vraiment à celui de la substitution « espiègle » d'un profane très incertain au jury d'experts assurés, mais de griffonner sur la sphère, en forme de cœur, cette fausse annonce anticipée des résultats (hypothétiques évidemment, mais espérés un peu tels Laughing...), et ce, malgré avoir vu les deux variations de seulement 15 candidats (interruption du flux tv...Sad ).

Sans ordre (mais avec éventuellement un souhait de Premier Prix pour Alexandre Joaquim -alors que le Prix du Public se jouera peut-être entre Yu Wakizuka et Gabriel Figueredo -quant à celui du meilleur Suisse : ???) :

Joao Victor Da Silva,
Yoon Jung Seo,
Victoria Wardell,
Sumina Sasaki,
Yu Wakizuka,
Gabriel Figueredo,
Alexandre Joaquim

Si j'avais le droit Laughing d'en ajouter deux autres :
Mio Sumiyama, MacKenzie Brown


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sophia



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MessagePosté le: Sam Fév 09, 2019 7:39 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Et voilà la liste complète des lauréats :
https://www.prixdelausanne.org/fr/laureats-2019/

Les 8 lauréats du Prix de Lausanne 2019 sont :

FONDATION CARIS – JEUNE ESPOIR
126 – BROWN Mackenzie – États-Unis

OAK FOUNDATION
416 – FIGUEREDO Gabriel – Brésil

EMILE CHOURIET
313 – SASAKI Sumina – Japon

BEAU-RIVAGE PALACE
408 – WAKIZUKA Yu – Japon

FONDATION ALBERT AMON
412 – WU Shuailun – Chine

BOURSE JEUNE ESPOIR
203 – DA SILVA João Vitor – Brésil

FONDATION COROMANDEL
418 – JOAQUIM Alexandre – Portugal

HARLEQUIN FLOORS
316 – SUMIYAMA Mio – Japon

Autres prix :

MINERVA KUNSTSTIFTUNG
Prix d’interprétation contemporaine
126 BROWN Mackenzie États-Unis 16 ans, 9 mois

NUREVEY FOUNDATION
Prix du meilleur jeune talent
117 SHUGART Julia États-Unis 16 ans, 1 mois

DONATEUR ANONYME
Prix du meilleur candidat suisse
313 SASAKI Sumina Japon 18 ans, 3 mois

PRIX DU PUBLIC
126 BROWN Mackenzie États-Unis 16 ans, 9 mois

PRIX DU PUBLIC WEB – CO-ORGANISÉ AVEC ARTE CONCERT
125 CHOI Jihyun Corée du Sud 16 ans, 6 mois

Prix du finaliste
Les finalistes à qui aucune bourse n’est attribuée reçoivent le Prix du Finaliste (une somme de CHF 1000.-) offert par Bobst.




Dernière édition par sophia le Dim Fév 10, 2019 11:55 am; édité 3 fois
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chien en peluche



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Messages: 1183

MessagePosté le: Sam Fév 09, 2019 8:01 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Il est un peu dur de supporter tous les discours de la cérémonie en attendant les résultats quand on a sommeil (Il est trois heures du matin chez nous, et j'aurai quelque chose à faire demain matin, heureusement pas très tôt.). Mais bon. Félicitations aux lauréats, aux autres je leur souhaite une très bonne continuation.
p.s. A cause de l'interruption, surtout au début de la variation classique, et vers la fin de la variation contemporaine, il m'était difficile de faire un pronostic.


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sophia



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MessagePosté le: Sam Fév 09, 2019 9:08 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Quelques souvenirs de cette finale, en attendant mieux :


















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sophia



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MessagePosté le: Dim Fév 10, 2019 9:31 am    Sujet du message: Répondre en citant

La finale reste en ligne sur Arte Concert (sans le spectacle d'entracte) :
https://www.arte.tv/fr/videos/087075-011-A/47eme-prix-de-lausanne-finale/


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sophia



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MessagePosté le: Lun Fév 11, 2019 5:21 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Le commentaire de Jean-Pierre Pastori sur la finale dans 24h.ch : https://www.24heures.ch/culture/culture/Une-Americaine-de-16-ans-triplement-distinguee-au-Prix-de-Lausanne/story/13916913


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sophia



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MessagePosté le: Jeu Fév 28, 2019 5:43 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Rencontre avec Julio Bocca


Vous n'avez pas été vous-même candidat au Prix de Lausanne. Quels sont vos liens avec cette compétition ?

J'ai d'abord des liens avec de nombreux danseurs présents, ainsi qu'avec des membres du jury. Je connais bien Amanda Bennett, qui était la directrice artistique auparavant, et c'est elle qui, la première, m'a invité, il y a quelques années, comme président du jury [en 2016, ndlr]. Bien sûr, j'étais aussi familier du Prix dans la mesure où je connais pas mal de lauréats passés. J'ai eu la chance d'y venir comme professeur et coach une fois ma carrière terminée. C'est une belle compétition et une compétition différente de celles de Moscou ou de Pékin, dont j'ai également été membre des jurys.

Commençons par le commencement. Quelle a été votre formation initiale et qu'est-ce qui vous a conduit à participer à des concours, à Osaka, puis à Moscou ?

J'ai commencé la danse à l'âge de quatre ans avec ma mère. J'ai grandi dans un environnement d'artistes. Ma famille n'était pas riche du tout, on était même plutôt pauvres. Nous habitions pas très loin de Buenos Aires, à environ une ou deux heures de train de la capitale. A l'âge de sept ans, j'ai donc rejoint l'école nationale de ballet [Escuela Nacional de Danza, ndlr.] et, à huit ans, l'école du Teatro Colón [Instituto Superior de Artes del Teatro Colón, ndlr.]. J'étais très soutenu par ma famille et c'est, je pense, ce qui est le plus important pour aider un enfant à poursuivre la danse. A l'âge de quatorze ans, j'étais déjà prêt à travailler. J'ai obtenu mon premier contrat au Venezuela [en 1982, ndlr.] et à quinze ans, j'ai pu danser mon premier rôle de soliste à Rio, au Teatro Municipal : c'était La Fille mal gardée de Frederick Ashton. Je suis ensuite revenu au Teatro Colón, où je suis devenu soliste et danseur principal.

Mais je voulais voir un peu plus le monde extérieur. C'est la raison pour laquelle j'ai participé à une première compétition, à Osaka. Comme je l'ai raconté à la conférence l'autre jour, dès le deuxième tour, on m'a remercié et dit au revoir. Je suis cependant très reconnaissant à cette compétition, car elle m'a permis de rencontrer Manuel Legris, qui, lui, a gagné la compétition. Après Osaka, je suis rentré à la maison, à Buenos Aires. Là, j'ai découvert qu'allait avoir lieu un autre concours, à Moscou. Tout le monde autour de moi me disait d'y aller. De mon côté, je me disais que j'avais déjà un travail ; de plus, j'étais déçu de ce qui s'était passé à Osaka et je ne me sentais pas vraiment sûr de moi pour faire Moscou. Mon professeur a quand même insisté pour que j'y aille, ne serait-ce que pour l'expérience, pour voir des danseurs différents, un endroit différent. J'ai fini par acquiescer. Je me suis dit que c'était peut-être la seule chance de ma vie que j'aurai de danser au Bolchoï. Je suis parti pour Moscou en étant plus détendu que pour Osaka. Je m'étais dit que j'allais montrer ce que je savais faire : « Voilà, je viens d'Argentine, voilà comment nous sommes formés... » J'ai donc participé à la compétition, il y avait 145 candidats, et j'ai remporté la médaille d'or – sept mois après Osaka..

Pour moi, le concours de Moscou a représenté une toute nouvelle expérience. C'est en effet grâce à cette médaille que tout a commencé, que tout s'est éclairé. Juste après, j'ai été invité à un gala à Paris, au Théâtre du Châtelet, puis j'ai été invité à l'ABT. Un ami de Barychnikov m'a appelé pour me dire que celui-ci voulait me voir. Je suis parti à New York, j'ai passé une audition avec lui – une leçon privée, seul, avec le pianiste et le professeur. Le lendemain, je recevais un contrat de danseur principal à l'ABT. J'avais 19 ans.

Tout est donc arrivé très tôt pour moi. Bien sûr, je dirais qu'il y a toujours eu le travail, c'est le seul seul moyen d'y arriver... mais j'ai aussi eu de la chance, celle de pouvoir danser dans le monde entier – avec Natalia Makarova, Noëlla Pontois, Monique Loudières, Ludmila Semenyaka, Carla Fracci... –, de danser dans de grands et beaux théâtres, et aussi celle de pouvoir mener ma propre carrière. Je n'étais pas un danseur de compagnie régulier. J'ai monté ma propre compagnie, j'ai créé ma fondation – elle existe depuis vingt ans maintenant –, destinée aux jeunes danseurs qui n'ont pas les moyens financiers de poursuivre leur formation. J'ai eu une carrière différente de celle de la majorité des danseurs. Aujourd'hui je suis très heureux, même si je regrette parfois de ne pas avoir pris le temps de travailler avec plus de chorégraphes, mais je ne peux pas me plaindre non plus de ma carrière.

Vous venez d'évoquer votre fondation pour les jeunes danseurs. Quelle influence pensez-vous avoir eu sur les plus jeunes générations de danseurs en Amérique latine ?

Je pense que j'ai été le premier à rendre la danse vraiment populaire en Argentine. Très tôt, je me suis demandé pourquoi, par exemple, on ne pourrait pas donner du ballet dans un stade de football. Pour moi, le ballet est un art. Il n'y a pas à « comprendre », il faut juste savoir apprécier ce que cet art et ses artistes nous donnent. J'ai donc beaucoup travaillé dans cette optique.

En Argentine, nous avons une longue histoire avec le ballet : nous avons de bons danseurs, de bons professeurs, de beaux théâtres. Mais le peuple, lui, a toujours été plus ou moins exclu de cet art, car pour voir du ballet, il fallait avoir de l'argent, pouvoir s'habiller... Et beaucoup de gens ne pouvaient pas se le permettre. J'ai changé ça et j'en ai fait un art très populaire. J'ai beaucoup dansé dans les stades et je me suis produit partout en Argentine afin que les gens puissent découvrir cet art. Je pense que si je laisse quelque chose en héritage, il faut poursuivre dans cette ligne : faire en sorte que le ballet reste un art populaire, tout en conservant la qualité et le niveau d'excellence dont il a besoin.

C'est Alicia Alonso, originaire elle aussi du monde hispanique, qui a en quelque sorte tracé la route. A Cuba, elle a su faire la différence et elle nous a permis, à nous les gens d'Amérique latine, d'être connus dans le monde, de participer à des concours, d'être engagés dans des compagnies... D'une certaine manière, je poursuis cet héritage.

Vous êtes devenu une sorte de héros en Amérique du Sud, mais quand vous étiez jeune, aviez-vous vous-même des héros ?

L'un de mes héros était Vladimir Vassiliev, l'étoile du Bolchoï. Bien sûr, il y avait aussi Noureev et Barychnikov. J'ai eu la chance – nous ne l'avons plus en ce moment ! - de voir danser tous les grands au Teatro Colón : Michael Denard, Patrick Dupond... Ils sont tous venus danser chez nous. Nous avions aussi les ballets de Pierre Lacotte. Beaucoup de danseurs différents m'ont influencé à différents niveaux : comme artiste, comme partenaire, comme personne... et j'ai eu la chance de travailler avec eux. J'admirais beaucoup par ailleurs les gens de ma génération : Manuel Legris, José Manuel Carreño, Sylvie Guillem, Aurélie Dupont, Élisabeth Platel, Isabelle Guérin,.. De beaux danseurs, des danseurs différents, mais qui cherchaient tous la même chose sur scène : la qualité et l'excellence artistiques.

Vous avez été président du jury du Prix de Lausanne en 2016. Au-delà des qualités mises en avant dans le règlement du Prix, quelles sont celles que vous appréciez en priorité chez un danseur ?

Ce que je cherche d'abord chez un danseur, c'est la personnalité. Je regarde s'il est présent à la barre, s'il prend plaisir à la classe ou à la répétition ; l'attention prêtée aux corrections est aussi quelque chose d'important. Ensuite, il y a évidemment le physique : les jambes, les pieds, les pirouettes, la technique en général. Mais vous savez, dans le monde, il y a toutes sortes de compagnies différentes, donc je pense aussi aux opportunités que pourrait avoir tel danseur à tel endroit. Tout le monde ne peut pas danser à l'Opéra de Paris, tout le monde ne peut pas être engagé au Bolchoï, tout le monde ne peut pas aller à l'ABT... Il y a là une question de style. Mais en tant que danseur ou en tant que directeur, ce que je cherche, c'est la personnalité et, j'ajoute, la qualité dans le travail. J'aime quand le travail est pur, vrai, naturel. Je veux voir un être humain sur la scène.

Beaucoup de danseurs argentins brillent aujourd'hui dans le monde. Y a-t-il un « style » argentin ?

Nous n'avons pas d'école à proprement parler. A l'école de danse, j'ai moi-même été formé à différents styles de danse : le style Cecchetti, le style français, le style Vaganova, le style Bournonville... Chaque année, c'était un peu différent. En fait, à l'époque, on nous préparait à tout danser. En revanche, on n'était pas du tout préparés à être de bons danseurs contemporains. Aujourd'hui, c'est différent, on attend des danseurs qu'ils aient le même niveau en classique et en contemporain, et je pense que c'est bien. Je ne pense pas non plus que nous, Argentins, ayons un « style ». Ce qui fait peut-être la différence, c'est qu'en Argentine, les gens vont jusqu'au bout des choses. On fait les choses et on s'efforce de les rendre naturelles. Et notre danse est un peu comme ça : spontanée. Nous dansons sans trop réfléchir.

Vous avez dirigé récemment le Ballet Sodre, autrement dit le Ballet national d'Uruguay, et vous en avez finalement démissionné. Pouvez-vous nous expliquer ce choix ?

Oui, j'en ai démissionné en 2017, au bout de sept ans. J'avais vraiment besoin de faire une pause dans ma tête. Il faut savoir que le théâtre national a connu un grand incendie en 1971... et que sa reconstruction a duré jusqu'en 2009. Les travaux furent donc très très longs (rires) et, à la fin, la compagnie était au plus bas : il n'y avait plus que vingt-cinq danseurs, ils ne donnaient qu'une vingtaine de représentations par an, avec cinq personnes dans la salle, et des grèves à répétition... On m'a alors proposé de reprendre en main la compagnie. J'ai tout de suite décidé qu'il fallait travailler dans une autre direction. A partir de là, je peux dire que j'ai monté une nouvelle compagnie. L'effectif a grimpé à soixante-cinq danseurs et durant ma dernière saison, nous avons donné un total de cent-cinq représentations, ce qui est vraiment beaucoup pour l'Amérique du Sud. Nous avons également monté un vrai répertoire : Cranko, MacMillan, Forsythe, Kylian, Duato, Balanchine, Tudor, Goyo Montero... et tous les grands classiques. Et le public est passé de cinq personnes à 20 000 personnes dans un pays qui compte trois millions d'habitants et une capitale - Montevideo - d'un million d'habitants. Là aussi, j'ai fait en sorte de rendre le ballet populaire. Et aujourd'hui, les gens aiment la compagnie nationale, ils en sont fiers, comme ils sont fiers de leur équipe de football. J'ai décidé d'arrêter, car cela représentait vraiment trop de travail, la politique s'en mêlait aussi... Bref, il était temps pour moi de revenir vers les danseurs et depuis, je suis professeur et répétiteur invité à travers le monde. Je travaille avec l'ABT, le Houston Ballet, le San Francisco Ballet, le Ballet d'Orlando, l'English National Ballet, le Ballet de Finlande, le Ballet de Zurich... Je vais aussi au Bolchoï, en Australie... Je suis très content de faire ça, de transmettre aux autres ce que j'ai moi-même reçu des différents danseurs, professeurs, chorégraphes, et directeurs.

Avez-vous un « meilleur souvenir » en scène ?

C'est très difficile de répondre, car la chose la plus importante à mes yeux, c'est justement d'être en scène. J'ai aimé danser, j'ai aimé être sur scène, quel qu'ait été le spectacle. Bien sûr, avoir été le partenaire d'Alessandra Ferri pendant tant d'années, avoir eu avec elle ce lien si intime représente quelque chose de spécial. Je me souviens également avec émotion d'un gala à l'Opéra Garnier, où nous avons partagé la scène avec le Ballet de l'Opéra de Paris. Il y a aussi eu mon dernier spectacle : 300 000 personnes debout durant deux heures dans les rues de Buenos Aires, et tous mes amis présents : Tamara Rojo, Manuel Legris, Nina Ananiashvili, Jose-Manuel Carreño, des acteurs, des chanteurs...C'était vraiment une grande soirée. Voir le respect du public, le silence pendant le spectacle, les cris à la fin... c'était très émouvant. Je repense aussi à Roméo et Juliette pour le dernier spectacle de Makarova à Covent Garden, la dernière Giselle de Carla Fracci au Metropolitan Opera. Ces quelques moments me reviennent à l'esprit et j'ai bien conscience que peu de danseurs ont de tels souvenirs, non seulement parce que j'étais un danseur itinérant, mais aussi parce que j'ai eu la chance de vivre à une grande époque pour la danse classique.

Pensez-vous faire partie de l'histoire de la danse aujourd'hui?

Bien sûr, je suis très fier de ma carrière et je sais ce que j'ai pu apporter à la danse, au moins en Amérique du Sud. Certains se souviendront de moi, mais j'espère surtout que l'art du ballet, et spécialement du ballet classique, continuera d'être fort et vivant.


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haydn
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Messages: 24091

MessagePosté le: Mar Mar 05, 2019 4:55 pm    Sujet du message: Répondre en citant

L'interview de Julio Bocca est maintenant en ligne sur le site de Dansomanie, avec les illustrations adéquates :



    08 février 2019 : Julio Bocca, ambassadeur de la danse argentine

      J'ai commencé la danse à l'âge de quatre ans avec ma mère. J'ai grandi dans un environnement d'artistes. Ma famille n'était pas riche du tout, on était même plutôt pauvres. Nous habitions pas très loin de Buenos Aires, à environ une ou deux heures de train de la capitale. A l'âge de sept ans, j'ai donc rejoint l'école nationale de ballet [Escuela Nacional de Danza, ndlr.] et, à huit ans, l'école du Teatro Colón [Instituto Superior de Artes del Teatro Colón, ndlr.]. J'étais très soutenu par ma famille et c'est, je pense, ce qui est le plus important pour aider un enfant à poursuivre la danse. A l'âge de quatorze ans, j'étais déjà prêt à travailler. J'ai obtenu mon premier contrat au Venezuela [en 1982, ndlr.] et à quinze ans, j'ai pu danser mon premier rôle de soliste à Rio, au Teatro Municipal : c'était La Fille mal gardée de Frederick Ashton. Je suis ensuite revenu au Teatro Colón, où je suis devenu soliste et danseur principal.

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sophia



Inscrit le: 03 Jan 2004
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MessagePosté le: Mar Avr 02, 2019 12:12 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Les écoles et les compagnies choisies par les lauréats :
https://www.prixdelausanne.org/schools-companies-chosen-by-the-prize-winners-2019/

On peut quand même se poser quelques questions sur ce palmarès quand on voit que la lauréate n° 1 reste dans son école, ce qui était prévisible, et que le lauréat n° 2 renonce à sa bourse car il a obtenu un contrat permanent avec le ballet de Stuttgart.


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Alexis29



Inscrit le: 22 Avr 2014
Messages: 715

MessagePosté le: Mar Avr 02, 2019 3:27 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Merci Sophia !

On peut penser que le prix reçu par Gabriel Figueredo, et l'impact qu'il a eu sur le public et le petit monde de la danse présent à Lausanne, a motivé le Ballet de Stuttgart à lui donner immédiatement un "vrai" contrat sans passer par le poste de stagiaire. Il aurait été dommage pour eux de voir ce danseur partir dans une autre compagnie !

En ce qui concerne Brown MacKenzie je l'aurais bien imaginée à la Royal Ballet School mais on peut comprendre qu'elle aie envie de continuer à travailler avec ses professeurs.

C'est un peu le paradoxe du Prix, les récompenses vont aux candidats les plus brillants mais c'est parfois ceux qui viennent un peu plus loin dans le classement qui pourraient le mieux bénéficier des bourses.


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