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La danse au cinéma : Sorties de films
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haydn
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Messages: 23558

MessagePosté le: Mer Juin 13, 2018 2:38 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Merci paco.

Précision aussi, au cas où j'aurais été ambigu, pour la danse napolitaine, c'est bien la chorégraphie qui m'a déplu (Ashton ou pas!), et non les interprètes (bizarrement, les seconds rôles n'ont pour la plupart pas été crédités sur la feuille de distribution).



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sophia



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MessagePosté le: Mer Juin 13, 2018 4:14 pm    Sujet du message: Répondre en citant

La nouvelle production est magnifique, impressionnante même. Ce décor de l'acte III en particulier, ces lumières, ces reliefs, ces colonnes dorées, ce rideau shakespearien... c'est inoubliable! John MacFarlane a vraiment fait là un travail extraordinaire : s'inscrire dans la tradition du décor de palais, tout en la sortant d'une certaine convention gothique. Son intervention durant l'un des entractes a d'ailleurs sauvé la soirée (enfin, la partie "coulisses") du naufrage dans lequel nous entrainaient direct les deux inénarrables Oduba & Bussell.
Par ailleurs, ce n'est pas une production "hors-sol", et si Le Lac n'est pas un ballet anglais à proprement parler, cette production sait se parer intelligemment d'une touche - d'une patine - anglaise : le décor de grilles et de parc mêlés de l'acte I, très buckinghamien, la lumière verdâtre et les rochers fantastiques du II ou du IV, qui m'évoquent, je ne sais pourquoi, de vieux romans démodés de Daphné du Maurier, les figures du Tuteur Von Rothbart - un petit côté Docteur Frankenstein? -, et de la Reine-Mère, interprétée par Elizabeth McGorian, qu'on croirait tout droit sortie de la série Downtown Abbey... Cette figure à la Lady Grantham est absolument fabuleuse - le petit plus "couleur locale" de ce nouveau Lac.
Sur la chorégraphie de Liam Scarlett, je serais sans doute plus réservée. Bien sûr, l'essentiel petipa-ivanovien est préservé - ouf! Les révisions, elles, s'inscrivent dans un style tout à fait classique, et non néo-je ne sais trop quoi - on est rassuré. Mais que cette Valse initiale est scolaire et manque d'imagination! Combien d'entrelacés enchaînés jusqu'à l'indigestion, qui a compté, mon Dieu?... Shocked Cela s'arrange à l'acte III, avec un second pas de trois dansé par Benno et ses copines (celui du I est le pas de trois traditionnel), au point qu'on se demande si l'on ne voit pas danser davantage Benno que Siegfried dans le ballet...
On sent bien qu'il y a eu un travail approfondi autour des danses de caractère (notons au passage la beauté des costumes de la Mazurka, qui rappellent vaguement ceux de Winter's Tale - à tomber par terre) et plus généralement autour de l'acte III, très réussi théâtralement parlant (sur le plan de la virtuosité aussi, si l'on s'en rapporte à ces deux fabuleux danseurs que sont Nunez et Muntagirov). Mais si l'on ne peut nier l'investissement des danseurs, j'ai personnellement un peu plus de mal avec le style, parfois un peu caricatural, en tout cas pas vraiment étourdissant comme je l'attends.
Le corps de ballet - qui n'était pas le point fort du RB il y a encore quelques années - impressionne par sa qualité - à la fois uni et vivant. Parmi les solistes, dans le pas de trois, Campbell, et surtout Takada et Hayward, excellentes chacune dans leur genre, avec du dos, des bras, des mains, du saut, une danse qui danse... Bennet Gartside s'inscrit dignement dans la belle tradition anglaise des interprètes de caractère (en revanche, dans la magnificence générale, j'ai trouvé son costume de sorcier bizarrement ridicule, avec des ailes toutes rabougries dont les baleines semblaient empêchées de s'ouvrir...).
Sur les rôles principaux, je suis en accord total avec haydn (et paco aussi, je crois). Deux tempéraments et deux styles trop dissemblables pour vraiment convaincre ensemble. Muntagirov est une sorte de Prince idéal et je n'ai nulle réserve à son égard. Il respire l'autorité et l'élégance rêveuse du rôle. En revanche, Nunez en Odette (Odile lui convient certes mieux, ne serait-ce que pour la part de spectacle que comporte le rôle) me laisse complètement sur ma faim. Bien sûr, en un temps où certaines étoiles sont largement surestimées, il est bon de savoir remettre les choses à leur place : elle est une ballerine exceptionnelle, sa technique est magnifique, le texte classique est dit superbement... mais la part de rêve, de poésie, de mystère, d'irréalité, et même simplement l'amplitude dans la danse?... Absente pour moi. Ce n'est simplement pas son rôle à mon humble avis.


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paco



Inscrit le: 28 Oct 2005
Messages: 2717

MessagePosté le: Mer Juin 13, 2018 4:54 pm    Sujet du message: Répondre en citant

sophia a écrit:
Le corps de ballet - qui n'était pas le point fort du RB il y a encore quelques années - impressionne par sa qualité - à la fois uni et vivant

Tout à fait d'accord. Depuis quelques saisons, le corps de ballet du RB a atteint un niveau exceptionnel, de façon régulière, alors que j'ai souvenir qu'au début de la décennie il y avait beaucoup de soirées "sans" (ce que l'on peut d'ailleurs percevoir dans certains témoignages vidéo, quand on les regarde 10 ans après on s'aperçoit que le niveau a sacrément progressé depuis). Qui l'aurait parié lorsque Kevin O'Hare a pris la direction de l'institution ? (je me souviens encore des moues à sa nomination : "lui ? pourquoi ? bof..."). Lui et son équipe ont accompli un travail remarquable !

sophia a écrit:
En revanche, Nunez en Odette (Odile lui convient certes mieux, ne serait-ce que pour la part de spectacle que comporte le rôle) me laisse complètement sur ma faim. Bien sûr, en un temps où certaines étoiles sont largement surestimées, il est bon de savoir remettre les choses à leur place : elle est une ballerine exceptionnelle, sa technique est magnifique, le texte classique est dit superbement... mais la part de rêve, de poésie, de mystère, d'irréalité, et même simplement l'amplitude dans la danse?... Absente pour moi. Ce n'est simplement pas son rôle à mon humble avis.

D'accord à 100% (y compris pour le côté "relativisons, on se situe quand même à un niveau d'excellence" Wink )


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chien en peluche



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Messages: 1071

MessagePosté le: Mer Juin 27, 2018 6:49 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Cela a été ce soir, à partir du 19:15 au Japon, qu'il y a eu une retransmission en différé de Coppélia du Bolshoï, et j'y suis allée. Pas de grandes choses à ajouter à vos comptes-rendus. Les deux premiers actes m'ont bien amusés, j'adore les mazurka et czardas, Swanilda de Margarita Shrainer, pas mauvaise. Mais le divertissement de l'ACTE III n'a pas dépassé mes attentes, sinon la danse du corps de ballet au début du divertissement, et, comme vous l'avait déjà signalé, la Folie. Les deux premières variations (l'Aurore et la Prière) ne me semblaient pas bonnes.
Franchement parlant, j'avais vu il y a longtemp le DVD du Kirov (=du Mariinsky), mais je ne m'en souviens pas bien. Depuis, je n'avais vu que Coppélia en deux actes, ctdr., la version Patrice Bart en 2006, le DVD de la version Lacotte de l'Ecole de danse (Giezendanner / Ganio), enfin, Coppélia de Roland Petit, que j'avais vue en février 2017 et qui m'a beaucoup plu.
Comme Sophia l'a signalé, cette version nous fait imaginer quel fut le ballet de Petipa, sinon celui de Saint-Léon. Dans ce sens, ce spectacle m'a beaucoup intéressé. j'aimerais revoir le DVD du Kirov mentionné ci-dessus.
Katia Novikova sait toujours bien organiser les entractes, mais comme ce n'était qu'une retransmission en différé, je préfère que l'on abrège un petit peu ces entractes.
La salle n'était pas pleine, mais il y a eu un ceratin nombre de spectateurs. Pour la retransmission du Bolshoï, il n'y a toujours qu'une séance, alors que pour Manon on donne une séance par jour pendant huit jours. De là, à mon avis, la différence du nombre des spectateurs. Puis dans la mesure où je connais, les balletomanes japonais préfèrent Coppélia, plutôt que Giselle, autrement dit, le spectacle avec le "happy end", non pas l'histoire tragique.
J'avais été très prise jusqu'au début de la semaine dernière, donc je suis encore fatiguée. De plus, il commence à faire sérieusement chaud chez nous, et le climatisateur chez moi est à moitié en panne. C'était donc un peu dur d'y aller, j'avais hésité jusqu'aux dernières minutes. Mais je pense finalement que je ne regretterai pas d'avoir vu cette Coppélia.




Dernière édition par chien en peluche le Jeu Juin 28, 2018 12:21 pm; édité 1 fois
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sophia



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MessagePosté le: Mer Juin 27, 2018 8:04 pm    Sujet du message: Répondre en citant

La Coppélia du Kirov dont vous parlez est, je pense, celle d'Oleg Vinogradov, filmée en 1993 avec la géniale Irina Shapchits, qui y déploie une qualité de danse qu'on ne voit plus guère aujourd'hui.
https://www.youtube.com/watch?v=HmPZMzfwnjw
On est très loin de l'esprit de la reconstruction, qui n'était pas alors de mise, mais vos propos m'ont d'un coup donné envie de la revoir.
En tout cas, ce ballet, comme La Fille mal gardée que Vikharev a dû aller monter à Ekaterinbourg, manque bien au répertoire du Mariinski d'aujourd'hui.

Sinon, j'ai revu quelques extraits de Coppélia avec Shrainer et je pense qu'elle est vraiment très très bien - c'est-à-dire plus que pas mal en fait. Pas de dispositions surnaturelles à la Ossipova, mais du très solide et du très emballant in fine, a fortiori quand on voit ce que peut nous servir *en même temps* Makhar Vaziev comme bizarreries (voir les variations du Travail et de La Prière lors du même spectacle). Et d'après ce que je vois et entends, la progression de cette jeune fille semble remarquable.


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chien en peluche



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MessagePosté le: Jeu Juin 28, 2018 5:43 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Merci, sophia, pour le lien du Coppélia du Kirov.
J'espère que j'aurai le temps ce week-end de fouiller ce DVD ainsi que le programme et les distributions de la tournée du Bolshoï en 2017. J'aimerais confirmer dans quels rôles j'avais déjà vu Margarita Shrainer.


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sophia



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MessagePosté le: Ven Juin 29, 2018 10:33 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Olga Smirnova, Semyon Chudin, le corps de ballet.... et un bel hommage au cinéma : la bande-annonce de la saison 2018-2019 du Bolcho au cinéma :



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haydn
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Messages: 23558

MessagePosté le: Mar Juil 17, 2018 8:14 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Après la bande-annonce du Bolchoï, celle de l'Opéra de Paris, avec comme annoncé précédemment, trois retransmissions de ballet, l' "Hommage à Robbins" le 08/11/2018 (direct), Le Lac des cygnes le 21/02/2019 (direct) et Cendrillon le 16/05/2019 (enregistré, mais nouvelle captation).

Et, pour la curiosité - on ne donne pas du grand opéra romantique français si souvent à Paris - allez jeter un œil - ou plutôt une oreille - aux Huguenots de Meyerbeer le 4 octobre prochain.




Bande-annonce officielle :




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CatherineS



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MessagePosté le: Dim Juil 22, 2018 4:58 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Sur Netflix, on peut découvrir Restless Creature, documentaire consacré à Wendy Whelan. Ce film retrace la dernière année de la carrière de la danseuse de son opération de la hanche à ses adieux en novembre 2014. Le film est dédié à Albert Evans qu'on aperçoit lors des adieux de la danseuse.

Que retenir quelques trop courts extraits d'anciens ballets, et parfois sur des musiques qui ne sont pas celles du ballet, notamment le pas de deux d'Agon avec Jock Soto. On y voit les doutes de la danseuse qui veut continuer à danser mais qui sait qu'elle est trop âgée et doit partir à la retraite. On y voit aussi son envie de continuer à danser, à travers le contemporain, le classique n'étant plus pour elle, même si hormis cette opération de la hanche, elle n'a jamais été blessée. Elle est fière d'avoir participer à de nombreuses créations, et notamment pour Wheeldon et Ratmansky.

Le système américain est différent, les danseurs partent quand ils le désirent, mais aussi hypocrisie du système quand ils sont moins distribués, ils en tirent les conséquences et partent. On voit la danseuse décider ce qu'elle va danser à savoir une création, il n'est pas du tout évoqué le reste de la soirée (qui était visiblement dense, si j'en crois les articles de l'époque).
On voit aussi le cheminement de Wendy Whelan qui au début du film, juste avant son opération ne veut surtout pas quitter le NYCB et qui à la fin est finalement heureuse d'arrêter sa carrière au bout de 30 ans sur scène.

On y voit donc les doutes de la danseuse, sa rééducation, ses adieux dans une création signée Ratmansky et Wheeldon avec ses partenaires attitrés. Elle revient plusieurs fois sur son âge et son côté "dinosaure" de la danse. La blessure est évoquée sans concession, mais elle pense que la douleur s'est réveillée après un entretien avec Peter Martins qui a évoqué sa carrière et son "départ". D'ailleurs ce qui est assez curieux, c'est de voir que visiblement Peter Martins ne la voyait que fort rarement.

Bref un documentaire assez intéressant sur la dernière année d'une étoile au sein de sa compagnie mais qui malheureusement cède plus au "sensationnalisme" de la danseuse blessée qui revient faire ses adieux qu'à une évocation de la carrière prestigieuse de la danseuse dont on ne voit que de trop courts extraits, juste quelques secondes. Les seuls extraits un peu longs sont ceux de Glass Pieces, de sa reprise avec un duo de Wheeldon et de ses adieux. Elle évoquera juste Jock Soto son partenaire de jeunesse et ses deux partenaires Jared Angle et Craig Hall. Dommage à ce niveau-là.
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